Des nœuds dans mon fil

lundi 29 juillet 2013

Un silence qui s'explique

Quel malheur : j'ai des articles de blog dans ma tête, d'autres en brouillon, et je n'ai plus le temps de les écrire avant de quitter le sol français et de déménager hors CEE !

Quel malheur : je viens d'apprendre que notre connexion internet allait prendre du temps dans la maison provisoire que nous avons louée, parce qu'il n'y a pas de ligne téléphonique, et qu'il faut l'installer.

Quel malheur : après le retour de mes vacances, je ne pourrai venir vous lire, et encore moins vous écrire toutes mes aventures, par manque de modernisme.

C'est pourquoi je prends le temps aujourd'hui de vous dire 

"Bonnes vacances, et @ très vite, ...
 le plus vite possible !"


vendredi 26 juillet 2013

Tag encore...

Au petit bonheur m'a taguée au début du mois. Le tag précédent n'est pas si vieux, mais comme j'aime bien au petit bonheur, je vais tâcher de me renouveler !

Voici les règles de ce tag...
1. Chaque personne doit écrire 11 choses sur soi
2. Répondre aux questions que la personne qui vous a tagué a posté et créer 11 questions destinées aux personnes que vous allez taguer
3. Choisir 11 personnes de moins de 200 abonnés (sur Hellocotton par ex.) et mettre un lien vers leur blog dans votre post
4. Les en informer sur leur page
5. On ne peut pas taguer la personne qui vous a taggé !

Encore 11 choses sur moi :
1. Lorsque je mange un artichaut, je pose les petites feuilles les unes sur les autres, je les empile très joliment. Puis je fais à côté une autre pile avec les feuilles plus grandes. Dès que la pile atteint sa limite d'équilibre, j'en commence une nouvelle. C'est rangé dans mon assiette.

2. Avant de débuter un travail à mon bureau, je le range. Je suis incapable de travailler dans le désordre.

3. J'aime avoir une maison rangée. Un peu difficile avec 6 enfants...

4. J'adore faire rire, et je suis insupportable dans les magasins. Je ne peux m'empêcher d'essayer de faire rire le vendeur qui me sert.

5. J'aime rencontrer mes lecteurs, surtout ceux que je connais un peu parce que nous avons pu avoir des échanges hors blog. 

6. J'aime Daumier, ses gravures, ses commentaires. Il est fin, subtil, et si juste dans son ironie !

7. J'aime la vie simple.

8. J'aime lire.

9. J'aime être occupée, mais sans stress.

10. J'ai horreur du stress.

11. J'aime me retrouver avec des amis, à deviser tranquillement.


Voici les questions de "au petit bonheur" :
1. Une chose, un détail qui te mets à coup sûr le coeur en joie ?

Un arc en ciel, surtout s'il forme un arc de 180°
Mais toute la nature, la musique, les rires, tout ce qui est beau me met le coeur en joie.

2. Une lecture inoubliable ?

Chaque lecture aimée est inoubliable. Ce qui est vraiment inoubliable, ce sont les deux mois de vacances d'été qui ont suivi la seconde, et au cours desquelles j'ai lu tout Victor Hugo et tout Balzac.

3. Quand tu visites un nouvel endroit, que vas-tu voir en priorité ?

La question est trop vaste. Lorsque je visite une ville, je me promène dans les rues, sans but, pour me plonger dans l'atmosphère de la ville.

4. Quelle qualité apprécies-tu le plus ?

La fidélité. Et avec elle la franchise.

5. Quel défaut t'es insupportable ?

Le mensonge

6. Un leitmotiv dans la vie ?

"Fais-le". Il faut tout essayer, tout tenter, à chaque fois qu'une occasion se présente. Et sinon, il faut susciter l'occasion.

7. Ton plus grand bonheur ?

Mon plus grand bonheur a été le jour de mon mariage. 
Et depuis, chaque moment passé avec mon mari est un nouveau bonheur.

8. Une vue, un lieu qui te réjouit le coeur ?

La vue de mon mari rentrant à la maison !

9. A part l'indispensable et stricte nécessaire, un truc que tu n'oublies jamais d'emporter dans tes valises ?

Des livres, jamais assez... et souvent au détriment de l'indispensable.

10. Une rencontre inoubliable ?

La rencontre avec celui qui est devenu mon mari.

11. Ton moyen de locomotion préféré et pourquoi ?

Le train si je suis seule. Je prends un livre, et je m'y plonge à tel point que j'arrive à faire abstraction de tout ce qui m'entoure. 

(Sinon la voiture pour pouvoir discuter, rire fort, s'engueuler parfois, et chanter).

Comme d'habitude, je ne taggue personne, mais je laisse libres les blogueurs de reprendre le tag à leur compte.


jeudi 25 juillet 2013

Avec le commentaire

Je pense qu'il est temps de vous donner la solution de l'énigme d'hier : CLIC.

Un slipway, ou slip, est un plan incliné qui permet de mettre un bateau à l'eau. Les voitures attelées d'une remorque portant un bateau descendent en marche arrière vers l'eau sur la rampe, mais pour cela il convient de demander l'autorisation à la personne compétente !


J'ai beaucoup apprécié vos explications !


dimanche 21 juillet 2013

"Tu n'es qu'un pirate !"

Mes garçons partent en camp tous les ans avec les Missionnaires de la Miséricorde Divine. Chaque année le thème est renouvelé, et il est suggéré aux parents d'équiper leur enfant d'un déguisement en harmonie avec le thème. Cette année, ce sont des pirates qui ont envahi le camp. 


Le tricorne : sur la base d'un chapeau à large bord, je me suis contentée de faire un petit point de couture pour relever les bords. Lorsqu'Augustin a posé, je n'avais pas encore terminé le tricorne : je lui ai envoyé dans un colis avec les basquettes qu'il avait oubliées !

Le corsaire : à partir d'un pantalon.

La ceinture : un rectangle passé à la surjeteuse.

Les bottes : j'ai examiné le patron "Moïse" de Sophie la Styliste et j'ai simplement agrandi les pieds pour en faire des bottes taille 39 !

La veste : j'ai adapté un modèle de tunique des patrons Frégoli. Les enfants m'ont demandé (ont exigé serait plus juste) des poches. J'ai coupé la poire en deux en ne cousant que des rabats.

La chemise : j'ai adapté le modèle Genji de Sophie la Styliste. Puis j'ai ajouté deux rangées de dentelles.

Et voilà un pirate prêt à aborder tout navire approchant de son bâtiment ! Gare à vous !


samedi 20 juillet 2013

La perfection

J'ai goûté à un déménagement proche de la perfection. Et puis, n'ayons pas peur des mots, ce déménagement était parfait. Je ne pouvais souhaiter meilleures prestations.

Le responsable commercial était vraiment très complaisant, et malgré nos changements de cap, il a bien voulu être patient et s'adapter. Franchement, nous étions pénibles. Certes, nous n'étions pas capricieux, et nous dépendions nous-mêmes de facteurs extérieurs, mais le déménageur a pu nous trouver TRES compliqués (et je crois qu'il l'a pensé).

J'avais pris contact fin mai pour lui dire que nous déménagions début août, à une adresse encore indéterminée et avec 120 mètres cube. Il est venu évaluer le volume, nous a envoyé un devis, et nous a promis de patienter jusqu'à ce que nous saurions où aller.

Or, vous vous souvenez que nous avons eu des déboires avec la vente de la maison. Trois fois, nous avons eu une offre ferme, voire nous avions signé un compromis, et trois fois les acquéreurs potentiels se sont retirés. D'un autre côté, nous n'avions par trouvé de point de chute pour loger la famille. Finalement, nous avons décidé de garder la maison, puis de déménager un minimum puisque nous avions trouvé un meublé provisoire. Bref, le déménageur est revenu le 15 juillet pour nous organiser un déménagement pour le 19 ! Nous ne lui avons jamais dit que nous avons bien failli ne pas pouvoir emménager si vite. Mais tout s'est arrangé, et le grand jour est arrivé.

Pour que vous compreniez toute l'étendue de mon angoisse, il faudrait que je vous explique par le menu certains de mes déménagements. Ils nous ont laissé des souvenirs impérissables, pas très amusants (sauf pour vous lorsque vous les lirez). Bref, j'ai mal dormi, j'ai angoissé, d'autant plus que j'étais seule, Monsieur Alphonse devant travailler et soit dit en passant, il était bien content d'échapper à la corvée. (Il faut que vous sachiez, que le déménageur a ceci de commun avec le garagiste qu'il n'écoute pas une femme sans y mettre de l'ironie, et il se fiche complètement si elle lui demande de prendre soin de tel truc ou si elle affirme entendre un bruit proche d'un "tacatacataca")

Et bien, j'aurais mieux fait de bien dormir. J'ai eu une équipe de choc, deux hommes, complaisants, dévoués, soigneux, rapides, ponctuels, attentifs, et qui, surtout, ne me prenaient pas pour "juste une bonne femme".

Voilà pour le chargement. Ils ont été un peu en retard pour le déchargement, pris dans des bouchons... imparable... J'en ai profité pour lire au soleil. Et une fois que je leur avais montré la maison et expliqué où installer les meubles, je suis retournée lire au soleil. Tout s'est fait dans une ambiance feutrée, dans la bonne humeur, avec disponibilité et efficacité.

Cette société de déménagement opère partout (France, Europe, Monde), même si elle est basée à Strasbourg. Elle s'occupe des formalités douanières, connait bien ce domaine et conseille utilement pour tous les objets qu'il faut dédouaner. Il ne me reste plus qu'à donner les coordonnées pour permettre à un grand nombre de profiter de ces prestations parfaites.

Philippe LIENIG
Tél : 00 33 3 88 43 54 54
Fax : 00 33 3 88 43 54 55
Mobile : 00 33 6 47 40 87 37
Déménagements internationaux – Worldwide Movers
Votre déménageur spécialisé pour les Etats-Unis, le Canada, l'Australie et l'Amérique du Sud

The New Art of Moving
8, Rue Jean Henri Lambert
67100 Strasbourg


vendredi 19 juillet 2013

Cadeau de naissance

Heureusement que Sécotine m'a passé commande d'oiseaux, et que je me suis fourvoyée dans le compte des pièces découpées. Au lieu d'en coudre une petite dizaine, j'en ai produit 34 !!! (Cette fois vous avez la preuve que je suis très fatiguée !!!)





Lorsque j'ai reçu le faire-part de naissance du petit Henri, j'étais presque parée pour lui faire un cadeau. J'ai envoyé Anatole chercher des branches dans le jardin, j'ai trouvé ma bobine de fil sous une pile de tissu, et j'ai bricolé un mobile-oiseaux à mettre dans sa chambre.








mercredi 17 juillet 2013

Les tartines des copines

Prenez 4 copines qui se sont connues grâce à leur blog ou le forum de marmiton. L'une d'elles a déménagé trop loin, mais par chance, elle revient parfois en Alsace. Et voilà l'occasion toute trouvée de se réunir autour d'une table pour passer un bon moment.

Il y avait Anick, la canadienne-alsacienne, Sécotine, l'alsacienne-parisienne, et Sissi, l'alsacienne pure souche qui par malheur n'a pas ouvert de blog alors qu'elle aurait des tas de conseils à nous donner, des bons mots à partager, et des idées à présenter, et puis Alphonsine que je ne vous présente plus !!!

Il fait beau, il fait chaud, on oublie l'idée d'allumer le four et de faire de la grande cuisine. Pourquoi pas des tartines ? "Les tartines des copines", ça rime, c'est frais, c'est bon, c'est facile à préparer, et à partager.


La salade d'Anick :


Anick, qui fait ses débuts brillants en jardinage, nous a ramené trois salades magnifiques, craquantes, fraîches de son jardin, c'était l'idée brillantissime pour accompagner nos tartines. 




Sissi, toujours pionnière, nous a régalées de deux sortes de tartines :

"Sandwich souvenir de Saint-Tropez"
Couper un morceau de baguette en deux dans la longueur, mettre quelques gouttes d'huile d'olive sur chaque moitié de pain. Tartiner légèrement de tapenade. Cisailler des bouts de tomate séchée, déposer du jambon de Parme, des copeaux de Parmesan, et refermer.
Sandwich ouvert au premier plan, tartine à la sardine derrière

"Tartine à la sardine"
Ecraser des sardines en boîte avec du beurre, arroser de citron et de vinaigre. Tartiner des tranches de baguette. Poser un morceau de citron par-dessus.

Caro, l'exilée a pris le temps de cuisiner pour nous chez sa belle-mère :

"Tartine aux tomates confites" :
Tartiner du fromage frais sur une tranche de pain. Saupoudrer de ciboulette ciselée, poser une tomate confite. (La veille, couper les petites tomates en deux, les poser dans un plat. Sel, poivre, basilic séché, une pointe de sucre. Enfourner à 120°C durant 1 heure 30 environ).





"Tartine exotique" :
Tartiner du houmous sur une tranche de pain. Disposer des cubes d'avocat citronné et des tagliatelles de courgettes bien fraîches.
(La veille, tailler des tagliatelles de courgettes à l'aide d'un économe. Les faire cuire al dente au micro-ondes. Ajouter ail, sel, poivre, citron, et mettre au frais)




Alphonsine, a fermé le ban avec sa tartine au fromage :

"Tartine au chèvre" :
Sur des tranches de pain, disposer des petites tranches de chèvre très sec. Poser un anchois dessalé, et une feuille de basilic.

Dessert :

Framboises du jardin, macaron d'Anick, biscuits donnés par Caro à Sissi et généreusement distribués par Sissi, Sachetorte de Sissi.

Nous avons préparé nos tartines au fur et à mesure, et en taille minuscule de façon à pouvoir tout goûter, et goûter de tout ! Tout était délicieux, nous nous sommes régalées. Et à la fin, comme il restait des ingrédients et de la délicieuse salade, j'ai disposé mes ingrédients par-dessus. Un régal...
Sissi, toujours prête à rigoler, a réclamé le champagne, et Monsieur Alphonse, jamais en reste, est allé chercher une bouteille à la cave. Nous avons tartiné, papoté, découpé, décoré et dégusté. Une après-midi sous la treille, à ne rien faire d'autre que de profiter les unes des autres. Le temps a passé trop vite comme de bien entendu, et elles sont reparties avec le souvenir d'une belle journée passée ensemble.

Et les photos sont toutes floues, j'ai oublié le fonctionnement de mon appareil avec mes soucis de vente de maison. Tant pis, à vous de réaliser ces tartines, vous constaterez que non seulement elles sont bonnes, mais qu'en plus elles sont belles !


samedi 13 juillet 2013

Ma vie est un trampoline

Vous connaissez bien entendu le principe du trampoline : vous grimpez sur la toile, imprimez à votre corps un mouvement d'élan, et vous bondissez vers le haut. Vous atterrissez, vous remontez plus haut, vous rebondissez et vous recommencez. Vous pensez cesser, mais de rebonds en rebonds, il est impossible de s'arrêter net.

J'aime bien le trampoline, c'est amusant. Ce qui est moins amusant, c'est le trampoline virtuel, celui que la vie m'imprime lorsque j'emmène mes enfants en camp.

Mes garçons partent en camp en train de Paris. Facile lorsqu'on habite l'Alsace ! Sauf qu'il est impossible de laisser des enfants (même un peu grands) voyager seuls, parce que les trains ne sont plus fiables, et qu'il faut un adulte pour les aider à parer aux imprévus inévitables des voyages. C'est pourquoi je les accompagne à Paris, et que je suis angoissée, sachant que mon voyage va ressembler à un jeu de trampoline.

Jeudi dernier, c'est bien du trampoline que nous avons fait. Le voyage était donc particulièrement normal. Au départ, le TGV a été annoncé avec 5 mn de retard. Nous sommes donc arrivés à Paris avec 15 mn de retard. Nous avons foncé prendre le métro, par chance, la ligne 5 est directe jusqu'à la Gare d'Austerlitz... sauf que nous avons appris en arrivant à Bastille que la ligne était coupée. Nous avons fait un détour de 30 mn, avec 3 changements, mon stress avait atteint des sommets, je ne comprenais même plus ce que me racontaient les enfants (qui par chance ne savaient pas qu'il restait 10 mn à peine avant le départ du train, alors que sur le papier nous avions 1 heure 25 pour changer de gare !). Dans ces cas, les couloirs sont interminables, nous les parcourons chargés des sacs de camp (je porte celui du plus jeune qui porte la trompette d'Anatole), nous arrivons enfin sur le quai, exsangues, soulagés de rejoindre le groupe et le train qui n'est pas encore parti !

Fin du premier acte. OUF... Je remonte le quai en marchant lentement et en profitant de chaque moment de vacances que j'ai enfin méritées !


Ce matin, c'est Antoinette que je devais conduire à la gare de Sélestat. Heureusement, Antoinette est grande maintenant, elle sait préparer ses affaires, et je n'envisage pas un instant qu'il pourrait y avoir un couac dans notre court voyage vers la gare. Après quelques kilomètres, sur l'autoroute, elle me dit paisiblement "Oh zut, j'ai oublié ma bouteille d'eau". Je lui suggère d'en acheter une à la gare. "Et puis, j'ai oublié de préparer mon pique-nique". Je lui rappelle qu'il y a une boulangerie sur le trajet. "Et puis, je n'ai pas pensé à te demander un peu d'argent au cas où". Là, on commence le jeu du trampoline : je n'ai plus de monnaie dans mon sac à main.

Premier arrêt à la boulangerie. La boulangère trop aimable prend son temps pour aider le client devant nous à ranger ses pains dans son sac. Nous prenons un pique-nique.

Deuxième arrêt à la gare. Je cherche un distributeur. Il n'y en a pas. Oui, mais la poste est située juste derrière la gare, il suffit de traverser les voies par le passage souterrain. J'explique à Antoinette que je cours à la poste, et que je la rejoindrai sur le quai. Je cours donc, en tong (Rappel : ne jamais quitter la maison en tong même pour déposer un enfant à la gare). La poste n'a pas de distributeur, et d'ailleurs elle n'est pas encore ouverte, et il y a déjà la queue à l'extérieur. Les clients toujours serviables m'envoient à la Caisse d'Epargne située juste là-bas, au coin, à droite. C'est en effet très proche lorsqu'on n'a que ça à faire, sinon, c'est le bout du monde. Courir en tong n'est pas simple, et c'est même très fatigant. Ouf, j'y suis, mais un client y est avant moi et constate que le distributeur est en panne (le trampoline, toujours !). Nous entrons dans la banque, et cette fois, c'est tout bon. J'attends mon tour, je retire mes petits billets, je sors de la banque, je retire mes tongs, et je cours pieds nus, ce qui est incomparablement plus facile. J'arrive en haut des escaliers du passage souterrain de la gare pour entendre le haut-parleur annoncer l'entrée du train en gare. Je pousse ma carcasse à fond, et j'arrive devant Antoinette, les poumons vidées. Elle est hilare... Ô innocente jeunesse, que je vous aime !

J'enfile mes tongs et je retourne à la voiture, j'ouvre la porte à l'aide de la télécommande, laquelle quitte mes doigts pour se réfugier sous la voiture. Pas juste devant mes pieds, non, carrément au milieu (vous voyez le trampoline ?) Je me mets à plat ventre, mais mon bras est trop court. J'évalue la distance, et me dit que ce sera peut-être un tout petit peu plus facile par l'autre côté. Je me redresse, et c'est hilare que je contourne la voiture pour me baisser. "Laissez, Madame, je vais vous chercher votre clef". Un homme ayant vu mes déboires (seulement le dernier en fait) s'était précipité pour m'aider. Il y a vraiment des gens complaisants sur terre !

Je suis redescendue du trampoline et je suis rentrée à la maison. Cette fois les vacances commencent vraiment !


Vente de maison - FIN

Cette fois c'est bien fini, nous avons mis un point final à notre expérience de vendeur de maison. Ne devient pas vendeur de maison qui veut, il faut avoir une colonne vertébrale particulièrement solide pour supporter les visiteurs.

- Celui qui, à peine la porte du porche ouverte, regarde avec dégoût la cour et dit d'un ton écoeuré "C'est vous qui vendez...... ça ?" Il faut avoir entendu le ton pour comprendre l'étendue de la consternation. Et il faut des nerfs solides, et certainement beaucoup d'éducation pour ne pas lui fermer la porte au nez.

- L'hésitant dont je vous ai déjà parlé trop longuement.

- L'effronté qui sous prétexte qu'il a vendu sa maison tel prix ne veut pas dépenser plus à l'achat, et en plus il veut faire des travaux, parce que même si c'est joliment refait ce n'est pas à son goût et comme il envisage 50.000 Euros de travaux, on pourrait baisser le prix d'autant pour qu'il n'ait rien à débourser. (Bien sûr, ce n'est pas dit aussi explicitement, mais c'est bien le sens de sa démarche).

- Le compliqué qui vous fait une offre écrite (comme si elle avait plus de valeur qu'une offre verbale), à qui on explique qu'on a reçu une offre plus élevée, et qui s'insurge de notre manque de correction, et qui, suite à des excuses (pour faire poli) nous répond qu'il a perdu toute confiance et qu'il ne veut plus en entendre parler. (En fait il a eu une réponse négative de son banquier mais plutôt que d'être honnête, il préfère agresser le vendeur).

- Le rêveur qui sait bien qu'il ne pourra acheter le bien, mais qui vient malgré tout visiter.

- Le distrait qui nous rappellera mais qui en fait oublie de nous rappeler qu'il n'est pas intéressé.

Vous avez eu quelques aperçus de nos difficultés, j'ai tu les péripéties autres, et j'en viens à la conclusion : nous ne vendons plus. Les agents immobiliers relayés par les médias ont tellement répété à la population qu'il est difficile de vendre que les acquéreurs potentiels viennent visiter en imaginant que nous allons leur brader notre maison. Quelle erreur...

Terminé, nos déboires sont finis, nous gardons la maison que nous aimons, et que nous devons être les seuls à apprécier à sa juste valeur.


samedi 6 juillet 2013

J'aime la CAF, mais elle ne m'aime pas

Pourquoi y a-t-il donc des amours contrariés ? J'aime la CAF, oui, je l'aime, mais elle ne m'aime pas. Elle a décidé d'être désagréable, obtuse, muette, pénible, redondante, et j'en passe. En fait, elle pourrait s'associer sans risque avec mon banquier.

Bien sûr, si j'étais exemplaire, elle m'aimerait peut-être un peu, si j'évitais de lui demander des choses au-dessus de ses forces, mais quand on aime, on ne compte pas, n'est-ce pas ?

Donc, courant du mois de mars 2013, Monsieur Alphonse appelle la CAF, explique qu'il a changé d'activité, et qu'il aimerait un détail des sommes versées afin qu'il faire les démarches en Suisse. Nous avons reçu un courrier six semaines après l'appel, nous demandant de remplir un dossier d'inscription, et de fournir tout un tas de documents que nous avions déjà fournis régulièrement tous les 4 ans en moyenne. Je pense que la CAF fait un grand vide de temps en temps, ce qui lui permet d'avoir une raison pour solliciter les extraits d'acte de naissance des enfants...

A mon tour de prendre le téléphone et d'appeler la CAF. Là, j'avoue que j'ai toujours un moment de recul : il faut entendre une musique stupide, s'entendre dire que l'appel coûtera un bras, être mis en pause (c'est payant la pause), puis avoir enfin un interlocuteur qui en l’occurrence était une interlocutrice très gentille (si, si, ça existe aussi à la CAF). Je lui explique que mon souci est juste de savoir combien elle m'a versé depuis le mois de mars. "Oh, me dit-elle, pour cela il vous faut remplir le dossier et nous l'envoyer".

Cela fut fait, et l'enveloppe fut confiée aux bons soins des postes et télécommunications. Nous avons attendu six semaines de plus, et nous venons de recevoir un courrier de la CAF de Mulhouse qui nous signale que nous sommes dorénavant inscrits auprès de leurs services, qu'il conviendrait de remplir le formulaire joint et de leur renvoyer.

Nous n'avons toujours pas d'état des sommes versées, puisque je suppose que lorsque je ferai ma demande à Mulhouse, ils vont me renvoyer sur Strasbourg pour les sommes versées. Et dites-moi quel est l'intérêt de ce changement de lieu puisque nous allons demander la radiation pour cause de déménagement à l'étranger ? De plus, si Monsieur Alphonse travaille à l'étranger, je suis toujours domiciliée dans le Bas-Rhin avec mes enfants. Lorsque Mulhouse s'en rendra compte, ils vont me renvoyer à Strasbourg, et je n'aurai toujours pas mon état des sommes versées.

Alors Kafka aurait-il eu raison ?


jeudi 4 juillet 2013

Livre recyclé

Le titre est trompeur, ce n'est pas le livre qui est recyclé, c'est le tissu qui est recyclé en livre. 

Dans le cadre de mes rangements compulsifs, j'ai retrouvé ce livre que j'ai réalisé il y a une vingtaine d'années, en double exemplaire. Je me souviens avoir passé plus de 10 heures de travail par page. C'était un travail de titan, mais un réel bonheur de voir monter le livre.

Je précise que la première page n'est pas à l'envers, la broderie représente une oursonne qui fait un équilibre.


Le pauvre pélican a perdu son poisson rouge, mais je ne désespère pas de le retrouver au cours du déménagement.
















Il s'agit d'un modèle "Vogue". Je n'ai rien inventé, je me suis "contentée" de suivre le patron !


mardi 2 juillet 2013

Enfin une bonne nouvelle !

Enfin une bonne nouvelle : nous avons trouvé un point de chute pour notre déménagement qui aura lieu dans trois semaines ! 

J'ai une adresse, hourra !

Une grande maison, dans le parc d'un château, de la place pour y mettre un garde-meuble, nous y camperons le temps de trouver une maison à acheter. Le tout est d'organiser le déménagement pour que nous retrouvions les affaires dont nous aurons besoin et qui ne seront pas forcément déballées. La maison est rudimentaire, il sera difficile de brancher le lave-linge, et certainement nous nous passerons de lave-vaisselle. Mais nous aurons de l'espace, et un toit. Ce sera parfait !

Dès demain je recontacte le déménageur (il a une patience incroyable, et je pense qu'il me prend pour une folle. Mon comportement est tout sauf logique). Ensuite, j'appelle les écoles pour inscrire les enfants. Puis je prépare les dossiers.

Entre-temps, je continue à me rendre à mes rendez-vous quotidiens : consulat pour établir les cartes d'identité, gynéco, révision de la voiture familiale, orthophoniste, orthoptiste, orthodontiste, ophtalmologue, opticien, radiologie, réparation de la petite voiture-taxi après sa visite au contrôle technique, recherche de chaussettes pour les camps des garçons, photos d'identité (en interdisant à Anatole de toucher au photomaton pour qu'il ne le bloque plus) etc.......

Le mois de juin était tuant, le mois de juillet m'achèvera. Vivement août, Monsieur Alphonse a prévu de nous emmener en bateau pour nous changer les idées. Une trans-Adriatique pour entrer à Venise par la mer ! Il a des rêves qu'il veut vivre. Nous les vivrons ensemble. Et je vous raconterai si j'ai survécu d'ici là !!!


lundi 1 juillet 2013

L'école est finie !

Comme chacun sait, l'école est finie, les vacances sont bien là, la famille d'Alphonsine a retrouvé des repas plus paisibles où chacun peut prendre son temps. Oublié le temps où on rentre, on met les pieds sous la table, et on repart à l'école en attrapant son sac au passage.

A présent, il faut appeler, crier, chercher les affamés qui ont oublié qu'ils ont faim, tellement ils sont pris par leurs activités non scolaires !

Et puis les conversations de table ont changé de style. Maintenant que les élèves ont quitté les établissements, ils parlent de leurs professeurs en termes peu respectueux... quoique... les bons professeurs sont écartés de la discussion avec un impératif "Il est excellent, il n'y a rien à dire". Quant aux autres, ils sont disséqués, sans pitié. C'est une forme de vengeance de la part des élèves qui ne supportent pas la médiocrité de leurs enseignants.

Alors, je préviens les enseignants : passez votre chemin si vous ne supportez pas d'entendre les critiques de vos collègues. Mais il semble que les élèves sont les meilleurs juges, et qu'ils sont malheureusement (pour les collègues) féroces et coriaces, mais justes dans leurs propos.

Je vous répète ici les réflexions que j'ai entendues un soir autour de la table, sans prendre part à la conversation (j'aurais pourtant eu de la matière pour alimenter la conversation... j'ai eu des profs à une époque lointaine, et pas que des bons !)

La prof de philo est une fumeuse compulsive. On sent son odeur de loin. Beurk... Elle devrait faire ses cours de début d'année comme ceux de la fin d'année, c'est-à-dire rapides, concis, clairs et simple.

La prof d'histoire-géo a un rire de requin et une face stupide. Même Wikipedia est plus intéressant et plus juste que son cours. Elle nous demande de faire 3 pages d'interro avec 10 lignes de cours. (grâce à elle les élèves de première ont eu 7/20 au bac. C'était la note générale pour quasiment toute la classe, d'où la rage des élèves qui ont eu le sentiment justifié de ne pas avoir été préparés). Et puis il faudrait lui expliquer qu'il est inutile de distribuer trois fois les mêmes photocopies, c'est anti-écologique.

La prof d'allemand, avec ses cheveux, pourrait être la sorcière de Blanche-Neige.

Le prof de français est un très bon prof, mais il a au moins 73 ans, et il ne sait pas tenir sa classe. Et puis, il ne devrait pas m'interroger sur Andromaque quand je suis en train de lire Antigone (surtout Antigone d'Anouilh) qui est bien plus intéressant.

Le prof de math est encore trop jeune, on ne peut pas en parler.

Et le prof de physique ne devrait pas remonter autant son pantalon.

Tu as vu le prof de SES ? Il se promène dans le couloir avec 25 cahiers sous le bras et 36 filles autour de lui. Sauf ce matin, il marchait moins vite que d'habitude, et il avait moins de filles autour de lui.

La prof de SVT porte toujours sa blouse, été comme hiver, même aux TP d'ordinateur. Et en plus sa blouse est toujours ouverte, elle ne sert à rien.

Tu as comment la prof d'histoire-géo fait entrer sa classe ? Elle entrouvre sa porte et sort sa tête comme la sorcière d'Hänsel et Grettel, on dirait une vieille dame qui met la chaîne de sécurité par peur des voleurs.

Et puis, c'est incroyable, tous les profs qui enseignent mal sont moches. On devrait nous autoriser à faire autre chose en cours pendant les cours inintéressants, sans se faire confisquer les devoirs d'allemand pendant les cours d'histoire-géo par exemple...

Pour réformer l'école, rien ne vaut les conseils des lycéens !

Bonnes vacances !!!