Des nœuds dans mon fil

mercredi 29 février 2012

Carnaval de Bâle 2012

Quelques photos du carnaval de Bâle. Il ne manque que le son des fifres et des tambours que vous pourrez entendre et voir ICI.



jeudi 23 février 2012

Kaléidoscope de Matisse

Je suis littéralement tombée sous le charme des patrons Valantoine.

Mais mes raisons sont valables : les patrons sont parfaits, et Sophie la Styliste, de manière discrète et humble, pousse à la perfection.

Passepoil, coutures anglaises, ourlets à l'aide d'un biais... chaque patron est l'occasion d'enseigner un nouveau point délicat de couture et d'amener la réalisatrice à la perfection.

Pour ce qui est de la perfection, il me manque encore de l'expérience, mais je m'efforce de progresser !!!

Pour le moment, j'ai réalisé 6 Matisse et 1 Dagobert. J'ai l'immense joie d'avoir des nièces qui apprécient les jolies robes et qui, d'instinct, les retournent pour admirer les finitions. C'est donc un bonheur de leur coudre des robes pour l'hiver, 
pour l'été, 
pour quand elles veulent !


Matisse rouge à pois : 10 ans
Matisse rouge : 12 ans
Matisse grise : taille 40
Matisse fleurie : taille 38
Matisse en laine : 12 et 14 ans (ici seule la taille 14 ans est photographiée)





Dagobert :
Taille 10 ans
Version : robe
Options : coutures anglaises et parmenture piquée






mardi 21 février 2012

Blog illustré

Pour illustrer un blog, rien de tel qu'une jolie photo. Malheureusement la jolie photo ne suffit pas. Il faut savoir la mettre en valeur, faire des mosaïques,... Ce sont des choses que j'ignore totalement, mais je m'instruis.


Si vous êtes dans mon cas, je vous conseille de prendre le cours de Sécotine. Elle a écrit un article rien que pour moi (et les bloggeurs dans mon cas) pour m'expliquer les rudiments de la photo. CLIQUEZ ICI.


Et tant que vous serez sur son blog, admirez ce qu'elle fait en cuisine. C'est toujours soigné, beau et bon...



lundi 20 février 2012

Le printemps chez Alphonsine

Le printemps est arrivé. Des perce-neige sont venues décorer le jardin, et les crocus ont   pointé le bout de leurs pétales.

En même temps, j'ai connu une invasion d'oiseaux. Ils se sont posés sur ma machine à coudre et ma surjeteuse. J'étais dans l'embarras... 



J'ai demandé à Albert de me chercher une branche dans le jardin. Je l'ai suspendue et les oiseaux sont venus y nicher un à un. Ils ont sifflé si joliment que les papillons se sont à leur tour posés sur les branches.


samedi 18 février 2012

La dernière fois précède la première fois

Etrange titre, mais c'est bien la réalité : la dernière fois précède immédiatement la première fois.

Ce n'est pas un nouveau concept philosophique, ce n'est que le constat d'une réalité en général très attendue, du moins dans les familles. Cet évènement peut même faire l'objet d'une fête tellement il est souhaité. De quoi s'agit-il ?

On fête le dernier biberon donné, l'enfant passe à la tasse, et la maman à la serpillière.

On met la dernière couche, mais pourquoi faut-il qu'elle soit la première du nouveau paquet ?

On se réjouit de laisser la poussette à la maison, et la maman apprend à porter 7 cirés "au cas où" parce qu'elle n'a pas envie de faire des gaufres (Voir l'explication ICI). Entre nous, après 15 ans de poussette, les débuts de réadaptation sont difficiles : on prend tellement l'habitude d'y ranger l'inutile dans le grand panier du dessous qu'on est un peu désemparé au début.

Le dernier rehausseur dans la voiture. Vingt ans de sièges, coques, cosy, rehausseurs. Un invité surprise, on repousse un rehausseur, et on regrette son geste tout aussi vite lorsqu'on découvre les restes de goûter qui se sont accumulés en-dessous. L'état général des sièges-auto pour enfants se dégrade au fil du temps, les aînés usent le tissu, les cadets usent le tissu qui est venu recouvrir le tissu d'origine, et le benjamin gratte la mousse qui transparaît partout. Lorsque le dernier affreux siège a disparu, on a l'impression de retrouver une voiture toute neuve (à condition de l'aspirer bien entendu).

Le dernier devoir à surveiller le soir. Je n'y suis pas encore, mais je me réjouis déjà à cette idée, et je me programme une fête du tonnerre. Qu'on se le dise.

La dernière fois qu'il faut démêler les cheveux des filles, et la première fois où elles se coiffent toutes seules. C'est assez curieux comme résultat...

Le dernier lacet à fermer, et on ne triche pas, on n'achète pas de chaussures à fermeture Velcros pour gagner du temps. C'est trop laid !

Le dernier bain à donner, et les débuts avec les inondations dans la salle de bain (Voir ici).

La dernière becquée à donner, et le début des vêtements salis à chaque repas. C'est à ce moment-là qu'on abandonne les robes à manches longues pour les filles : soit elles salissent le bas de la robe, soit elles salissent le bas des manches. On opte pour les robes chasubles ou les jupes avec chemisier pour pouvoir ne changer qu'un élément de la tenue.

La dernière chambre à ranger, et les débuts de la sempiternelle phrase : "Va ranger ta chambre".

La dernière sieste d'enfant et les débuts de la liberté pour sortir avec eux à toutes heures !

Ces exemples peuvent être multipliés à l'infini. Ces dernières qui sont les prémices des premières fois nous remplissent de fierté, nous réjouissent, parce qu'elles nous libèrent, et surtout parce qu'elles nous indiquent que nos enfants grandissent et acquièrent des savoirs essentiels.


jeudi 16 février 2012

La trousse double

J'ai l'ai vue sur le blog de Ka, j'en ai parlé à Antoine, je  la lui ai réalisée pour Noël.
Une trousse double, un côté pour les feutres, l'autre pour les crayons de couleur.


 
Après usage, j'ai entendu : "Maman, il faudrait encore deux autres poches, une pour les feutres d'ardoise et l'autre pour le crayon de papier et les stylos !"


mercredi 15 février 2012

Peignoir kimono

J'avais un vieux peignoir, de plus de 30 ans d'âge. Il n'avait plus qu'un mérite à part d'être increvable, il était chaud. J'ai eu envie de m'en faire un, tout neuf. Le patron de mon kimono de karaté me plaisait, j'ai repris celui de la veste que j'ai allongé.

J'ai acheté le tissus l'année dernière aux coupons Saint Pierre à Paris. J'ai pris ensuite du tissu polaire assorti pour la doublure. Je n'ai pas voulu plaquer de poche sur le kimono, et je les ai cachées à l'intérieur pour respecter le principe du kimono. J'ai gardé le même système de fermeture sans ceinture, en cousant des lanières sur les côtés et à l'intérieur. 

Je suis ravie de mon nouveau peignoir-kimono : chaud et beau. C'est un bonheur de l'enfiler le matin !



mardi 14 février 2012

Déjeuner en Provence

Les voyages virtuels à travers la France nous ont emmenés, dimanche dernier, dans la région Provence-Côte d'Azur. Avec le froid qui règne chez nous, nous avons eu un peu de mal à imaginer la chaleur, les cigales, le soleil. Mais nous avons vraiment apprécié le déjeuner qui lui n'était pas virtuel.

Menu : 
Anchoïade
Gigot de la mer
Tarte au citron

L'anchoïade et le gigot de la mer sont tirés de "Provence, camargue, Nice" chez Odege-cil
La tarte au citron a été prise dans le livre "La cuisine du compté de Nice" de Jacques Médecin chez Julliard.



Anchoïade
(8 personnes)

200g anchois dessalés
1 gousse d’ail
1 c. s vinaigre
2 dl huile d’olive
4 très larges tranches de pain rassis

Ecraser les anchois, piler l’ail et le poivre. Ajouter peu à peu le vinaigre puis monter à l’huile. Etendre la pâte sur les tranches de pain en faisant pénétrer le plus possible. Passer rapidement au gril.




Gigot de mer provençal
(8 personnes)

4 Aubergines
4 courgettes
4 oignons
4 poivrons
1 lotte d’1 kg
2 gousses d’ail
1 feuille de laurier
1 branche de romarin
1 branche de sariette
sel, poivre
3 dl vin blanc
2 échalottes

Couper les légumes en gros dés, émincer l’oignon. Verser l’huile dans une cocotte à fond épais, ajouter les légumes, laisser mijoter à feu doux 30 mn.
Piquer la lotte avec les gousses d’ail. La placer dans un plat huilé. Disposer le laurier, le romarin, la sarriette, sel, poivre. Arroser avec le vin, mettre à four moyen 10 mn.
Retirer la lotte et la sauce. Verser la ratatouille dans le plat qui a servi à la cuisson du poisson. Placer la lotte sur le dessus, en ayant soin de la changer de face. Remettre à four moyen 10 mn.
Hacher finement les échalotes, les faire revenir dans une petite casserole avec le jus récupéré. Servir la sauce avec le poisson et les légumes.


NB : J'ai pris des queues de lotte surgelées, et j'ai été surprise par le faible prix : moins cher que le cabillaud !


Tarte au citron
(8 personnes)

Pâte sablée :
250 g de farine
1 jaune d’œuf
125 g de beurre
5 cl d’eau
sel

Garniture :
200 g sucre
4 œufs
1 c.c Maïzena
2 citrons (zestes et jus)

Préparer une pâte sablée, et la mettre au frais 1 heure.
Fouetter les jaunes d’œufs et la moitié du sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Ajouter le zeste des citrons, puis le jus, la Maïzena en travaillant sans cesse.
Fouetter les blancs en neige ferme en versant doucement le sel et le reste du sucre. Mélanger délicatement aux jaunes d’œufs.
Verser le tout sur la pâte abaissée, enfourner pour ½ heure à four moyen.

La tarte au citron m'a occasionné des déboires.
1. Je n'avais pas envie de faire une pâte sablée, j'ai pris une pâte feuilletée. Affaire sans gravité.
2. Je n'avais plus de citrons, déjà plus gênant pour réaliser une tarte aux citrons ! J'ai ressorti mes zestes de citron confit, et j'ai pensé ajouter du jus de citron en bouteille... sauf que j'ai oublié de l'ajouter. 
Le verdict : très bon, et même sans citron, il y a un goût de citron ! Mais je vous conseille malgré tout de faire cette tarte avec des citrons !


lundi 13 février 2012

Le restaurant à domicile

A Noël, Alice nous a offert (à Monsieur Alphonse et à moi-même) un cadeau des plus original : un carton d'invitation à un restaurant à domicile. 


Bon pour
"Un repas entre amoureux
aux chandelles"
La date est à prévoir en fonction des révisions ou autres activités. 
Il sera compris une entrée, un plat, et un dessert pour deux. 
(Menu à composer seuls ou à voir avec le chef cuisinier)
NB. Valable jusqu'en novembre 2012

La semaine dernière, elle a fixé la date, le menu, a fait les courses, et nous a préparé le repas. Il était convenu que les enfants disparaîtraient de façon à ce que nous puissions avoir un temps de tête-à-tête agréable. Elle avait vraiment tout organisé.

Jeudi soir, nous avons donc vaqué à nos occupations, pendant qu'Alice s'activait en cuisine. Sa soeur est venue préparer le dîner des fauves (les enfants d'Alphonsine). Ils ont dîné ensemble pendant que je faisais de la couture. C'était assez amusant de les entendre de loin : "Goûtez et dites-moi ce que vous en pensez". "Oh, la, la, ce n'est pas assez cuit... et puis il n'y a pas de sel,... as-tu ajouté des aromates, des épices,... c'est trop amer...... Meuhhh non, c'est délicieux, ils vont aimer".

La salle à manger nous a été interdite. Après la cuisine que nous n'avions plus le droit d'aborder, nous nous sommes sentis à l'étroit chez nous, d'autant que ces deux pièces sont le centre de la maison et qu'il faut forcément les traverser pour se rendre là où on n'a pas forcément envie d'aller, mais l'interdiction nous donne des idées de balades... Bref, nous nous sommes promenés avec une serviette sur la tête, et des enfants qui nous poussaient aux épaules pour nous guider. 

ENFIN, l'heure H est survenue. Nous avons eu le droit de nous installer. MAGNIFIQUE, que dis-je ? MAGIQUE. Une table vraiment très jolie qui se voulait une table d'amoureux. Et comme il n'était pas possible de la rendre plus petite, Alice avait rangé les chaises dans un coin pour nous donner l'illusion que c'était vraiment uniquement pour nous deux. Des touches de rouge, des bougies, c'était la Saint Valentin avec un peu d'avance. C'était bien un dîner en amoureux qui nous était proposé.





Nous étions vraiment intrigués par les plats que nous allions découvrir (surtout moi, parce qu'Alice était venue plusieurs fois durant la préparation, le jour même et la veille pour me dire : "le jour où j'ai envie de faire cuire une tarte, je devrai mettre le thermostat du four sur quelle température ?" "S'il me prenait l'envie de faire des blinis, pourrais-je les faire cuire à l'avance ?"


Nous nous sommes installés à table, et nous avons attendu avec impatience l'entrée. Alice est venue, portant deux assiettes et nous annonçant : "Triple salto arrière de saumon sur son lit de blinis à la crème et aux herbes".


Blinis faits maison, découpés à l'emporte-pièce en forme de coeur. Très joli, très bon aussi.


Après un fou-rire en cuisine entre les trois grands, Alice a brandi deux assiettes "Aubergines à l'italienne façon Alberto, accompagnées de ses coquillages".




Et puis, le dessert est venu en beauté clôturer ce délicieux repas : "Duo de pommes pour amoureux". Il s'agissait de tartelettes aux pommes dans une coque de caramel, avec une boule de glace à la vanille. Un régal.


Une fois les tartelettes cuites et démoulées, elle a fait un caramel qu'elle a fait couler sur les tartelettes retournées. C'était une bonne idée.


Nous avons bien profité de notre soirée en amoureux. Alice avait tout prévu, tout organisé. C'était délicieux, et nous gardons un magnifique souvenir de cette soirée. Nous avons eu le mot de la fin au sujet du fou-rire lorsqu'elle est venue nous ramener la spatule qui avait servi à racler le caramel :


Et tout a été rangé, mon aide a été refusée... quand je vous dis que tout était parfait !


dimanche 12 février 2012

La bicyclette



Dans la chaumière d’Alphonsine, il y a un sujet tabou : l’état des vélos. Ils provoquent invariablement des discussions sans fin. Quelques exemples :

Exemple (c’est Alphonsine qui parle à ses enfants) « Au mois de juillet, j’avais un vélo remis en état, et j’ai fait un beau tour avec Anselme pendant que vous étiez en camps. Début septembre, je l’ai prêté deux jours à Arthurine parce que le pneu de son vélo était à plat, et jeudi, lorsque j’ai fait une promenade avec la voisine, j’ai eu du mal à avancer, la roue arrière fait un 8 du tonnerre. » Tous les regards se tournent vers Arthurine qui affirme avec force, outragée de faire l’objet d’un tel jugement qu’elle n’a rien abîmé, que le vélo fonctionnait normalement lorsqu'elle l'avait à se disposition.

Exemple : Augustin fait un tour à vélo avec son frère, et rentre, le visage blême. « J’ai eu un problème avec mon vélo, et j’ai déchiré mon short. (une déchirure de la ceinture à l’ourlet du bermuda). Alphonsine s’est un peu affolée : 
- Comment as-tu roulé pour en arriver là ? 
- Rien, je n’ai rien fait de spécial. 
Seulement, il s’est fait très peur, il a déchiré un short, cassé une selle, déformé la roue arrière du vélo… tout ça en roulant normalement ! Le plus dur a été de rentrer à la maison en rasant les murs pour cacher aux passants (heureusement peu nombreux) la déchirure ou plutôt ce qu'il y avait sous la déchirure !

Exemple : Aelred se dispute avec son frère qui ne veut pas lui prêter son vélo. Alphonsine intervient, demande à Aelred pourquoi il ne prend pas son propre vélo qui vient d'être réparé par Monsieur Alphonse. Réponse vague, explicitée par Aloïse : "parce qu'il a cassé sa pédale".

Alphonsine pense qu’une malédiction s’est abattue sur la famille. Monsieur Alphonse assure  qu'il ne réparera plus aucun vélo, que les enfants lui coûtent une fortune en matériel et qu'il a autre chose à faire que de s'arrêter chez Décathlon pour acheter des câbles de frein, des pneus, des rustines, des pédales, des câbles de vitesse, des lumières, des roues... 

Et puis un jour, les enfants ont cessé l'école à la maison et ont repris le chemin du Lycée et du collège. « Vous irez à l’école à vélo, je vous les répare pour la dernière fois, et celui qui casse son vélo se débrouille pour le réparer, ou prend le bus matin et soir, et mange à la cantine" a tonné Monsieur Alphonse. Et Alphonsine, toujours économe a ajouté "Vous ne mangerez pas à la cantine, je vous donnerai une boîte à Bento, et vous mangerez dans la cour de récréation".

Miracle, les vélos sont enfin respectés !


vendredi 10 février 2012

Le problème du problème

Une fois de plus, Aelred a pleuré en faisant ses problèmes. Comme je le comprends : un crémier achète des œufs en vrac pour 18.900 Euros (1260 oeufs X .15 ctmes). Un ami se propose de les racheter sans ouvrir le carton, le crémier refuse et revend lui-même ses œufs à l’exception des 28 cassés. Il convient de savoir s’il a fait une affaire ou au contraire une perte.

Ce genre de soucis est vraiment pesant pour les petits garçons pleins de sollicitudes. Aelred s’est empressé de pleurer toutes les larmes de son corps, de compassion bien entendu pour le malheureux crémier qui avait certainement fait le mauvais choix.

Il n’a retrouvé son sourire qu’après plusieurs heures réparties sur deux jours, lorsqu’il s’est rendu compte qu’une erreur de virgule lui avait faussé toutes les réponses, et qu’en réalité le crémier avait été un bon commerçant.

Ma proposition est la suivante : pourrait-on avoir des problèmes plus gais qui ne pèsent pas sur les épaules trop étroites des petites têtes rousses ?

Pourquoi ne pas changer l’intitulé ? Le mot « problème » est en lui-même un mot rébarbatif qui laisse supposer qu’il n’y a pas de solution. Un enfant va chez sa maman en lui disant : « maman, j’ai un problème », et c’est elle qui a l’habitude de résoudre les questions existentielles.

La meilleure preuve de ce que j’avance est que le problème de géométrie habilement dissimulé sous « numéro 2 » a été résolu sans difficulté.

Si tout réside dans la terminologie, je propose de substituer à « problème » les mots « exercice de gymnastique intellectuelle », ou encore « jeu pour enfant sage ». Ainsi nos enfants aimeront les problèmes.

Y a-t-il parmi mes lecteurs un responsable de l'Education Nationale ?


 

mercredi 8 février 2012

Le sens des mots

Le sens des mots est vraiment très curieux. 

Lorsque j'ignore ce qu'un mot veut dire, j'ouvre le dictionnaire. Il expose une définition, plus ou moins complexe, mais qui décrit un aspect ou une situation. C'est un peu comme les mathématiques : c'est juste ou c'est faux, c'est clair et on ne discute pas.

Pourtant, manifestement, il existe des mots dans la langue française qui ne sont pas aussi simples. Comme pourrais-je mieux vous expliquer mon idée ? Le plus simple serait peut-être de prendre un exemple. Prenons donc un mot au hasard, complètement au hasard. "Ranger". Voilà, le hasard a tranché, c'est "ranger" qui est sorti du chapeau.


Le Littré me donne la définition suivante : Mettre en rang, disposer suivant un certain ordre. Mettre chaque chose à sa place.


Facile non ? Mettre chaque chose à sa place.


Mais alors, comment se fait-il que certaines personnes ne sachent pas ranger, ne serait-ce que parce que chacun conçoit à sa façon la place des choses ?


Par exemple, il s'agit ici encore d'un exemple pris totalement au hasard. Pour moi, un vêtement peut avoir trois emplacements différents : s'il est propre, il est dans un placard. S'il est sale, il est dans le panier à linge sale. Et dans le dernier cas, il est propre ou l'a été peu de temps auparavant, cela signifie qu'il est porté.


Pour Aloïse par contre, un vêtement peut se trouver sur le sol. Et là, trois solutions : soit il est propre (il vient de réceptionner le panier de linge fraîchement repassé et plié mais sait qu'il doit ranger le panier vide) et posé par terre encore en pile, soit il est sale parce qu'il a été enlevé la veille, l'avant-veille, trois, quatre, ... jours plus tôt, soit il est propre en passe de devenir sale parce qu'il s'est échappé de la pile de l'avant-veille, qu'il a doucement glissé vers le lit et qu'il attrape les moutons qui bêlent affreusement. Il devient alors sale sans avoir été porté. Si, si, ça arrive.


Ce n'était qu'un exemple pris au hasard. Bien entendu, on peut pousser l'examen de la chambre d'Aloïse de façon plus approfondie. Il n'y a pas que des vêtements. Le sol est également le lieu ordinaire de rangement de la machine qu'il est en train de démonter, entourée de ses pinces, tourne-vis, vis, câbles... A côté, les légos qui discutent avec les Plays. Les uns et les autres sont étalés partout (ici, c'est une vue de l'esprit d'Alphonsine qui ne comprend pas qu'ils sont judicieusement classés par catégories), au milieu de ce qui ressemble à un capharnaüm, on trouve du papier de brouillon qui a servi à faire des avions de papier et autres origami (jeux intellectuellement très fort et qu'il faut donc encourager, paraît-il...), la trompette, le pupitre, les partitions un peu partout, les livres, les crayons, les bouts de ficelle qui peuvent toujours servir, les bouts de plastique qui ne serviront plus jamais mais qu'il faut conserver, les balles de jonglage, et aussi les anneaux, les foulards, les bouteilles, et le reste du matériel. Les Rubik's cube de toutes tailles. Et j'en passe, l'inventaire à la Prévert n'est pas fini mais je vous épargne le reste. Et n'imaginez pas arriver indemne à la fenêtre, si vous regardez où vous mettez les pieds, vous oublierez d'observer les airs, et vous vous étranglerez dans les fils du téléphériques "Enfin, maman, mon beau téléphérique".


Mais pourquoi ce garçon a-t-il eu la plus grande chambre ? On raisonne encore une fois comme le Littré : on se dit qu'une surface de chambre plus petite aurait limité le désordre. ERREUR. Sortez de la chambre d'Aloïse (si tant est que vous ayez pu y entrer !), et dirigez-vous vers la chambre d'Aaron. Déjà, je vous mets au défi de pouvoir ouvrir la porte : les livres bloquent l'ouverture et vous permettent au mieux de passer la tête par un interstice où vous vous râpez les oreilles. Aaron a la chambre la plus petite. Il arrive à avoir la même quantité de bazar que son frère, mais ne pouvant l'étaler, il en fait des couches. 


Ce sont mes extrêmes en matière de rangement. Les autres sont normaux (ou alors anormaux, tout dépend de quel côté on se place), dans la mesure où c'est habituellement rangé, sauf les fois où j'arrive à l'improviste dans la chambre et que je découvre quelques petites affaires qui ne sont pas à leur place.


Ce qui m'impressionne quand même le plus, c'est la vitesse de rangement (lente, très lente, trop lente, plus rapide parce que la menace du sac poubelle s'est fait sentir), et la vitesse à laquelle le désordre est revenu : quelques heures et tout est comme avant...









mardi 7 février 2012

Aux passionnés de livres

J'ai découvert sur le blog "Bits and Bobs" une video tout à fait charmante que je me dois de vous partager.

Il s'agit d'un film d'animation qui fera vibrer les amoureux du livre. Mais je ne vous en dis pas plus, si vous avez 1/4 d'heure, n'hésitez pas à vous rendre ICI !

Bon film !

dimanche 5 février 2012

Déjeuner dans le lyonnais

Pouvoir profiter de son anniversaire toute l'année, telle est la chance de Monsieur Alphonse.

Pour ceux qui n'auraient pas suivi les épisodes, j'ai offert à Monsieur Alphonse des cartes de chaque région de France, et je lui organise le repas de cette région le dimanche. Avec les festivités, j'avais fait une petite pause, et nous reprenons avec enthousiasme ces voyages virtuels à travers l’hexagone. Le récapitulatif des régions est à voir ICI.

Pour la région lyonnaise, j'avais un choix considérable, et j'ai eu du mal à dresser mon menu. Finalement, je l'ai établi comme suit :
- Salade de groin d'âne (choisie pour son nom)
- Quenelles (c'était l'occasion d'en faire pour la première fois)
- Tarte aux pralines roses (cette tarte est spectaculaire par sa couleur)

Les deux premières recettes sont tirées du livre "Les meilleures recettes de nos terroirs" aux Editions France Loisir. La recette de la tarte a été prise sur le site Marmiton.org.


Salade de groin d’âne
(4 personnes)

Préparation : 20 minutes
Cuisson : 10 minutes

500 g de pissenlit ou de mâche
2 c. à s. de vinaigre de vin rouge
200 g de lardons fumés
4 tranches de pain rassis
1 gousse d’ail
1 bouquet de ciboulette
sel, poivre

Laver la salade à l’eau vinaigrée et l’essorer.
Faire rissoler les lardons dans une poêle, puis déglacer avec une cuillère de vinaigre.
Frotter d’ail les tranches de pain, les découper en petits croûtons et faire dorer à la poêle dans un peu d’huile et de beurre.
Préparer une vinaigrette bien relevée.
Dans un saladier, placer les pissenlits ou la mâche, les croûtons et les lardons encore chauds.
Arroser de vinaigrette, bien mélanger. Saupoudrer de ciboulette.

Il est possible de disposer des œufs pochés sur cette salade.


Verdict : Toute la famille s'est régalée, même ceux qui ne sont pas des vaches (entendez, ceux qui n'aiment pas manger de l'herbe)

Quenelles
(4 personnes)

Préparation : 30 minutes
Cuisson : 10 minutes

80 g de beurre
25 cl de lait
150 g de farine
50 g de gruyère râpé
4 œufs
sel, poivre

Faire chauffer le lait salé et poivré avec le beurre.
Dès l’ébullition, ajouter la farine en une seule fois et laisser cuire en remuant constamment à feu doux pendant 10 mn. Hors du feu, ajouter le gruyère râpé et incorporer un à un les jaunes d’œufs battus en omelette.
Monter les blancs en neige ferme et les ajouter délicatement à la préparation.
Faire cuire à l’eau bouillante salée jusqu’à ce que les quenelles remontent à la surface. Les retirer avec une écumoire et les plonger dans de l’eau froide. Bien égoutter.
Servir avec une sauce béchamel ou une sauce aurore.

On peut également faire gratiner au four les quenelles nappées d’une de ces sauces. Servir très chaud.
Variante : pour la pâte à quenelles, il est possible d’utiliser 75 g de farine et 75 g de semoule fine.
 


Verdict : "Je préfère les quenelles en boîte". Il a osé le dire ! Pas Monsieur Alphonse, non, il a beaucoup aimé, mais Anatole. Ca ne devait pas être mauvais, parce qu'il a mangé malgré tout (avait-il d'ailleurs le choix ???). Si je veux récidiver avec ce plat, il faudra que je m'instruise sur l'art et la manière de faire des quenelles. Elles n'étaient pas mauvaises, mais la texture n'est pas celle des quenelles habituelles.


Tarte aux pralines roses
(6 personnes)

Préparation : 30 minutes
Cuisson : 20 minutes

 
Pour la pâte sablée :
- 250 g de farine
- 100 g de sucre
- 130 g de beurre pommade
- 1 oeuf

Pour la garniture :
- 500 g de pralines roses
- 50 cl de crème liquide

Préparation :
Préparez la pâte sablée et entreposez la 30 mn eu frigo.
Faire bouillir la crème liquide et ajoutez les pralines tout en remuant énergiquement au fouet ; maintenez l'ébullition pendant 15 mn en remuant et réservez sur feu éteint.
Etalez la pâte sur une tôle beurrée et enfournez pendant 20 mn (elle doit être bien dorée).
Sortir la pâte du four et étendez la crème aux pralines dessus à l'aide d'une spatule.

Servir frais ou tiède accompagnée d'une crème anglaise



Verdict : Délicieux. Aymeric est arrivé lorsque la pâte cuisait à blanc dans le four. Il regarde pas la vitre et s'écrie : "Oh maman, tu as fait une tarte à la pâte ?"
J'ai utilisé des pralines entières, mais la prochaine fois, je prendrai des pralines concassées, parce que nous sommes nombreux à ne pas trop aimer les amandes entières.

Une fois de plus, c'était un déjeuner réussi, l'attention de tous les convives est à son summum ! La prochaine destination sera pour la Provence-Côte d'Azur.



samedi 4 février 2012

L'objet indispensable en voiture

Monsieur Alphonse et moi-même aimons les livres. Nos enfants ont baigné dans les livres depuis qu'ils sont nés, et ils sont tous de grands lecteurs. A l'époque où nous habitions en ville, nous ne prenions la voiture que pour faire des longues distances, le reste se faisant à pied, en bus ou à vélo. Lorsque les enfants entendaient "on part", ils savaient que le temps était minuté, ils se préparaient minutieusement en commençant par préparer les livres à emporter.

En général, un seul par personne, sauf un qui en emportait toujours au moins cinq, quelle que soit la durée du trajet !

J'étais bien contente quand ils avaient tous les nez dans des livres (sauf les plus jeunes qui se chamaillaient : "c'est le mien", "je le lisais", "rends le moi, voleur", "tu me l'as prêté", "c'est pas vrai"....)

Le seul problème venait du fait que parfois ils étaient à court de vocabulaire et que le sens de certains mots leur échappait. Ils m'interrompaient donc dans mes réflexions pour me demander les définitions des mots... mais parfois je ne savais répondre... jusqu'au jour où j'ai trouvé ce livre

Il porte bien son titre, il est vraiment petit, assez complet, et surtout, surtout, le constructeur de voiture a prévu l'emplacement idéal pour ce dictionnaire !



vendredi 3 février 2012

Les allumettes

Il me fallait des allumettes, beaucoup d'allumettes, plus de 1000 allumettes. Et puis aussi des élastiques.

Les allumettes ont été regroupées par 10, bien serrées par un élastique. Puis par 10 paquets de 10 pour obtenir des boules de 100. Et enfin, il me fallait 10 paquets de 100 pour pouvoir visualiser 1000 d'un coup d'oeil. J'ai travaillé, compté... c'est le prix à payer pour aider un enfant dyscalculique à rééduquer ses mathématiques.



J'ai acheté de nombreuses boîtes d'allumettes, et je les ai prises chez Lidl. Vendues par 4, j'ai pris deux séries, espérant que le compte y serait. J'étais ravie de mon acquisition. Mais si, je vous assure, on peut même être content d'acheter des allumettes. On ouvre les boîtes, le côté tiroir a son petit côté fantastique, surtout quand un enfant vous les enfile à l'envers et que le contenu se trouve au sol et l'enfant à l'école. Bref, vous ramassez...

Ces allumettes sont belles : plus épaisses, plus longues que les allumettes ordinaires, l'extrémité souffrée est plus épaisse aussi. Bref, de belles allumettes.

A force de nouer des paquets de 10, j'ai fini par lire les indications inscrites sur la boîte. "Allumettes de sécurité". Etrange inscription pour un tel objet.

J'ai fait mes paquets, il me restait des allumettes. Ca tombait bien, il m'en fallait pour allumer le feu de ma cheminée. J'ai compris l'expression "allumettes de sécurité". Dès que vous en faites craquer une, le bout souffré fait un saut périlleux sans s'enflammer. Il vous en faut pour le moins dix jusqu'à ce qu'une flamme apparaisse au bout du bois. Vous pouvez donc laisser jouer vos enfants avec vos allumettes : ils n'arriveront jamais à y mettre le feu !!!

Les concepteurs ont donc conçu ces allumettes pour les cours de math, pas pour l'usage habituel ! N'est-ce pas admirable ?

mercredi 1 février 2012

Art plastique 2

(Premier épisode à voir ICI)

Le téléphone n'a pas sonné mardi entre 15 et 16 heures.

Le matin, j'ai suggéré à Arthur de parler avec sa prof d'art plastique avant d'emporter sa perceuse. Il l'avait fait, et elle lui a proposé de faire ses expériences à la maison avant de tester dans une salle de classe ! Un partout...

Arthur a donc placé des chiffons en boule dans un bout de tissus. Il l'a fixé à l'extrémité de sa perceuse à la place du forêt, l'a trempé dans la peinture, et a essayé de peindre sur un minuscule bout de feuille. Résultat peu encourageant. La prof n'était pas très encourageante non plus.

Des élèves ont été priés de ranger leurs cutters (objets défendus en salle de classe). Ils se sont révoltés : "Arthur a bien une perceuse". "Oui, mais je l'ai autorisé à s'en servir".

Le mot de la fin revient à Arthur : "Heureusement que j'ai emmené ma visseuse-perceuse sans fil, tu imagines si j'avais emmené ma grosse perceuse ? J'aurais traversé la feuille et la table !"

Je suis curieuse de voir sa note. Elle sera excellente si la prof tient compte de l'originalité de la méthode, mais très mauvaise si elle apprécie le résultat sur la feuille ! Affaire à suivre...