Des nœuds dans mon fil

vendredi 31 août 2012

Voyager forme la jeunesse

Je ne pense pas que voyager forme la jeunesse, mais plutôt que voyager permet de conserver la jeunesse... 

A moins que "voyager forme la jeunesse" s'adresse aux jeunes, et que "voyager conserve la jeunesse" s'adresse aux plus âgés...

Albertine ayant décidé de s'inscrire dans une école de couture à Fribourg, j'ai entrepris toutes les démarches administratives pour elle. Une montagne de courriers, de coups de fil (en langue française ou alémanique). Des kilomètres parcourus à travers la ville pour me renseigner directement dans les agences (pour le téléphone, les assurances...). Ne croyez pas qu'Albertine n'ait rien fait, de son côté elle accomplit les tâches qui lui étaient dévolues.

C'est au cours de ces démarches que j'ai compris qu'il fallait garder l'esprit leste et jeune. Pourquoi mes interlocuteurs ne comprenaient donc pas quand je leur demandais les tarifs pour les portables ? Parce qu'en Suisse romande on parle de NATEL ! Une fois le vocabulaire décrypté, les choses sont miraculeusement plus faciles !

Au bout du compte, on fait des comparaisons France-Suisse. Certes, il faut s'inscrire à la mairie dès son arrivée dans une ville, les démarches sont payantes et peuvent sembler inutiles. Mais en contre-partie, on peut téléphoner aux administrations. Il y a des lignes directes, on trouve facilement les numéros sur Internet ou sur les courriers. Chose encore plus surprenante pour qui est habituée des administrations françaises, un préposé répond au téléphone. Et non seulement il répond, mais il y une réponse à donner. Tous mes interlocuteurs ont toujours été aimables, polis, disponibles, soucieux de m'apporter une aide concrète. Ils sont d'une efficacité admirable.

Et pour le reste, que ce soient les écoles, les assurances, l'ouverture d'un compte en banque, il n'est nullement besoin de justificatifs, ou de dizaines de pages de renseignements à donner. Pour ouvrir un compte, on donne verbalement son adresse, on montre sa carte d'identité, et tout est terminé. Pour s'inscrire dans une école, c'est une simple feuille A4 recto. (à titre de comparaison, je viens d'inscrire Aelred en quatrième, c'est 10 pages de formulaire que j'ai remplies, sans compter les documents à fournir, et j'attends ceux de la rentrée). Et pour souscrire une assurance, on se contente de donner verbalement son nom, sa date de naissance et son adresse... 

Le plus amusant a été le passage à la frontière. La Suisse n'étant pas dans la CEE, il faut prendre la file des poids lourds, entrer sur leur parking. On se sent petit dans la voiture familiale au milieux de ces mastodontes. Albertine, suivant les instructions, avait fait une liste de son "déménagement" : un carton de vêtements, une ménagère, instruments de cuisine, un vélo, un mini-four et une plaque (rien de transcendant !). La procédure est simple : on se rend au guichet français pour dédouaner son matériel. Une fois le papier tamponné, on se rend au guichet suisse pour déclarer son matériel. Cette fois, les services des deux pays se sont rejoints dans un état perplexe : que faire de ce déménagement ? Faut-il vraiment déclarer ce chargement sans valeur aucune ? Et les deux se sont rejoints dans l'accomplissement consciencieux de leur service en nous faisant procéder aux démarches requises. 

Je ne regrette pas de m'être arrêtée à la douane, c'était vraiment amusant de voir des douaniers hilares au bout du couloir. Albertine, occupée à remplir un formulaire ne les voyait pas. Ils ont lancé un bâton en plastique tout à côté d'Albertine qui a hurlé lorsque leur chien s'est jeté sur le bâton !

A présent elle est installée, elle est heureuse, et nous en sommes ravis pour elle.

Mais tout n'est pas fini pour moi, je vais encore rajeunir : j'installe Aymeric à Anvers à la fin du mois !

jeudi 30 août 2012

Venise la Sérénissime : belle, tout simplement

La visite de Venise touche à sa fin. Il y aurait encore beaucoup à dire : 

Les îles n'ayant pas de sous-sol solide, il a fallu planter des pilotis pour construire les maisons, le choix du bois n'est pas anodin, puisqu'il a fallu trouver du bois imputrescible. 

Les vénitiens n'ont pas de voiture. Souvent un bateau personnel qu'ils garent dans le garage de la maison ou le long de la berge. Lorsqu'ils possèdent une voiture, ils la garent dans des parkings à Mestre.

Les poteaux colorés plantés devant l'entrée des demeures sont peints aux couleurs de la famille propriétaire.

Le ghetto juif : Le mot "ghetto" signifie fonderie. Il a été installé à l'emplacement d'une ancienne fonderie en 1516, et a donné son nom à tous les quartiers réservés aux juifs.

Venise est divisée en six parties. Les maisons sont numérotées de 1 à plus de 6000 suivant un ordre bien précis.

Pour s'alimenter en eau potable, des citernes avaient été creusées au milieu des places. L'eau ruisselait des toitures et se concentrait dans ces citernes. Une fontaine permettait aux habitants de se fournir en eau.

Les règles de conduite des bateaux sont très réglementées, d'autant que la profondeur de l'eau est très variable. Les piquets plantés dans l'eau marquent la voie à utiliser. 

Pour terminer cette visite de Venise, je vous propose des photos prises sur le vif, au gré d'une ultime promenade. Nous aimons visiter Venise sans but, déambuler à travers les ruelles resserrées, admirer une statuette par ici, une fontaine par là, le linge qui sèche à travers les rues, la couleur des maisons, du ciel, de l'eau. Parfois on devine un jardin luxuriant derrière les hauts murs de pierre. Venise peut paraître minéral, mais sitôt passées les clôtures, on découvre des jardins magnifiques.




































mercredi 29 août 2012

Venise la Sérénissime : îles (un peu) plus éloignées

Si Venise est construite sur des îles très resserrées, il existe d'autres îles dans la lagune. Nous ne les avons pas visitées, nous n'avons pas eu le temps. Ce sera pour une autre fois. Monsieur Alphonse rêve d'y aborder en voilier...

Les souffleurs de verre étaient, dans des temps très lointains, installés sur une des îles de Venise. Mais les risques d'incendie étaient trop élevés, et finalement, cette profession a dû émigrer sur l'île de Murano. 

L'île de Burano abrite quant à elle les pêcheurs et des dentelières. Il paraît que les maisons sont splendides, chacune d'une couleur différente pour permettre au pêcheur éméché de retrouver son domicile sans difficulté...

Il y a environ une église par île dans Venise, mais il n'y a aucun cimetière : impossible de creuser des tombes, l'eau est trop proche de la surface. Le cimetière a donc été installé sur une île dont il occupe l'intégralité du terrain. Une ligne du vaporetto conduit au cimetière.






(à suivre)

mardi 28 août 2012

Venise la Sérénissime : le marché

S'il y a un endroit de Venise qu'il ne faut pas manquer, c'est bien le marché aux poissons. La halle est magnifique, les étals somptueux. Tous les poissons font envie (sauf peut-être les poulpes !) et on regrette de ne pas avoir emporté de glacière !












Les fameuses glaces, qui, si elles ne sont pas typiques de Venise, sont incontournables en Italie. Les boules sont énormes. Le cornet contient "seulement" deux boules !


Tout aussi incontournable, le café italien :


Sympa à voir (et certainement à déguster) : des coupes de fruits frais servis glacés :





(à suivre)