Des nœuds dans mon fil

mercredi 28 décembre 2011

La première robe

Aurore, 17 ans dans cinq jours, a besoin d'une robe d'un soir.





Note : Albert aussi a besoin d'une tenue. J'ai investi... le blazer, le pantalon. Les filles, c'est moins cher : un petit tour chez Mondial Tissu, un patron, un chouette tissus, pour moins de 40 Euros, elles ont une tenue de rêve. Albert me fait observer qu'un garçon coûte plus cher qu'une fille. Je lui rétorque : "oui, la première fois, parce qu'ensuite il remet le même blazer, le même pantalon, éventuellement une autre cravatte et une autre chemise, mais dans tous les cas il réutilise ce qu'il a dans sa garde-robe. Une fille par contre, a besoin d'une nouvelle robe à chaque sortie !" Je ferme la parenthèse. Nous n'en sommes qu'à la première robe, heureusement...

Donc, Aurore, 17 ans à cinq jours près, a besoin d'une robe d'un soir. Elle est assez déterminée : il faudrait qu'elle ne soit pas trop courte, mais pas longue non plus. Et puis sans manches mais les bretelles pas trop fines, surtout pas trop étroite, mais pas trop large non plus. Pour la couleur, surtout pas de noir ou de gris, mais surtout pas vive.

Aurore sait ce qu'elle veut, et aussi ce qu'elle ne veut pas, ce qui ne simplifie pas les choses. Pour la couleur, facile, je lui ai proposé du bleu marine !!!

C'est donc avec cette liste pas exhaustive que je suis partie chez Mondial Tissu avec elle. Jusqu'à l'entrée du magasin, c'était assez facile et même très sympathique. Par expérience, nous avons commencé par choisir le patron. Nous n'avons mis que vingt minutes. J'avais bon espoir pour la suite, d'autant qu'à la caisse on nous a remis le patron : il était disponible, incroyable, nous serions bientôt sorties !

Nous avons commencé à arpenter les rayons, et à nous partager les tâches : moi je proposais, elle rejetait mes choix. Ce n'était pas très efficace pour lui faire trouver le tissu de ses rêves qui aille avec la robe. Nous avons tout repris à zéro trois fois, en évitant les lainages pour manteaux, les cotons pour bébés, et les nappes en plastique. Il restait un choix conséquent, mais sans espoir... Au bout d'une demie-heure de promenade, j'ai cherché du regard une vendeuse disponible. Voyant le désespoir dans mes yeux, elle s'est approchée en courant pour me demander si j'avais besoin d'aide. J'avais besoin d'une chaise, d'un café et de tissu.

Je vous avouerais qu'elle était plutôt désagréable : "c'est à vous mademoiselle que je m'adresse, pas à votre maman qui n'a rien à dire". Bon, avait-elle déjà oublié que le SOS venait de la maman éperdue ? Avais-je, ai-je donc la tête de la mère insupportable qui refuse d'écouter ses ados et qui veut à tout prix leur faire passer ses goûts ? Je me tais, je subis en me disant in peto qu'il vaut mieux opter pour le mutisme si on veut tenter de faire avancer les choses.

Nous avons recommencé à arpenter le magasin. "Quelles sont les couleurs de vos vêtements dans votre armoire ?" "Et ça, mademoiselle, non pas vous madame, je ne vous parle pas ?" (je n'avais même pas ouvert la bouche, j'observais, c'est tout, tels les membres de l'ONU). C'était drôle, des clientes nous suivaient en cohorte à travers les rayons, un rouleau de tissu sous le bras pour se faire couper une pièce.

Et puis, miracle, cette vendeuse désagréable, nous trouve LE tissu qui plaît à mademoiselle. Serions-nous arrivés au bout ? Que nenni, il manque la ceinture, mademoiselle pense qu'un tissu contrasté serait du plus bel effet. Demi-tour, on contourne les clientes qui attendent, on refait le magasin dans l'autre sens, avec le rouleau sous le bras pour voir ce qui conviendrait.

Qu'arriva-t-il ? Nous trouvâmes. Oui, chères lectrices, vous avez bien lu. Nous trouvâmes le tissu assorti qui ferait une ceinture de rêve.

Mademoiselle jubilait, la vendeuse explosait de joie, et je tentais de faire des calculs pour trouver le métrage nécessaire, parce que les patrons New Look calculent beaucoup trop largement. La vendeuse coupe, nous tend les coupons, le papier pour la caisse, et se retourne pour servir les clientes... plus personne, elles s'étaient lassées et s'étaient fait servir par une autre vendeuse.

Ce qui est bien chez Mondial Tissu, c'est qu'ils ne donnent plus de sachets (ça colle tout à fait à mon petit côté écolo). Il vaut donc mieux éviter de s'y rendre lorsqu'il pleut à verse. Mais ce jour-là il ne pleuvait pas. Mademoiselle monte dans la voiture, et pose les tissus sur ses genoux. Elle a passé le chemin du retour à imaginer la robe, puis à s'imaginer dedans... La princesse Aurore sera-t-elle la plus belle ?


Modification du 30 décembre : la robe est enfin en ligne !!!

Les couleurs ne rendent pas bien. Et sur le manequin, elle ne rend pas du tout.
Ma fille n'est pas une poseuse !!!






mardi 20 décembre 2011

On n'a pas tous les jours 20 ans !

On n'a pas tous les jours 20 ans... Pour ma fille, c'était la première fois, et c'était dimanche. Je pense qu'elle aura eu un excellent souvenir de la petite fête en famille, mais moi, j'en garderai un souvenir impérissable, celui d'une fête qui a bien failli mal finir mais qui a été extrêmement réussie !

Le menu avait été établi depuis longtemps : escalopes viennoises, frites, et bûche trop chou (très longs éclairs, fourrés à la crème pâtissière et montés avec la même crème, puis recouverts de fils de caramels).

17 heures 10 : Monsieur Alphonse s'en va à un concert avec un des fistons. Il doit récupérer Adélaïde qui a 20 ans, et revenir avec elle vers les 19 heures.

17 heures 15 : Je veux absolument terminer les cartes de voeux à envoyer par la poste.

17 heures 20 : J'ai presque terminé (j'ai passé mon après-midi à écrire des adresses et des petits mots, je veux finir les quelques cartes restantes), et je m'écrie : "Mais je n'ai encore rien préparé !"

Ca c'est le pompon pour une fille organisée comme Alphonsine !

Bon, procédons par ordre, et en premier lieu, inutile de s'énerver, le temps perdu ne reviendra pas, et ça doit être jouable.

1. Vite, la crème pâtissière : il faut qu'elle ait le temps de refroidir et de se ressaisir avant que je fourre les tubes. Je sors le lait du frigo : il reste 1/2 litre ! "Vite, Anselme, cours à la ferme chercher 4 litres de lait". Pendant ce temps, je passe au numéro 2 après avoir tout préparé pour ma crème.

2. La pâte à choux : comme je l'ai râtée la veille, je suis dans d'excellentes dispositions pour renouveler mes expériences fâcheuses. Je réfléchis aux raisons pour lesquelles mes choux n'ont pas levé, j'essaye d'y remédier, et hop, la plaque recouverte de 6 très longs éclairs est au four. Anselme revient : "On pourra avoir du lait à partir de 18 heures". Soit. Les choux cuisent, gonflent, sont somptueux.

3. Les escalopes : pour avoir de vraies escalopes viennoises, il faut les taper à l'aide d'un marteau à viande. Je pose la première escalope sur ma planche, je saisis mon marteau, je tape, et le marteau se détache du manche. J'avais oublié qu'il était cassé... Je l'ai remis tant bien que mal, je l'ai tenu de façon à ce qu'il reste à peu près en place, et j'ai tapé, tapé, tapé... 12 escalopes jusqu'à ce qu'elles soient le plus fines possible.

4. Il faut paner les escalopes. Amélie qui a terminé la décoration (elle a ressorti les guirlandes roses des 10 ans d'Adélaïde) vient m'aider. Les oeufs dans un plat, la chapelure dans l'autre. "Maman, il n'y a plus de chapelure". J'ai composé 4 numéros de téléphone, personne à la maison. Je me donne une cinquième chance : ma voisine directe "bien entendu, je vous l'apporte tout de suite, je suis heureuse de pouvoir vous rendre service".

5. Les pommes de terre sont épluchées.

6. Anselme, parti chercher du lait, revient avec les bidons. Je peux faire ma crème pâtissière. "Regarde, tu places la casserole dans l'évier avec un peu d'eau froide, et tu remues jusqu'à ce que ça refroidisse. Ensuite, on posera la casserole sur le rebord de la fenêtre".

7. On coupe les frites.

8. On cherche la friteuse, on branche la friteuse, on constate que rien ne se passe. Ce doit être la sécurité à l'arrière qui a sauté, il suffit de la remettre en place. Oui mais... le bouton rouge a disparu.

9. Monsieur Alphonse rentre : la friteuse est hors service, inutile de penser à la démonter ce soir-là. On fera des pommes de terre italiennes : je les verse dans la lèche-frite, je les arrose d'huile d'olive, je saupoudre d'herbes, et hop, au four. Oui, mais... il y en a beaucoup (pour 10 personnes), elles sont un peu serrées. Elle cuiront, certes, mais ne grilleront pas beaucoup.

10. Je monte la bûche de choux. Trop choux. Je cache le dessert parce qu'Adélaïde va sortir de la douche.

11. Je fais cuire les escalopes.

12. Albert profite du moment où je transporte la lèche-frites du four vers l'évier (pour retourner les frites) pour s'installer devant l'évier et faire de la patouille. Il semblerait que j'ai employé un mot interdit... je ne m'en souviens pas. Je me souviens du moment de silence qui a suivi...

Et nous sommes passés à table : "Madame Alphonsine, vos pommes de terre à l'italienne sont vraiment délicieuses" (ouf, je reçois des compliments, ce n'est pas si râté...). "On dirait presque des frites de scout" (bof, même pas grave, il s'est resservi et nous avons bien ri).

Les escalopes étaient divines, le dessert fantastique.

Mademoiselle Adélaïde a reçu des mouchoirs pour pleurer sur sa jeunesse passée qu'elle ne retrouvera plus. En poussant les mouchoirs pour faire de la place, elle les a posés sur la bougie. Les mouchoirs ont brûlé, il y a un gros trou. Amélie, toujours attentive est la première à s'en apercevoir. On souffle, on rit, et on conseille à Adélaïde de faire attention à l'endroit où elle se mouchera !

On termine cette belle soirée devant le grand écran avec un diaporama réalisé par sa soeur et qui retrace en 120 photos ses 20 ans écoulés...


lundi 19 décembre 2011

Dites-le en musique

Il y a eu le repas de l'harmonie où on pouvait amener un plat salé pour l'apéritif ou un plat sucré pour le dessert.

Il y a les cadeaux à faire aux professeurs de musique qui s'investissent avec la famille d'Alphonsine (Professeur de cor des Alpes pour deux d'entre eux, de flûte pour deux autres, de trompette, de saxophone et de chant. J'oublie la guitare).

En général, lorsque j'ai une idée, j'aime bien l'exploiter jusqu'au bout. Ce seront des sablés, tout ce qu'il y a de plus ordinaire, des sablés salés pour l'harmonie, des sablés sucrés pour les professeurs. Mais tout l'astuce consiste à employer le bon emporte-pièce :




Glasiertes Buttergebäck


500 g de farine
375 g de beurre
5 jaunes d’œufs
220 g de sucre
1 pointe de vanille en poudre
1 pincée de sel


Battre le beurre en mousse, puis ajouter le sucre, le sel, la vanille et les jaunes d’œufs.
Disposer la farine sur le plan de travail, creuser un puits dans le milieu, et verser le mélange, puis travailler la pâte jusqu’à ce qu’elle forme une boule.
Abaisser la pâte sur une épaisseur de 4 mm, découper des formes à l’emporte pièce, et les disposer sur une plaque à pâtisserie. Faire cuire 8 – 10 minutes dans un four préchauffé à 180°C.
A la sortie du four, les faire refroidir sur une grille, puis les glacer à l’aide de sucre en poudre délayé dans un peu de citron et d’eau bouillante.



Sablés salés
(environ 30 pièces)


250 g de farine
125 g de beurre
1 c. à c. de levure chimique
2 œufs
sel
150 g de gruyère
épices



Mélanger le tout, former une boule, laisser reposer au frigo.
Abaisser, découper à l’emporte-pièce
Enfourner 10 mn à 180°C.
Laisser refroidir sur une grille.

NB : Sur la base de cette recette, j’ajoute une c. à s. d’épices mexicaines ou italiennes, des dés de tomates séchées, des olives coupées en petits morceaux. Je remplace un peu du beurre par l’huile des tomates séchées.
Toutes les variantes sont possibles : anchois (dans ce cas, supprimer le sel), parmesan, etc…

Succès assuré dans tous les cas. Les notes se sont envolées telles des trilles... en deux mesures l'assiette de notes salées a été vidée :



Pour les professeurs, j'ai fait des petits paquets.



samedi 17 décembre 2011

En période de Noël, on ne pose pas de question

S'il y a un principe bien établi chez Alphonsine, c'est l'axiome : "En période de Noël, on ne pose pas de question".

Cette évidence étant posée, tout l'art consiste pour des parents, à déterminer ce qui ferait vraiment plaisir à leurs enfants, puis à acheter et enfin à entreposer les cadeaux jusqu'au jour de Noël.

Chez nous, ce problème est réellement délicat, mais nous arrivons péniblement à y faire face. Nous habitons à la campagne, et j'achète tout ce que je peux par correspondance, pour que ma gentille factrice me dépose le tout à la maison sans que j'ai eu besoin de me déplacer. Organisation sans faille. Sauf que...

Sauf que les entreprises de vente par correspondance manquent de jugeote et d'intelligence, sans compter la perspicacité et la pénétration d'esprit.  Jugez plutôt :

Amazon tout d'abord : emballage reconnaissable entre tous. Mais je commande souvent des livres, j'en offre souvent également, et c'est donc sans vraiment de surprise que les enfants reçoivent un livre. La surprise réside dans le titre choisi.

Carrick : lamentable... Un carton trop grand (là, ils auraient dû engager d'anciens scouts bien organisés et capables de choisir le carton en fonction du contenu). Le carton est arrivé défoncé, ce qui a amené ma factrice à sonner pour me demander de contrôler le contenu. Toute la famille est arrivée au grand galop, et c'est en vitesse que j'ai retiré le scotch "Carrick" et que je l'ai fait disparaître. Heureusement, l'intéressée n'était pas venue aux renseignements.

Playmobil : la plus mauvaise note : non seulement le carton imposant est estampillé "PLAYMOBIL" sur toutes ses faces, mais ils ont encore eu l'idée de génie de coller, sur un des côtés, les références et l'image du jouet. Vous parlez d'une surprise...

Alors, je demande à tous les vendeurs par correspondance de réfléchir aux conséquences de leurs actes : comment garder une surprise secrète, surtout lorsqu'elle est envahissante de par son volume, si tout l'extérieur reflète tout l'intérieur ?


mardi 13 décembre 2011

Equation à résoudre

Soit un garçon qui fait 14 km de vélo par jour (2 aller-retour lycée-maison).

Ce garçon s'ennuie sur son vélo. Il a déjà fait des paris sur le temps minimal pour parcourir le trajet aller et retour. Il a battu ses propres records. Le jeu ne présente plus d'intérêt.

Ce même garçon joue du Cor des Alpes. Il ne peut emporter son instrument de musique sur son vélo. 3 mètres 20, c'est un peu encombrant. Nous avons bien une remorque à vélo, mais l'instrument doit pouvoir être placé devant le vélo, pas à l'arrière.

C'est alors qu'il s'est souvenu que sa maman avait, caché au fond d'un tiroir de son bureau, un très bel harmonica. Il lui a gentiment demandé si elle pouvait lui prêter. Maman Alphonsine, pas née de la dernière pluie, en lui donnant l'harmonica, lui a rappelé qu'il serait bon de ne pas s'exercer à vélo. Il a promis.

Très vite, il a sorti des sons très agréables. Il est revenu vers sa maman pour lui demander une housse pour son harmonica, il a peur de l'abîmer dans son sac à l'école... et il faudrait que la housse soit facile à enlever lorsqu'il est à vélo...

Faut-il commenter ? Oui ? Il se trouve que j'ai une bonne mémoire, et je me suis souvenue que j'ai toujours lu sur mon vélo (seulement sur les pistes cyclables, sans risque !). Je préfère encore l'harmonica au livre. Alors, je lui ai fait la housse souhaitée.



lundi 12 décembre 2011

Les Dampfnudeln

Dampfnudeln... un mot qui recèle tant de bons souvenirs : souvenir de marches à travers le marché de Noël de Stuttgart dans un froid vif, souvenir du premier enfant qui devait naître dans les jours à venir, souvenir d'une vitrine pleine de bien curieux dômes au milieu de vapeur qui condense contre les parois des vitres. Monsieur Alphonse et moi les contemplions avec stupeur : qu'est-ce que ça pouvait bien être. Nous avons posé la question à la vendeuse : "de la pâte levée cuite à la vapeur, fourrée de confiture de pruneaux et posée sur un lit de crème anglaise".

Monsieur Alphonse, toujours intrépide lorsqu'il s'agit de goûter à de nouveaux mets s'est décidé  de "se lancer dans le bizarre" en achetant une portion de "Dampfnudel".

La vendeuse a ouvert la vitre, pris un dôme à l'aide d'une pelle à tarte, l'a posé sur une assiette creuse en plastique, versé une louche de crème anglaise et tendu le tout contre quelques pièces.

Monsieur Alphonse m'a regardée curieusement, et a testé : "Un régal, goûte !" Notre avenir était scellé : il nous fallait la recette !

J'ai mis plusieurs années à trouver la bonne recette, celle de nos origines ! Et puis, plusieurs autres années à savoir les faire cuire parfaitement. Enfin, je suis au point, et je peux partager mon savoir !!! (Ha ! ha ! ça fait pompeux !)


Dampfnudeln
(8 pièces)


500 g de farine
1/2 paquet de levure de boulanger
60 g de beurre
60 g de sucre
2 oeufs
sel
1/4 l de lait tiède

Préparer une pâte levée. Laisser pousser pendant 1 heure 30.
Former 8 boules, les enfariner, les poser sur une planche enfarinée,les laisser lever.
Dans une cocotte en fonte, faire bouillir une tasse d'eau, un peu de sucre et une noix de beurre. Ouvrir le couvercle, poser rapidement les boules une à une sans trop les serrer, fermer immédiatement le couvercle. Baisser le feu, et faire cuire pendant 10 minutes.

INTERDIT d'ouvrir le couvercle pendant la cuisson.
Si vraiment vous ne pouvez résister, investissez dans une cocotte à couvercle transparent (il resservira pour les pop-corn que vous pourrez voir sauter ! Ce ne sera donc pas un achat inutile !!!)

Accompagner les Dampfnudeln d'une crème anglaise (1/2 litre de lait, 3 jaunes d'oeufs et 50 g de sucre). Saupoudrez de cannelle à volonté.

NB : Je préfère les Dampfnudeln nature, mais si on veut des Dampfnudeln à la confiture de pruneaux, il suffit de les fourrer au moment de les façonner en boule.






mardi 6 décembre 2011

Saint Nicolas

En Alsace, on fête la Saint Nicolas. Chaque famille a ses propres traditions et fête à sa façon. Chez nous, les enfants accrochent leur botte à l'extérieur, et nous prenons ensuite le dîner traditionnel. C'est extrêmement simple, ce qui fait "riche", c'est la décoration de la table. Là, c'est sans limite. Quelques photos pour donner un aperçu. (Parfois, j'ajoute des branches de sapin, des rubans rouges, des bougies. Hier soir, je n'ai pas vraiment eu le temps de fignoler, et je m'aperçois que j'ai pris la photo avant d'avoir terminé...)

Une nappe aux couleurs de Noël, des assiettes, puis en vrac : des fruits secs, des mandarines, des pièces de monnaie en chocolat (les enfants grandissent, mais ils seraient déçus de ne pas les trouver), des petits Stollen, des papillotes (pas n'importe lesquelles : il faut qu'elles soient bonnes et que les citations soient amusantes. Donc, ils me réservent un emballage des papillottes réveillon, et me le confient début décembre, à charge pour moi d'acheter les bonnes !), du beurre, des confitures, de la charcuterie pour accompagner les Manele salés.




Au menu : les "Manele" (= petits bonhommes) pour faire référence à la légende de Saint Nicolas qui a sauvé les enfants chez le méchant boucher. Monsieur Alphonse préférant le salé au sucré, je prépare également des Manele aux lardons.

Pour 16 Manele sucrés :

1 kg de farine de blé T55
3 oeufs
150 g de beurre mou
1 pincée de sel
150 g de sucre
500 à 600 ml de lait tiède
1/2 cube de levure de boulanger
200 g de raisins secs

Verser la farine dans une grande jatte. Former un puit, émietter la levure, la délayer avec un peu de lait tiède. Couper les beurre en petits morceaux, casser les oeufs, verser le sucre et le sel. Mélanger à la main (ou dans un robot) les ingrédients. Ajouter le lait tiède, et lorsque la pâte est homogène, la battre longuement.
Au dernier moment, ajouter les raisins secs.
Laisser lever dans un endroit tempéré, recouverte d'un torchon.

Sur un plan de travail, couper la pâte en 16 morceaux. Former des bonhommes et les poser sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Laisser lever. Avant d'enfourner à 180°C durant 20 à 30 minutes, dorer à l'oeuf.



Pour les Manele aux lardons :

500 g de farine T55
1 oeuf
1/4 cube de levure de boulanger
1 c. à c. de sel
250 ml de lait
50 g de beurre

Procéder de même.
Avant de façonner les Manele, faire revenir dans une poêle 250 g de lardons, un oignon émincé. Laisser refroidir.
Etaler la pâte sur le plan de travail, répartir les lardons, éventuellement des noix ou des noisettes, rouler, et travailler un peu la pâte pour bien répartir les lardons.
Puis couper la pâte en 8 morceaux, former les bonhommes, laisser lever, et faire cuire comme les bonhommes sucrés.



En boisson, je sers le traditionnel vin chaud. Pour les enfants, c'est chocolat chaud ou jus de pomme chaud.

Vin chaud :

150 g sucre
1 verre d'eau
1 bâton de cannelle
1 anis étoilé
2 clous de girofle
grains de poivre
1 orange
1 citron
1 bouteille de vin

Faire chauffer l'eau et le sucre. Lorsqu'il bout, ajouter les épices, l'orange et le citron coupés en rondelles et laisser mijoter quelques minutes. Verser le vin, attendre l'ébulliton. Pour un vin chaud moins alcoolisé, laisser mijoter... Servir bien chaud.

Pour un jus de pomme ou un jus d'orange chaud, remplacer le vin par le jus de fruit. Retirer du feu dès que l'ébullition a repris.


Je n'ai pas fait de photo des bottes. En fait, elles étaient vides, mais les enfants ont trouvé, en-dessous, une machine pour faire les barbes à papa !!! Ce sera pour un autre billet !


samedi 3 décembre 2011

Recette de gaufres

Après vous avoir expliqué QUAND nous mangeons des gaufres, il est temps de vous donner la recette. Longtemps, je me servais de la recette du gaufrier Tefal. Elle était bonne, nous appréciions. Puis un jour, Dirda (marmitonnaute du site marmiton.org) nous a révélé la recette de sa grand-mère. J'ai testé, et je l'ai adoptée (pas Dirda, la recette). On obtients des gaufres moelleuses à l'intérieur, craquantes à l'extérieur. Un moment de bonheur...


Voici la recette que vous pourrez également consulter ICI :


Temps de préparation : 2h
Temps de cuisson : 30 min

Ingrédients (Pour +-/ 60 gaufres
) :

- 10 œufs
- 1 kg de farine
- 2 cubes de levure fraîche (2x42gr)
- 1,5 litre de lait entier
- 50 g de sucre
(facultatif)
- 375 g de beurre
 fondu
- une pincée de sel
.

Préparation :

Séparez les blancs des jaunes d’œufs.

Mélangez la farine, la levure (délayée dans un peu de lait tiède), le lait, et le sucre, puis incorporez peu à peu les jaunes d’œufs et le beurre fondu.

Fouettez les blancs en neige ferme avec
le sel et ajoutez-les à la pâte en la soulevant bien pour l’aérer.

La pâte doit être assez liquide, un rien plus épaisse qu’une pâte à crêpe...
on doit pouvoir la prendre à la louche.

Laissez reposer +/- 1h30, dans un endroit chaud à l’abri des courants d’air, avant de cuire dans un gaufrier bien chaud et graissé.

Attention, la quantité de pâte va doubler de volume donc, la laisser monter dans un récipient assez haut et recouvert d’un linge !!!

Servir avec du sucre impalpable, de la confiture, de la cassonade, de la chantilly, etc, etc ...


J'ai fait des toutes petites adaptations :
- Je ne mets qu'1/2 cube de levure.
- Je réduis la quantité de beurre de moitié.




jeudi 1 décembre 2011

Les gaufres


Les gaufres, chez Alphonsine, ont une histoire qui mérite d’être relatée.

Un certain jour de juin, Alphonsine déjà largement enceinte, avec un bébé prévu pour le mois de septembre, part allègrement chercher ses enfants à l’école, en poussant le dernier dans sa poussette. Il fait beau, le soleil brille, Alphonsine se surprend même à chanter.

Elle arrive devant l’école, le vent se lève. Elle lève la tête, et voit arriver à grande vitesse, des nuages noirs. « Aie, l’orage… ce n’était pas prévu ». De fait, habituellement, dans ce genre de situation, Alphonsine prévoit les cirés dans le panier de la poussette, mais cette fois, le panier est vide. Or il est 16 heures, l’heure où les enfants sortent fatigués de l’école, sont affamés, et ont un niveau de patience minimum.

Le temps de se faire ce genre de réflexions, le ciel est bien noir. Alphonsine récupère les plus jeunes à la maternelle, et attend les primaires. Enfin, ils sortent, mais elle comprend bien qu’elle n’a aucune chance, ne pouvant courir, elle sera mouillée, et ses enfants avec elle. Vite, son cerveau s’emballe, et cherche comment faire passer ce moment pénible à ses enfants.

« Eureka ! » Elle a trouvé. Elle attend que tout le monde ait pris place autour de la poussette (je vous expliquerai un autre jour comment le point délicat des places a été attribué), et elle fait une déclaration digne d’un discours à l’ONU (Si, si, il y a un point commun entre l’ONU et la famille d’Alphonsine : la paix à faire respecter).

« Les enfants, savez-vous que lorsqu’on rentre mouillé à la maison, on peut manger des gaufres ? » Les enfants regardent leur mère d’un air interloqué : « non, on ne savait pas ». « Et bien, je vous l’apprends, lorsqu’on est surpris par la pluie et qu’on n’a pas de quoi se protéger, on mange des gaufres ».

Elle a à peine terminé sa phrase, que des grosses gouttes tombent du ciel. Elles sont encore éparses : « Regarde, maman, il pleut, on va pouvoir manger des gaufres ». Alphonsine sourit en coin. Les gouttes se font plus serrées. « Maman, cette fois, c’est sûr, il pleut ».
- En effet, il pleut, mais vous n’êtes pas encore suffisamment mouillés.
- Et maintenant ? (L’orage s’approche, la pluie devient dense)
- Pas encore, vous avez à peine quelques taches de pluie sur vos chemises. Il faut vraiment être mouillé.
Toute la famille attend la pluie avec une joie non dissimulée.
- Et maintenant ?
- Une partie de vos vêtements est encore sèche.
- Et là ?
- Je pense que l'on pourra faire des gaufres en rentrant.

Nous sommes arrivés, non pas mouillés, mais dégoulinants. Avant de rentrer dans l’immeuble, tout le monde s’est déchaussé, et a vidé ses chaussures de toute l’eau qu’elle contenait. Les enfants ont attendu leur mère sur le palier, et Alphonsine a couru chercher des serviettes de toilette et une bassine. Ils se sont débarrassés de leurs vêtements trempés, et sont partis se sécher et se rhabiller. Ils riaient de bonheur !

Et ce soir-là, ils ont mangé des gaufres.

Et depuis, lorsqu’ils rentrent mouillés, surpris par la pluie, ils ont droit à des gaufres. C'est de cette façon que naissent les coutumes familiales !



mardi 29 novembre 2011

Le jeu


Michael Bourbin quitta son appartement, et, en passant, dans le hall d’entrée, ouvrit sa boîte aux lettres d’un geste qui se voulait insouciant, et prit le courrier. Il fit immédiatement le tri, jeta les prospectus et les publicités, garda dans sa main la seule enveloppe qui l’intéressait, et remit le reste dans sa boîte. Il sortit ensuite dans la rue, un sourire aux lèvres. Il avait attendu cette lettre avec tant d’impatience, il savait bien que c’était la bonne, puisque le notaire avait fait graver son adresse sur ses enveloppes.

Enfin, une nouvelle vie allait commencer… venait de commencer avec l’arrivée de cette lettre. Parce qu’il n’avait pas attendu l’avis du notaire pour changer de vie. Il venait de signer un compromis de vente pour acquérir un bel appartement. Oh, rien de vraiment luxueux, un appartement un peu plus grand et surtout bien à lui cette fois. Le concessionnaire n’attendait que le chèque pour qu’il puisse prendre possession de sa nouvelle voiture. Il est vrai que toutes ces dépenses étaient conséquentes, mais le notaire lui avait indiqué la somme que lui léguait sa vieille tante avec certitude. Il avait bien spécifié qu’il fallait attendre de ses nouvelles avant de prendre toute décision. Mais Michael connaissait sa tante : elle avait été si économe… Et à présent il avait l’enveloppe tant attendue entre les mains. Non, il ne l’ouvrirait pas tout de suite, il voulait encore profiter de ce bonheur, le faire durer. Il allait marcher quelques minutes encore, et il prendrait une coupe de champagne à la terrasse de ce petit bar si sympathique. Il fêterait ainsi le départ de sa nouvelle vie.

Au moment de s’asseoir, il ne tint plus, et ouvrit la missive. Il voulait à tout prix connaître la date à laquelle la somme serait versée sur son compte, et ensuite il téléphonerait au garage pour fixer une date pour la réception de la voiture.

Monsieur,

Comme convenu, je reprends contact avec vous dans l’affaire citée en référence. Je souhaiterais vous rencontre dans les plus brefs délais. En effet, des faits nouveaux concernant votre tante ont été portés à notre connaissance, et ils viennent bouleverser ce dossier qui semblait limpide.

Un créancier s’est fait connaître il y a peu, et il semblerait que sa créance fort élevée soit absolument incontestable. Dans ces conditions votre tante ne serait pas solvable, et il faudra envisager de refuser la succession.

Je vous remercie de bien vouloir prendre contact avec mon secrétariat afin de fixer un rendez-vous…..

La lettre lui glissa des mains jusqu’à terre. Le consommateur assis à une table proche, se pencha pour la ramasser, et la parcourut rapidement du regard avant de la poser devant Michael. C’est le moment que choisit le serveur pour prendre la commande. Mais Michael se leva sans un mot, passa devant lui sans le regarder et partit, abattu, la lettre pendue au bout de ses doigts. Le client qui lui avait ramassé la lettre lui emboîta le pas. Le serveur les regarda s’éloigner, étonné de leur attitude, puis il haussa les épaules et rentra dans le bar.

Michel marchait d’un pas lourd. La tête lui tournait. Parfois, il devait s’arrêter, se tenir aux murs avant de reprendre sa marche. Il ne savait d’ailleurs pas où il allait, il marchait machinalement, droit devant lui. Dans sa tête, résonnaient inlassablement les mêmes mots « ruine, facture, créance, honte, appartement, nouvelle voiture, promesse de vente, ruine, ruine, honte… » Les mots martelaient son crâne, ses facultés de réflexion étaient bloquées, comme anéanties. Michael tanguait, flanchait, se redressait, peinait, et finalement il tournoya sur lui-même et s’écroula sur une borne en pierre.

L’inconnu du café qui l’avait suivi, s’approcha alors. Il posa sa main sur son épaule, mais Michael ne réagit pas. « Excusez-moi, Monsieur,… » Toujours pas de réaction. Il interrompit Michael dans ses réflexions en parlant avec énergie : « Je vous prie de m’excuser, Monsieur Bourbin, mais il faut que je vous parle. Vous allez penser que je suis bien importun et indiscret de vous aborder ainsi. Il se trouve que j’ai lu votre courrier au moment où je l’ai ramassé, et que j’ai compris que vous êtes dans une situation sinon difficile, du moins fort délicate. Mais je peux vous aider ».

A ces mots, Michael leva la tête, soudain intéressé, et un peu interloqué. Mais les bonnes manières de l’inconnu lui faisaient bonne impression, et surtout, l’état mental dans lequel il se trouvait ne lui permettait pas de réfléchir. D’ailleurs, l’inconnu continuait : « J’ai un moyen facile de vous faire gagner de l’argent. J’ignore combien il vous faut, mais dans un premier temps, c’est cinq milles Euros que je peux vous proposer. Voilà : avec des amis, nous organisons des paris les plus fous. Cette fois, nous avons parié que je prendrai le volant d’une voiture, qu’on me confierait une mallette et que je ne me ferai pas prendre par les copains, et ce, quelles que soient les circonstances. C’est à la fois facile, et peut-être un peu périlleux, parce que tous les coups sont permis. Lorsque je vous ai vus désemparés, je me suis dit que je pouvais vous faire profiter de ce pari, parce que je n’aime pas conduire. Voulez-vous me remplacer ? Vous pourrez gagner le pari, et je vous donnerai le gain. Si vous avez une oreillette pour votre téléphone portable, nous pourrons rester en contact. »

Michael, la tête comme dans un étau, ne retint que le chiffre de « cinq mille Euros » de tout ce discours. Il acquiesça immédiatement et suivi l’inconnu. Celui-ci passa un coup de fil : « Nous serons là dans cinq minutes et nous attendrons la mallette ».

« Voilà la voiture, installez-vous au volant. Dès que la pochette vous sera remise, démarrez en trombe, prenez la direction de Vertal, je vous donnerai les indications par téléphone pour la suite. Bon courage ! »

L’inconnu se recula dans l’embrasement d’une porte cochère, une voiture s’arrêta à la hauteur de Michael, le passager lui lança la mallette par la fenêtre laissée ouverte, et Michael démarra. Tant qu’il roulait en ville, il respecta les limites de vitesse de peur de commettre l’irréparable. Il attendait d’atteindre la campagne pour accélerer et rejoindre le lieu convenu dans les délais impartis.

« - Tout va bien ?
- Oui.
- Avez-vous remarqué si quelqu’un vous suivait ? Mes amis vont tout faire pour vous faire perdre, c’est dans la règle du jeu.
- Je n’ai rien remarqué… si, une voiture de police approche.
- Accélérez ! Mes potes se sont déguisés. N’oubliez pas, il y a cinq mille Euros à la clef. Vous pouvez prendre toutes les initiatives que vous voulez, pourvu que vous ne vous fassiez pas prendre la mallette. »

Michael se prit au jeu. Comme il était sorti de l’agglomération, il se mit à accélérer. La voiture de police fit de même et alluma son gyrophare et sa sirène. Michael sourit en accélérant encore un peu : la ligne de droite lui permettait de rouler vite, et la voiture lui semblait puissante ! Quel plaisir de conduire un tel bolide ! Il accéléra encore un peu, la police toujours derrière lui. Elle semblait se rapprocher. A présent, Michael roulait à une telle vitesse qu’il dut doubler dangereusement le véhicule devant lui, et se rabattre brutalement. S’il continuait en ligne droite, il serait rattrapé, il lui fallait opter pour une stratégie différente. A l’intersection suivante, il freina brutalement, puis tourna à gauche, passant de justesse devant une voiture qui arrivait. La voiture de police dût s’arrêter, et Michael pu ainsi gagner du terrain. Son bolide était excellent dans les accélérations, alors que l’autre véhicule était plus performant dans une vitesse constante. Il fallait donc changer de direction souvent pour fuir et échapper aux amis de… de qui déjà ? Il n’avait pas donné son nom.

« - Où en êtes-vous ?
- Au milieu de champs de maïs. Je tourne une fois à droite, une fois à gauche, parce que je suis plus rapide dans les accélérations.
- Très bien. Continuez. Si vous arrivez à vous cacher, ce sera parfait. Si les autres ne vous retrouvent pas, nous gagnerons. »

Michael était accroché au volant. Il doublait, se rabattait, tournait, revenait en arrière, toujours suivi de près par la voiture de police. Décidemment les amis de l’homme rencontré étaient de bons conducteurs et tenaient à gagner eux aussi leur pari.

C’est alors que Michael vit une autre voiture de police venant en face. Cette fois, c’était terminé, il avait perdu, à moins que…

Il tourna brutalement dans le chemin situé sur sa droite, arrêta sa voiture dans un crissement de freins, détacha sa ceinture de sécurité, attrapa la mallette de la main droite tout en ouvrant la porte de sa voiture, et s’élança dans le champ de maïs pour disparaître à la vue de ses poursuivants. « Cette fois, je leur ai échappé ! » se dit-il très fier.

« - Que se passe-t-il ?
-  Saviez-vous que vos amis avaient deux voitures de police à leur disposition ?
- Que dites-vous ? Vous avez perdu ?
- Non, lorsque j’ai vu l’autre voiture, je me suis arrêté, et je me suis réfugié dans un champ de maïs. Ils ne me retrouveront jamais. Et dans la nuit je ressortirai. Nous avons gagné ! »

Michael avança dans ce qu’il lui semblait être l’autre extrémité du champ. « Ce qu’il y a de bien avec les champs de maïs, c’est qu’ils sont plantés de telle sorte qu’on peut se repérer. Je vais traverser, sortir de l’autre côté, et m’échapper à pied. Je serai plus discret ! »

Michael marcha à travers les épis. Enfin, il atteignit le bord. Il s’arrêta, il lui avait semblé entendre des voix : « Il est cerné, d’où qu’il sorte, il y aura quelqu’un pour l’arrêter ».

Il recula précipitamment pour se remettre à l’abri, et comme il n’avait plus rien à faire, il s’assit et attendit. Il lui fallut de longues minutes pour calmer les battements de son cœur. Heureusement que les hommes parlaient à voix haute, sinon il aurait perdu le grand jeu ! Et comme les émotions de la journée avaient été particulièrement fortes, il s’endormit à même le sol.

« Quel est ce bruit ! » Michael se réveilla en sursaut ! « Un hélicoptère, s’écria-t-il dans le téléphone, que dois-je faire ? … Allô ! Allô ! On a coupé ». Il s’écrasa au milieu d’une rangée, espérant que l’hélicoptère ne descendrait pas trop bas, sinon la puissance de son rotor aurait le même effet sur le maïs qu’un sèche-cheveux dans une chevelure. Il serait immédiatement repéré. Heureusement, il se contentait de voler en rond suffisamment haut pour ne pas le voir.

Michael essaya de rappeler son correspondant pour savoir s’il avait perdu ou s’il devait continuer le jeu de cache-cache. Mais il fit une fausse manœuvre, et mit la radio.  « On apprend à l’instant qu’un vol à main armée a été commis dans la plus grande bijouterie de la Mérande. Tous les bijoux ont été emportés. La police est sur la trace d’un suspect qui a fuit en voiture. Actuellement il est poursuivi, mais la police espère mettre rapidement la main sur lui. »

Michael eut une douche froide. D’un coup, son cerveau s’était remis à fonctionner. Comment avait-il pu croire à une histoire aussi farfelue. Comment allait-il pouvoir se justifier ? Personne ne le croirait. C’est alors qu’un chien sauta sur lui. « Ne bougez plus où vous êtes un homme mort ! » La police l’avait retrouvé…

lundi 28 novembre 2011

Déjeuner en Bourgogne

Le Tour de France culinaire se poursuit inlassablement, et toujours avec enthousiasme de la part de toute la famille. Aujourd'hui, nous nous arrêtons en Bourgogne. J'avais planifié pour ce déjeuner un boeuf bourguignon. Trop classique... Monsieur Alphonse dont c'est le cadeau d'anniversaire, ne l'oublions pas, m'a gentiment demandé s'il n'était pas possible d'inscrire une fondue bourguignonne plutôt que le boeuf bourguignon sur mon planning. Le menu a donc été le suivant :

Escargots
Fondue bourguignonne
Gratin de pommes de terre à la dijonnaise
Poires pochées au vin rouge

Recettes tirées du livre "Bourgogne" collection "cuisines de France" chez Gründ.

Je n'ai évidemment pas fait baver les escargots dans ma cuisine, je me suis lâchement contentée de les acheter surgelés et de les enfourner à la bonne température et pour la bonne durée. Compte tenu du repas qui suivait cette entrée, nous avons pris une quantité symbolique !

Je ne vous indique pas plus la recette de la fondue bourguignonne. Trop facile. Juste une petite photo.

En accompagnement, j'ai choisi de faire les gratins de pommes de terre à la dijonnaise, et j'ai bien fait, c'était très harmonieux, nous nous sommes vraiment régalés.

Gratin de pommes de terre à la dijonnaise
6 personnes :
1,5 kg pommes de terre
2 c.à s. gros sel
5 échalotes finement hachées
cerfeuil et ciboulette hachés
sel, poivre
10 cl crème fraîche
4 c. à s. jus de citron
1 c. à s. moutarde
100 g gruyère râpé.

Faire cuire les pommes de terre en robe des champs. Les rafraichir sous l’eau froide, les peler et les couper en tranches épaisses. Les placer dans un plat à gratin beurré, ajouter les échalotes et les herbes, sel et poivre.

Dans un bol, mélanger la crème, le citron, la moutarde. Verser la préparation sur les pommes de terre, mélanger délicatement. Parsemer de gruyère.

Faire gratiner à faour chaud pendant 10 mn. Servir aussitôt.

Poires pochées au vin rouge
6 personnes :

6 poires William
75 cl vin rouge
2 c. à s. de marc de Bourgogne
25 cl eau
2 c. à s. sucre en poudre
2 bâtons de cannelle
Peler les poires sans les équeuter.
Dans une grande casserole, verser le vin, le marc, l’eau, les bâtons de cannelle, amener à ébullition. Réduire le feu. Poser les poires et laisser cuire 15 à 20 mn, en retournant de temps en temps. Hors du feu, laisser refroidir les poires dans leur jus.

Verdict de ce voyage culinaire : Monsieur Alphonse était ravi de ce délicieux déjeuner. Les enfants aussi. Ils n'avaient jamais mangé de fondue bourguignonne (j'avais toujours peu de l'huile bouillante), ils se sont régalés.
Prochaine destination : Rhône-Alpes

samedi 26 novembre 2011

J'ai été taguée...


J'ai été taguée, et je n'aime pas ça. Mais comme c'est par une copine de la vraie vie avant d'être une copine de blog, je n'ose pas lui dire non. Par contre, ce que je peux lui dire, c'est que si je me promène si souvent sur son blog, c'est parce que je l'aime bien. Il est tout comme elle : distingué, fin, délicat. Sécotine écrit bien, est bourrée d'idées culinaires, et nous présente des photos alléchantes. Merci donc !


Vous devez penser que je suis une bavarde, et vous aurez raison. C'est mon plus grand défaut, et j'y tiens beaucoup. Par contre, dès qu'il me faut parler de moi par obligation, je suis étrangement muette. Je ne vous dirai qu'une seule chose : j'ai déjà beaucoup déménagé dans ma vie. Je vous donne donc 7 photos de 7 lieux où j'ai vécu (il m'est arrivé de déménager dans la même ville ou presque, ce qui me permet d'arrondir à 7 le nombre de lieux). Et comme j'ai laissé un peu de mon coeur dans chacune de ces villes, c'est quand même un peu de moi que vous trouverez sur ces photos glanées sur Internet.


 

Etre taguée répond à des conditions strictes.
1. Je remercie la personne qui me l'a envoyé. Fait.
2. Je mets le logo sur mon blog. Fait.
3. Je dévoile 7 choses sur moi. Considéré comme fait.
4. Je nomme 7 blogs que j'aime. Alors là, c'est absolument impossible. Choisir c'est renoncer, et je ne saurais renoncer. Tant pis, la blogosphère entière va m'en vouloir... mais j'assume mon côté anti-conventionnel. Et au lieu de m'en vouloir, essayez de citer sans vous tromper les 7 villes où je suis passée...