Des nœuds dans mon fil

lundi 30 avril 2012

Mais où se cache donc Alphonsine ?


J'ai le sentiment aigü de m'être fait oublier en m'absentant trop longtemps de la blogosphère. Il faut donc que je vous avoue qu'il est arrivé un évènement absolument inouï dans ma vie : Monsieur Alphonse a terminé d'aménager le bout de grenier pour en faire une bibliothèque. Enfin, le rêve de ma vie prend forme : je peux vivre dans une bibliothèque.

Actuellement, je trie, je classe, je traîne les 140 cartons qui renferment nos livres, et je tente de les installer sur des étagères sans que les petites mains habiles ne les prennent en disant : "Oh, ce livre, je l'ai tellement aimé, je vais le relire". Je suis sans pitié devant les sanglots de mes enfants. On ne touche pas tant que tout n'est pas classé.

A priori, ce sont 4500 livres à ranger. Une fois qu'ils seront en place, je téléchargerai un programme de gestion de bibliothèque, et je pourrai connaître le chiffre exact de notre folie !



samedi 21 avril 2012

Stocker la lessive

Stocker la lessive n'est pas une mince affaire.

Et en premier lieu, il faut savoir choisir sa lessive. J'ai définitivement opté pour la lessive en poudre. On peut mieux la doser (en réalité, ça ne change rien, mes machines tournent toujours à plein, puisque je ne lave pas mon linge séparément comme je vous l'expliquais ICI), mais surtout, elle est bien moins chère que les lessives en pastilles. Non, je ne suis pas radine, je suis économe !!!

Le grand souci de la lessive, c'est son conditionnement :
- Je n'aime pas beaucoup les grands sacs en plastique. Certes, ils sont épais et solides, et ils résistent aux inondations intempestives dans les salles de bain (voir ICI l'état de la salle de bain d'Alphonsine après le passage des enfants), mais ils n'ont pas de stabilité, et pour peu qu'on le pose mal, il s'incline et répand son contenu sur le sol.

- Les cartons pallient à cet inconvénient : toujours stables. Mais par contre, en cas d'inondation, le fond du carton se solidifie de façon irrémédiable. Il faut ensuite prendre un marteau pour redonner à la poudre son état primitif.

Il fallait donc penser à trouver un contenant répondant aux normes suivantes :
- Suffisamment grand pour contenir 25 kg de lessive
- Assez stable pour ne pas être renversé
- Etanche à l'eau
- Esthétique, parce que si c'est joli, c'est mieux.

Je vous épargne les réflexions intellectuelles intenses qui ont nourri mes nuits, et voilà le résultat magnifique comme il se doit !!!



Bien entendu, avec ce système vous risquez de voir vos enfants faire des "pâtés de sable" dans la lessive !!! Mais je vous rassure, je l'ai craint très longtemps, mais mes enfants ne l'ont jamais fait. N'est-ce pas qu'ils sont adorables ?


jeudi 19 avril 2012

Laver séparément

Laver le linge est une occupation assez prenante, très répétitive, trop répétitive, mais pas aussi simple qu'on se l'imagine. Chacun sait bien qu'il est nécessaire de trier le linge (ICI, pour la façon de trier), et malgré tout, chacun a fait l'expérience d'une lessive toute bleue, toute rose ou toute jaune, et a pu constater que c'est toujours dans ces cas que les chaussettes blanches n'ont pas été lavées ensemble. Après, libre à chacun de porter une chaussette blanche et une chaussette rose...

La meilleure façon pour éviter de créer une catastrophe est de se référer aux étiquettes cousues dans les vêtements.

Chez Alphonsine, c'est un peu délicat : elle reçoit beaucoup de vêtements, et souvent les étiquettes sont devenues illisibles à force de lavage. Mais au fond, ce n'est pas vraiment important puisque ce ne sont pas ces vêtements qui posent problème : ils ont eu le temps de dégorger leur couleur.

Donc, parfois, les étiquettes sont lisibles. Elles comportent toute une série de sigles plus ou moins compréhensibles pour indiquer si le vêtement peut être lavé en machine, à quel programme, quelle température, quelle essorage, si on peut user ou abuser d'eau de javel... En général le vêtement est interdit de sèche-linge par principe de précaution. 

De plus en plus souvent, en application de ce même principe de précaution, on trouve l'indication suivante : 

"Laver séparément"

Lorsque j'achète un vêtement (exceptionnellement), que je pense à regarder l'étiquette, et que l'y lis cette inscription, je ne peux m'empêcher de me lancer dans un calcul mental approfondi : 

Soit une machine à laver permettant de laver 11 kg de linge. Soit un programme d'une durée de 2 heures 30. Soit 20 articles pesant ensemble 11 kg. Imaginons, pour simplifier qu'il est possible de regrouper tous les articles parfaitement identiques (dans le nombre de vêtements, j'ai mis de côté les sous-vêtements. Comme leur nom l'indique, ils sont en-dessous, et leur couleur déteinte n'est pas flagrante). Il reste environ 15 lessives à faire tourner. C'est-à-dire 45 heures. 

Sachant que je fais tourner 1 à 2 machines par jour, combien de machines dois-je acheter pour arriver à bout de mes montagnes de linge sale ? 

Certes, je pourrais laver à la main, mais malheureusement, le lavoir de mon village a été supprimé...

lundi 16 avril 2012

Les pères et leurs filles

Personnellement, j'ai connu deux pères dans ma vie : le mien, et celui de mes enfants. Tous deux ont un point commun indéniable, celui de DÉTESTER les longs cheveux de leurs filles.

Je me souviens des discussions pénibles entre mes parents, où mon père tentait de faire couper les cheveux de ses filles, et où ma mère faisait la sourde oreille. Mon mari a fait les mêmes tentatives, et j'ai résisté fermement.

Et pourquoi, me direz-vous, les pères sont-ils hostiles aux cheveux longs de leurs filles ?
Réponse : parce que ça bouche les douches et les lavabos. 

C'est tout simple, c'est minime, c'est ridicule : tout simplement parce qu'ils n'aiment pas avoir les pieds dans l'eau lorsqu'ils prennent leur douche, ils envisagent de couper court à la situation en tranchant dans les cheveux de leurs filles.

Ma mère, disais-je, faisait la sourde oreille, et mon père pestait. Lorsque nous avons grandi, il nous a demandé d'enlever nos cheveux de la bonde après notre douche, ce que nous faisions consciencieusement, une seule fois, avant d'oublier avec la meilleure bonne fois du monde. Il devait s'en charger lui-même, et nous avons conservé notre chevelure, et lui sa mauvaise humeur lorsque la douche était bouchée.

Avec mon mariage, le souci des cheveux ne s'est plus posé avec mon père, et tout a assez bien fonctionné avec mon mari (mais j'avais les cheveux courts !) Et puis, sont nées les filles, les cheveux ont poussé, elles ont pris des bains, des douches, se sont coiffées au-dessus du lavabo, et le leitmotiv a repris : "il faudrait emmener les filles chez le coiffeur, les longs cheveux, c'est terrible, ça bouche les douches, ça encombre les lavabos..." Il n'a pas eu de chance, Monsieur Alphonse, je connaissais déjà le raisonnement par coeur. 

Et puis finalement, après longue réflexion, j'ai voulu mettre un terme à ce problème qui suivait les générations. J'ai donc pris le parti de trancher dans le vif, et de mettre un point final aux douches bouchées. Désormais, Monsieur Alphonse n'a plus à se plaindre de la longueur des cheveux de ses filles et de sa femme. Tout est résolu. J'ai appris à me servir de cet instrument :








Et depuis, je n'ai plus jamais entendu parler de coiffeur pour les filles !


samedi 14 avril 2012

Fromage blanc fait maison

Faire du fromage blanc maison est tellement facile que je me demande pourquoi j'en achète encore !

Bien entendu, j'utilise du lait cru, cherché à la ferme, directement du producteur au consommateur. Je verse la quantité nécessaire dans une jatte (ici, j'ai pris 4 litres de lait). 


J'ajoute quelques gouttes de pressure, et je recouvre d'un torchon. J'ai mis une grille sur la jatte, sinon le torchon tombe dans le lait. Je laisse reposer le temps nécessaire (un ou deux jours).

Lorsque le lait a caillé, j'installe un torchon dans une passoire que je place sur un récipient, et je vide le contenu de la jatte. Si on ne souhaite pas récupérer le petit lait qui s'écoule, on peut placer la passoire directement dans l'évier. Sinon, je me sers du petit lait pour faire du pain, son goût est incomparable.




Je laisse égoutter mon fromage plusieurs heures. 

Je récupère ensuite le fromage blanc contenu dans mon torchon, je le verse dans un saladier, et je l'assaisonne. Ici, j'ai ajouté des échalotes émincées, de la ciboulette, du persil et du basilic, sel et poivre. Un régal avec des pommes de terre en robe des champs.




On peut également le sucrer avec du sucre cristallisé, le sucre craque délicieusement sous les dents...


vendredi 13 avril 2012

Ecole buissonnière ou sortie pédagogique ?

Ici, en Alsace, le week-end de Pâques dure 4 jours, puisque le vendredi saint est férié. Lorsque ces festivités se placent en dehors des vacances scolaires, on a vraiment le sentiment d'être en vacances, et le retour en classe du mardi matin est d'autant plus difficile.

Lorsqu'on fait l'école à la maison, on ne déroge pas à ces difficultés, ce qui fait que j'ai accordé à mes deux élèves, une journée de vacances (ou école buissonnière) hier, pour aller voir des cousins qui ont des vacances décalées. Une belle journée à ne rien faire, sauf à installer un air de printemps dans la maison sur ce modèle.

Ce matin, nous étions dans le même état d'esprit que mardi matin, mais en pire, puisque le week-end pointe son bout de nez, et que Monsieur Alphonse était à la maison, chose assez rare pour être remarquée.

Je ne pouvais décemment pas, dans un souci d'éducation, décréter une nouvelle journée d'école buissonnière. Nous avons donc décidé de l'intituler "sortie pédagogique", de sorte que notre marche matinale nous a emmenés voir un château fort.

Le soleil a daigné percer la couche de brume, le vent n'a pas soufflé trop fort, le temps était magnifique pour une belle balade... 





Décidément, l'école à la maison n'est agréable que les jours sans école !!!

samedi 7 avril 2012

Le vrai lait de vache

Suite à différents commentaires sous mon billet "on n'a pas tous les jours 20 ans", il me semble important de préciser que je ne bois pas de lait. Jamais. Je mange des yaourts, je raffole de fromage, de crème, de beurre, mais de lait, non.

Bon, voilà que je dérape. Ce choix n'intéresse personne. Je voulais dire que OUI, nous cherchons le lait à la ferme. Non, nous ne sommes pas d'une autre époque. Oui, nous essayons de vivre dans notre temps (même si nous n'avons pas de télé).

Voilà plus de trois ans que nous prenons, presque tous les soirs, le chemin de la ferme : on sort de la maison, on tourne à gauche, on parcourt 500 mètres (à pied, à vélo pour les courageux, en skate, ou même en monocycle pour l'inconscient du lot) en ligne droite, et on arrive à la ferme. Au préalable, nous prenons les pots à lait, le "porte-monnaie du lait" (terme attribué à ce vieux porte-monnaie et réservé à l'achat du lait, de façon à simplifier la vie de tout le monde puisqu'il est toujours rangé au même endroit... sauf quand il s'égare durant plusieurs semaines dans la poche d'un manteau...).
Ouverture de 7 heures à 7 heures 30, puis de 17 heures 30 à 18 heures 30.

Sauf exception, nous allons chercher notre lait le soir.
Lorsque nous avons le temps, nous faisons un petit tour chez les petits veaux. Adorables.



 Ils boivent leur lait gloutonnement, ressortent un museau tout blanc en roulant des yeux étonnés. Puis nous repassons dans la grande étable en observant les génisses et les vaches manger le foin.


 Enfin, nous tendons nos pots à lait. Quatre litres... tirés du tank :

Retour par le même chemin. Mais cette fois c'est un peu plus périlleux : il faut prendre soin aux débordements inconsidérés du lait. Les couvercles ne sont pas étanches, le lait a vite fait de passer par-dessus bord et de venir salir les vêtements. On apprend à marcher avec une démarche un peu curieuse, les bras éloignés du corps.


En rentrant, on fait bouillir le lait en prenant soin de poser un "claque-lait" au fond de la casserole, lequel aura pour fonction de signaler que le lait est bouillant et qu'il est urgent de le retirer du feu au plus vite !
Quel avantage ? Du lait bien meilleur que le lait UHT, un goût incomparable, de la crème de lait prélevée au-dessus et qui servira pour les gâteaux, les tartes ou les sauces de viande. Et par-dessus tout, des rapports sympathiques avec les habitants du village, surtout l'été. Alors qu'il ne nous faut que 10 minutes pour chercher du lait en théorie, il peut arriver qu'on ne rentre qu'une heure plus tard... On papote sur le trajet aller, on papote là-bas, sur les velages, les veaux en bonne santé, la température du lait dans le tank, ..., on papote sur le trajet du retour : le temps, le jardin ... on vit paisiblement, un peu hors du temps !



jeudi 5 avril 2012

Un serpent dans ma cuisine

Les cours d'art plastique se suivent et ne se ressemblent pas. (voir ici et pour les débuts peu prometteurs !)

Mardi dernier, Augustin revient de son cours en me disant qu'il lui faut faire une oeuvre d'art façon Niki de Saint Phalles. En 2D ou en 3D au choix, sachant qu'en 3D ce serait mieux, et que plus c'est grand mieux c'est. "Peux-tu me montrer comment faire du papier mâché, j'aimerais faire une nana". "Si tu veux, mais tu es bien certain de faire une nana ? ... et de vouloir mouler ses fesses et le reste ?". Tout rosissant, il me dit qu'il préférerait faire un tour sur Google pour dénicher une autre idée de sculpture.

C'est ainsi qu'il a opté pour le serpent-jet d'eau. Il s'est occupé de la structure, je me suis chargée du papier, aidée par Arthurine. Un socle en bois, un fil de fer... oui, mais en attendant de devenir solide, il faut trouver un moyen de le faire tenir vers le haut. Il a cherché le socle de son monocycle, de la ficelle de cuisine (à ce sujet, Monsieur Alphonse m'a acheté il y a trop peu d'années un rouleau de plusieurs km de ficelle de cuisine. Je lui ai fait le reproche de voir trop grand. J'ai eu tort... comme d'habitude. A force de faire des cerfs volants, des radeaux, des bateaux à voile, des parachutes avec de vieux parapluies..., et à présent un serpent, nous avons été au bout de la bobine de fil. Il faudra que je pense à en racheter).


La suite en images :


Le fil de fer est fixé dans le socle en bois,  du nous avons tortillé du papier journal autour du fil de fer, et  attaché le tout à l'aide de la ficelle de cuisine.

Le socle en bois

La tête du serpent : deux cartons fixés tant bien que mal au corps sur lequel j'ai mis des bourrelets de papier journal pour lui donner du volume.

Le serpent est mis à sécher à l'extérieur. Il manque les étapes intermédiaires.  Nous avons arraché de longues bandes de papier journal, les avons trempées dans de la colle à papier peint (sans proportion : de l'eau et de la colle saupoudrée par-dessus, j'ai mélangé jusqu'à obtenir une colle épaisse).
Ensuite, nous avons patiemment enroulé les bandes de papier autour du corps du serpent.


Il a fallu lui mettre une muselière, parce que sa gueule tombait, béante. Niki de Saint Phalles n'aurait pas apprécié.

La fourchette pour soutenir la queue et lui conserver sa forme.


Et voilà le serpent installé pour la nuit dans ma cuisine.

Ne croyez pas que tout s'arrête là, bien au contraire, il y a une suite. Le lendemain, il faut  recommencer à appliquer des bandes de papier sur le serpent, et le surlendemain également, en laissant sécher entre chaque couche.

Nous avions 8 jours pour mener ce travail à son terme.
Mercredi, montage de la structure, et première esquisse.
Jeudi, deuxième application de papier.
Vendredi, troisième application de papier.
Samedi, quatrième application de papier.
Dimanche, première et dernière couche de peinture.

Et dimanche soir, Augustin me dit qu'il est vraiment navré, mais que le résultat ne le satisfait pas, parce que le serpent n'est pas équilibré, qu'il ne tiendra jamais tout seul sur son socle, et qu'il devra emporter le tout avec le pied du monocycle. Bref, si on pouvait modifier le système de fixation du bout de la queue, ce serait quand même autrement plus réussi.

Il a réussi à me convaincre, ainsi que Monsieur Alphonse qui s'est dirigé avec lui dans son atelier. J'ai vidé une boîte de conserve d'olives aux anchois, rincée en vitesse et emportée dans l'atelier. Monsieur Alphonse a creusé l'envers du socle en bois, fixé la boîte par-dessus (c'est vite écrit, mais il a fallu un peu de temps pour ce travail). Dans la nuit déjà tombée, Augustin a rempli la boîte de sable aux 3/4 et me l'a rapportée. Une boule de papier journal pour terminer de la remplir, et j'ai repris mes couches de papier journal pour sceller la queue à la boîte.

Lundi matin, deuxième et dernière couche de papier (la colle était vraiment épaisse et le temps manquait). "Maman, si la prof accepte un autre délai de 8 jours, est-ce qu'on pourrait le modifier pour y faire passer un tuyau d'arrosage, et une pompe, et un bassin, j'aurais ainsi une excellente note, et ça ferait vraiment une oeuvre de Niki de Saint Phalles".

Mardi, le serpent enfin sec reçu une nouvelle couche de peinture.




Mardi midi, Augustin rentre de l'école pour m'annoncer que sa prof de dessin est malade, et qu'il n'a donc pas besoin de son oeuvre avant la semaine suivante.




mercredi 4 avril 2012

La salle d'attente de l'orthophoniste (2)

ICI, je vous racontais mes projets de blague de premier avril. Sur demande incessante et répétée de mon lectorat, je me rends à vos désirs, et je vous explique TOUT ce qui s'est passé.

Lundi 26 mars : 

J'emporte ma pieuvre ainsi qu'une punaise. J'entre dans la salle d'attente occupée par une maman que je connais à force de la rencontrer toujours à la même heure. J'ai dû lui expliquer que non, ce n'était pas une commande de l'orthophoniste, mais un cadeau, et même mieux, une surprise doublée d'une blague... bref comme le premier avril approchait et que les poissons nageaient, il fallait en déduire que c'était un poisson d'avril. Elle a bien ri.

Je retire mes chaussures (il y avait une spectatrice, il fallait que je montre que j'avais de bonnes manières), je grimpe sur une chaise, je tends mon bras au bout duquel mes doigts tenaient une punaise enfilée dans le cordon. Et là, désespoir, Monsieur Alphonse avait raison (c'est un peu rageant d'avoir un mari qui a toujours raison) : "Je ne pense pas que tu arriveras à l'enfoncer dans le plafond, à mon avis, c'est du béton recouvert d'un enduit, ou peut-être de quelques millimètres de plâtre, mais qui ne permettra pas de faire tenir ta pieuvre".

J'explique à la dame que mon mari a toujours raison. Elle me dit que non, certainement les hommes n'ont pas toujours raison, et qu'il me manque peut-être des centimètres, qu'elle est plus grande que moi et que si je veux bien, elle va tenter d'enfoncer cette punaise pour faire tenir cette pieuvre fort jolie au demeurant.

Elle veut grimper sur la chaise, se rétracte, retire ses chaussures (elle ne pouvait être moins bien élevée que moi), enfonce la punaise... et tout s'écroule... enfin la pieuvre et les poissons. Nous voilà à quatre pattes pour retrouver la punaise tordue qu'on ne peut laisser par terre.

Toutes les deux observons attentivement les murs, le plafond, les coins et les recoins de cette pièce, et elle me dit : "Pourquoi ne pas essayer de le fixer à partir de la bouche d'aération". Moi, je doute un peu, mais je lui dis que oui pourquoi pas, et je file dans ma voiture ranger la pieuvre avant que l'orthophoniste ne vienne dans la salle d'attente.

Mardi 27 mars :

J'arrive dans la salle d'attente avec de nouvelles idées. Monsieur Alphonse m'a chargée d'examiner la bouche d'aération, de mesurer l'écart entre les lamelles... J'attends qu'Augustin soit parti avec l'orthophoniste pour commencer mes études poussées. Cette fois je n'ai plus personne à impressionner, je garde mes chaussures. Je regarde, j'observe, je mesure, et je me rassieds.

Vendredi 30 mars :


Ca y est, c'est le grand jour. Monsieur Alphonse, fort occupé, prend malgré tout du temps pour me préparer une magnifique baguette. Je fixe la pieuvre sur la baguette, et je pars allègrement au rendez-vous.

J'introduis la baguette dans la grille d'aération, mais la lamelle prend une tournure fort vilaine comme si elle voulait se briser sous mes yeux. Je ne peux le supporter, je reprends mon bâton, je m'assieds, et j'attends près de la porte, la baguette à la main pour surprendre l'orthophoniste lorsqu'elle entrera dans la salle d'attente.

Enfin, elle arrive. Mais comme j'avais fermé la porte, ce que je ne fais jamais, elle s'est préparée à un évènement fort (elle me connaît bien !), et a ouvert tout doucement la porte. Elle a admiré sa nouvelle compagne, et convenu avec moi que le plus simple était de l'accrocher à la lampe. Oserais-je vous dire qu'elle a grimpé sur la chaise sans retirer ses chaussures ? Je n'ai pas pu m'empêcher de me demander si c'était pour ne pas que je vois que ses collants étaient filés...




Elle a beaucoup aimé cette nouvelle décoration et m'a chaleureusement remerciée !

lundi 2 avril 2012

Le savon

Le savon occupe mes pensées à tel point qu'il me faut nécessairement ouvrir un nouveau post sur ce sujet. (Voir ICI pour le premier article).

Monsieur Alphonse, en homme prévenant, achète le savon en grande quantité pour le faire sécher. Voici les savons sortis des cartons et mis à sécher. J'en ai été sans voix...





dimanche 1 avril 2012

Poisson d'avril

Monsieur Alphonse a planté dans la cour un saule que nous avions fait pousser dans le jardin. Pour l'instant c'est encore un bâton, mais de toutes petites feuilles semblent percer l'écorce.

Et lorsque Monsieur Alphonse est rentré à la maison, il est venu regarder son plant avec surprise... Les branches avaient poussé, les feuilles étaient sorties. 


Quel bel arbuste touffu !











Poisson d'avril !