Des nœuds dans mon fil

lundi 30 janvier 2012

Art plastique

A partir du collège, il a des cours d'Art plastique. Je garderai mon opinion pour moi quant au contenu qui est enseigné. Il vaut mieux laisser parler les collégiens :
- J'ai à nouveau eu une mauvaise note, seulement 12/20, pourtant je m'étais appliqué, et j'ai fait quelque chose de très joli.
- Pourquoi essayes-tu de faire joli ? Moi j'ai compris : plus c'est môche, plus les profs aiment. Depuis que je fais n'importe quoi j'ai des 18 !

Aujourd'hui, notre collégien rentre : "En art plastique, il faudra emporter un nouvel objet original pour répandre de la peinture. Je vais emmener ma perceuse, et j'attacherai un fil de fer au bout du forêt. Je le tremperai dans la peinture, et hop !............ Il faudra que je fasse des expériences avant".
Moi : "ah non, tu feras tes expériences à l'école, pas à la maison. C'est à quelle heure ton cours ? Je ne décrocherai donc pas le téléphone à partir de 15 heures demain".

vendredi 27 janvier 2012

Mes réflexes

J'ai des réflexes, et je vais vous le prouver. Cette histoire est vraie et s'est réellement déroulée au déjeuner.

Imaginez un garçon de 15 ans, nommons-le Albert. S'il était une carte de 1000 bornes, il serait incontestablement l'increvable, un peu doublé du véhicule prioritaire parce qu'il hurle au lieu de parler et qu'il pense qu'il peut interrompre tout le monde à tout moment et pour dire n'importe quoi.

Toute la fratrie en a assez d'Albert qui dépense une telle énergie qu'il nous épuise rien que d'être à côté de lui. Ce n'est pas fatiguant, ce n'est pas épuisant, c'est littéralement éreintant. Et dire qu'il va encore falloir deux ans pour que ça se calme un peu... 

A côté de lui, se trouve Alfred, 18 ans. Une interro de physique dans l'après-midi lui diminue sa bonne humeur de moitié, le fait d'avoir été interrompu moult fois pendant le repas lui supprime une bonne dose de patience.

Je ne sais plus pour quelle raison, Alfred demande à Albert de se taire, lequel n'a de cesse d'avoir le dernier mot, ce qui a le don d'exaspérer au plus haut point son frère. Brutalement, le niveau de patience d'Alfred est tombé à zéro. Il fouette son frère avec sa serviette (pour une fois qu'il l'avait sur ses genoux et pas sur les barreaux de sa chaise, il a pu s'en servir !!! Voir ici ). Albert, comme de bien entendu ne comprend pas le signal d'alerte "Cesse immédiatement je n'en peux plus", et comme il n'est pas adolescent pour rien, il réplique avec sa propre serviette.

Sur ce, Alfred vraiment à bout, prend son verre et envoie le reste d'eau à la tête de son frère, lequel réplique de même.

C'est alors qu'Alphonsine bondit, tous réflexes dehors, et saisit la cruche pour la mettre hors de portée des belligérants en s'écriant : "Ah non, pas la cruche d'eau".

C'était la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Alfred a rougi de colère, et tous les autres ont éclaté de rire...

Après les repas j'ai besoin d'une sieste pour me reposer. Etrange, non ?



Le goûter

Le goûter est le repas privilégié de nombreux enfants, et ceux d'Alphonsine ne font pas exception ! Globalement, ils aiment tout, mais ils gardent une préférence manifeste pour les baguettes au chocolat.

A une époque désormais révolue où je les cherchais à l'école, je faisais cuire mes baguettes une demi-heure avant de partir les chercher. Je les emportais dans un sac en tissus spécialement brodé, et je les attendais devant l'école, auréolée d'une odeur qui faisait succomber tous ceux qui m'entouraient.


Je n'en avais plus fait depuis plus de trois ans, et la semaine dernière, hop, une fournée de ces baguettes vite faites, vites cuites, et encore plus vite avalées. Quelle joie dans la chaumière d'Alphonsine ! Ils ont TOUT dévoré, absolument TOUT. Il n'en restait pas une miette.

Si vous voulez à votre tour régaler vos enfants, voici la marche à suivre :




Temps de préparation : 5 minutes sans la levée et la cuisson.


Ingrédients (pour 5 baguettes) : 
- 1 kg de farine
- 1/2 cube de levure de boulanger
- 2 cuillère à café de sel
- 60 cl d'eau tiède

Préparation : 

Verser la farine dans le bol du robot. Emietter la levure, ajouter le sel, et faire tourner sur position minimum. Ajouter lentement l'eau, et continuer à pétrir jusqu'à ce que la pâte se détache des parois.

Recouvrir d'un torchon, et laisser lever jusqu'à ce que la pâte ait doublé de volume (environ deux heures).

Remettre la machine en marche, toujours sur minimum, et laisser tourner quelques tours pour que la pâte se détache des parois. A l'aide d'une corne, couper 5 pâtons.

Prendre un pâton, l'enfariner, et le rouler entre les mains. Lorsqu'on obtient un 'serpent' de 40 cm de long, le plier en deux, et recommencer. Le poser sur une plaque comportant des gouttières. Procéder de même avec chacun des autres pâtons.

Recouvrir d'un torchon, et préchauffer le four sur 200°C.

Lorsque le four a atteint la bonne température, enfourner à mi-hauteur, et mettre le thermostat sur maximum. Le pain est cuit en 1/4 d'heure environ. Il doit être bien doré.

Le sortir, et le laisser refroidir sur une grille.

Variantes... On peut ajouter :
- noix grossièrement hachées ou noisettes, amandes...

- olives, anchois...
- herbes (basilic...)
- graines (pavot, cumin, fenouil, sésame... : dans ce cas, saupoudrer le pain des graines choisies)
- chocolat (à manger tiède pour le goûter !)
- épices (cannelle, cardamome...)
- fruits secs (raisins, figues, pruneaux, abricots...)

On peut bien entendu associer différents mélanges.


NB : Lorsque je fais de la pizza, je prends la même recette, mais j'ajoute une énorme rasade d'huile d'olive.


NB : Délicieux aussi sous forme de fougasse.





Sur les photos, vous verrez que j'ai préparé deux plaques : l'une comportant des baguettes au chocolat, l'autre des baguettes nature pour accompagner une fondue au fromage. J'ai doublé ma quantité de farine pour ce résultat.
















mercredi 25 janvier 2012

Bienvenue !


Savoir accueillir est tout un art !

Monsieur Alphonse excelle dans ce domaine.

La preuve en image :

Affiche placardée sur la porte de son bureau



Aurait-il trop lu Achille Talon ?


mardi 24 janvier 2012

La rentabilité du téléphone

Qui n'est pas convaincu que le téléphone entraîne un gain de temps indéniable ? 

Un coup de fil à une administration, et hop, on a la réponse (dans le meilleur des cas bien entendu, mais c'est toujours plus rapide que de se déplacer pour le même résultat), un coup de fil dans un magasin pour savoir si l'article est toujours disponible, un coup de fil à l'amie pour savoir si elle est à la maison (ça c'est intéressant, ça permet de papoter 1 heure le matin, et 2 heures l'après-midi). Et voilà, c'est le contre-exemple : le téléphone ne permet pas TOUJOURS de gagner du temps. Parfois, et peut-être souvent, c'est l'inverse qui se produit.

J'avoue aisément avoir un défaut majeur, celui d'être bavarde. Ce n'est pas, de loin, mon seul défaut, mais c'est un défaut auquel je tiens particulièrement. Et, lorsque, par exception, je suis au téléphone, une heure de conversation ne m'est pas du tout pénible.

Pourquoi les choses ne sont-elles pas plus faciles dans la vie ? En plus du téléphone, j'ai 6 estomacs sur pattes. Ils sont prêts à endurer à peu près tout, dès lors que leur assiette est pleine, et au bon moment. Leurs conversation existentielles tournent autour de deux ou trois phrases types : "Qu'est-ce qu'on mange à midi (ce soir, demain, au goûter, au dîner...) ; quand est-ce qu'on mange ? Pourquoi on ne passe pas à table, c'est l'heure."
A ce propos, ils se souviennent des gens par ce qui leur a été servi. "Madame L. ? Ah oui, on a mangé de délicieuses lasagnes. Madame V. ? Elle m'a mis au régime tout le week-end, j'avais faim, je n'irai plus jamais chez elle".

Mais quel rapport avec le téléphone ? Logique, vous allez comprendre : Si le téléphone sonne à 9 heures 30 alors que vous vous apprêtez à mettre votre boeuf bourguignon dans la cocotte (c'est d'ailleurs un peu tard), que vous papotez 1 heure, vous pouvez remballer votre viande. Et si le téléphone sonne à peine vous avez raccroché "Enfin, tu es disponible, ça fait plus d'une demie-heure que j'essaye de t'appeler", vous êtes bonne pour l'omelette... sauf qu'il n'y a pas d'oeufs... que les enfants ne vont pas tarder à rentrer, que vous avez ouvert la dernière boîte de raviolis la veille pour la même raison, et que si vous leur servez du cassoulet en boîte, ils vont faire la tête et que les repas sont suffisamment épiques chez Alphonsine pour qu'elle ne suscite pas volontairement des mauvaises humeurs inutiles.

On se retrouve alors devant un dilemme effroyable : "Comment arrêter de culpabiliser lorsqu'on passe du temps au téléphone ?" Vous noterez que je ne vous propose pas de solution pour limiter, voire supprimer le temps passé au téléphone. Ne pas décrocher le téléphone est un acte au-dessus de mes forces. Je vous propose aujourd'hui de RENTABILISER le temps passé au téléphone. Ca change tout. Si vous appliquez mes conseils, votre vie sera transformée.

Le matin, au réveil, vous organisez votre journée en fonction des aléas du téléphone. C'est aussi simple que cela ! En pratique, vous classez vos tâches en deux parties : celles que vous pouvez faire à une seule main, celles qui nécessitent vos deux mains. Pensez qu'il y a de nombreuses choses que l'on peut faire à une seule main. C'est un tout petit peu moins long qu'avec deux mains, mais toujours plus rapide que de ne rien faire du tout.

Une fois que votre liste est établie, vous commencez par les tâches à deux mains que vous interrompez au moment où le téléphone sonne pour basculer dans la liste des tâches à une main, et que vous reprenez lorsque vous aurez raccroché.

Quelques exemples pour bien fixer les idées : 

- Passer l'aspirateur : Très facile du point de vue manuel, mais un peu délicat parce que c'est un robot bruyant.

- Trier le linge : Très facile, sans bruit.

- Faire les poussières : Très facile. Et si vous avez dépoussiéré toute la maison, vous pouvez prendre un plumeau pour enlever les toiles d'araignées. 

- Nettoyer la salle de bain : Facile. Mais attention quand vous en arrivez au WC. Il vaut mieux attendre la fin de l'entretien pour tirer la chasse d'eau qui émet un bruit vraiment caractéristique.

- Vider le lave-vaisselle : Assez facile. Un peu bruyant au dire de certains interlocuteurs. Ne faites donc pas choquer vos couverts.

- Nettoyer le four : Difficulté moyenne. Evitez quand même de pousser des soupirs d'exaspération : ils pourraient être mal interprétés par votre interlocuteur.

- Repassage : Difficulté moyenne. Il suffit de coincer le combiné entre l'épaule et l'oreille. Mais attention, si vous n'avez pas l'habitude, vous risquez de vous réveiller avec un torticolis le lendemain. Il faut donc débuter sur une courte durée, et augmenter progressivement le temps passé.

- Epluchage et cuisine : Difficulté moyenne. Même remarque que pour le repassage.

- Balais : Difficulté haute. En fait, il est presque impossible de balayer à une main, et tout aussi difficile de balayer en coinçant le téléphone, parce qu'il a tendance à glisser et à tomber par terre. J'ai toujours été surprise de constater que l'interlocuteur ne se rend compte de rien, qu'il continue à parler même couché à terre !

- Etendre le linge : Même difficulté que le balayage.

Voilà un peu dans quel sens réfléchir à la rentabilité du temps passé au téléphone. Une autre idée est de travailler vite, vite, et d'avoir fini bien avant de chercher les enfants à l'école. C'est alors à vous d'appeler une amie, de vous installer dans un fauteuil profond avec le sentiment d'une matinée bien remplie, et de vous détendre pendant qu'elle se creuse la tête pour savoir ce qu'elle va proposer à ses enfants alors que rien n'est prêt et qu'ils ne vont pas tarder à rentrer !!!








dimanche 22 janvier 2012

Le téléphone

Le téléphone est un engin bien curieux. Pensé pour être pratique, il devient redoutable pour une mère de famille.

Tant que le combiné repose sur son socle, la vie suit son cours tranquille. Mais il suffit qu'il émette un son pour que le grand rassemblement familial se fasse dans les meilleurs délais. Les enfants sont impressionnants de vitesse, d'agilité et de rapidité. Ils courent, volent, se précipitent en hurlant "Qui c'est ?" Le mouvement de foule est tel que la pauvre mère de famille croit voir quinze enfants là où il n'y en a que six.

La situation inverse est, elle, encore plus surprenante. Soit une mère de famille qui a un besoin impérieux de passer un coup de fil. Elle attend que ses enfants soient occupés et paisibles (ça arrive même chez Alphonsine), elle s'empare du téléphone, s'enferme dans un endroit isolé, d'où les enfants ne pourront rien entendre. A peine l'interlocuteur a-t-il décroché que les enfants déboulent. Ont-ils donc des antennes ?

Dernier cas de figure : la pauvre mère de famille, bien enrichie des expériences passées, annonce à la famille réunie qu'elle a besoin de dix minutes pour passer un coup de fil important, qu'elle souhaiterait ne pas être dérangée, est-ce que quelqu'un a besoin de quelque chose, sinon il faudra attendre... Les enfants promettent, la mère de famille, soulagée, se dépêche d'appeler, et c'est alors qu'un enfant arrive "Maman, j'ai une question importante".

Synthèse et conclusion : quel que soit le moyen utilisé, la mère de famille sera dérangée au cours de son appel. Les enfants regorgent de "questions importantes". On a beau leur faire signe de quitter les lieux, les tuer sur place avec un regard implacable, les menacer de la main de 1000 tourments, rien n'y fait ; ils reviennent au galop et finissent par clamer la question existentielle. Elle est en effet fondamentale, impressionnante d'accuité, incroyablement indispensable et sa réponse ne saurait souffrir d'un report quelconque.

Quelques exemples pour bien vous montrer la véracité des propos que j'avance :
- Maman, Albert a dit que j'étais gros
- Qu'est ce qu'on mange ce soir ? (à 10 heures du matin, c'est un peu tôt, s'imagine-t-il que je vais papoter 8 heures au téléphone ? Où a-t-on vu qu'une mère de famille papotait au téléphone, je vous demande ?)
- Je peux voir un film ? (ça, c'est savant et bien imaginé : peut-être que maman va craquer si je lui demande plusieurs fois)
- Je peux avoir une barre de chocolat ? (10 mn avant de passer à table)

Voilà comment se déroule l'entretien téléphonique du côté d'Alphonsine. Et chez l'interlocuteur ? Souvent j'entends : "Je ne vous comprends pas, il y a du bruit chez vous, pouvez-vous répéter ?" ou encore "Pouvez-vous me rappeler à un moment où vous n'aurez plus les enfants autour de vous ?" "Non, ce sera difficile, à moins que vous ne soyez encore au bureau à 21 heures ce soir..."


samedi 21 janvier 2012

Je vous remercie pour votre compréhension

S'il y a bien une phrase que je ne supporte plus, c'est celle-ci : "Je vous remercie pour votre compréhension".

Ce matin, j'ai accroché la remorque à la voiture pour me rendre à la déchèterie. Un ami déménage, mon mari s'était proposé pour l'aider, mais il sortait de garde, et la remorque était pleine. J'ai donc décidé de me rendre à la déchèterie pour faire gagner du temps à Monsieur Alphonse.

Surprise en arrivant : la barrière est mise. Je me gare, je vais voir le panneau d'affichage avec les horaires : "Déchèterie exceptionnellement fermée du vendredi 17 heures au samedi 15 heures. Nous vous remercions pour votre compréhension".

J'avoue, je reconnais n'avoir eu AUCUNE compréhension.

Cette phrase fleurit partout, pour tout, et pour n'importe quoi : les trains en retard, la poste en travaux, le magasin exceptionnellement fermé : tout le monde veut MA compréhension. Mais c'est oublier les règles les plus élémentaires de politesse.

Demander ma compréhension, c'est me prendre en otage, m'imposer une situation pas normale pour me la faire accepter. On me demande à moi, usager, de comprendre et d'admettre. Mais où est passée la demande d'excuse ? "Nous vous prions de bien vouloir nous excuser pour... nous sommes en tort... nous sommes désolés..." Dans ce cas, le mouvement vient du responsable du dérangement, et nous laisse la possibilité et non plus l'obligation de faire preuve de mansuétude. J'aurais eu beaucoup d'indulgence s'ils s'étaient excusés...


vendredi 20 janvier 2012

Planifier ou ne pas planifier, telle est la question !

Longtemps, j'ai été partisane de la non planification des repas pour la simple raison que je n'aimaginais même pas que l'on puisse programmer des repas.

Puis j'ai entendu parler de mères de familles qui afficaheint le menu de la semaine sur leur frigo. Mon éducation, ou plutôt mon absence d'éducation dans ce domaine, m'a vite fait réagir : "c'est incongru, incroyable, inouï, impensable". Et j'en ai tiré une conclusion aussi brutale que définitive : "ce n'est pas pour moi".

Et, il y a de cela quelques mois, je suis tombée sur des livres, des sites ou des articles qui prônaient la planification des repas. Ce nouveau concept (nouveau pour moi) me poursuivait, il m'a bien fallu prendre parti.

Non, me suis-je dit, planifier, c'est être rigide, sans souplesse. Et comment puis-je savoir le jeudi ce que j'ai envie de manger le mardi suivant ?

Pourtant, les arguments en faveur du oui paraissaient somme toute très alléchants : moins de stress, une programmation efficace, un frigo et des réserves toujours adaptées aux menus prévus.

Je sentais bien que j'allais sucomber. J'ai eu le coup de grâce le soir où, cherchant le petit dernier à la gym, il me dit "maman, on mange quoi comme pâtes ce soir ?"

Il me manquait le dernier élément pour pouvoir passer à l'acte : savoir comment procéder. J'avais bien lu que le plus simple consistait à noter tous les jours les plats réalisés de façon à établir une liste dans laquelle puiser ensuite. Excellente idée, mais je ne suis jamais arrivée à la mettre en pratique. J'oubliais de noter au jour le jour, je ne me souvenais plus deux jours plus tard du plat, on avait changé de saison, les plats n'étaient plus d'actualité. Je tournais un peu en rond, jusqu'à ce que je découvre le blog "Chez ma cousine Jeanne". S'il y a une femme organisée sur la blogosphère, c'est bien Laurence. Elle fourmille d'idées, les met en pratique (au moins sur son blog, dans la réalité, je ne sais pas, mais j'ose espérer qu'elle est moins parfaite pour ne pas devoir commencer à complexer !)

J'ai tout suivi à la lettre : j'ai cherché des petits brisols, j'ai inscrit les mêmes idées de repas qu'elle, j'ai cousu des petits sacs, je suis allée chez ma voisine pour les faire broder. Et j'ai annoncé à la cantonnade : "Les enfants, dorénavant les repas seront planifiés".

Aux cris d'horreur qu'ils ont poussés, je me suis dit qu'ils ne savaient pas ce qu'était la planification. Il n'y a eu qu'un seul heureux : celui qui me demandait d'inscrire le menu de la semaine comme au camp, pour savoir ce qu'on allait manger. Les enfants se sont précipités sur les cartons, les ont examinés et se sont écriés : "où sont les bristols ? Si on garde le carton des lentilles, on mettra 10 fois un carton frites".

Ce n'était donc pas une bonne idée d'en parler. J'ai rangé les cartons, et me suis organisée toute seule. Pour ma première semaine, je me suis largement inspirée de Cousine Jeanne. Je suivais les rails, c'était plus facile. Au bout de la semaine, j'ai reconnu que c'était une technique sympa, il suffisait de regarder la veille le menu du lendemain pour penser à sortir la viande du congélateur, le matin, j'organise mes pauses en fonction du temps de cuisson du repas. J'ai pris un joli cahier, et je note mes repas tous les jours. Je feuillette à nouveau des livres de cuisine, je puise des idées, lorsque je suis à cours, je feuillette mon cahier pour reprendre un menu réalisé trois semaines plus tôt.

Je fonctionne ainsi : le jeudi ou le vendredi matin, je prends deux feuilles. Sur l'une, je note le menu du déjeuner et du dîner, et immédiatement, sur l'autre, la liste de courses qui correspond. Ainsi, je n'oublie rien.

En conclusion, je reconnais être une convertie : je ne pensais pas que c'était si facile et si fantastique. En amont, cela demande bien entendu un peu de temps, mais il est largement récupéré en aval. Mes repas sont à nouveau variés, tout le monde est ravi...

... et les enfants me réclament des pâtes pour le dîner !!!



jeudi 19 janvier 2012

L'emballage extra-plat

L'autre jour j'étais chez Ikéa. J'aime bien m'y promener, d'autant que je connais tous les raccourcis pour me rendre aux rayons qui m'intéressent. J'aime surtout le parking qui réserve toujours des surprises.

Ce soir-là, j'étais occupée à charger ma voiture de mes petits achats. Je vois arriver, juste en face de ma voiture, un jeune couple qui sort tout guilleret du magasin. (Vous avez peut-être noté le sourire béat des clients d'Ikéa : toujours heureux de la bonne affaire faite). Ce jeune couple avait fait des emplettes, beaucoup d'emplettes, mais au final ils avaient le sourire caractéristique de l'acheteur d'Ikéa, puisque leur ticket de caisse correspondait au budget qu'ils s'étaient fixés. Ils voyaient déjà le meuble monté, les petits gadgets installés.

Il est un peu tard, j'ai le temps, je vide tranquillement mon petit caddie. En face, le jeune homme ouvre le coffre de sa voiture, évalue du regard le volume à y ranger, et décide de rabattre le dossier du siège arrière de la voiture. Aidé de sa femme, il commence à charger les grands cartons plats. Aie... les deux derniers cartons ne vont pas entrer. Ils essaient tout de même, renoncent.

Qu'à cela ne tienne, il suffit de tout ressortir et de charger en commençant par les derniers. Oui mais... il en reste toujours deux à côté de la voiture. Je pars ranger mon caddie au moment où ils font la troisième tentative. La publicité annonce pourtant que les emballages sont soigneusement étudiés pour être extra-plats, et ainsi pouvoir gagner de la place.

Lorsque je reviens à ma voiture, le couple a décidé de supprimer les cartons pour gagner de précieux millimètres. Ils s'activent à couper les scotchs, à sortir les planches et à les glisser dans la voiture. Tous les paquets sont éventrés, les pièces sont mélangées, la jeune femme rattrape un carton qui s'envole, le jeune homme court après les vis qui se sont échappées. Mais victoire, il a pu glisser une planche supplémentaire sur les autres. Il reste donc toujours du matériel en rab.

Ils ressortent le tout, et recommencent en tentant de remplir chaque espace, mais las, il en reste toujours sur le caddie.

A ce moment là, leur sourire a disparu depuis longtemps, et on sent une exaspération grandissante. Le jeune homme regarde sa montre : Trop tard pour rendre une partie du chargement, et avec le mélange des pièces, il est quasi impossible de reconstituer un carton tel qu'il était. Louer une camionnette serait trop onéreux.

Je n'ai pu rester plus longtemps... j'ai eu le temps de voir leur plaque d'immatriculation, ils venaient de loin. J'imagine qu'ils ont dû faire deux trajets, l'un restant à côté des planches sur un parking glacial, dans la nuit, à attendre plusieurs heures...

Vivent les emballages extra-plats d'Ikéa !


mardi 17 janvier 2012

Les amis de la famille

Nous avons plusieurs amis célibataires, certains de longue date. Ils ne viennent pas souvent nous voir, mais j'ai fini par comprendre que lorsque le silence leur pèse trop dans leur appartement jamais dérangé que par eux-mêmes, ils font un petit tour chez Alphonsine, de préférence sans prévenir, ou au dernier moment.

Alphonsine aime l'imprévu et les visites surprises. Si le ménage n'est pas nickel, au moins elle a une excuse.

Donc, l'ami célibataire débarque, enjambe les vélos et skates qui traînent sous le porche, essaye d'éviter de marcher sur les chaussures qui jonchent le sol de l'entrée, désespère de trouver un cintre disponible pour sa veste, se voit assaillir de toutes part par un nombre incalculable de mains, poursuit le parcours du combattant au salon où il évite de justesse une locomotive pour écraser un légo, s'installe dans un fauteuil où il a fallu débarrasser les livres qui l'encombraient, se relève pour serrer d'autres mains "non, on ne s'est pas encore vus, c'était Armand", essaye de mener une conversation avec Monsieur Alphonse et Alphonsine qui demande le calme aux deux derniers qui se disputent (ce n'est pas réservé aux deux derniers d'ailleurs), admire la dextérité au rubick's cube de l'un, écoute l'histoire du vélo creuvé de l'autre, regarde angoissé la démonstration de jonglage de balles du troisième, demande des nouvelles du quatrième, repose la question parce qu'il n'a pas pu entendre la réponse, essaye d'écouter chacun, entend tout le monde, passe à table où, après un jeu de chaises musicales où tout le monde se dispute sa droite et sa gauche, Monsieur Alphonse recommence la répartition, parce que, décidemment, Arthur à côté d'Aloyse signifie repas mouvementé (il se dit in peto que si ce qu'il est en train de vivre est un repas calme, il préfère ignorer ce que peut être un repas mouvementé), finit par observer avec un demi-sourire, les échanges verbaux aussi fréquents que bruyants, et s'en va, exténué, enjamber les chaussures puis les vélos, heureux de se retrouver dans un appartement où il goûte le silence et où personne ne dérange rien.

Il a passé une excellente soirée, mais il y a des bonheurs qu'il ne faut pas renouveler trop souvent !!!


dimanche 15 janvier 2012

Perdre du temps en cuisine... et ne (presque) rien avoir dans son assiette.

Voilà un titre prometteur, mais je vous assure qu'il n'est pas mensonger.

En fait, il manque de précision. Avant de perdre mon temps dans ma cuisine, je l'ai perdu dans les méandres de la blogosphère. Il y a des blogs que je découvre et qui me tendent tellement la main, que je clique sur tous les sujets pour être bien certaine de ne rien avoir laissé échapper. Ce jour-là, je m'étais égarée chez Stéphanie bricole (vous trouverez le lien au bas de ce billet, sinon vous irez regarder immédiatement son blog, et je perdrai tous mes effets).

Voilà les ingrédients :

Des saucisses coktail

Des spagetti


Ensuite, vous prenez délicatement la saucisse entre le pouce et l'index de la main gauche, et vous faites traverser, un à un, le spagetti à travers la saucisse. Vous en mettez une dizaine, et vous posez délicatement l'objet terminé de côté. En image :





Il vaut mieux prévoir le dîner vers le début de la fin de l'après-midi pour être bien certaine d'en avoir terminé à l'heure du dîner. N'hésitez pas à débrancher votre téléphone, parce que toute conversation vous empêcherait d'en avoir terminé à temps.
Il n'est pas possible de préparer ce met trop longtemps à l'avance, parce que les spagetti commencent à ramollir dans l'humidité de la saucisse, et c'est la catastrophe assurée pour votre plat magique.

Pendant ce temps, vous avez largement le temps de faire bouillir une casserole d'eau salée. Vous déposez avec toute la délicatesse dont vous êtes encore capables après les deux heures de "transperçage" ininterrompus, les machins dans la marmite. Vous baissez immédiatement le feu, et vous surveillez vos engins pour que les saucisses n'éclatent pas, que les spagetti cuisent néanmoins (à ce propos, choisissez soigneusement vos pâtes, et préférez des spagetti extra-fines pour que le temps de cuisson corresponde à celui de vos saucisses).

Et voilà le résultat :



Un bon conseil : prévoyez autre chose à dîner, surtout si vous êtes 8 à table, parce que les quantités seront somme toutes vraiment minimes.

Un grand merci à Stéphanie pour nous avoir fait découvrir ce plat (même si on ne le fait qu'une seule fois dans sa vie, on en garde des souvenirs émus !!!)


jeudi 12 janvier 2012

La barbe à papa (2)

Voilà le grand jour est arrivé, jour où je vais vous révéler comment on fabrique de la barbe à papa. (Pour les considérations premières, c'est LA) Mais avant de débuter cette lecture, je conseille à toutes les blogueuses qui vivent encore dans la féérie de la barbe à papa, de passer à autre chose, et de ne pas lire ce billet.

En effet, une fois la technique expliquée, il ne reste plus rien de poétique à la barbe à papa, tout comme la bouchée qui fond dans la bouche... Ce n'est qu'un peu de sucre en poudre, ce qui explique qu'il n'en reste rien lorsqu'on la mange.

Les enfants, heureux du cadeau de Saint Nicolas ont bien entendu immédiatement voulu mettre en marche cette machine magique. Las... le mode d'emploi, pourtant scrupuleusement suivi, ne permit pas à la magie d'opérer. Pourtant, rien de plus simple (là, je vous extrait les deux phrases essentielles du mode d'emploi, et je vous fais grâce des "ne pas mettre la machine branchée dans l'eau, ne pas mettre les doigts, ne pas confier à un enfant de moins de 3 ans, ....)

"Brancher la machine, attendre 3 minutes, verser le sucre au milieu de l'orifice, rouler le sucre filé qui apparaît autour de la baguette".

Nous avons branché, nous avons versé le sucre au bon endroit, il ne s'est rien passé. Nous avons recommencé, relu tout depuis le début, mais le sucre restait du sucre et aucun fil ne venait s'enrouler autour de la baguette. Ô tristesse... Nous avons fini par débrancher, nettoyer, et espérer que la nuit porterait conseil.

Ce n'est que plusieurs jours plus tard, après moult tentatives que nous sommes enfin arrivés à une solution acceptable : il fallait faire préchauffer la machine 15 minutes minimum pour que la barbe à papa puisse se former. A partir de ce moment les enfants se sont relayés pour former les barbes à papa et les déguster.

Quelques photos pour bien comprendre :
La partie centrale tourne à grande vitesse sur une résistance qui la chauffe.
On verse le sucre au milieu, il caramélise et sort le long d'une fente de ce petit système

La barbe à papa en cours.

La barbe à papa grossit

La barbe à papa est dégustée

La barbe à papa plus grosse que son ombre !






mercredi 11 janvier 2012

La barbe à papa (1)

Je vous ai annoncé, en son temps (cliquer ici) que Saint Nicolas avait rapporté une machine à faire les barbes à papa à tous les gentils enfants d'Alphonsine. Si Saint Nicolas m'avait demandé mon avis, je lui aurais dit la réalité sur mes enfants. Mais il ne l'a pas fait, et a considéré qu'ils avaient été très sages durant toute l'année. Je n'ai pas eu le coeur de le décevoir, c'est pourquoi mes six enfants soi-disant très sages ont eu un appareil à fabriquer les barbes à papa.

Ce nom est à lui seul toute une poésie. La barbe à papa... déjà toute petite j'aimais voir les barbes à papa toutes roses piquées autour de la machine de la foire. Et j'admirais les badauds qui s'achetaient une telle délicatesse, vaporeuse, jolie, aérienne... Je n'en ai jamais eu, ma mère ayant affirmé que ce n'était pas bon. Soit. J'avoue avoir toujours eu de la difficulté à croire qu'une chose aussi jolie pouvait ne pas être bonne.

Et puis je suis devenue grande, et j'ai épousé Monsieur Alphonse. Monsieur Alphonse n'est pas catégorique s'agissant des choses comestibles. Il serait même plutôt entreprenant et fonceur. Il avait déjà goûté de la barbe à papa avant de me connaître, avait trouvé ce met délicieux, et lorsque notre aînée a été suffisament grande pour y goûter, il a acheté une barbe à papa, toute ronde, toute aérienne, toute rose et toute vaporeuse.

J'étais émue. Si, si, vraiment émue de penser que j'allais enfin connaître le goût d'une barbe à papa. J'ai approché mes doigts : ils se sont méchamment collés à la substance qui n'était déjà plus vraiment aérienne. J'ai porté un peu de cette mousse dans ma bouche : il n'en restait rien. Ah, mais, c'était de la triche, que dis-je, de la magie : comment la barbe pouvait-elle disparaître à peine passée la barrière des dents ? J'ai refait l'expérience, décevant. Et puis, j'ai regardé ce qu'en pensait Arthurine, et là, j'ai compris la raison évidente pour laquelle ma propre mère ne voulait pas acheter de barbe à papa : il y en avait partout : sur la bouche, les joues, toute la frimousse, les mains, les gants, le manteau, et une fois avalée, il a fallu enlever toute cette colle avec un mouchoir en papier qui laissa des lambeaux de papier sur l'enfant et ses vêtements. Et c'est bien entendu le moment que choisit Arthurine pour vouloir grimper dans mes bras. Ben voyons...

Ce jour-là, j'ai décidé que c'était la dernière fois. C'était sans compter sur Monsieur Alphonse qui me trouvait un peu catégorique sur ce coup-là. J'ai donc tempéré, et accepté, tous les hivers que les enfants (il y en avait un de plus de temps en temps) aiment passionnément la barbe à papa au point de s'en mettre partout, y compris sur leur mère.

En décembre dernier, j'ai découvert la machine à barbe à papa. Elle était là, devant moi, sur l'étalage. Elle me narguait, me toisait, me jaugeait en ayant l'air de dire "tu vas craquer, Alphonsine, tu vas craquer". Elle avait raison, j'ai craqué, je l'ai embarquée dans mon caddie.

 "Elle est un peu mazo Alphonsine". Je vous entends ricanner d'ici. Que nenni, ô amie blogueuse, elle est sensée Alphonsine, elle pense qu'il vaut mieux manger de la barbe à papa sans manteau, sans gant, sans rien de compliqué à laver, et d'avoir le robinet à proximité pour laver tout le sucre qui se dépose sur les doigts et le bout du nez !

Et comme ce billet est déjà assez long, je vous expliquerai demain comment on fait de la barbe à papa chez soi. Ne croyez pas que c'est facile, il y a un monde entre les explications du mode d'emploi et la réalité !

(Affaire à suivre)


dimanche 8 janvier 2012

J'en ai un chez moi (2)

Dans la répartition des enfants, j'ai eu six fois le gros lot. Et moi qui me plains de ne jamais rien gagner à la loterie et aux jeux de hasards !


L'autre jour, Aelred rentre du Lycée : "aujourd'hui, j'ai été enfermé dans la bibliothèque".


Ces huit mots n'ont pas été de trop. Nous avons voulu avoir des détails : Habituellement, aux récréations, il monte en bibliothèque pour lire des bandes dessinées. Il vient de trouver une nouvelle série fort amusante paraît-il, et si passionnante qu'il s'y plonge sans que rien ni personne ne peut le faire sortir de son livre. Il s'installe dans le petit coin discret de la bibliothèque, et c'est ainsi que la bibliothécaire, ne voyant personne dans la salle, est sortie en fermant la porte à clef.

Notre héros du jour n'a rien entendu, sauf la cloche qui sonnait la fin de la récréation. Il s'est levé, a rangé sa BD avec regret, a pris son sac et s'est dirigé vers la porte. Surprise : elle était fermée à clef.
Que faire ? Attendre ? Il n'en était pas question. Sans aucun remord, il a débloqué le verrou du deuxième battant, a tiré la porte vers lui et a pu sortir. Il a tout remis en place tant bien que mal, et a rejoint sa classe, hilare de l'histoire qui lui était arrivée.

Il s'en est excusé ensuite auprès de la bibliothécaire qui était un peu inquiète en retournant dans son antre et en voyant la porte ouverte.

PS : C'est le même à qui est arrivée la mésaventure narrée ICI



vendredi 6 janvier 2012

La chasse au trésor (4)

Malgré (ou à cause) de nos tentatives infructueuses (cliquer ici, et ), nous poursuivons assidûment la recherche du trésor dans notre maison. Rêve quand tu nous tiens. Ce n'est pas un rêve très onéreux, et il entretient des conversations variées sur l'emplacement probable, et surtout, sur ce que nous ferions avec la malle de pièces d'or dénichées...

Dernier essai en date, l'été dernier lorsque Arthur a décidé de descendre le vieux foin qui encombrait un coin de la grange. L'agriculteur du bout de la rue nous a prêté le tracteur, la remorque, et Arthur a passé deux heures à manier la fourche pour vider l'emplacement. Au milieu de la poussière soulevée par la paille, il a guetté avec attention le moindre éclat qui aurait pu faire penser à une pièce en or... Hélas, trois fois hélas, nous allons devoir continuer de rêver, ce n'était pas encore l'endroit choisi par les ancêtres (pas les nôtres, mais quelle importance ?) pour y cacher leur trésor.





Nous y avons néanmoins gagné de la place pour y ranger les pneus neige (ou respectivement les pneus d'été), et Arthur a eu l'immense privilège de pouvoir conduire le tracteur jusqu'à la ferme où les vaches ont boudé notre vieux foin poussiéreux ! Les ingrates...

mercredi 4 janvier 2012

Faire les courses avec les ados

On imagine toujours la difficulté de la mère de famille qui fait ses courses avec ses enfants à travers les rayons du supermarché, un caddie à la main, un enfant voulant à tout prix sortir du siège, le deuxième courant à travers les rayons, et le troisième parti jouer à cache-cache. Ce sera l'objet d'un autre billet. Je veux vous entretenir de choses sérieuses : de la difficulté de faire ses courses avec une adolescente. Non, pas lui acheter des vêtements (ce sera l'objet d'une autre billet), faire les courses alimentaires. Simple ? Pas tant que ça...

Aujourd’hui, j’ai emmené Antoinette faire des courses « en vitesse ». Non, ce n’est pas un pléonasme, je fais réellement mes courses en courant. Pour cela, je vais chez Lidl, je connais le magasin par cœur, il est petit, je n’ai pas besoin de liste, je passe dans les rayons à toute vitesse en attrapant les articles nécessaires, et en moins de 20 minutes, je suis dans ma voiture. C'est ce qu'on appelle l'efficacité !

Aujourd’hui, j’ai fait de même que toutes les autres fois, à la différence qu’Antoinette a été obligée de m’accompagner. « Je prends le caddie » me dit-elle. Soit. Je fonce dans les rayons, je m’arrête aux fruits et légumes, et comme elle est derrière moi, je lui parle fort tout en prenant les articles : « Avons-nous besoin de salade ? Non, je crois qu’il en reste encore… Tiens, les champignons sont tous petits, on pourrait faire des champignons à la grecque, qu’en penses-tu ?... Préfères-tu du brocolis ou des aubergines… »

Chaque question était suivie d’un grand silence. Antoinette muette ??? Etonnant !!! (ce n'est pas le genre de la famille). Et d’ailleurs pourquoi les dames en face de moi me dévisagent-elles curieusement, en détournant les yeux chaque fois que je lève la tête ? Je me retourne : Aurore s’était arrêtée à 10 pas derrière moi, cachée derrière une gondole, et riait comme seules peuvent rire les adolescentes. Elle me rejoint, et me dit : « C’est drôle, tu parles toute seule. Les gens sont étonnés et te croient un peu folle »

Antoinette a été sérieusement punie : au lieu de la déposer à la maison comme convenu, je l'ai condamnée à m'accompagner pour le reste de mes courses... A bon entendeur !

lundi 2 janvier 2012

Patrons Valantoine

J'ai découvert le blog de Sophie la Styliste au courant du mois de juin. J'ai suivi de près, et avec beaucoup d'intérêt son désir de commercialiser ses patrons Valantoine. J'ai immédiatement acheté le patron de la robe Matisse. Mais j'ai beaucoup trop tardé à la réaliser... je viens de la terminer.


 

Je couds depuis plus de 30 ans, j'ai essayé toutes sortes de patrons. Les plus beaux, incontestablement, les patrons Vogue. Les plus sacs, les patrons Burda (je n'ai jamais eu de satisfaction avec ces patrons), les plus bofs, ceux que j'ai réalisés moi-même, les toujours trop grands, les patrons New look.

Et puis, d'ors et déjà, je suis une inconditionnelle des patrons Valantoine. Vous recevez, dans une belle enveloppe un patron déjà coupé ! Quand je vous dis que les patrons Valantoine c'est du luxe ! Vous y ajoutez des explications détaillées, et vous obtenez un résultat de toute beauté. Vous n'y êtes pour rien, vous n'avez fait que suivre les indications. La robe est en soi toute simple, mais avec un style incomparable qui en fait une robe resplendissante.

Vous avouerais-je que j'ai acheté toutes les tailles, suspectant déjà que je ne me contenterai pas d'une seule taille. Je vais faire des cadeaux, rien que pour le plaisir de coudre et de voir apparaître entre mes doigts une robe de toute beauté. Quelle récompense après quelques heures de labeur !

Merci Sophie,

et longue vie à Valantoine
pour notre plus grand bonheur !



dimanche 1 janvier 2012

Bonne et sainte année !

Curieux, lorsqu'il s'agit de présenter mes voeux
à tous mes lecteurs,
je reste brutalement muette...
c'est qu'il est toujours difficile d'exprimer ce qui nous habite de l'intérieur.
Je vous souhaite simplement, mais de tout coeur, 


une magnifique et sainte année 2012 !