Des nœuds dans mon fil

jeudi 29 septembre 2011

Les macarons pour toujours



Je l'avais vu au cou d'une amie,
j'avais envie d'avoir moi aussi des macarons en collier
(c'est mieux que des macaroni, non ?)

mardi 27 septembre 2011

Secondes mains

J'ai trouvé ces secondes mains en Italie.


Elles sont bien pratiques, et je m'en sers tous les jours :



Mélanger la salade est devenu un plaisir !
Et remuer à l'aide de secondes mains tellement plus facile qu'avec des couverts à salade classiques !


dimanche 25 septembre 2011

La tour de Rapunzel (Raiponce)

Je poursuis mes idées de recettes de contes de fées.Voici les trois premiers :


Aujourd'hui, je vous propose de réaliser la tour de Rapunzel. Il s'agit d'un conte de fée largement divulgué par les studios Disney sous le titre de "Raiponce". Ayant vécu en Allemagne, nous avons bien connu Rapunzel et sa longue natte qui lui permettait de faire grimper son prince charmant jusqu'à elle.

F3 a choisi d'occuper son dimanche à la réalisation de la tour. Elle n'imaginait pas le travail de tytan, ni toutes les difficultés qu'elle devrait surmonter.

Etape 1 : Préparer une pâte sablée au chocolat.

250 g de beurre ramolli
200 g de sucre
1 œuf
120 g de chocolat fondu
400 g de farine
140 g d'amandes moulues
1 pincée de sel
1 cc de cannelle.
(recette tirée des "Petits gâteaux à quatre mains de Ruth Kreider-Stemplfle et Bettina Frensemeier aux éditions Gerstenberg)

Etape 2 : Laisser reposer 1/2 heure au frais (facile !)

Etape 3 : Abaisser la pâte, et découper les briques.

Etape 4 : Faire cuire les briques à four préchauffé (200°C pendant 10 à 12 minutes)

Etape 5 : Faire fondre du chocolat, et poser les briques à l'aide de ce ciment.


ATTENTION : erreurs à éviter : essayer de monter les murs avant de faire cuire les briques. Ca a été tenté, nous avons bien ri, F3 un peu moins...


F3 a repris ce travail avec courage. Elle a refait une boule avec la pâte déjà modelée en briques. Du coup, elle était très chocolatée, puisqu'elle contenait le chocolat fondu faisant office de ciment. Elle a fait cuire les briques :




Et, patiemment, elle a monté les tours en posant tour à tour les briques trempées dans du chocolat fondu :



Voici le résultat :



Nous nous sommes régalés, la recette des "briques" est parfaite. L'association du chocolat comme ciment relève encore le goût, et voilà la présentation finale avec la belle natte de Rapunzel qui descend de la tour :






vendredi 23 septembre 2011

Attention à vos chaussures !

Hier, au collège de G4, un jeune lycéen, venu dire bonjour à ses copains, et prendre des nouvelles, s'approche d'un nouveau, le toise et lui dit "Tu as vu ce que tu as comme chaussures ?"
- Et alors, ce ne sont pas les tiennes.
Il a tout juste le temps de parer une claque qui a volé !

Pour reprendre contenance, le garçons aux chaussures bateaux éclate de rire avec ses copains. L'autre revient à la charge, et envoie son poing sur la tempe de celui qui a vraiment de trop affreuses chaussures.

Voilà, c'est terminé. Le lycéen a interdiction de revenir dans les lieux, le collégien arbore quatre bleus qui correspondent exactement aux os du poing.

Les bras m'en tombent...

Vous parents, faites attention aux chaussures que vous achetez à vos enfants. Le pays de liberté dans lequel nous vivons ne permet aucune liberté !

Les beaux couteaux d'Alphonsine


Il faut à tout prix
que je vous montre
mes magnifiques couteaux d'office :



Ils font fureur à la maison,
et chacun veut les tester.

Alphonsine est au chômage technique !





mercredi 21 septembre 2011

Alphonsine étend son linge (2)

Vous vous souvenez certainement les difficultés que j'ai eues cet été pour étendre mon linge (voir ici). Tout est rentré dans l'ordre, le séchoir-parapluie a retrouvé sa place et sa hauteur initiale, les travaux sont terminés.



L'autre jour, je veux prendre mes pinces à linge pour étendre mon linge... C'est devenu un geste mécanique tellement il est routinier. Or, stupeur, étonnement, incompréhension, le panier est vide !!!





Sherlock Holmes a été mis sur l'affaire,
et voici la photo qu'il a prise :




J'ai immédiatement reconnu la coupable. Elle a été condamnée à remettre les pinces à linge à leur place, et à étendre le linge à ma place !!! Elle est pas belle la vie ?


mardi 20 septembre 2011

Résoudre l'équation : plusieurs enfants, même pointure

Quand on a plusieurs enfants, on cherche vite comment ne pas tomber dans des guerres intestines qui consistent à lutter jusqu’à la mort pour avoir ses sous-vêtements rien qu’à soi.

Pour commencer, il faut être vigilant à l’achat : je dois veiller avec conscience à ce que les étiquettes des slips soient indélébiles. Si la taille est brodée et non imprimée, j’achète. Sinon, je laisse. Les chaussettes aussi peuvent comporter la taille. En général, elle est indiquée sur la plante des pieds, et reste visible même après de nombreux lavages. Il suffit alors de se souvenir que tel enfant a des culottes 10 ans et des chaussettes 35-39, et le tour est joué.

Ce procédé m’a longtemps donné satisfaction, mais un jour j’ai été lassée de devoir regarder chaque étiquette avant d’étendre les slips (j’ai choisi un séchoir à étages, et chaque enfant a un secteur. Il me suffit d’étendre les sous-vêtements dans leur secteur, et je trouve qu’ensuite le rangement se fait plus rapidement, puisque chacun est responsable de son secteur et que je reconnais immédiatement le négligent). J’ai donc choisi une couleur de slip par taille. Les rayés bleus-blancs sont de taille 10 ans, les rayés rouges et blanc pour les 12 ans, les rayés bleu marine-blanc pour les 14 ans…





Mais voilà, les enfants grandissent, leurs pieds également, et bientôt ils ont la même pointure, ou la même tranche de pointure. C’est ainsi que les chaussettes 40-44 peuvent aller à des enfants différents. J’ai trouvé une solution qui consiste à choisir une couleur par enfant. Noire pour l’un, bleue pour l’autre.



Le seul souci se pose à l’achat : il faut veiller à ce qu’il y ait des lots de chaussettes noires et des lots de chaussettes bleues. Quoique… il est possible également de prendre des lots qui comprennent à la fois des chaussettes bleues et des chaussettes noires. Il suffit ensuite de séparer les lots et de les recomposer à son choix ! Mais attention : il ne faut pas acheter de lot de chaussettes tricolores, parce qu’on ne sait pas à qui attribuer les grises !

Mais que faire lorsqu’un enfant rentre de l’école en se plaignant de ce que les copains se sont moqués de lui : ils croyaient qu’il ne changeait jamais de chaussettes !


lundi 19 septembre 2011

La lutte contre les chaussettes célibataires

A force de marcher sur un pied (voir le billet "Mon lave-linge a de l'appétit"), il a fallu trouver une solution.

Au départ, j’ai essayé de comprendre la marche de la chaussette, son désir d’indépendance, et j’ai tenté sans aucun succès de lutter contre elle. L’échec a été patent.

Pourtant, les filles n’ont manifestement pas le même souci avec leurs chaussettes que les garçons. Est-ce dû à la couleur ? Pour l’instant je n’ai pas de réponse…

Saisie d’une inspiration subite, j’ai enfourné toutes les chaussettes unijambistes dans un sac, et j’ai fait la tournée des mamans pour essayer de recomposer des paires. Naïvement, je m’imaginais que nous trouverions des sœurs pour les orphelines. Je suis tombée de haut : rien ne ressemble moins à une chaussette bleue marine qu’une autre chaussette bleue marine. Incroyable, non ? Mais tristement vrai : erreur sur la pointure, la qualité de la chaussette, la longueur de la jambe, le ton de bleu, le dessin éventuel, je suis repartie avec le même sac… en espérant ne pas avoir emporté par mégarde une chaussette amie qui, pour le coup, ne retrouverait plus jamais sa compagne.

Mais comme la situation devenait urgente parce qu’on entrait dans l’hiver, je me suis résignée, et j’ai acheté de nouvelles chaussettes. Oui, mais pas n’importe quelles chaussettes. J’ai établi un protocole à suivre scrupuleusement :

- il faut viser les lots de 10 paires de chaussettes minimum.
- il faut que le lot contienne des chaussettes parfaitement identiques.
- il faut éviter à tout prix les dessins afin, dans les cas d’urgence, de pouvoir faire semblant d’assortir.

Ainsi, grâce à cette technique, j’ai limité les célibataires, parce que sur les vingt chaussettes, on a bon espoir d’en retrouver au moins deux !

Et j’ai habitué les enfants à porter des bottes en hiver pour cacher les dépareillées, et leur rappeler de garder les bonnes paires pour les journées où ils font du sport !


samedi 17 septembre 2011

Mon lave-linge a de l'appétit



Depuis que j'ai mon lave-linge (Bosch comme le précédent), cela fait environ 10 ans, j'ai des problèmes insurmontables avec mes chaussettes. Mon lave-linge est si vorace qu'il les mange. Si, si, je vous assure : j'enfourne mon linge, et je sors des chaussettes qui ne font plus la paire.


Lorsque je contemple mon séchoir, j'aperçois des chaussettes pour unijambistes, qui sèchent au vent provoqué par les courses poursuites de petits camions dans le couloir. Mais je m'éloigne de mon sujet.


Le plus drôle, c'est qu'elles doivent être peu comestibles, parce que, de façon tout à fait incontrôlée, mon lave-linge en recrache une série de temps en temps. Je passe alors 1/2 heure à les réassortir avec les pièces uniques que je stocke dans un carton. Mais c'est bien ça mon problème, dans mon carton, il y a les "unijambistes provisoires" qui cotoyent les "unijambistes définitives".


Bien sûr, me direz-vous, c'est de ma faute, je ne vide pas bien mon lave-linge. Détrompez-vous, je regarde, je scrute, je passe la main, dans les recoins les plus profonds, les plus cachés du tambour. Rien n'y fait, il avale, il avale, il avale encore et toujours... et régurgite de façon sporadique.


J'ai pu constater un lien de causalité très, très surprenant : lorsque je tire le grand tiroir de dessous le lit des enfants et que je les fais nettoyer leur chambre, miracle, le lendemain, le lave-linge me sort 6 ou 7 (voire plus) pièces uniques que je peux réassortir. Incroyable, non ?


Et le pire, c'est que mon lave-linge ne mange que les chaussettes, jamais de maillot de corps, ni de petite culotte. Non, toujours des chaussettes.


Mon lave-linge a commencé à les manger à l'arrivée du quatrième enfant, jamais avant... A présent, je pense que c'est de la contestation, une manifestation que dis-je, une révolution, il refuse de laver 100 chaussettes par semaine. Et si seulement il remettait à l'endroit ces 100 chaussettes... mais ceci est une autre histoire...


jeudi 15 septembre 2011

Dans les champs

« Tu veux bien m’emmener dans les champs ? »
C’est Fabrice qui interpelle sa mère. Il a décidé d’apprendre à conduire, et de temps en temps, le soir, elle l’emmène dans les champs pour lui expliquer le maniement d’une voiture. Ce soir-là elle n’avait vraiment pas envie de ressortir, sa journée avait été chargée. « D’accord, mais pas plus d’une demi-heure ».


Ils partent, Madeleine prend le volant pour sortir du village. Ils se rendent dans le chemin habituel, où ils savent qu’il n’y aura aucun passage, qu’ils ne seront pas dérangés. Ce n’est pas encore la saison des moissons, le soir il n’y a plus aucun trafic de tracteur.


Ils contournent la dernière maison du village.
« - Je m’arrêterai, comme d’habitude après le virage pour avoir une ligne droite devant nous. Tiens, tu as vu, Fabrice, il y a une voiture. Je ne la connais pas. Je n’ai jamais vu cette voiture dans le village. Que fait cet homme à côté du champ de maïs ? Que peut-il bien faire, à cette heure et à cet endroit ? »


Madeleine avance lentement, peu rassurée. Elle dépasse la voiture, et voit que l’homme est occupé à tasser la terre sous ses pieds.


« Vraiment curieux. Qu’en penses-tu ? C’est même louche. Que peut-il avoir enterré au bord d’un champ, à cette heure ? Je n’ai pas envie de m’arrêter près de lui. Nous allons faire demi-tour plus loin. En repassant, tu noteras le numéro du véhicule. »


C’est ce qu’ils font. « ZE 251 MN », mais ils oublient de relever la marque du véhicule, c’est une berline de couleur bleu roi. Madeleine prend note mentalement de l’apparence de l’homme : grand (près d’un mètre quatre-vingt-dix), cheveux châtains en brosse, ses lunettes de soleil empêchent de le détailler plus avant. Par contre il tient dans sa main une tronçonneuse emballée dans un plastique fluo jaune. Encore plus curieux. Le champ ne lui appartient pas. Il est certes près d’un arbre. Mais que lui sert une tronçonneuse à cet endroit ? On n’enterre pas un arbre coupé. Et l’arbre ne semble pas avoir eu des branches coupées.


Lorsqu’ils passent devant lui, l’homme fixe Madeleine, et fait un signe de tête. Dans son rétroviseur, elle voit qu’il range sa tronçonneuse dans le coffre de sa voiture.


Elle poursuit sa route dans une autre direction. Mais la leçon de conduite de ce soir est mauvaise, tant de la part de l’instructrice que de l’élève. Fabrice a du mal à éviter les ornières, il monte sur le terre-plein, n’arrive pas à garder sa droite. Madeleine serre son siège de ses deux mains, elle est angoissée, et ça se voit. Tous deux sont marqués par ce qu’ils ont vu ils ne peuvent s’empêcher de penser au pire. C’est pénible. Ils rentrent plus tôt que prévu, et prennent soin de bien verrouiller la porte derrière eux. Ils habitent un village, et comme tous les habitants, ils déverrouillent leur porte d’entrée le matin, et la verrouillent le soir. Le reste du temps, tout le monde peut entrer et sortir à sa convenance. Les « vieux » du village, lorsqu’ils partent faire une course, ferment leur porte à clef, et laissent la clef sur la serrure, de sorte que si quelqu’un veut déposer quelque chose, il peut le faire en leur absence. C’est ainsi que l’on vit dans le village de Madeleine, et c’est pourquoi la scène vue dans les champs prend une telle ampleur pour elle.


Le lendemain, elle est réveillée tôt, comme d’habitude. Elle cherche le journal dans la boîte aux lettres, et l’ouvre en prenant son petit-déjeuner. Habituellement, elle commence par les pages nationales, cette fois elle préfère regarder les faits-divers. Elle interpelle son mari : « Il n’y a aucune femme disparue »
- Tu penses encore à cette histoire, mais tu as fabulé, ce n’était rien du tout.
- Alors explique-moi ce que faisait cet homme, une tronçonneuse à la main, le soir, à un endroit où il avait tassé de la terre ? Ce n’est pas logique.
- Oublie tout cela.  


Mais Madeleine n’arrive pas à oublier. Elle ne pense en réalité qu’à cela. Il est neuf heures, elle décide d’en avoir le cœur net. Elle sort de la maison et part se promener, à pied, dans le chemin. Elle reconnaît sans problème l’endroit où se trouvait l’homme. Il y a bien trois mètres de terrain qui séparent le bord de la route et le début du champ de maïs. Et il y a une marque ovale : c’est de la terre fraîchement retournée. L’arbre, quant à lui, ne montre aucun signe de branche coupée. Elle se penche sur la terre, et se redresse effrayée : elle entend un bruit de voiture. Vite, elle se précipite dans le champ pour se rendre invisible. Elle entend la voiture approcher et s’arrêter. Elle recule tout doucement pour ne pas faire bouger les tiges. Entre les feuilles, elle devine que le véhicule est bleu roi. Encore lui… Elle s’enfonce plus encore dans le maïs. Elle ne bouge plus, ose à peine respirer. Elle regarde sa montre : voilà déjà trente minutes qu’il est là. Mais que fait-il donc ?


Lui aussi s’avance à présent dans le maïs. L’aurait-il vue ? Elle essaye de se faufiler, cette fois non plus droit derrière elle, mais sur le côté. Elle bouge au rythme de l’homme pour qu’il n’entende pas le bruit des feuilles froissées. Puis plus rien… Encore un peu de bruit de feuilles : soit il s’avance vers elle, soit il ressort du champ. Madeleine est tétanisée. Le moteur se fait entendre. Il est parti.


Madeleine s’écroule sur place, et ressent à présent pleinement toute la peur qui l’a habitée durant ces longues minutes. Elle était folle de prendre de telles initiatives, de s’aventurer à cet endroit, toute seule, sans prévenir personne. Elle reprend lentement ses esprits, et ose s’approcher de la route, l’oreille toujours aux aguets. En arrivant au bord du champ, elle reste ébahie : il n’y a plus aucune marque de terre retournée. L’homme a remis des plantes, de l’herbe de sorte que plus rien ne laisse penser que la terre ait été pu être retournée.


Madeleine regarde attentivement la route de tous côtés, ne voit rien, et ose se risquer au-delà de la première rangée de maïs. Elle traverse la route en courant, pour se cacher dans le champ situé juste en face. Elle loue les agriculteurs d’avoir semé tant de maïs. Jamais elle n’aurait pu se cacher dans un champ de pommes de terre ou de blé. Heureusement qu’elle connaît bien les lieux. Elle marche droit devant elle. Elle va traverser le champ dans sa longueur : de l’autre côté, il y un autre chemin qui la ramènera au village.


Lorsqu’elle pénètre à nouveau dans le village, elle est saisie de frissons : la voiture bleue est garée là-bas, au bout de la route qu’elle avait prise à l’aller. C’est donc que l’homme a des doutes et qu’il la guettait. Cette fois, c’est promis, elle ne s’aventurera plus dans ce coin. Au contraire, elle prend une ruelle du village, et rentre chez elle par les passages entre les maisons.


A peine rentrée, elle téléphone à la gendarmerie, et essaye d’expliquer clairement ses impressions. Les gendarmes l’écoutent d’abord avec ironie, puis avec sérieux. Ils lui demandent de passer à la gendarmerie pour faire une déclaration plus complète.

En fin d’après-midi, Madeleine monte dans sa voiture pour faire des courses dans le supermarché de proximité. En roulant, elle voit brutalement une voiture bleue roi dans son rétroviseur. Elle reconnaît la chevelure de l’homme. Il a toujours ses lunettes de soleil. Madeleine sent la peur monter en elle. Bien entendu, l’homme avait repéré sa Smart rose. Elle peste contre le marché de l’occasion qui lui a fait acheter une voiture rose. Elle était bon marché, voilà pourquoi elle l’a choisie. Elle n’a jamais aimé la couleur de sa voiture, mais ce jour-là moins que jamais.


Elle se rend au supermarché, se disant qu’il ne pourra rien lui arriver dans un endroit public. Elle se gare à proximité de l’entrée, et fonce dans le magasin. Elle fait ses courses tout à fait normalement, l’œil aux aguets. Le voilà qui entre, lui aussi a pris un caddie. Il la suit dans les rayons. Madeleine a presque terminé. Elle s’approche d’une caisse, celle qui a la plus longue queue. L’homme par contre se rend à une autre caisse. Il pose ses articles sur le tapis. Une autre personne déballe ses marchandises derrière lui. Madeleine en profite pour glisser à la personne placée devant elle : « j’ai oublié mon porte-monnaie dans la voiture ». Elle laisse tout en plan, se glisse derrière les clients, et file vers le parking. Elle saute dans sa voiture, et démarre en trombe.


Au moment où elle quitte le parking, elle voit l’homme qui la regarde du seuil du magasin. Elle rentre aussi vite que possible, et gare sa Smart dans sa cour. Elle n’a pu faire ses courses, elle va préparer le repas d’anniversaire de Fabrice avec les moyens du bord. Il aura une tarte à la place d’un gâteau.


Madeleine prépare de la pâte à tarte. Ses mains sont pleines de farine. Elle coupe le beurre. Au loin, elle entend un hélicoptère qui tourne, puis une voiture qui s’approche et qui se gare devant la maison. Elle jette un coup d’œil par la fenêtre, mais ne voit rien, la voiture doit être arrêtée juste sous les fenêtres.


Elle entend la porte d’entrée s’ouvrir, mais elle ne se retourne pas. Chez elle tout le monde entre et sort. Pourtant elle est surprise, parce que, habituellement, ceux qui entrent s’annoncent. « Est-ce toi, Fabrice ? » Personne ne répond, mais des bruits de pas indiquent que quelqu’un s’approche. « Qui est là ? » Elle se retourne, et se fige, saisie, les mains couvertes de pâte et de farine.
- Que voulez-vous ?
- C’est bien vous qui m’avez dénoncé ?
- Je ne comprends pas ce que vous voulez dire.
- Vous comprenez fort bien. Il n’y a que vous qui êtes passée près de l’endroit où je venais d’enterrer ma femme. Votre voiture est bien trop reconnaissable. Peu possèdent une smart toute rose. Et comme vous vous garez devant votre maison, il m’a été facile de vous repérer et de vous retrouver.
- Je ne comprends pas du tout ce que vous voulez dire.
- Les gendarmes sont venus chez moi, ils ont essayé de m’arrêter, mais je les ai vus arriver, et j’ai pu fuir à temps. Je sais bien que je ne pourrai toujours leur échapper, surtout avec les moyens qu’ils ont mis en œuvre pour me retrouver. Mais il me fallait encore accomplir une chose. Et maintenant,…

Il s’interrompt, parce que le bruit de l’hélicoptère se fait plus proche, il semble faire du stationnaire au-dessus de la maison. En même temps, des voitures s’arrêtent avec un crissement de freins devant la maison. De la cuisine, on peut voir les lumières de gyrophares. L’homme se fait plus menaçant encore, s’approche de Madeleine en brandissant un couteau. « A présent, c’est votre tour, vous allez mourir.
- Vous aggravez votre cas, les gendarmes sont devant la porte. Vous serez arrêté.
- Oui, peut-être, mais j’aurai au moins la satisfaction de vous avoir tuée. »


Il s’approche lentement pour avoir la jouissance de voir dans les yeux de sa victime, la peur de mourir. Elle leva les bras devant elle, la farine saupoudrait le sol, il y eut un cri horrible…

- Que s’est-il passé, demanda le gendarme en brandissant son arme. Ils étaient une dizaine derrière lui à pointer leur révolver.
- Il a voulu me tuer, je me suis défendue, il s’est écroulé, la nuque cognant contre l’angle du coffre à bois. Je crois bien qu’il est mort…

mardi 13 septembre 2011

Les serviettes de table (deuxième partie : le rangement)


Ce billet a moins la prétention de résoudre le choix des serviettes de table que de leur rangement. Bref, ce qui préoccupe Alphonsine, ce n’est pas l’usage qu’on en fait (ce sera l’objet d’un autre article) que de la façon de les ranger. C’est donc une question d’ordre pratique qui sera abordée ici.

Avis à tous les lecteurs chez qui les serviettes sont toujours rangées après le repas : passez votre chemin, ce billet n’est pas pour vous. Ou plutôt si, lisez-le, et souvenez-vous que vous vivez des temps heureux et que vous avez donné une éducation parfaite à vos enfants. Pour les autres qui se reconnaîtront ici, ne croyez pas que votre éducation est mauvaise. Vos enfants ont du caractère et ne manqueront pas, lorsqu’ils seront eux-mêmes parents d’exiger de leurs enfants tout ce que vous exigez d’eux. Il suffit de patienter un peu, votre travail n’est pas inutile.

Lorsque mes enfants étaient bébés, à l’âge de la tétée et du biberon, je me servais de couches en tissus, de langes si vous préférez. Un par repas, toujours propre, toujours rangé. Ensuite, un bavoir, toujours sale et toujours rangé puisque je le rangeais moi-même. Enfin, ils ont eu le droit de bénéficier d’une serviette de table parce qu’ils étaient grands : toujours sale, jamais rangée.
J’ai fait comme tout le monde, j’ai commencé par les fameux ronds de serviette. Mais quelle idée : ils formaient d’excellentes projectiles qui permettaient de faire taire un frère ou une sœur trop pénible. Ils servaient également de magnifiques sous-verres, et comme ils avaient une forme ovale, l’inondation était assurée (comme si on avait besoin de ronds de serviette pour renverser un verre chez Alphonsine ! Voir le billet "l'eau à table"). Je commençais donc le repas par confisquer tous les ronds de serviette et à les mettre dans un panier. Le résultat a été immédiat : à la fin du repas, les serviettes qui ne traînaient pas par terre étaient empilées, non pliées évidemment, dans le panier (quand elles finissaient dans le panier).

Ayant fait un séjour dans un couvent, j’ai opté pour les pochettes en tissus. Je les ai confectionnées, joliment brodées, et distribuées. Et j’ai fait comme au couvent : une fois la serviette sortie, il fallait ranger la pochette sous l’assiette. Génial ! J’ai alors compris pourquoi les sœurs avaient des pochettes en plastique. Pourtant elles ne me semblaient pas s’essuyer sur leur pochette, ni ne renversaient leur verre, ou mieux, la cruche d’eau sur la table (Voir le billet "l'eau à table").

Mais j’ai plus d’un tour dans mon sac : j’ai cousu une maison en tissu avec des poches : chacun pouvait y ranger sa serviette. Ce système a fait ses preuves, il aurait été parfait s’ils avaient plié leur serviette avant de la ranger.


Il aurait été parfait aussi si j’avais mis les noms sur les poches. Mais comme cette maison avait été cousue avant la naissance du deuxième, je n’avais encore aucune idée des prénoms qui allaient suivre. Ils choisissaient une poche (rideau jaune, porte…) et se disputaient lorsqu’ils portaient leur dévolu sur la même poche.

J’ai alors eu une idée de génie : puisqu’ils avaient chacun une couleur de serviette de toilette, il me suffisait de me servir de ce mode de classement. J’ai donc choisi des biais de couleur rose (les serviettes étant rouges, j’ai opté pour le rose à la place du rouge. Pour être franche, je n’avais plus de biais rouge, mais il m’en restait du rose), verte, orange, jaune, bleue, et blanche. Je les ai cousus sur un des côtés, et lorsque je repasse les serviettes, je prends bien soin de faire apparaître les bandes de couleur. Alphonsine et son mari n’en ont pas besoin : même s’ils échangent leurs serviettes, ils ne le remarquent pas.

 
Avec cette méthode, j’ai résolu tous les problèmes :

Je n’entends plus : « c’est la serviette d’Albert, elle sent mauvais ! » « Hé, voleur, rends-moi ma serviette » « Celle-là est mouillée, c’est toi qui a renversé ton verre à midi, elle est à toi, rends-moi la mienne ». Et si une serviette traîne par terre, je sais immédiatement quel est le coupable !!! Elle n’est pas belle la vie ?

samedi 10 septembre 2011

Ce qui se passe là-bas

A une certaine époque, pas si lointaine, ça se passait ici, et comme ça. Vous notez qu'il n'y a pas grand chose de changé, à part l'eau courante et l'isolation. Pour le reste, tout y est, l'emplacement, la lumière, la porte et sa clef, et ... le plus important ... le journal.

A cette époque, les gens étaient écolos : ils se servaient doublement de la feuille de journal : d'abord pour la lire, ensuite pour autre chose. La lecture devait être bien rapide en hiver, le froid ne permettant pas la lecture de longs romans.






De nos jours, les choses n'ont guère évolué, et à l'exception des mères de famille qui n'ont pas le temps d'y lire, (il y a toujours un enfant qui vient tambouriner à la porte précisemment à ce moment), tout le reste de la famille y fait des séjours incroyablement longs.

Devant cet état de fait incontournable, et bien qu'à une époque de notre vie nous n'en ayons eu qu'un seul pour huit, après avoir essayé en vain de limiter la durée du séjour dans ce lieu, j'ai décidé qu'il deviendrait un lieu de culture.

J'ai tenté bien des choses : les tables de multiplication, le morse, le catéchisme (les enfants m'ont dit que ce n'était pas un lieu digne du catéchisme. Je leur ai répliqué que c'était le lieu où sainte Thérèse d'Avila priait le mieux), les livres de morale, rien n'y a fait.

Un jour, revenant d'Emmaüs avec un plein sac de livres, Albert m'a dit : "Oh, ce sont des lectures de toilette". J'avais ramené des "Life" sur toute une série de sujets : la Rome antique, les vertébrés, la terre, la Grèce, etc...

A présent, chez Alphonsine, les murs sont nus, sauf l'horloge qui marque les secondes, mais l'étagère est pleine.



Albert s'est attribué le titre de "responsable en chef de la lecture des toilettes", et remplit sa tâche avec le plus grand sérieux.

Parfois, à table, il demande : "Est-ce que tout le monde a lu les livres sur les serpents, la Suisse, et l'Australie ? Oui ? Je peux les changer ?" Mais progressivement, les livres ont pris toute la place, ce qui allège le travail d'Albert.

Les enfants vont-ils devenir savants ???



jeudi 8 septembre 2011

La chasse au trésor (3)

Alphonsine ne comprends pas bien ces vélléités de rechercher des trésors (voir ici pour la chasse numéro 1, et pour la chasse numéro 2). Elle, quand elle fait une chasse au trésor, elle gagne à tous les coups. Ce sont des clous, des grosses vis, des pistolets (playmobil), un portable (playmobil), des déchets aussi, bien sûr, mais il suffit de trier.

Comment fait-elle ?

Elle prend un équipement : une bassine et une vieille serviette éponge. Elle se rend à la salle de bain, se met à quatre pattes devant le lave-linge, ouvre la vidange, vidange la machine, puis ouvre le filtre. C'est là que se trouve le trésor, toujours présent, toujours nouveau, toujours plus beau !!! ... mais jamais pour elle !

lundi 5 septembre 2011

La chasse au trésor (2)

La première chasse au trésor avait laissé tant de bons souvenirs, que nous avons décidé de réitérer nos expériences. Mais cette fois, Alphonsine ne serait pas mise à l'écart du jeu, puisque la chasse aurait lieu dans sa maison, ou plutôt sa cour. Voyez plutôt :

Un soir, des amis du village qui dînaient chez nous, nous ont expliqué qu'ils avaient entrepris des fouilles dans leur puits, et qu'ils avaient retiré un peigne, une pièce d'or, des bouteilles... bref, de quoi nous faire rêver.


Nous sommes retournés à notre agence de location préférée : "nous aimerions louer une pompe qui permette de pomper à 8 mètres de profondeur, ainsi qu'un détecteur de métaux". Ainsi fut fait.

La pompe prête à descendre

La pompe pompe !

 





Comme tout bon chercheur d'or, nous filtrons l'eau de la pompe !

 
Le mari d'Alphonsine, metteur en scène hors pair, fait venir sa claque (ses enfants, elle lui est toujours acquise). Avec grands gestes, il enlève la plaque qui recouvre le puits de 8 mètres de profondeur. Alphonsine approche la voiture en marche arrière, de façon à ce que la boule de remorque soit proche du puits. Monsieur papa enfile le harnachement de treuillage, fait passer la corde par-dessus une poutre de la grange, fait préparer un seau au bout d'une corde, une bougie au bout d'une ficelle (elle a priorité, elle descend la première pour signaler que l'air est respirable au fond du trou), il accroche la corde de sécurité à la voiture, donne les dernières consignes à sa femme : "si je m'évanouis, mets la voiture en marche, et tire-moi doucement".
 
La bougie qui permettra de savoir si l'air est respirable au fond du puits

Nous sommes ainsi parés à toute éventualité, chaque cas de figure a été envisagé, prévu, discuté. Nous sommes proches du risque zéro.  "IL" est prêt à descendre, d'autant que depuis plusieurs heures, la pompe avait commencé à vidanger le puits. Il ne reste qu'un fond d'eau. Nous lui faisons les dernières recommandations : "regarde bien chaque pierre du puits, passe ta main dans les interstices, nous ne te quitterons pas des yeux, tout ira bien".

La descente commence. Allumer la bougie qui avait été remontée, la faire descendre en premier, pour être certain que l'air du fond soit respirable, la faire remonter parce qu'elle s'est éteinte du fait d'un faux mouvement : la mèche a tapé contre le mur. La faire redescendre. Enfin, il atteint le fond du puits. Il plonge ses jambes dans de  l'eau à 3 degrés, et décrète qu'elle est bien froide. Nous, de notre côté, nous avons bien chaud avec le soleil dans le dos. Les enfants sont tous à plat ventre autour de l'ouverture, leurs têtes attentivement penchées vers leur père. Seule Alphonsine est prête à sauter au volant de la voiture pour sauver son mari si cela s'avérait nécessaire !
Alphonsine et ses enfants regardant leur mari et père descendre chercher le trésor
 
Le mari d'Alphonsine descend

Le mari d'Alphonsine est au fond du puits

Le travail sérieux va commencer : Le mari d'Alphonsine se fait envoyer le détecteur de métaux, le passe consciencieusement sur les murs, dans le fond, mais il ne fait pas entendre la sonnerie tant espérée... Il décide de faire une pause et de remonter pour aller s'habiller plus chaudement : le T-shirt à ces températures hivernales ne suffit pas ! 


Le mari d'Alphonsine est de retour, il redescend une nouvelle fois, et commence à ramasser la boue à l'aide d'une pelle, et à remplir les seaux que nous remontons et vidons dans la cour. Quelle belle synchronisation ! Quel travail aussi. Enfin, la pierre apparaît, mais de trésor point. Quelle déception. Il remonte en examinant encore une fois les murs, en passant le détecteur sur toute la paroi, mais sans le succès escompté. "Où ont-ils donc bien pu cacher leur trésor ?"
 
Le fond du puits : il n'y a plus qu'une fine couche d'eau.

Il nous reste encore une toute petite chance : bien détailler le tas de boue qui macule la cour avant de le faire disparaître. A l'aide d'une pelle, nous procédons systématiquement. Nous découvrons des tas de débris de faïence, des tessons de bouteille, mais de trésor, il n'y en avait point, pas une pièce d'or, pas une pépite, rien. Que nenni, le jeu est fini...

Mais pour paraphraser la fable du laboureur :


"D'argent, point de caché. Mais le père fut sage
De leur montrer, avant sa mort,
Que le travail est un trésor ". (Jean de la Fontaine)       
         
De trésor, point de caché. Mais le père fut sage
De leur montrer, de son vivant,
Que le travail est un trésor. (Alphonsine)


Au moins le puits est curé, et ce travail est un trésor à lui seul !


L'eau à table

Alphonsine aurait aimé avoir des chameaux. En réalité, elle a six chameaux, mais pas des vraiment vrais, des « qui ne boivent pas », les six chameaux d’Alphonsine ont besoin de boire. Or un repas sans boire serait un allègement que dire, une allégresse pour elle.
Je vous propose une fois de plus de partager avec vous la vie à la table d’Alphonsine.

Première hypothèse : une cruche d’eau sur la table, une table de 2 mètre de long, 8 personnes autour de la table.

Commencez-vous à déceler le problème ?
Les enfants étant très intelligents, ils ont vite compris que le premier qui se sert est le perdant, parce que dès qu’il soulève la cruche, il a 8 verres à remplir devant lui. En fait, ce ne sont pas 8 verres, mais une vingtaine, parce que les premiers servis, assoiffés d’avoir tant attendu, vident leur verre d’un trait avant de le reposer pour qu’il soit à nouveau rempli. Mais le pauvre malheureux qui sert n’a en général pas d’esprit de sacrifice, et décrète avec autorité que ceux qui sont de l’autre côté de la table n’ont qu’à se servir tous seuls, et que non mais, il ne va pas passer son repas à servir de l’eau à tout le monde. Il pousse alors la cruche vers l’autre extrémité, la cruche est renvoyée avec énergie de son côté, et elle se renverse sur la table.

Deuxième hypothèse : une cruche d’eau sur une table, une table de 2 mètres de long, 8 personnes autour de la table, et les verres déjà pleins lorsque les enfants arrivent à table.
Les enfants ne sont pas encore tous assis qu’un verre au moins est renversé. Et une fois que les verres sont vides, on revient à l’hypothèse numéro 1.

Troisième hypothèse : deux cruches d’eau sur une table, une table de 2 mètres de long, 8 personnes autour de la table.
Cette fois, plus de soucis ? La phrase n’est pas finie que le petit dernier encore maladroit a renversé la cruche d’eau…

Quatrième hypothèse qui pourrait presque être une hypothèse d’école : deux cruches d’eau sur une table, une table de 2 mètres de long, 8 personnes autour de la table et pas de cruche renversée au cours du repas.
 
Même dans cette hypothèse, il y a toujours au moins un verre de renversé. Alphonsine n’a connu que peu de repas qui ne sont pas ponctués par une inondation intempestive.

Elle a déjà traîné dans les rayons de vaisselle pour trouver des verres stables, petits (il y a moins à éponger lorsqu’ils se renversent), mais de bonne contenance malgré tout (s’il faut les remplir trop souvent, le risque de débordement par excès de versement augmente), et pas trop chers. Rien n’y fait, l’inventeur qui inventera le verre bon marché, stable, et se remplissant automatiquement à hauteur raisonnable gagnera le droit d’être rentier pour le restant de ses jours. A bon entendeur !