Des nœuds dans mon fil

samedi 31 mars 2012

Nonnettes

J'aime beaucoup le pain d'épices, et j'aime beaucoup les nonnettes à l'orange. Rien que de voir l'emballage m'enthousiasme déjà ! J'ai donc fait des recherches sur Internet, j'ai trouvé cette recette  fascinante.

Mes enfants, sentant l'odeur des épices, se sont approchés pour affirmer que non vraiment, il était inutile de faire des efforts en matière de pain d'épices, que je leur en avais trop fait et qu'ils n'aimaient plus.

"Qu'à cela ne tienne, ce n'est pas important, puisque c'est pour moi que je les prépare, et que vous n'en aurez pas". Leur regard a d'ors et déjà changé...

Pour 20 nonnettes :

Préparation : 10 mn
Cuisson : 20 mn
Repos : 2 heures

20 cl d'eau
200 g de miel
125 g de sucre
75 g de beurre
275 g de farine
1 c. à café d'arôme d'orange
2 c. à c. d'épices pour pain d'épices (+ de la cannelle)
1 c. à c. de bicarbonate
1 sachet de levure chimique
confiture d'oranges

Chauffer l'eau, le miel, le sucre, le beurre et l'arôme dans une casserole. Couper le feu dès que le beurre est fondu.
Verser sur le mélange de farine, épices, levure et bicarbonate.
Laisser reposer 2 heures à température ambiante.




Répartir dans des moules à muffins. Poser une cuillerée à café de confiture d'orange sur la pâte. Laisser reposer encore 10 minutes.
Enfourner à four préchauffé 200°C durant 20 minutes.
Glacer à la sortie du four (sucre glace, eau et arôme d'orange)

On peut en faire des petits cakes, mais il faudra augmenter le temps de cuisson.





Verdict : "maman, on peut goûter ?"
"D'accord, mais un tout petit peu puisque vous n'aimez pas".
Ils ont tout dévoré, j'en ai refait, mais cette fois en doublant les quantités et en testant le modèle Cake.



jeudi 29 mars 2012

Trier le linge


En général, lorsque les gens apprennent que j'ai une grande famille, ils s'exclament "oh, la, la, toutes les machines". En général, lorsque j'entends cette réflexion, je les regarde avac un air dubitatif. Mais lorsque je rentre chez moi et que je contemple le volume de linge à laver, je comprends mieux leur effroi.

A la naissance du sixième, je vivais en appartement, où j'avais la chance d'avoir une très grande salle de bain dans laquelle je pouvais laisser ma planche à repasser ouverte en permanence. C'était donc une salle de bain - buanderie. Au départ, j'avais fait comme lorsque j'habitais en maison : j'avais posé des paniers à linge pour faire le tri. Mais malgré ma grande salle de bain, nous étions un peu encombrés par les 5 paniers : blanc, sombre, rouge, lainage, multicolore. De plus, les enfants posaient en vrac leurs vêtements sales au hasard (lorsqu'ils ne les laissaient pas trainer dans leurs chambres).

J'ai alors demandé à Monsieur Alphonse de me fabriquer un support en bois pour mon sac à linge sale. Nous nous sommes mis d'accord sur les dimensions, dans la foulée, je lui en ai commandé un deuxième, et j'ai fait des sacs avec des séparations. Ensuite, pour permettre à tous les enfants, même les analphabètes à bien classer leur linge, j'ai brodé les noms des couleurs dans les couleurs adéquates.





Vous imaginez aisément que ce système n'a jamais fonctionné. J'ai le sentiment d'avoir 7 daltoniens à la maison. Ils mélangent allègrement toutes les couleurs, jettent leur pull dans le linge à bouillir, mettent le polo bleu marine dans le blanc (peut-être parce que l'étiquette est blanche, il y a des mystères qui resteront toujours mystérieux), imaginent que les chaussettes blanches peuvent être lavées avec les vêtements rouges...

Si encore ils remplissaient les sacs de façon systématique : Tant qu'à tout mélanger, si un sac est plein, ils pourraient déposer leur linge dans le sac suivant. Et bien non : c'est invariablement le sac du linge foncé qui déborde, parce qu'il a le mérite d'être le plus près de la porte. C'est un argument.

Et si encore on évitait le linge qui traîne sur le sol. Et bien non, même ceci ne me sera pas épargné, je retrouve fréquemment du linge par terre, mais comme il est sale, il ne faut pas que je m'offusque... paraît-il...

Alors me direz-vous, pourquoi vous donner ici une idée de rangement qui ne fonctionne pas ?
Parce que, comme toutes les mères de famille, j'imagine que chez les autres tout marche mieux, sinon carrément bien : les enfants des autres ne crient pas, ne se disputent pas, sont obéissants, sont imprégnés d'ordre, et ils se souviennent de la façon de trier le linge.



mardi 27 mars 2012

Aux bloggeurs hébergés par canalblog

Ô amies bloggeuses !

Vous avez choisi canalblog pour héberger votre blog, et ce pour mon plus grand désespoir.

Depuis le mois de décembre, 
je n'arrive plus à mettre de commentaires sous vos articles pourtant si passionnants.

Me voilà frustrée, et vous voilà frustrées à votre tour : plus de petit mot gentil, encourageant, qui font monter les statistiques de votre blog. 

Alphonsine muette, c'est un comble pour une fille bavarde comme elle !

Mais il n'est pas dit que je m'arrêterai sur une difficulté. Après moult tentatives et recherches infructueuses, j'ai enfin trouvé la solution :

Mes commentaires arrivent chez vous dans le dossier des spams... Il vous suffit d'aller expliquer à votre ordinateur qu'Alphonsine n'est pas indésirable et qu'au contraire, elle est la bienvenue chez vous...

A bientôt, amies bloggeuses de Canalblog !


Mobile pieuvre, les poissons (2)

Une fois la pieuvre terminée, le travail est quasiment terminé, il ne reste plus qu'à confectionner les poissons, ce qui ne présente pas de problème particulier.

Vous choisirez vos chutes de tissu, et vous créerez vos modèles vous-mêmes. Je vous donne les miens mais vous ferez certainement mieux.





Poser le modèle sur le tissu plié en deux. Couper en laissant une marge de couture d'1 cm.

Sur l'endroit, à l'aide de fil à broder, faire les yeux sur les deux faces.

Vous pouvez faire l'oeil avec un simple point de noeud, ou broder un rond, un oeil fermé, des écailles.... Tout est permis.

Poser le tissu endroit contre endroit, piquer soigneusement en laissant une ouverture.

Cranter, particulièrement dans les angles et dans les arrondis, puis recouper les valeurs de couture si nécessaire.

Retourner.

Pour bien faire ressortir les angles, s'aider d'une aiguille à tricoter. La manier délicatement pour ne pas percer le tissu.

Rembourrer les poissons avec de la ouatine. Ne pas trop tasser sinon ils deviennent tous ronds. Fermer l'ouverture à petits points coulés.

Passer un fil sur le haut du poisson.
Il faut faire différentes tentatives pour être certain d'obtenir un poisson bien équilibré.

L'équilibre est meilleur cette fois. Passer le fil, faire un noeud.

Traverser les pattes de la pieuvre avec l'aiguille, et accrocher provisoirement chaque poisson.
 Une fois tous les poissons accrochés, vérifier l'harmonie des couleurs.
Modifier ensuite les longueurs des fils pour que tous les poissons ne nagent pas au même niveau.
Faire un noeud au-dessus de la patte de la pieuvre, et recouper le fil au ras.

Voilà, c'est tout, ce n'est pas difficile, il faut juste un peu de temps !


dimanche 25 mars 2012

Mobile pieuvre tuto (1)


Plus de photos ICI

Le mobile pieuvre est relativement facile à réaliser.
Par contre, il demande un peu de temps, surtout pour la pieuvre.
Dans ce post, je vous explique comment coudre la pieuvre, 
dans un post suivant, je vous donnerai le reste des explications.


Premier point le patron : les pattes de la pieuvre :

Prendre une feuille de format A4. Placer deux points dans un angle, situés à 2 cm du coin, ainsi que 2 autres points dans l'angle opposé, situés à 1 cm du coin.
Relier les points comme sur la photo. Arrondir la petite extrémité, couper l'angle de l'extrémité la plus large.




Patron du corps de la pieuvre :

Dessiner le corps de la pieuvre comme sur le modèle ci-dessous :

Dessous du corps :
Découper un cercle de 12 cm de diamètre.

Choix du tissu et coupe :
Prendre un coton pas trop épais. La pieuvre peut être unie ou bicolore, au choix. Vous pouvez également faire chaque patte dans une autre couleur.

Couper 16 pattes, 4 têtes et 1 cercle.
Ajouter 1 cm ou 1,5 cm de valeur de couture aux pattes et à la tête, et couper comme sur les photos ci-dessous. (les valeurs de couture sont comprises pour le cercle)


Montage :

Coudre les pattes en plaçant le tissu endroit contre endroit. On obtient 8 pattes.
Recouper à 0,7 cm les valeurs de couture

Cranter sur toute le pourtour

Cranter soigneusement l'extrémité de la patte

Retourner la patte. Pour cela, utiliser une aiguille à tricoter pas trop fine. Prendre le côté opposé à la pointe pour commencer, sinon vous allez percer le tissu. Lorsque la patte est entièrement retournée sur l'endroit, introduire l'aiguille à tricoter par la pointe, et pousser les coutures délicatement à leur maximum.

Choisir des tiges fines en métal (1,5 mm de diamètre) de 75 cm de long


Toujours avec l'aiguille à tricoter, introduire un peu de ouatine dans le fond de la patte, sur environ 2 cm (se servir alternativement du côté pointu ou non de l'aiguille). Veillez à ne pas trop tasser la ouatine, sinon vos pattes manqueront de souplesse. Par contre, il en faut suffisamment pour qu'elles soient bien pleines...

Glisser le fil de fer dans la patte en le centrant dans la ouatine déjà installée dans la patte. Enfoncer la ouatine autour de la tige jusqu'à 1 cm du haut. Faire la même chose de l'autre côté, et réaliser ainsi 8 pattes sur 4 tiges.

Les pattes n'arrivent pas jusqu'au sommet des tiges, c'est normal. Poser les tiges en étoile, les fixer en place à l'aide d'une ficelle de cuisine.
 Mettre de côté, et s'occuper de la tête. Contrairement à ce que j'ai fait, il vaut mieux coudre les yeux, et la bouche (oui, je sais, mes enfants viennent me le chuchoter un à un pour me rendre plus savante : la bouche de la pieuvre n'est pas sous ses yeux mais dessous. Une pieuvre n'est pas non plus fleurie, il faut voir le côté poétique du mobile !)

Coudre les pièces de la tête deux à deux, endroit contre endroit, en prenant soin de
placer un ruban ou un cordon plié en deux au sommet. Il servira de fixation.
Cranter, éventuellement recouper les valeurs de couture. Retourner.



Pour les yeux, vous avez libre choix. Dessinez la forme souhaitée sur le tissu, crantez surtout dans les arrondis, coudre à petits points cachés.  J'ai ensuite ajouté un point blanc au point de noeud dans l'oeil.
 Remplir la tête de ouatine, la poser sur une table, à l'envers. Poser les pattes par-dessus.

Coudre les pattes sur la tête en faisant un revers. Coudre deux pattes par pan de tête.

Poser un peu de ouatine sur les tiges, puis le cercle cranté.

Coudre à petits points le cercle en retournant l'ourlet.

Accrocher la pieuvre, et lui tordre les pattes pour lui donner du mouvement.





vendredi 23 mars 2012

La salle d'attente de l'orthophoniste

Aymeric va chez l'orthophoniste trois fois par semaine. Et comme je l'y emmène, j'ai le plaisir de connaître sa salle d'attente par coeur (son bureau également d'ailleurs puisque j'assiste à deux séances sur trois pour faire les exercices à la maison ensuite !). Cela fait à présent trois années que nous nous rendons à la rééducation trois fois par semaine. Au bout de tout ce temps, on finit par se connaître, s'apprécier, s'estimer... L'orthophoniste a beaucoup d'humour, c'est donc trois moments de bonheur dans la semaine.

Sa salle d'attente est très classique : des chaises, des tables basses, des jeux, une dînette, des revues pour les mamans. Un mur vide, des publicités et des affiches sur les autres. Le mur vide me narguait depuis trop longtemps. Est venu le temps du 1er avril (c'était en 2011). C'est un temps de réflexion intense pour qui veut mettre à profit une blague amusante.

L'année dernière, le premier avril est tombé un vendredi. J'ai eu un déclic. Au lieu de faire l'école, j'ai installé un atelier de poissons. Nous avons pris du papier cartonné de couleur, des crayons de couleurs, et nous avons découpé et dessiné des tas de poissons.

Nous sommes partis très en avance sur notre rendez-vous. Aymeric me tenait les poissons et me tendait les épingles, et j'ai couvert le mur de poissons nageant dans tous les sens. Ce n'était plus une salle d'attente, c'était un aquarium.

L'orthophoniste a tellement aimé sa nouvelle décoration qu'elle l'a laissée jusqu'en juin. Et à moins qu'elle ne les remette sur son mur cette année, je ne pourrai vous montrer de photo, je les ai perdues.


Le premier avril 2012 approche. Ma blague est prête : ce sera un mobile pieuvre-poisson. Je me suis bien amusée à le coudre. Une seule chose me désole, le premier avril tombe un dimanche... Alors, soit j'attends lundi, mais aurai-je la patience ? Soit, et c'est bien plus probable, je me précipite le vendredi pour punaiser mon mobile au plafond.









PS : J'ai pris des photos de toutes les étapes, si vous en exprimez le souhait, je peux vous faire un tuto.

lundi 19 mars 2012

Etui de flûte

Mon étui de flûte a rendu l'âme. Bien entendu, j'aurais pu changer la fermeture éclaire (j'explique le procédé dans mon cours de raccommodage numéro 7), mais je n'avais pas de zip de ce format dans mes réserves (je les récupère en général sur les vieux sacs), il lui manquait deux centimètres.


J'ai préféré me refaire un sac complet. A ce sujet, si le seul argument reposait sur le temps passé, j'aurais mieux fait de changer le zip...


Et pour parfaire l'ensemble, je me suis fait une trousse double selon le modèle déjà utilisé.


Et j'ai ajouté un sac pour transporter ma flûte, mon pupitre et mes partitions les jours de concert.


Cette fois je suis parée ! 


mercredi 14 mars 2012

Leçon de raccommodage numéro 6 : déchirure sous un bouton

Lorsque mes garçons étaient plus jeunes, je devais très souvent repriser leurs chemises déchirées sous les boutons. L'origine de tels dégâts est facile : ils ne mettaient que des chemises, jamais de T-shirt, rarement des polos. Les copains (ou mes garçons entre eux) s'attrapaient par les vêtements pour se bousculer. Et puis, chose grandement interdite par Alphonsine, ils enfilaient ou enlevaient leur chemise sans la déboutonner. (Je ne sais d'ailleurs pas pourquoi j'utilise l'imparfait, ils le font toujours encore, mais peut-être plus soigneusement).

Bref, on en arrivait à ceci :


Avant de repriser, il faut enlever le bouton.

Ensuite, il faut replacer le tissu (ou ce qu'il en reste) en place, et passer le point de reprise.

Finalement, il faut recoudre le bouton en place.


- Arthur, il est à toi ce pyjama ?
- Oui maman, s'il manque presque tous les boutons.
- Alors c'est le tien, mais ne sois pas surpris d'y trouver tous les boutons, je les ai tous recousus et j'ai raccommodé ce qui était nécessaire.


Récapitulatif des leçons de raccommodage ICI