Des nœuds dans mon fil

jeudi 28 février 2013

Jeux-concours chez Sécotine


Depuis bien longtemps je ne joue plus (ou presque plus) aux jeux de la blogosphère. Je ne gagne jamais, c'est une raison suffisante pour ne pas participer. Et oui, Madame, je joue pour gagner, je ne joue pas pour jouer, moi.

Mais cette photo est si jolie, et puis Sécotine est mon amie de la vraie vie, même que ce n'est pas son vrai prénom, mais il lui va si bien. Elle nous propose de gagner une Sécotibox, soit une boîte qu'elle aura rempli avec tout un tas d'ingrédients bien sympas. Le plus simple est d'aller voir sur son blog "Sécotine fait sa maligne" si vous voulez de plus amples détails.

Je joue donc en vous confiant une recette inavouable que je réussis à tous les coups lorsque je reçois du monde à la maison : 

Je vais acheter du fromage sur les indications de Monsieur Alphonse.
Je n'oublie pas les baguettes de pain.
Je laisse la cuisine à Monsieur Alphonse avec les ingrédients (le fromage, la noix de muscade et le poivre), il s'occupe du vin et de la préparation de la fondue au fromage.
Je me charge (ou je délègue à un de mes esclaves-enfants) du soin de couper le pain.

Et hop ! La fondue arrive sur la table, tout le monde se régale et me complimente !

... me complimente sur le choix de mon mari bien sûr !


mardi 26 février 2013

Interdiction ou proposition ?

Conduire en Italie, c'est un concept qui, jusque là, ne m'avait pas du tout dérangée. J'ai conduit dans le nord de l'Italie, et même jusqu'à Rome. C'est une civilisation normale, celle d'une grande ville, avec des citadins qui roulent vite dans des rues qu'ils connaissent bien, mais qui savent, lorsqu'ils prennent le temps de regarder les plaques d'immatriculation, être très patients avec les étrangers. Bref, rien de bien transcendant. Mon idée sur la conduite des italiens était donc des plus paisibles.

Et puis... nous avons passé le 41ème parallèle, et nous avons découvert des gens tout aussi civilisés, mais manifestement, la civilisation n'est pas la même que celle qui réside au nord du 41ème parallèle.

Le panneau de limitation de vitesse n'a absolument plus le même sens. Quoique, au nord, non plus. S'il indique 90, on peut largement rouler à 110. Au sud, c'est la même chose avec une pointe d'excès. Si le panneau marque "limitation à 40 km/h", on peut s'accorder un petit 90 sans choquer personne. Le panneau de limitation de vitesse n'est donc pas une interdiction de rouler au-delà de la vitesse autorisée, c'est une simple indication, peut-être même une proposition qu'il ne faut surtout pas suivre pour ne pas déranger les gens qui nous suivent.

Parlons des gens qui nous suivent. Il vaut mieux avoir de bons rétroviseurs, bien réglés, puis suivre la circulation derrière soi autant que celle qui est devant soi. Un italien qui a envie de doubler une voiture ne met pas de clignotant. De fait, il est tellement imprévisible qu'il se surprend lui-même à dépasser, et n'a pas le temps de prévenir en actionnant la petite manette prévue à cet effet.

Et surtout, ne pensez pas qu'une ligne continue vous libère de l'attention aux véhicules circulant derrière vous. Elle aussi ne constitue qu'une indication. Il faut comprendre : "Il y a un trait continu tracé au sol, au milieu de la route, mais simplement parce que le peintre a été un peu paresseux et qu'il a oublié de relever son pinceau. Il est donc loisible de traverser cette ligne à tout moment, y compris dans les virages ou dans les villages".

Au vu de ce qui précède, vous l'aurez compris, un italien dépasse dans un virage, en roulant bien au-delà de la vitesse autorisée, en traversant une ligne continue, et sans mettre son clignotant. Et nous nous étonnions (pas longtemps) que tout le monde roulait bien à droite : il faut laisser en permanence libre la troisième voie virtuelle au centre de la route.

Un autre panneau qui n'est qu'indicatif : le sens interdit. Le GPS nous ayant fait tourner en rond, et n'ayant pu arriver à notre destination, j'ai suggéré à Monsieur Alphonse de faire comme les italiens que nous avions vu faire : remonter un sens interdit. Il était stressé, et voyait déjà les carabiniers l'encercler et lui arracher son permis de conduire. Au lieu de cela, il a croisé trois voitures qui se sont écartées pour le laisser passer, sans surprise, puisque c'est la règle chez eux.

De mon côté, j'avais les mains crispées, les ongles ravageaient le siège de la voiture, et je fermais et ouvrais alternativement les yeux, hésitant entre le fait de regarder la mort arriver en face, et le refus de voir l'accident survenir.

Nous nous en sommes tirés à bon compte, et nous nous sommes empressés de remonter au nord du 41ème parallèle. Je me suis enfin détendue !


lundi 18 février 2013

Galerie des ancêtres

Grâce à Laurence
j'ai pu commencer la galerie des ancêtres... 
il ne me manque plus que le château.

D'aucun pinailleront : 
Les ancêtres ne sont pas des enfants.

Je rétorquerai alors vivement :
ils ont bien été des enfants un jour.

(Il est bien vrai que lorsqu'on regarde certains vieillards, 
on a du mal à les imaginer jeunes, insouciants, débordant d'énergie. 
Mais à l'inverse certains ont des yeux si pétillants de malice qu'on préfère ne pas savoir comment ils étaient jeunes !)

J'aurai préféré avoir des cadres ovales, 
mais j'ai opté pour des ronds, plus faciles à faire.

Un carton de calendrier de votre banque préférée,
On découpe un cercle que l'on évide.
On colle un cercle de molleton,
puis un cercle bien plus large de tissu.
On crante, on colle sur l'envers, 
On recouvre le tout du carton sur lequel le portrait a été collé.

Et on accroche les cadres.



La galerie est née !


samedi 16 février 2013

La résurrection de ma poche à douille

Il y a des sujets sur lesquels il ne faut pas rire. Par exemple, l'histoire de ma poche a douille. J'en ai été traumatisée de longs jours durant, et je n'arrivais pas à me décider à la remplacer. Il y a des attachements que l'on ne s'explique pas.

Et un soir, ô surprise, ma voisine (celle du vélo bleu) arrive en coup de vent, pour m'offrir... une poche à douille ! Mais comment a-t-elle deviné que je voulais faire des choux le lendemain ?

Elle n'avait pu supporter de me savoir démunie et avec une poche à douille percée de toutes parts. Elle devait deviner que j'étais dans la peine. Elle savait qu'une poche à douille ne sert certes pas souvent, mais qu'elle est alors indispensable.

Et donc, dès le lendemain, j'ai appelé Amélie pour lui montrer comment on faisait de la pâte à choux, comment on la réussissait, et surtout comment on la ratait, parce que je suis très douée pour cette expérience. Manquant de temps, et certainement de patience, je fais tout trop vite, et c'est un gage d'insuccès assuré s'agissant de pâte à choux !

Prenant mon ton didactique, j'explique le processus, étape par étape. Nous étrennons la poche, et posons nos tas de pâte sur la plaque. J'enfourne, je garde un oeil sur les choux, et je hurle : "Venez voir, les choux gonflent". Il y a de ces victoires que je ne peux garder enfouies au fond de moi-même, il faut que tout le monde participe à ma joie.



Nous avons eu des choux ENORMES. Jamais ils n'ont été aussi beau. J'en ai tiré la conclusion qui s'imposait : 


Si vous voulez de beaux choux,

 bien gonflés, 

faites-vous offrir une poche à douille par une amie.



mardi 12 février 2013

Tag littéraire

Taguée une nouvelle fois.
J'ai hésité à accepter le tag de "Sous les galets",
la tâche me paraissait trop ardue.
Et puis, comme elle était difficile, 
je me suis dit que c'était une raison suffisante pour me lancer.
Il s'agit d'un tag littéraire : 
Il faut répondre aux questions par des titres de livres. 
(Je n'ai choisi que des livres qui sont dans ma bibliothèque. )


Décris-toi : "Le philosophe qui n'était pas sage" (Laurent Gounelle)
Comment te sens-tu ? "Matière à rire" (Raymond Devos)
Décris où tu vis actuellement. "La bibliothèque, la nuit" (alberto Manguel)
Si tu pouvais aller n'importe où, où irais-tu ? "Alaska" (James Michener)
Ton moyen de transport préféré ? "Souvenirs" (Rudyard Kipling)
Toi et tes amies, vous êtes ? "Les fillettes chantantes" (Robert Sabatier)
Comment est le temps ?  "C'était bien" (Jean d'Ormesson)
Ton moment préféré de la journée ? "Les pieds dans l'eau" (Benoît Duteurtre)
Qu'est la vie pour toi ? "Le mystère de la patience" (Jostein Gaarder)
Quel est le meilleur conseil que tu as à donner ? "Casimir mène la grande vie" (Jean d'Ormesson)
Ta peur ? "100 pages blanches" (Cyril Massarotto)
Ta pensée du jour ? "La musique d'une vie" (Andréï Makine)
Comment aimerais-tu mourir ? "Vue de la Terre Promise" (Georges Duhamel)
La condition actuelle de ton âme ? "Que ma joie demeure" (Jean Giono)


Addendum après la lecture des commentaires :

Après un premier moment de recul, j'ai vraiment apprécié de participer à ce tag. Merci beaucoup !

J'ai arpenté ma bibliothèque pour trouver le titre qui correspondrait, et ça m'a amusée et beaucoup apporté.
Dans le choix des titres, j'ai toujours privilégié les plus belles plumes. La plupart des écrivains choisis écrivent tellement bien que la lecture devient musique : Jean d'Ormesson, Jean Giono, Georges Duhamel, Andrei Makine et Robert Sabatier.

Les autres sont moins littéraires, mais il me fallait leurs titres. J'ai eu une période Michener : il a écrit des sagas historiques à partir de la préhistoire jusqu'à nos jours de nombreux pays. Ses plus beaux livres sont Pologne, et surtout la Source (Israël). Il faut se souvenir de Gaarder pour "le Monde de Sophie" (enfin un philosophe qui met la philosophie à portée de chacun). Kipling est amusant pour ses histoires, Devos pour son humour et sa maîtrise de la langue française. Les derniers ne m'ont intéressée que pour leurs titres. 

vendredi 8 février 2013

Retour dans le passé

Dans le cadre de mes rangements en vue du déménagement, j'ai décidé de supprimer 2/3 de mes affaires. J'ai pris le carton des lettres et souvenirs, et hier soir, au coin du feu, j'ai épluché la correspondance vieille de quelques années à plus de 20 ans. Et pourtant, j'avais déjà fait un tri.

J'ai retrouvé un cahier du jour de CM2. Sujet de rédaction : "le jardin zoologique". J'ai raconté l'histoire d'une maman se promenant avec son petit garçon, et j'ai constaté, oh surprise, que j'avais choisi le prénom de mon petit dernier. Je ne savais pas que j'avais déjà des attraits pour ce prénom à l'âge de 10 ans !

J'ai retrouvé un dessin d'Ambroise. Il avait 4 ans, et avait dessiné un bonhomme (en fait une femme). Jusque là rien de bien original. Au dos de la feuille, j'avais noté la légende qu'il m'avait dictée : "C'est une maman qui pleure parce qu'elle dit NON à son enfant".

J'ai récupéré des timbres, de vieux timbres, encore libellés en Francs.

J'ai revu des photos. 

J'ai relu des lettres de mes enfants, celles écrites sous l'impulsion de la colère contre "des parents tyranniques", et les lettres d'amour écrites pour la fête des mères. Elles sont toutes attendrissantes.

J'ai retrouvé toutes les lettres de félicitation à l'occasion de notre mariage, et à l'occasion de la naissance de nos enfants. J'ai remis un visage derrière chaque nom.

J'ai fait un voyage dans le temps, avec des sauts de puce, deux pas en arrière, puis quatre, puis trois en avant... sans suite logique, mais toujours avec des moments précieux et heureux. Je n'ai pas terminé le tri, il reste des lettres au fond. Mais c'était suffisant pour ce soir-là. 

J'étais dans la joie lorsque j'ai refermé le carton.

Elle est belle la vie !


mercredi 6 février 2013

Deux ? C'est deux de trop

L'automne dernier, j'ai été conviée par le secrétaire d'une association pour une réunion, celle de "la commission des gâteaux". Gloup... et je n'ai pu éviter de me "réunir" et de perdre mon temps. N'aurait-il pas été possible de régler le problème du buffet en quelques échanges de mails, pour tout dire, en deux coups de cuiller à pot ? Non.

"Alphonsine, reste détendue, prends les choses avec philosophie, et tu en tireras des conséquences sociologiques dont tu n'imaginais même pas l'existence". Soit, je ferai contre mauvaise fortune bon coeur.

Je suis rentrée atterrée, démoralisée, et Monsieur Alphonse qui était de garde n'était même pas là pour me consoler. 

Oh, ce n'était pas la réunion en tant que telle, ni son titre ronflant et plomplon qui m'ont donné le coup de grâce, c'étaient les deux mères présentes.

La première, celle du fils qui nous accueillait, en fait c'était elle qui nous accueillait, elle nous a bien fait comprendre que c'était chez elle, mais le fils aussi était chez lui, alors, pour montrer qu'il commandait, il a ordonné à sa maman de rester avec nous...

La deuxième, femme d'une soixantaine d'années, pomponnée, fardée, tirée à quatre épingles, est arrivée en fanfare, accompagnée par son discret mari et de sa fille fantôme. Avez-vous déjà vu une fille fantôme ? Je vais essayer de décrire la fille fantôme, mais c'est vraiment difficile, je fais appel à toute votre sagacité.

Une fille fantôme, c'est un être de sexe féminin, presque invisible, qui évolue dans l'ombre de sa maman. Elle dit gentiment "bonjour madame", fait la bise quand il faut, puis se fait si discrète qu'elle disparaît comme par enchantement. C'est tout juste si on pense à lui avancer une chaise. Elle ne répond que si on l'interroge, n'a pas d'opinion autre que celle de sa maman, et si par impossible, elle s'avise d'avoir une idée, elle la susurre pour faire croire que l'idée vient de sa maman (si l'idée est bonne). Dans le cas contraire, sa maman lui jette un regard noir et scandalisé qui fait disparaître une nouvelle fois la fille.

Spectaculaire, incroyable, mais triste à mourir, surtout quand la mère assène "Mes deux filles restent encore un peu avec moi à la maison", ou qu'elle échange manu militari, sans lui demander son avis, les assiettes de gâteau parce qu'elle voulait une part plus petite.

Voilà pour la deuxième mère.

La première est la même et pourtant toute autre. Elle rappelle qu'elle va nous laisser réunioner en paix, et fait mine de sortir, mais c'est pour que son fils lui dise "mais non, reste donc". Sans se faire prier, elle saisit une chaise et s'installe confortablement. 

C'est la même aussi qui est venue me voir (nous avions proposé à son fils de nous accompagner à un concert, et nous avons été obligés de marcher vite 1/2 heure aller, puis 1/2 heure retour dans le vent et la pluie) pour me dire "Il est rentré malade". J'ai eu une réponse fantastique : "Ah". Pas le "ah" interrogatif, ni le "ah" insouciant, non, le "ah" de la personne qui comprend bien le problème mais se fout éperdument des conséquences, ou plutôt, qui prend acte de la situation. Je lui ai fait un sourire, et je suis partie !

Précision : le fils a 46 ans, la fille approche des 35 !
Autre précision : inutile de penser rapprocher les deux, c'est parfaitement impossible, cela n'entre pas dans les voies des mamans respectives. Et les deux enfants sont bien trop soumis.

J'ai été retournée. Oh, je n'ignore pas qu'il existe trop, beaucoup trop de mères possessives, mais en voir deux d'un coup, c'est insurmontable. Elles ont d'ailleurs toutes un point commun : un mari adorable, discret, un peu fantôme lui aussi, qui jardine merveilleusement, et surtout longuement ! Quelle détresse, que de vies gâchées pour des vieilles femmes égoïstes. Je ne trouve pas de mot assez dur pour les qualifier.






lundi 4 février 2013

Elle lit le journal

Depuis hier, j'ai la preuve que ma voisine lit le journal. Attention, j'ai bien spécifié lit le journal, et non survole ou feuillette le journal.

Il ne s'agit pas de ma voisine de droite, celle qui est douée de ses dix doigts, qui sort en un temps record une merveille de sa machine à coudre avec trois fois rien, qui sort par tous les temps sur son vélo bleu en me faisant un grand "coucou" en passant devant la maison, et qui est invariablement souriante et heureuse de vivre.

Il ne s'agit pas non plus de ma voisine de gauche, celle qui a une philosophie de vie que j'essaye de recopier, qui dit "Mon appareil pour écouter les cassettes est définitivement cassé, je ne peux plus écouter de musique, et pourtant j'aime la musique. Mais ce qu'on n'a pas, on n'en a pas besoin", qui est toujours prête à faire un jeu de mots, qui se promène autour du village pour s'aérer, ou qui aère son nez à la fenêtre.

Il s'agit de ma voisine d'en face, celle qui râle lorsque mon portail est fermé à clef alors qu'elle veut déposer sous mon porche un seau de tomates cerises, des salades, des pêches des vignes ou des pommes. Sous des dehors un peu bougon (Elisabeth, promets-moi de ne rien lui dire !), elle a un coeur en or. Mais voilà, elle lit le journal. Elle lit même les petites annonces, à tel point que lorsqu'elle a lu "Corps de ferme rénové à vendre dans le village", le téléphone a sonné vers son frère, sa famille pour essayer de deviner de quelle ferme il pourrait bien s'agir. "Je ne vois qu'Alphonsine... mais pourtant non, ils viennent de terminer les travaux, ils ne vont pas déjà vendre..." N'arrivant pas à trouver la solution à cette énigme, elle a pris le taureau par les cornes...

... Et c'est ainsi qu'à 9 heures 30, le téléphone a sonné chez moi pour avoir confirmation de son esprit de déduction. "Mais vous n'êtes pas heureux ici ? Oh, la, la, je ne vais pas m'en remettre, la journée commence mal. Ca me fait de la peine de savoir que vous allez partir."

Moi, j'ai été étonnée que des gens qui possèdent une maison lisent si attentivement les petites annonces. Parce qu'elle n'est pas la seule, d'autres m'ont dit avoir vu ma maison en vente dans le journal ! Il faut vraiment avoir du temps pour lire même les petites annonces immobilières !


vendredi 1 février 2013

Incroyable mais vrai !

Ma culture cinématographique est assez réduite (les enfants riraient de cet euphémisme !), je ne vais presque jamais au cinéma, et toujours la veille où le film va être retiré. 

MAIS... l'exception qui vérifie la règle a eu lieu : je suis allée voir un film LE LENDEMAIN de sa sortie ! Ceci, juste pour chatouiller mon orgueil... en fait ça n'a aucune importance.

Bref, j'ai profité de la présence d'Albert qui se reposait de ses partiels à la maison, qui se refait une santé un mangeant les "bons petits plats de maman", pour l'accompagner au cinéma. Nous sommes allés voir "Lincoln".

Ce film retrace la vie du Président des Etats-Unis lors de son deuxième mandat, au moment de la guerre de sécession. Il montre les états d'âme du président, le poids de la responsabilité qui pèse sur ses épaules, son désir ardent d'abolir l'esclavage, et la nécessité de mettre en jeu tous les moyens pour y arriver.

Ce n'est pas un film d'action, c'est un film de fine psychologie, de ficelles de politiciens, de démonstrations de juristes, pour obtenir l'approbation du 13ème amendement de la constitution.

La dame à côté de moi s'est endormie, d'autres ont relâché leur attention dans la salle. J'ai été accrochée aux lèvres des acteurs, j'ai profité de chaque mot, de chaque attitude. C'était extraordinaire !