Des nœuds dans mon fil

mercredi 21 mai 2014

Les journées de 24 heures...

Mais pourquoi donc les journées n'ont-elles que 24 heures, même pour celles qui veulent mener plusieurs vies en une seule ? J'ai beau me désoler de cet état de fait, il faut que j'en prenne mon parti. A force d'organisation, on peut rajouter des activités dans une journée, mais il arrive un moment où chaque seconde étant exploitée, il faut savoir faire des choix entre les activités. 

N'étant pas une passionnée de ménage, j'ai depuis longtemps trouvé le moyen d'avoir une maison impeccable sans y mettre trop d'énergie, ni trop de temps. (A ce propos, j'en profite pour avertir mes lecteurs que la poussière n'est pas de la saleté, et qu'en fait, il suffit de supprimer toutes les étagères et les bibelots pour limiter le nombre d'endroits où va se poser la poussière).

Je ne peux donc plus gratter de minutes sur le nettoyage. Je pourrai cesser de repasser mes torchons de vaisselle, mais j'aime les avoir bien alignés dans mon placard (il y a des joies qu'il faut conserver coûte que coûte), je pourrai moins bien repasser pour aller plus vite, mais je crois que j'ai déjà atteint la limite ! 

J'ai longuement examiné mes journées, et je dois m'incliner aujourd'hui : la seule activité qui me laissera du temps libre va m'obliger à m'éloigner un peu de la blogosphère. Jusqu'à ce jour, je ne m'y suis pas promenée au détriment de ma famille. Au contraire, elle m'a aidé à tenir dans les années difficiles qu'ont été les années d'école à la maison, ces années vécues en ermite pour enseigner mes enfants. La blogosphère visitée, une tasse de café à la main, m'a permis de faire des rencontres passionnantes avec vous mes lecteurs (j'aime y mettre un masculin).

On parle de plus en plus souvent du monde virtuel, que l'on oppose au monde réel. Qu'est-ce à dire ? Qu'il y aurait deux mondes, opposés ou peut-être juxtaposés et que l'on naviguerait de l'un dans l'autre, de l'un vers l'autre ? Curieux. Pour moi, les lecteurs sont des personnes bien réelles qu'il est intéressant de rencontrer.

L'avantage incontestable de la rencontre virtuelle, repose sur l'absence de contact par les sens, et ça, c'est incroyablement positif. Parce que vous conviendrez avec moi que tout un chacun est bloqué par l'image qu'il perçoit de la personne rencontrée. A travers les blogs, ce ne sont pas les personnes qui sont "vues" en premier, mais bien leur personnalité. Peu importe son âge, sa taille, son tour de taille, le nombre de paires de chaussures qu'elle peut porter dans une semaine, l'étendue de sa garde-robe, et la tenue des enfants qui l'entourent. Ce qui compte, c'est ce qu'elle partage. Et dès lors qu'une rencontre réelle se manifeste, il n'y a que du bonheur à poursuivre de vive voix une conversation déjà établie depuis longtemps à travers les commentaires ou les mails.

Tout ceci, je ne veux pas le perdre, j'y ai pris goût, et je vous apprécie tous. Mais il me faut mettre des priorités dans ma vie, et j'en ai une qui va prendre le dessus et qui nécessitera un investissement différent. Je vais donc alléger le nombre de billets publiés, et vous me pardonnerez, mais je ne vais plus systématiquement répondre à vos commentaires. Je continuerai par contre à aller me promener dans vos vies, et à aller vous voir chez vous. Moins souvent, certes, mais ma visite vous est acquise !

@ très vite !





mercredi 14 mai 2014

Biscuits si faciles et tellement bons...

Lundi soir, il était 20 heures lorsque j'ai été invitée à prendre un café chez une dame que je n'avais jamais vue.

L'histoire est tellement jolie, qu'il me faut vous la conter : La bru de la propriétaire d'Amélie a une fille qui est dans la même école qu'Ambroise. Je ne l'ai jamais rencontrée (la bru), mais lundi soir, elle me téléphone, se présente, et s'excuse de me faire une proposition : sa fille a pu constater qu'Ambroise était tout seul dans la cour de récréation. Comme elle a une amie dont le fils est du même âge, et qui plus est, dans la même école, elle me demandait si je pensais qu'il était envisageable qu'on les fasse se rencontrer pour voir s'ils sympathiseraient. Je n'avais rien demandé. Après une série de coups de téléphone, j'appelle la maman en question, et comme nos enfants avaient congé mardi après-midi, elle me propose de venir avec Ambroise. Point d'orgue : elle habite une rue après la nôtre !

C'est donc ce que j'ai fait. Mais que pouvais-je apporter ? Antoinette qui passait par là, et à qui je n'ai rien demandé, m'a suggéré de faire des petits gâteaux. Il faut toujours écouter ses enfants, ils ont de bonnes idées.

Je me suis précipitée sur le dernier livre que j'avais acquis chez Emmaüs, "le nouveau livre des friandises" de Betty Bossy, je l'ai feuilleté avant de m'endormir, et j'ai noté que les petits gâteaux aux amandes étaient forts sympathiques, essentiellement parce que les ingrédients exigés étaient disponibles sans que j'ai besoin de faire des courses.

Et voilà, il m'a fallu 5 minutes de préparation, 20 minutes de cuisson !




Délices aux amandes (50 pièces)

Mélanger dans une terrine 250 g de farine, 1 pincée de sel, et 125 g de beurre coupé en morceaux. Travailler rapidement, et former une masse grumeleuse.
Ajouter 200 g de sucre, 1 cc de cannelle, le zeste râpé d'un citron, 125 g d'amandes moulues, et mélanger. Puis rassembler en pâte avec 1 oeuf et 2 à 3 cs de lait ou d'eau.

Abaisser directement sur une feuille de papier sulfurisé, en rectangle de 5 mm d'épaisseur. Poser sur une plaque, badigeonner à l'oeuf, et former des losanges à l'aide du dos d'un couteau.

Enfourner 15 à 20 minutes dans un four préchauffé à 220°C. Au sortir du four, détailler en carrés de 4X4, et poser sur une grille.

Variante : on peut coller les biscuits deux à deux en tartinant une face de confiture de framboises.
Autre variante : parfumer la pâte de zeste d'orange, de vanille...


Les biscuits ont été très appréciés. J'ai passé une après-midi absolument délicieuse avec une femme aussi adorable que charmante. J'étais rentrée depuis longtemps déjà lorsque j'ai téléphoné pour savoir si Ambroise avait trouvé une nouvelle famille... ou s'il envisageait de retrouver le chemin du retour !

samedi 10 mai 2014

Nuggets de poulet ultra rapides

Mes enfants aiment beaucoup les nuggets de poulet. Il fut un temps, je les faisais en hachant la viande, puis en ajoutant du pain trempé dans du lait, des herbes, de l'oignon, des épices... Puis je faisais des boulettes que je panais et que je faisais cuire. Ouf. Je crois que je les ai régalés deux fois.

Et puis, un jour, j'ai eu une idée de génie que je me suis empressée de garder dans mes tablettes : j'ai coupé des escalopes en émincé :

Je les ai jetés dans un saladier qui contenait un oeuf battu, avec sel, poivre. J'ai remué.



Je les ai jetés dans un saladier qui contenait un oeuf battu, avec sel, poivre. J'ai remué.



Puis, j'ai saupoudré de chapelure, j'ai remué.



 J'ai rajouté de la chapelure, j'ai remué.


J'ai mis à frire.

Tout le monde s'est régalé, en a redemandé, et j'ai mis moins de 10 minutes à préparer ce nectar ! Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?

vendredi 9 mai 2014

Qu'est-ce que le confort ?

Le confort, c'est ça :




C'est même pratique pour les quatre mains !

mercredi 7 mai 2014

Fils à coudre

Quelle surprise, fin mars, lorsque CREAVEA m'a proposé de m'offrir cinq bobines de fil à coudre, le tout sans contrepartie. Alors oui, bien sûr, il m'a été suggéré d'écrire un article au sujet de ce cadeau. La règle du "donnant-donnant" reste d'actualité.

Je me suis rendue sur le site de CREAVEA, et plus particulièrement dans la rubrique des fils à coudre. Las, ils sont en polyester. A ce stade, j'ai hésité, puisque j'ai un jour décidé que plus jamais je n'achèterai de fils en polyester, puisqu'ils fondent sous la chaleur du fer à repasser. Et puis comme on allait me les offrir, je ne rompait pas vraiment mon serment...

J'ai donc choisit mes fils parmi les 430 couleurs proposées, autant dire que c'était difficile. Au hasard, j'ai opté pour ceux-là :





Une fois les fils en ma possession, j'ai pu constater que les couleurs étaient conformes à celles du nuancier du site CREAVEA. J'ai cherché des tissus qui pouvaient convenir ! Je sais, habituellement, on choisit ses fils en fonction des couleurs des étoffes. J'ai fait l'inverse, ça fonctionne tout aussi bien. C'est même plus amusant puisque plus original.

En une semaine, j'ai cousu 5 jupes, et un sac-besace. Autant dire que j'ai pu tester les fils sur des supports différents : coton, polyester, toile enduite. J'ai fait des piqûres, des surpiqûres, des boutonnières. Et, et... j'ai repassé sur le fil. Ô surprise, le fil n'a pas fondu, il résiste aux chaleurs les plus fortes. Il est plus solide qu'un fil de coton, et ne casse pas dans le chas de l'aiguille ; il est plus fin aussi, ce qui permet de coudre de belles boutonnières.


Me voilà donc convertie ! 




lundi 5 mai 2014

Recette de la brioche suisse

Cette brioche que l'on appelle "tresse" est très typique de ce pays. Les suisses la mangent au petit déjeuner du dimanche. Pour nous, elle est un peu surprenante, parce qu'elle est toute en légèreté, et ressemble à du pain de mie. 


A Morat, on trouve une brioche au mètre. La vendeuse m'a affirmée que le samedi elle en débitait trois dans la journée ! 
"Tresse au mètre" La photo ne permet pas d'évaluer la longueur de la planche : elle fait bien un mètre !

Les ingrédients :
- 500 g de farine
- sel
- levure (20 g de levure fraîche)
- 1 cuiller à soupe de sucre
- 60 g de beurre mou
- 0,3 à 0,5 l de lait tiède

Mélanger les ingrédients, battre la pâte, laisser lever sous un torchon.
Tresser (la technique particulière pour tresser les tresses suisses se trouve ICI)
Dorer à l'oeuf, laisser lever une nouvelle fois.
Enfourner dans un four préchauffé à 200°C, et faire cuire environ 1/2 heure.
Laisser refroidir sur une grille.


samedi 3 mai 2014

Le point sur mes résolutions de 2014

Que faire un mois de mai pluvieux, alors que les enfants sont partis au parc, assurés de n'y trouver personne et de pouvoir abuser de la tyrolienne ? Il ne me reste plus qu'à faire le point sur mes résolutions de 2014. Je les recopie ici :

1. Je vivrai dans le luxe. Le luxe consiste à boire mon café dans le calme et le silence.
C'est facile, très facile, le jour où les enfants ont classe. 1 point.

2. Je terminerai mon troupeau de 100 moutons.
C'est chose faite, j'en ai même fait 105 pour prévoir la casse (et aussi de pouvoir supprimer les trop faibles et les trop môches). 1 point.



3. Je deviendrai une virtuose du carton.
Je ne suis pas encore une virtuose, mais la production augmente, et je progresse. 0,5 point.

4. Je referai des voyages virtuels.
Pour l'instant je rêve de voyage, mais je n'ai pas remis ce principe au goût du jour. 0 point.

5. Je ne prendrai pas de résolution numéro 5.
Résolution tenue avec brio. 1 point.

6. Je ne mangerai pas plus de 20 grammes de chocolat par jour. (personne n'a dit qu'il fallait que la résolution soit difficile à tenir)
Je ne sais même pas si j'en mange 20 grammes par semaine ! 1 point.

7. Je cesserai des prendre des résolutions.
Affaire tenue. 1 point.

Et une huitième en bonus : 
8. Je cesserai d'écouter Cousine Jeanne et de faire tout ce qu'elle veut que je fasse. Non mais.
Ca c'est facile, elle n'apparaît plus beaucoup sur la blogosphère ! 1 point.

Conclusion : Je totalise 6,5 points sur 8. C'est un excellent score en 5 mois, non ?

Et pour finir, des photos de mes moutons broutant mon carrelage, parce que je vous sens frustrés de ne pas avoir pu les contempler en version troupeau :




NOTE COMPLEMENTAIRE :
Suite au commentaire très malveillant en plus d'être critique d'Albert qui se cache derrière Anonyme, je précise que j'ai suivi les conseils d'Antoinette (la soeur d'Albert, et s'il te plait, Albert, n'en veux pas à ta soeur) : j'ai mis la photo sur "paint", j'ai coché un à un les moutons, mis une barre en bas à gauche pour chaque dizaine, et constaté qu'après avoir décompté 100 moutons, il en restait encore 5. J'en déduis assez logiquement (certainement un reste de mon bac C) qu'il y a un total de 105.
Et Albert, tu ferais mieux de travailler plutôt que de compter mes moutons !

La preuve en image :




vendredi 2 mai 2014

Ca a sonné toute la journée

Hier, je vous décrivais par le menu le charmant usage qui veut que les enfants fassent du porte à porte pour chanter. (Cliquer ici). Il vaut mieux ne rien prévoir le premier mai, parce qu'on est interrompu à tout moment.

J'ai eu des visites. Beaucoup. Et j'ai ouvert tant que j'ai eu de la monnaie. Les enfants sonnent ou frappent à la porte. Ils demandent gentiment "on peut chanter ?" et attendent la réponse avant de se lancer. 

Ils viennent rarement seuls. Il y a eu un garçon qui attendait seul devant la porte. Il  a bâclé sa chanson de trois phrases sans répétition en 17 secondes, et je n'ai su déceler si c'était par gêne ou par ennui.

En général pourtant, les enfants viennent en groupe. Deux au minimum pour se donner du courage, souvent accompagnés aussi par leurs jeunes frères ou soeurs qui se contentent d'apprendre le métier. J'ai aussi vu des mamans qui suivaient leurs enfants de loin, surtout pour les tous petits. 

J'ai eu des choeurs de 5 enfants, et j'ai cru qu'ils chantaient à deux voix. En fait, non, l'un chantait très faux. C'était mignon.

Deux enfants sont arrivés ensemble. L'un a poussé l'autre du coude pour qu'il commence. Je n'ai jamais su s'il chantait du rap ou s'il avait décidé de limiter le choix des notes au sol dièse. Lorsqu'il a eu fini, l'autre m'a annoncé qu'il était trop timide pour chanter. J'ai un peu insisté, et il s'est lancé, heureux d'avoir le courage de débuter une nouvelle carrière. Attendrissant.

J'ai eu des groupes de deux filles. Nulle timidité, du rythme, elles chantaient joliment et juste. Du bonheur.

La plupart du temps, les enfants chantent faux, surtout si dans le groupe il y a un garçon en pleine mue ! Mais c'est tellement joli, tellement frais et gentil, que je les ai tous complimentés.

En partant, ils remercient et saluent, ils sont tous gentils et polis. 

C'était un beau premier mai. Je suis certaine que le printemps va arriver bien vite à présent !



jeudi 1 mai 2014

"Ca va sonner toute la journée !"

- Je serai en congé jeudi, annonce Augustin.
- Nous pas, répliquent en choeur Antoinette, Anatole et Ambroise.
- Heureusement, affirme Anatole, parce que sinon j'aurais loupé des cours de math.

Le premier mai, ici, en Suisse, et plus particulièrement dans le canton de Fribourg, n'est pas férié. Voilà pour le principe. Mais des employeurs peuvent libérer leurs salariés pour qu'ils puissent aller manifester. C'est rare. Tous les magasins sont ouverts. L'école primaire et l'école professionnelle sont fermées. Le CO et le Collège font classe (pour les français : le collège et le lycée).

Quelques jours avant le mois de mai, les banquiers préparent des rouleaux de petite monnaie que les particuliers viennent échanger contre des billets. Parce qu'il y a une jolie tradition, largement respectée par les écoliers : ils préparent des chants avec leurs maîtresses, puis, seuls ou plus souvent en groupe, ils font du porte à porte, poussent leur chansonnette, et en échange, l'heureux auditeur leur donne des piécettes. Théoriquement, c'est pour acheter ensuite un cadeau pour la fête des mères fêtée ici le deuxième dimanche du mois de mai.

Ce matin, dès l'ouverture, j'étais au guichet de la banque pour échanger un billet contre des rouleaux de monnaie. J'ai demandé à la préposée combien il était d'usage de donner aux petits chanteurs : "je donne 1 franc s'ils chantent bien, et 50 centimes sinon".

Ma gentille voisine était venue me prévenir hier soir : "Vous connaissez l'usage du 1er mai ? Vous verrez, ça va sonner toute la journée". A l'heure où je poste mon billet, un seul groupe d'enfants avait frappé à ma porte pour me chanter une jolie chanson où il était question d'un grand-père avec une grosse moustache prise dans une queue de vache, et où les coccinelles avaient trouvé un logis. J'attends que l'on sonne...