Des nœuds dans mon fil

dimanche 31 mars 2013

Printemps en devenir

Parci Parla du blog "5 minutes et 30 secondes" propose un très joli jeu : pour faire venir le printemps, elle propose que les blogueuses postent une photo toutes les semaines, photo prise du même angle de vue pour voir l'évolution du printemps sur la végétation.

L'idée me semble si charmante que je participe bien volontiers. Voilà donc ma première photo :



samedi 30 mars 2013

Moteur aux pois chiches

Autour de la table, le soir, au dîner :

- Oh non, maman, tu n'as pas mis de pois chiches dans la soupe ?
- Si, pour finir le paquet.
- C'est malin, avant la piscine. Je vais avoir un moteur intégré moi !
- Au moins tu auras ta ligne d'eau pour toi tout seul !

jeudi 28 mars 2013

Je suis désemparée

Voilà quelques jours, j'apprends, je découvre, que répondre aux commentaires sur mon blog n'est pas chose aussi aisée que je le pensais innocemment. Il me semblait qu'il suffisait de cliquer sur "répondre" dans ma boîte mail pour que le commentateur reçoive ma réponse. Oh bien sûr, il y avait un drôle de mail intitulé "noreply-comment@blogger.com", mais je croyais naïvement qu'il m'empêchait simplement de découvrir l'adresse de celui à qui j'écrivais. 

Sauf que les choses ne sont pas si simples. Après un post de "Petit Bonheur", relayé par "Sous les galets", et ma propre enquête, j'ai enfin compris que tous mes efforts pour répondre individuellement à chacun de mes lecteurs n'avaient aucun sens, et que si mes mails partaient bien, nul ne sait où ils arrivaient... en tout cas pas dans la boîte de celui à qui je le destinais.

Actuellement, sous prétexte que les enfants sont nés avec un ordinateur entre les doigts, on ne rédige plus de mode d'emploi. "C'est facile, c'est intuitif." Facile à dire, mais pas facile à faire. J'ai longtemps cru que les choses étaient absconses parce que j'étais née trop tard, et que je n'arrivais pas à me mettre dans l'esprit de l'informatique. Et pourtant, de plus jeunes que moi restent tout aussi ébahis devant l'incompréhension du système. Ce qui est qualifié d'intuitif ne l'est que pour le concepteur. Et le fonctionnement est tellement intuitif qu'il n'est même pas possible d'expliquer son processus et son raisonnement dans un langage clair et un mode d'emploi efficace.

Que faire à présent ? Changer de receveur ? Je manque d'enthousiasme, me disant que si je ne trouve pas ici le fonctionnement simple que je souhaite, je ne le trouverai pas plus ailleurs.
Je ne peux faire comme "Sous les galets" qui reprend une à une ses réponses et les poste courageusement, tout simplement parce que j'ai supprimé presque toutes les discussions pour ne pas engluer ma boîte mail.
Je n'aime pas répondre sous les commentaires : parfois j'ai envie de donner un tour un peu plus personnel à la conversation. Et pour le lecteur, il lui appartiendrait de revenir inlassablement sur le billet pour pouvoir lire la réponse que je donnerais. C'est un système qui alourdit les échanges spontanés. 
Et pourtant, j'aime bien donner un retour personnel au lecteur qui prend la peine de commenter. J'ai quelques adresses mails des unes ou des autres. A celles-ci, je répondrai par mail. Et pour les autres, à moins qu'elles ne souhaitent avoir un contact en dehors du blog en m'écrivant directement (Il suffit de cliquer sur "Pour me contacter par mail", en haut du bandeau de droite), je répondrai sur le blog.

A tout problème sa solution ! Celle-ci en est une, la moins mauvaise me semble-t-il !

Joyeuses Pâques !


mercredi 27 mars 2013

Il a des mains, oui Madame !

Le fils qui a des pieds (voir ICI) a également des mains. Lorsque je suis à table, mon regard est sans cesse attiré par ses mains. Non pas qu'il se tienne mal, mais il a de telles longueurs de doigts que j'en suis à chaque seconde un peu plus surprise. 

C'est d'ailleurs aussi embêtant d'avoir de longues mains que de longs pieds. A moins de décider de ne plus jamais avoir froid aux mains et de considérer que le froid n'est qu'un état d'esprit, il faut se rendre à l'évidence, les magasins normalement constitués ne proposent pas de paires de gants au-delà de la taille 8,5.




Et vous pensez bien qu'il n'a pas seulement de longues mains, celles-ci sont accrochées à des espèces de longs fils qui s'agitent dans tous les sens. A table (encore à table ? Mais pour un ado, c'est un lieu privilégié), quelle que soit sa place, il peut tout attraper. On dirait un long bras de grue qui se déploie à travers l'espace pour saisir une cruche, un morceau de pain, que sais-je encore. C'est impressionnant.

Et si au repos il mesure 1,84 mètre (ce qui n'est pas encore remarquable), une fois les bras tendus vers le haut, il atteint 2,40 mètres à bout de doigts. C'est là que les choses deviennent intéressantes : le tabouret devient superflu dès lors qu'Anatole est dans les environs. Finalement, je veux bien lui acheter des gants sur mesure s'il me descend les objets situés sur les placards !


lundi 25 mars 2013

Gâteau en conserve ou conserve de gâteaux



Vous voulez partir en vacances en emportant un gâteau, vous voulez offrir un gâteau à une personne seule, vous n'êtes plus assez nombreux à la maison pour manger tout un cake, vous voulez gâter votre étudiant qui ne peut rentrer toutes les semaines en lui préparant son cake préféré. Bien sûr, il y a souvent la solution du congélateur qui permet de conserver facilement les aliments. Personnellement, j'y ai de moins en moins recours. Je trouve que les goûts sont modifiés. Je préfère largement les conserves qui  sont bien plus maniables et qui ne nécessitent pas de temps indéfini de décongélation.

Si vous vous retrouvez dans une proposition ci-dessus, cet article est pour vous : vous allez pouvoir faire cuire vos gâteaux dans des bocaux. J'ai trouvé cette idée sur un blog culinaire très agréable qui propose des recettes toutes simples, mais toujours goûteuses : recettes 2 cuisine

Le concept est des plus facile : vous choisissez votre recette de cake ou de gâteau préféré, le gâteau aux yaourts, le cake aux fruits secs.... Vous procédez comme indiqué, puis au lieu de verser la pâte dans un moule à cake, vous la versez dans des bocaux à confiture. Vous faites cuire selon la recette, et vous fermez les pots au moment où vous les sortez du four.

Les gâteaux se conservent plusieurs semaines.
J'ai essayé (j'avoue que j'étais un peu dubitative) avec une recette de gâteau au yaourt, j'avais ajouté des morceaux de pomme et des pépites de chocolat. Nous l'avons ouvert 2 semaines plus tard, nous nous sommes régalés.

Aujourd'hui, j'ai préparé un cake sur la base d'un 4/4, et j'ai ajouté des écorces d'oranges confites et des raisins secs. Les écorces confites m'avaient été offertes par Anick du blog Les papilles estomaquées.(encore un blog culinaire sur lequel j'aime me promener, parce qu'il est beau, et qu'Anick teste des associations d'aliments ou d'épices qui me plaisent beaucoup). Le cake me semblait si bon que dans la foulée, j'en ai refait un autre que j'ai fait cuire dans un moule à cake cette fois pour nous. Un délice...






vendredi 22 mars 2013

Il a des pieds, oui Madame !




J'ai un fils qui a des pieds. J'ai d'ailleurs quatre fils qui ont tous des pieds, grâce à Dieu. Et mes deux filles ont des pieds également. Mais l'intérêt du fils à pied, ou plutôt la difficulté, c'est la taille des pieds. Comme dit Antoinette : "Je peux entrer dans les chaussures d'Anatole avec mes propres chaussures". Personnellement, je n'en vois guère l'intérêt, mais Antoinette et Anatole se sont amusés à en faire l'expérience.




Anatole lui a répondu goguenard : "Forcément, j'ai presque 10 pointures de plus que toi !"

Un petit 39 d'un côté, rien que du normal, et un grand 47 de l'autre, rien que de l'exceptionnel. Et il m'a assuré que ses pieds avaient encore grandis. Jusqu'où irons-nous ? Le magasin de chaussures où nous allons chausse jusqu'au 46. Espérons qu'il y aura une paire de chaussures en pointure 48. Anatole aura alors le choix entre une paire de chaussures. Il aura tout intérêt à ne pas faire le difficile s'il ne veut pas continuer à marcher les orteils recroquevillés.

Et il n'a que 16 ans... je crains le pire...

Note de dernière minute : J'ai fait un passage rapide dans un magasin de chaussures : en France on ne chausse que jusqu'au 46... Idem pour les chaussettes, ce qui explique à quelle vitesse il me les mange ! Donc, dès que j'ai 5 minutes, je fonce en Allemagne (heureusement assez proche) pour y trouver chaussure à son pied. A priori, je peux avoir de la chance jusqu'au 48, et peut-être même du 50 !!!
Et chez Décathlon, je vais pouvoir continuer à trouver des chaussures bateaux, sur commande bien entendu, mais peu importe le délai : il est assuré d'avoir sa taille jusqu'à la pointure 48 également en France, mais 50 en Belgique ! 
Il n'est pas encore dit qu'il sera va-nu-pieds !


jeudi 21 mars 2013

L'acquéreur pas idéal...

Vous êtes un peu exigeantes, ô amies lectrices qui me demandez un compte-rendu des visiteurs de maison...

D'ailleurs, il existe une espèce qui n'est malheureusement pas en voie de disparition. Il s'agit des "acheteurs de maison". Ils sont adorables. Pas ponctuels du tout sauf la première fois. Ils s'extasient de tout, prennent leur temps, on les voit encore prendre le pouls du village deux heures après la fin de la visite : ils se promènent et rentrent à regret dans leur chez eux, mais en marche arrière, pour garder l'image de la maison le plus longtemps possible dans leurs yeux.

Le lendemain, nous recevons un coup de fil enthousiaste de l'agent : "Ils achètent". On se met d'accord sur le prix en un tour de main, ils revisitent en emmenant avec eux le ban, l'arrière-ban, les voisins, la belle-mère. Ils repartent avec autant de regret que la fois d'avant, mais cette fois en ayant apposé une signature sur le compromis de vente.

Nous ouvrons le champagne, les enfants la bouteille de coca ! Chouette, la maison a été vendue en moins d'un mois ! 

La semaine d'après, coup de fil de l'agent : "Mauvaise nouvelle, ils se sont rétractés, et les autres acheteurs potentiels qui étaient très intéressés par votre bien ont trouvé une maison entre temps. On recommence tout à zéro : petites annonces (il faut compter 8 jours minimum), visites, rangement de la maison, etc........

J'oubliais, ils ont même donné un motif : "ils ne se sentent pas encore prêts à quitter la ville !" C'est sûr, ils se sont réveillés un matin, se demandant comment occuper la journée. Ils ont lu le journal (comme ma voisine, voir ICI), ils ont été séduits par la petite annonce, ont visité, ont signé, puis ont réfléchi. La prochaine fois, s'ils réfléchissent avant, ce sera plus facile pour tout le monde !




mercredi 20 mars 2013

Colombe Linotte

Hier, sur le coup de midi (ça a son importance), j'ai reçu dans mon courrier un petit paquet contenant un livre  :
Etant lectrice patentée et assidue du blog de Colombe Linotte, je me suis fait une joie de me plonger dans le livre des faits et gestes quotidiens narrés sous forme d'aphorismes. J'ai immédiatement ouvert le livre et commencé la lecture, et puis je me suis dit qu'il fallait que je sois raisonnable, que je cesse de lire pour en profiter le soir sous la couette. Je me suis surprise à être totalement obéissante et à fermer le livre à la page 6.

Enfin, le soir est arrivé, et avec lui le calme et le silence de la nuit permettant la lecture dans un espace de tranquillité. Je me suis dit qu'il fallait que je sois raisonnable, et que je me contente de lire 27 pages pour en garder en réserve pour les jours suivants. J'ai été totalement raisonnable, et je me suis arrêtée à la page 166, celle des remerciements. 

J'ai ri tout au long du livre, des gags que je connaissais déjà par son blog, et de ceux que je découvrais. Pour l'instant il reste sur ma table de chevet : je vais le relire ce soir...


mardi 19 mars 2013

La compassion est une qualité

Vous vous souvenez peut-être de mon billet sur la constance. Aujourd'hui, je vais vous parler de la compassion. Ce ne sont pas des thèmes très courants, mais pourtant ces qualités nous accompagnent tout au long de notre vie.

L'autre jour, une personne que je connais bien m'a téléphoné. Dès que je la reconnais, mon cerveau tourne à 100.000 tours/minute pour trouver le moyen de couper court à la conversation. C'est qu'elle fait partie de ces gens odieux, méchants et destructeurs, qui, sous couvert d'une immense gentillesse, d'une grande compassion et d'une sollicitude poignante vous assènent des horreurs.

Vous allez me dire qu'il suffit de ne pas décrocher, et de rompre tout lien avec cette personne. Vous pensez bien que si je le pouvais je n'hésiterais pas une seconde, mais il y a des situations complexes qui ne se résolvent pas avec des "il suffit que tu..." J'ai donc opté pour une technique de protection rapprochée et dès que je reconnais sa voix, je revêts une carapace. Je peux ainsi l'écouter avec détachement. Et ensuite, je me promets de vous écrire un billet, et alors elle devient drôle et ne me touche plus... Les bienfaits de la blogosphère !

Donc, sa technique de destruction avancée consiste à me demander des nouvelles de chacun de nous (mari et enfants), et surtout de ne répondre à aucune de mes annonces pour me signifier qu'elle se fiche éperdument de ce que je raconte, mais le tout avec une voix charmante, attentionnée et gentille.

L'autre jour elle m'a demandé des nouvelles de ma maison.
- Elle n'est pas encore vendue. Mais l'agent immobilier est compétent.
- Tu sais, chez nous il y avait une très grande maison à vendre. Elle a mis plusieurs années à être vendue. Les petites maisons partent plus facilement, mais les grandes finissent également par trouver un acquéreur, il suffit d'attendre. Je te dis, pour cette grande maison, ça a mis plusieurs années, mais elle est vendue.
- Je ne suis pas inquiète du tout.
- Parce que soit certaine que les petites maisons se vendent facilement, mais pour les grandes ce n'est pas du tout le cas. Il suffit pourtant d'attendre plusieurs années.

J'ai arrêté de dire que je n'étais pas inquiète, parce qu'elle renchérissait dans le fait qu'il est facile de vendre une grande maison après plusieurs années d'attente.

Et puis j'ai trouvé le moyen de raccrocher... Et puis, j'ai trouvé le moyen d'en rire !



lundi 18 mars 2013

Je hais Edf


Il y a encore peu d'années, pour payer la facture d'Edf, les choses étaient vraiment faciles : on attendait la facture, on rédigeait un chèque et on le postait dans l'enveloppe prévue à cet effet. La seule difficulté que l'on pouvait rencontrer ne dépendait que de nous : il ne fallait pas oublier de signer le chèque, et il fallait coller un timbre. 

Ensuite, il y a eu le progrès. On a pu opter pour le virement. Encore plus facile : je détache le coupon sur les petits trous, je date, je signe, et je poste. Ici encore, la difficulté était minime.

Et enfin, il y a eu le PROGRES. Celui-là, je ne l'ai pas attendu avec impatience. Les choses étaient si faciles auparavant, et j'ai d'ailleurs bien fait de ne pas le souhaiter. Il n'apporte que déboires et consternations.

Lorsque nous sommes arrivés dans notre maison, Edf a pris contact avec nous pour demander à nous installer un compteur extraordinaire : "il y aura un bouton sur la façade de votre maison, et nos agents, avec un simple appareil, depuis leur voiture, cliqueront en direction de ce bouton, et le relevé s'affichera automatiquement sur l'appareil. Ensuite, la facture en consommation réelle sera établie". Quelle belle victoire théorique !

Auparavant, un agent venait nous rendre visite deux fois par an, il relevait les numéros du compteur sur un formulaire, et tout fonctionnait merveilleusement. Avec le progrès, nous n'avons jamais reçu de facture en consommation réelle. Nous étions toujours surpris du faible montant de notre facture. Nous avons téléphoné, rappelé, insisté, expliqué que nous venions d'arriver à 8 dans notre maison, qu'auparavant elle nous servait de maison de campagne, que nous n'y passions que quelques semaines par an, et qu'à présent il était logique que notre consommation augmente, et que nous préférions payer régulièrement des factures adaptées, plutôt que de devoir rattraper notre retard une fois par an. Nous avions toujours (lorsque nous arrivions à contacter quelqu'un) la promesse que tout allait s'arranger, et qu'au bout d'un an l'ordinateur aurait compris la situation, qu'il calculerait automatiquement notre consommation sur la base des nouvelles données... d'autant plus facilement que nous avions opté pour la possibilité de faire des relevés extérieurs.

Las... trois années après les faits, nous devions toujours tenter d'expliquer la même situation à la réception de chaque facture, donc tous les deux mois. Et puis un jour, pour une question de câble électrique qui passait au-dessus de notre maison (je vous épargne les détails), comme je tenais un agent Edf en otage chez moi, je lui raconte nos déboires, il va voir le bouton extérieur, le démonte et me montre les fils qui n'étaient pas branchés ! Il les branche, mais ça n'a pas mieux fonctionné.

Le progrès d'Internet nous a fait espérer que nous pourrions indiquer - enfin - nous-même les chiffres de notre compteur. Oui mais... il ne faut pas se brancher le dimanche. Il ne faut pas se brancher en soirée. Il ne faut pas se brancher à l'heure du déjeuner. Il ne faut pas se brancher non plus certains jours de la semaine (très variables). Nous avons donc déduit que l'ordinateur d'Edf fonctionne au rythme de ses agents : avec des horaires souples, légers, des RTT, des congés, des jours de pause et de vacances et de maladies.

Parfois, par hasard, ou plutôt par opiniâtreté, nous arrivons à nous connecter sur "mon compte". Il faut alors indiquer notre mot de passe. Il n'est jamais reconnu. Si par malheur on fait trois tentatives parce qu'on est sûr de soi, l'ordinateur nous interdit de persévérer davantage. Il faut alors tenter de joindre un agent par téléphone (je vous rappelle qu'il travaille au rythme de l'ordinateur, et que c'est miracle si on peut en joindre un. C'est un autre miracle si on obtient une réponse polie, et c'est un troisième miracle lorsqu'il arrange la situation). 

Donc, par habitude, nous cliquons sur "j'ai oublié mon mot de passe". L'ordinateur, toujours débonnaire nous en envoie un autre, puis nous demande de choisir un mot de passe qui remplacera le code qu'il nous a envoyé, puis nous arrivons sur le bon formulaire. Ouf... 1/2 heure a passé dans l'angoisse de voir notre compteur coupé : c'est la menace inscrite en rouge sur la page d'accueil. Et c'est dans ces cas que j'envie mon mari qui est daltonien... la menace est moins précise lorsqu'elle apparaît en vert !




dimanche 17 mars 2013

Il n'était même pas impoli

L'autre jour, je croise un homme dans un couloir étroit. Il se colle contre le mur mais reste de face...

... Il a bien fait, son profil était bien plus encombrant !

vendredi 15 mars 2013

Agent immobilier, le retour !

Je sais que vous attendez tous avec impatience la suite de mes relations avec les agents immobiliers. Le rire vous sied si bien que j'hésitais à écrire un nouveau billet : j'ai trouvé la perle des agents. Vous comprendrez bien qu'il est indispensable à la profession d'avoir en son sein quelques personnes exceptionnelles pour éviter les affirmations abruptes et sans appel : "Ils sont TOUS incompétents".

Une amie m'avait dit : "Si tu veux vendre ta maison, il faut trouver l'agent immobilier qui l'aimera". Oui, mais comment choisir parmi la liste proposée par les pages jaunes celui qui aimera ma maison ? Monsieur Alphonse a lu une petite annonce qui spécifiait que l'agence "parlait alsacien". Tiens, un local, du cru ? Ca pourrait être une bonne idée, d'autant qu'il est indépendant et n'est donc affilié à aucune agence nationale ayant pignon sur rue.

L'agent immobilier est arrivé le 5 janvier pour me dire qu'il était en train de signer la troisième vente de l'année, et que la semaine suivante, il y aurait au moins deux compromis de plus, qu'il ne savait plus où donner de la tête avec le travail alors que ses confrères se plaignent du manque de dossiers. Il a fait le tour de la maison, s'est extasié de tout, du travail de Monsieur Alphonse, de la magnifique bibliothèque, du taux d'isolation, du volume, de l'espace... bref, il me donnait le sentiment qu'il aimait ma maison. Le tour terminé, il m'annonce le prix sans avoir besoin de quatre jours de travail pour évaluer le bien.

Monsieur Alphonse et moi décidons de contracter avec lui, on signe un mandat, sans exclusivité, parce que je déteste être privée de liberté, mais avec ma parole qu'il possède l'exclusivité. Et comme c'est une homme de parole lui aussi, il l'a accepté.

Mais ce n'est pas parce que vous avez trouvé un bon agent immobilier que vous tombez sur des acheteurs potentiels de rêve !


jeudi 14 mars 2013

La librairie idéale

Lorsque je suis venue m'installer à la campagne, j'ai vraiment eu un réflexe de refus : comment peut-on vivre dans un lieu distant de plus de 30 km de la première librairie digne de ce nom ?  Oh, il y a bien deux toutes petites librairies dans les deux bourgs proches, mais les libraires ne sont pas du tout à la hauteur de la situation : ils sont incapables de conseiller leurs clients.

Je me souviens d'une mini-librairie, une librairie de poche, située au pied du château, à Chambéry. Le libraire avait décidé qu'il ferait l'impasse sur tous les prix Goncourt et autres livres à gros tirages, pour se consacrer aux livres qu'il aimait ou qu'il avait envie de faire aimer. Il suffisait de discuter un peu avec lui pour qu'il situe les goûts de son interlocuteur et qu'il propose des livres adaptés. Il pouvait bien se tromper un peu la première fois, mais ensuite, en entendant les commentaires du lecteur, il ciblait mieux les attentes de son client.

Et bien entendu, il pouvait toujours commander (par le minitel pour ceux qui connaissaient cette époque révolue) n'importe quel livre. Je l'ai beaucoup apprécié, et beaucoup regretté le jour où je suis partie.

Une autre librairie, également située en Savoie, mais à Aix-les-Bains, était de la même trempe : deux minutes de discussion avec le libraire : "je vais bientôt accoucher, il me faut un livre qui me passionne, et suffisamment gros pour que je puisse lire durant tout le travail et toute la nuit qui suit". J'ai ainsi lu "Les Aubarède" d'Yves Courrière. C'est une saga d'une famille de cuisiniers, avec l'évolution des méthodes d'apprentissage et des techniques de cuisine. Passionnant...

Mais en général ces micro-librairies ne tiennent malheureusement pas longtemps face aux mastodontes qui leur font face. Et c'est bien dommage qu'il n'y ait plus de lieu où l'on puisse discuter de lectures. Heureusement aujourd'hui les blogs permettent de compenser ce manque.

Pourtant, au Havre, j'ai pu profiter d'une librairie originale. Avant l'arrivée tonitruante de la FNAC, elle a racheté des locaux pour s'agrandir, elle a installé un bar avec des fauteuils et des petites tables au milieu de l'espace, ainsi que de nombreux sièges disséminés dans toute la librairie pour permettre aux clients de prendre leur temps. Sur les tables centrales, il y avait des panonceaux comportant le nom et la photo du vendeur, ainsi que le dernier livre qu'il avait lu avec son commentaire. En-dessous, les livres qu'il avait aimés. Très vite, on pouvait savoir avec quel vendeur on avait des accointances, et ainsi le choix d'un livre devenait plus facile.

Et aujourd'hui ? Loin de la civilisation ?

Il y a bien Amazon qui permet d'acheter par correspondance, mais les livres qu'il est loisible de feuilleter sont encore bien trop rares. Et puis il est difficile de savoir comment passer les livres en revue, comme sur un rayon, pour en retenir un. Après quelques années de pratique, j'avoue devenir très forte à ce jeu-là, et très rares sont les livres que j'achète et qui ne m'intéressent pas. La possibilité de lire les commentaires des lecteurs est vraiment intéressante, mais il faut savoir lire entre les lignes pour se faire une idée proche de la réalité. Un enthousiasme trop violent de la part d'un commentateur n'est pas un gage de bonheur de lire subséquent.

Le dernier livre que j'ai acheté de cette façon m'a beaucoup plu. Il s'agit d'un couple qui se rend dans une maison de retraite pour rendre visite à la mère du mari. Sa femme, Evelyn s'ennuie parce que sa belle-mère l'ignore. Elle se promène alors dans la maison de retraite et rencontre Ninny qui, du haut de ses quatre-vingts ans, de sa pétulance et de sa joie de vivre, va redonner un nouvel élan à Evelyn.

Le livre se déroule au rythme des souvenirs de Ninny, plutôt dans un ordre chronologique, mais parfois elle fait des sauts en avant ou en arrière. C'est tout le charme de ce livre, associé à la renaissance d'Evelyn !

"Beignets de tomates vertes" de Fannie Flagg


mardi 12 mars 2013

Il n'y a pas d'heure quand on a faim



Un ado qui a faim... (oui, je sais, c'est un euphémisme).


Un ado, donc, qui rentre à minuit d'un concert, se met à table sans hésitation (surtout qu'il n'a guère eu le temps de manger avant de partir). 

Pour un ado, manger est un acte sérieux, réfléchi, posé et qui demande du temps.

C'est un acte sérieux parce qu'il constitue la base de l'existence.
C'est un acte réfléchi, parce qu'il s'agit d'avaler le maximum de choses en un minimum de temps.
C'est un acte posé, parce qu'il est indispensable de s'asseoir à table pour se sustenter.

Une fois cette action fondamentale accomplie, il peut envisager de se coucher !


lundi 11 mars 2013

Fondue au fromage



Monsieur Alphonse s'est pris de pitié pour mes lecteurs. "Comment, a-t-il dit, ils attendent impatiemment ma recette de fondue au fromage ? Mais il n'y a pas qu'une seule recette, j'en réalise plusieurs, très différentes les unes des autres. Donc pour cette fois, je livre ma recette de fondue moit' moit', celle qui fait le bonheur et la fierté des fribourgeois."

Cette recette s'appelle moit' moit' parce qu'elle est composé de deux parties égales de fromages réputés dans le canton de Fribourg : le gruyère et le vacherin.

Note pour la culture générale de mon lectorat : le gruyère n'a pas de trou. Dire "Mon agenda a autant de trous que du gruyère" est un non sens. Il faut dire "mon agenda a autant de trous que de l'Emmenthal"

Ingrédients :

150 à 200 g de fromage par personne (150 pour des enfants ou des tous petits mangeurs, 200 pour des gens normalement civilisés)
1/2 vacherin
1/2 gruyère
1 petit verre de vin blanc pour 200 g de fromage (choisir un vin acide comme du Sylvaner, du Fendant ou du vullay, ou tout simplement le remplacer par de l'eau pour ceux qui n'aiment pas le goût du vin)
1 gousse d'ail

Frotter les parois d'un caquelon avec une gousse d'ail, puis jeter le reste de l'ail.
Verser le vin, puis le fromage râpé ou coupé en cubes.
Mettre à feu fort le temps que le caquelon chauffe. Quand le fromage commence à fondre, diminuer le feu et poursuivre à feu doux en remuant sans arrêt jusqu'à obtenir une pâte onctueuse.
Ajouter de la noix de muscade râpée, du poivre, 1 petit verre de schnaps (pour ceux qui aiment).

Servir immédiatement avec des cubes de pain.


La réussite est assurée si : les fromages sont d'excellente qualité, le fromage n'a pas fondu à feu trop fort, sinon la graisse se sépare du fromage. La fondue à fil que l'on peut admirer chez Astérix est signe que le fromage était de médiocre qualité... à méditer...