Des nœuds dans mon fil

jeudi 31 juillet 2014

Duo de couture

Finalement, mes vacances sont plus mouvementées que la période scolaire. Entre les visites à droite et à gauche et les conduites des enfants, j'ai peu de temps pour du farniente. La météo dégoulinante ne se prête pas à du bronzage au fond d'un transat, et c'est avec bonheur que j'ai retrouvé mon atelier de couture pour y coudre deux petites choses assorties : 

Un sac à main demi-lune, et une sacoche pour mon ordinateur. Le tout en bleu à pois blancs, coupé dans un rideaux qui ne sert plus !
Sac à main demi-lune




Sacoche



Sac amovible pour l'ordinateur portable. Se fixe à l'aide de boutons dans le fond de la sacoche.


mardi 29 juillet 2014

Brèves de trottoir (6)

Les brèves de trottoir entendues à la déchetterie ont leur charme particulier.

Le client stationné devant moi, et qui avait d'ailleurs perdu une planche dans le rond-point avant d'arriver, a sorti avec précaution un magnifique tableau représentant des bateaux au bord d'un village de pêche. Il était assez laid (le tableau, pas l'homme). Il (l'homme, pas le tableau) s'est tourné vers le préposé pour lui poser la question fatidique :

- Je le pose où mon Picasso ?
- Au Louvres...

dimanche 27 juillet 2014

Recette de la brioche alsacienne

Vous vous souvenez de notre dilemme et de la nécessité de faire un choix entre la brioche suisse et l'alsacienne. Après la recette de la tresse suisse, voici la recette de la natte alsacienne. Vous pourrez juger par vous-même !

375 g de farine
10 g de levure de boulanger
50 g de sucre
1 pincée de sel
150-175 ml de lait tiède
50 g de beurre
150 g de raisins secs
1 jaune d'oeuf pour dorer

Pétrir une pâte levée avec les ingrédients. Ajouter les raisins secs. Laisser lever en recouvrant la jatte d'un torchon. 

Couper la pâte en trois pâtons de taille identique. Les rouler et les étirer sur une longueur de 40 cm. Les tresser en natte. Poser la brioche sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé. Faire lever à couvert une dizaine de minutes.

Dorer à l'oeuf. Enfourner dans un four préchauffé (200°), 40 à 50 minutes.



vendredi 25 juillet 2014

Les crêpes de ma filleule

J'aime les vacances. Et quand celles-ci me permettent de revoir des amis ou de la famille, je suis aux anges ! Vous dire ma joie lorsque mes nièces se sont annoncées est tellement évident...

Le soir, nous avons opté pour une soirée crêpes. Pendant que je montrais les secrets du raccommodage à Chloé, Charline a fait cuire les crêpes avec ses cousins. Stupeur lorsque je suis entrée dans la cuisine : elle avait créé des smiley dans chacune des galettes.

Mode d'emploi : 

Faites chauffer une poêle.
A l'aide d'une louche, verser un peu de pâte pour faire la bouche et les yeux. Patienter le temps que la pâte prenne.

 Verser le reste de pâte par-dessus.
Retourner la galette

Poser sur un plat. Passer une bonne soirée à choisir la crêpe de l'édenté, donner à son voisin la crêpe triste, essuyer le Nutella tombé sur le pied de Chloé et rire à la réflexion d'Ambroise qui lui a dit :
"Tu as l'estomac dans les talons ?"


mercredi 23 juillet 2014

Esprit d'aventure

Note préliminaire : Toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé ne serait que fortuite.


- Allo ? Béatrice ? … Oui, je vais bien, mais j’ai besoin d’un conseil… C’est au sujet de mes enfants. Ils ont besoin de vêtements, mais refusent de m’accompagner faire les courses.
- Comment faisais-tu jusque là ?
- Je recevais des sacs pleins d’habits qui circulaient entre les familles nombreuses. Mes enfants adoraient ces séances où ils jouaient à essayer des vêtements et à choisir ce qui leur plaisait. Pour le reste, je connaissais leurs tailles, et j’achetais sans eux. J’ai fait une seule tentative dans un magasin, et je m’en mors encore les doigts. Il me faudrait le nom d’une boutique où l’on trouve de tout, pour garçons et filles, ados et pas encore ados. Il faudrait aussi des choses classiques pour mes adolescents rétrogrades.
- Pourquoi n’irais-tu pas chez Esprit ? Tu trouverais à habiller toute la famille, les lignes de vêtements vous plairont. Ils sont bien dans le vent sans être excentriques.
- Merci Béa, je vais aller voir sur Internet ce qu’Esprit propose.

Pendant ce temps, un étage plus haut, Eugène, Emile, Euphrasie, Eudes, Etienne et Eloïse tiennent un conciliabule :
- Zut, moi je n’irai pas.
- Tu as vu l’état de tes pantalons ? Tu oses encore sortir avec tes genoux raccommodés ?
- Tout plutôt que de faire les magasins avec maman.
- Mais c’est rigolo, elle est plus moderne que nous. Elle porte du rose et nous du bleu marine ! D’ailleurs c’est super, parce que c’est presque impossible à trouver.
- Ah oui, comme l’autre fois, elle m’a emmenée acheter du tissu pour me faire une jupe. Elle m’a présenté un très joli tissu bleu roi pas trop vif, et je l’ai rejeté en  affirmant qu’il était trop gai !
- Tu as osé ? Tu exagères !
- Et toi, quand tu lui as dit qu’il n’y avait aucun pantalon à ta taille, qu’ils étaient tous trop grands alors qu’ils étaient simplement trop longs et qu’il suffisait de faire un ourlet ?
- C’était la fois où Eugénie a fait tourner maman en bourrique : elle ne voulait pas de bottes, et maman arpentait le magasin pour lui montrer toutes les bottes possibles, mais Eugénie décrétait qu’elles étaient trop modernes !
- Ha, ha, et maman s’est achetée une bague ROSE pour se consoler d’avoir fait les courses avec nous. Mais cette fois, nous n’irons pas.
- Qui est d’accord pour faire la grève ?
- Oh, Emile, on sait que tu viens d’apprendre ton cours d’éducation civique. Tu nous as déjà rabâché la définition 100 fois.
- La grève, c’est un mouvement qui…
- La barbe Emile, tu nous casses les pieds. Alors qui va avec maman ?
- Personne, on reste tous là.
- Parle pour toi, j’aime pas les courses, mais il me faut un pantalon correct. J’y vais mais à une condition : je ne ferai qu’un seul magasin, et j’achèterai le premier truc que j’essayerai.
- Chiche ?

Ces six enfants presque sages sont interrompus par leur mère :
- Vous avez 5 minutes pour monter en voiture, vous pouvez emporter un livre.
- Où on va ? (les autres rient discrètement)
- Acheter des vêtements.
- Ah bon ? Tu es sûre ?

Ils grimpent dans la voiture, se disputent juste ce qu’il faut pour savoir qui va prendre la place à côté du chauffeur, près de la porte, sur la banquette… et arrêtent de pinailler au moment précis où leur mère va se fâcher. Ils sont très forts à ce jeux-là.

Ils arrivent à destination. Leur mère les prévient : choisissez ce qui vous plait, et rendez-vous aux cabines d’essayage où je vous attendrai. Elle sort un livre de son sac, et s’installe tranquillement sur une chaise, dans l’espace entre les cabines. Malheureusement, pas pour longtemps :

- Maman, je ne trouve pas ma taille.
- Maman, viens m’aider à choisir.
- Maman, méfie-toi, Eugène a pris un truc débile.
- Maman, Euphrasie a pris au moins 50 vêtements, on ne sortira plus d’ici.
- Maman, il y a des maillots de bain, et le mien est trop grand, je peux en prendre un ?
- Maman, je peux prendre deux polos, les miens sont trop petits.

Maman va trouver la taille, aide à choisir, fait remarquer à Eugène que son « truc » est curieux, mais que ma foi si ça lui plait… et demande à Euphrasie de faire une première sélection, parce que ses frères ne vont pas supporter une telle attente, et dit oui au maillot de bain et aux polos. Elle montre les bermudas à Emile, et exige d’Etienne et d’Eudes qu’ils prennent des T-shirts de couleurs différentes pour ne pas les confondre.

A présent, ses garçons s’installent dans un coin pour lire, pendant qu’elle termine avec ses filles. Enfin, elle a mené à son terme ses achats, et elle est bien contente d’avoir pu trouver tout ce dont elle avait besoin dans une même et unique boutique.

Dans la voiture, elle s’écrie :
- Et bien quelle aventure !
Emile, toujours plein de sagacité lui donne la réplique :
- C’est un Esprit d’aventure !




lundi 21 juillet 2014

Je prête mon clavier

Il y a quelque temps, j'ai été contactée par Maya Verte qui m'a demandé de lui prêter mon clavier pour qu'elle puisse y publier un article sur un voyage culinaire en Italie. Je lui prête volontiers un post de mon blog, puisqu'elle a su allier tout ce que j'aime : l'Italie, Venise et la cuisine !

Voyage culinaire à Venise

Avec sa longue histoire et ses recettes aux mille saveurs la cuisine vénitienne est un des plus riches et des plus variées de toutes les cuisines régionales italiennes.

La cuisine vénitienne tient une place à part au sein de la cuisine italienne. Pendant longtemps tourné vers l'Orient du temps de sa toute puissance maritime la ville de Venise possède une cuisine dans laquelle on retrouve des goûts et des saveurs orientaux. Vous pourrez par exemple retrouver ces saveurs chez Beccafico, situé campo di Stefano ce restaurant propose une cuisine vénitienne traditionnelle dans laquelle les fruits de mer tiennent la vedette.

A ce propos, Venise organise à partir de Septembre des parcours gastronomiques où l'on peut goûter aux spécialités culinaires de toute la région du Veneto donc pour ceux qui souhaitent participer à l'évènement, il est encore temps de programmer un séjour vénitien pour Septembre en consultant des sites comme venere par exemple pour trouver des logements sur place dans un contexte unique.
Mais si vous n'avez pas le loisir de partir prochainement voici une recette vénitienne très populaire en Italie et simple à exécuter chez vous :la recette des spaghetti alle vongole (palourdes). La voici :

Ingrédients pour 4 personnes :
- 500 grammes de spaghetti
- 1 Kilo de « vongole » 
- 500 grammes de tomates
- 1 verre de vin blanc
- 1 verre d’huile d’olive 
- 1 gousse d’ail
- 1/2 bouquet de persil

Mettez les palourdes dans une poêle avec une cuillerée à soupe d’huile d’olive, une demi-gousse d’ail et le persil haché. Quand les palourdes sont ouvertes, retirez les du feu et sortez-les de leur coquille. Mettez dans une autre poêle une cuillerée à soupe d’huile d’olive, l’autre moitié de la gousse d’ail et les tomates coupées en morceaux. Faites cuire quarante minutes ; salez et poivrez. Quand les tomates auront fondu, ajoutez le vin blanc. Laissez cuire un quart d’heure. Mettez les spaghetti dans des assiettes creuses, nappez-les de la sauce obtenue et saupoudrez de persil haché. 

Une autre recette typiquement vénitienne est le risotto au radicchio rouge qui est un équilibre parfait entre saveur et èlégance. Voici sa recette:

Ingrédients pour 4 personnes :

Radicchio-250 g
Riz-400 g
Vin rouge-1 verre
Oignon-1
Bouillon de légumes-1,5 L
Parmesan râpé- 200 g
Beurre -100 g
Sel
Poivre noir

Lavez puis émincez les feuilles de radicchio . Emincez l'oignon et faites le revenir à feu doux . Une fois doré, ajoutez le radicchio , salez, poivrez et mélangez le tout. 
Ajoutez le riz dans la poêle et une fois qu' il sera translucide, ajoutez le verre de vin et faites revenir. Enfin, versez une louchée de bouillon de légumes dans la poêle, remuez et attendez que le riz absorbe le liquide. Au fur et à mesure que le bouillon est absorbé, ajoutez-en, jusqu’à ce que le riz soit cuit. Le riz doit être al dente (15 à 18 minutes de cuisson).
En fin de cuisson, ajoutez le parmesan râpé et mélangez-les au riz. Lorsque le beurre et le fromage auront fondu, vous obtiendrez un risotto légèrement rosé. Laissez reposer quelques minutes, puis servez.

Bon voyage à Venise !

M.V.Pochon


vendredi 18 juillet 2014

Papa, j'ai peur...




Participation aux Plumes 32 : écrire un texte sur le silence avec les 14 mots suivants :

Essentiel, réserve, regard, félicité, observer, musique, minute, nuit, agneau, son, muet, méditation, apaiser, angoissant, justesse, jacaranda, jouer.


- J’ai peur.
- (D’une voix ensommeillée) Que se passe-t-il ?
- J’ai peur.
- Va te coucher, c’est l’heure de dormir.
- Mais papa, j’ai peur.
- Chut, Armand, tu vas réveiller maman.

J’étais en pyjama, il faisait nuit, et il fallait que je réveille papa, parce que j’avais peur. Papa s’est levé, il n’a même pas trop grogné, il est même resté muet, mais je crois qu’il ne voulait surtout pas réveiller maman. Il n’a même proféré aucun son lorsqu’il s’est cogné dans la commode en jacaranda. Pourtant, il s’est tenu le pied en sautant sur l’autre. J’ai retenu mon souffle et j’ai attendu. Enfin, il a posé son pied par terre, m’a pris par la main et m’a dit dans un murmure : « Viens avec moi ».

Tous les deux, nous avons descendu l’escalier, sans allumer la lumière. Avec ma main dans celle de papa, je n’avais plus peur. J’étais bien. J’ai levé la tête pour l’observer une minute, son regard était doux. Alors j’ai eu l’idée de profiter de l’occasion d’avoir papa pour moi tout seul. Mes cinq frères et sœurs dormaient, eux, mais moi j’étais avec papa, et il était 3 heures, j’avais entendu sonner l’horloge.

Bien en sécurité avec papa, j’étais apaisé, j’aurais pu aller dormir, et je m’apprêtais à lui dire que j’étais fatigué lorsque je me suis mis à trembler : je me souvenais de mes peurs.
- Papa, j’ai peur.

Ce qui a été bien, c’est que papa m’a pris au sérieux. Il ne s’est pas moqué, il ne m’a pas renvoyé dans mon lit, il ne m’a pas grondé, il m’a regardé en me scrutant et m’a dit : « Voyons ça, Armand, il faut que tu m’expliques de quoi tu as peur ».

- Je me suis réveillé cette nuit, comme souvent, mais cette fois je n’ai pas pu me rendormir, parce qu’il y a du silence. Et ça me fait peur.

Papa m’a semblé méditer. Me fixant, il m’a dit avec justesse :

- Armand, la nuit n’est pas angoissante. Elle n’est d’ailleurs pas silencieuse.
- Mais si papa, elle est silencieuse. Tu le dis toi-même le soir à Arthur : « Maintenant fais silence, et arrête ta musique. Jouer fait du bruit, le soir il est essentiel de savoir faire silence. Vous pouvez lire, mais je ne veux rien entendre».
- Armand, si je vous demande le silence le soir, c’est parce que le bruit est réservé au jour. Si tu enlèves le bruit des hommes le jour, il n’y a plus que du silence, surtout au plus chaud de la journée. Par contre, la nuit est pleine de bruits. Ces bruits, tu ne peux les entendre que si tu cesses toute activité. J’aime entendre ces bruits, c’est pourquoi je vous demande de rester calmes. As-tu déjà entendu les bruits de la nuit ?
- Non papa.
- Ecoute, et dis-moi ce que tu entends.
- C’est quoi ce bruit ?
- Celui du frigo.
- Oh, et ce « tap, tap » ?
- Le bruit des canalisations.
- J’ai entendu une voiture dehors.
- Viens, Armand, sortons ensemble dans la nuit.

Nous sommes sortis, papa m’a à nouveau tenu par la main. Et pour une fois, nous sommes sortis pieds nus, sans devoir mettre quelque chose aux pieds. Je crois que la nuit les parents oublient les règles !

- Et maintenant, Armand, qu’entends-tu ?
Papa chuchotait, et j’ai fait de même :
- Une branche qui craque.
- Regarde bien, c’est un hérisson qui va chercher des limaces. Il se nourrit la nuit.
- Et ce frottement, c’est quoi ?
- Les feuilles des arbres dans le vent léger.
- Oh, c’est l’agneau de Monsieur Cormillard.
- Et son chien lui répond de dormir ! Et peut-être qu’il te dit à toi aussi qu’il est l’heure de dormir ? Mais attends, regarde toutes ces étoiles. Le ciel est magnifique.

Papa avait oublié qu’il fallait que je me couche. Il a commencé à m’expliquer la disposition des étoiles, la Grande Ourse et l’Etoile Polaire, puis la Petite Ourse et les constellations qu’il voyait. Il m’a expliqué comment les hommes se dirigeaient avec les étoiles, sur terre ou sur mer. Il en savait des choses, papa. J’ai serré ma main dans la sienne. Il ne disait plus rien, et je regardais les étoiles, en écoutant les bruits de la nuit. C’était beau, et c’était rassurant. J’aimais maintenant la nuit sans réserve.

- Armand, est-ce que tu entends le bruit des étoiles ?
- Oui.

J’ai chuchoté. Et j’ai écouté. Les étoiles riaient d’un son cristallin. Elles se racontaient des histoires, c’était tellement joli à entendre. Mais voilà que papa m’a secoué la main :
- Armand, il faut te coucher. Est-ce que ça ira ?
- Oh oui, papa, je n’ai plus peur maintenant. Et je t’aime papa.
- Moi aussi je t’aime mon grand.

Il m’a pris dans ses bras, et m’a porté dans les escaliers et jusqu’à dans mon lit. Il m’a bordé et embrassé.

Mais pourquoi donc cet épisode si doux m’est revenu à l’esprit ? Il fait nuit, quelqu’un me secoue le bras et me dit tout doucement :
- Papa, j’ai peur.




dimanche 13 juillet 2014

Programme de vacances

Actuellement, je suis en vacances avec les trois plus jeunes. Que des garçons. C'est maintenant que je regrette de ne pas avoir de fille avec moi, c'est plus rigolo de mettre du vernis à ongles à plusieurs...

Et puis, j'ai pensé mettre à profit ce temps pour leur apprendre à cuisiner. Et pour les motiver, j'ai demandé à Ambroise de prendre un papier, et de noter des idées de plats qu'ils aimeraient manger. Ensuite, je leur ai proposé de choisir les repas qu'ils confectionneront... et là, les choses ont dérapé. 

- Mais maman, on est en vacances, déjà on fait la vaisselle, on ne va quand même pas préparer les repas.
- Si, chacun votre tour. Que choisis-tu ? Et je te donnerai un joli cahier pour que tu en fasses un cahier de recettes.
- Alors là, c'est non. Ecrire ? Mais tu n'y penses pas, on est en va-can-ces. Et puis d'ailleurs, on voit que tu n'es pas née avec Internet, je te rappelle qu'on trouve toutes les recettes sur Internet, et qu'il est inutile de les écrire.

J'ai tenu bon. Pour les repas. Et comme j'ai lâché du lest pour écrire les recettes, il a bien voulu se mettre aux fourneaux ! (Futée Alphonsine !).

Pour un coup d'essai, c'était un coup de maître ! Ambroise nous a préparé une brioche somptueuse, la première de sa vie, et presque le premier plat de sa vie ! Un bug de photos m'empêche de vous présenter la brioche en entier. Qu'à cela ne tienne, même entamée elle est encore présentable !




La semaine passée, ils se sont surpassés : lasagnes, chaussons à la viande, cheese naans, crêpes, raclette, salade de pommes de terre, pommes de terre sautées... La semaine prochaine, nous passerons au mode pique-nique... Encore de beaux repas en perspective !


mercredi 9 juillet 2014

Tagguée par Pomdepin

J'ai été taguée par Pom de pin in Wonderland. Si vous ne connaissez pas encore Pom de Pin, courrez lui rendre visite. Elle vous accueillera les bras ouverts. C'est une femme incroyable de vivacité, d'énergie et d'humour.

Le principe de ce tag est facile : il faut trouver une liste d’adjectifs commençant par l’initiale de son pseudo pour se décrire. "A" comme Alphonsine. Voyons ce que me propose le Littré :

- Arrangeante. Certainement, depuis que j'ai des enfants, je suis arrangeante, je calme les uns, je les réconcilie avec les autres, je cherche à trouver un consensus acceptable à toutes les situations.

- Acceptable : Malgré mon âge (figurez-vous que j'ai obtenu mes diplômes universitaires à une époque datant d'avant les accords de Bologne), je suis encore acceptable.

- Abondante : en volume sonore, certainement !

- Accessible : je suis relativement accessible, nul besoin de prendre rendez-vous à l'avance pour me voir !

- Aimée et Accordée en mariage il y a bientôt 25 ans, je vis toujours avec le même homme, et j'ai autant d'enfants que lui, les mêmes d'ailleurs !

- Accueillante et Agréable : j'espère que ma maison est accueillante et que je donne envie à mes invités de revenir me voir ! Certains reviennent, j'en tire des conclusions inévitables !

- Active et Agitée : certainement, même sur-active par moments. Mais l'inverse dénoterais la fin d'Alphonsine. Je ne peux m'imaginer autrement.

- Admirable : J'ai bien fait de choisir Alphonsine comme pseudonyme, parce qu'avec la lettre "A", je découvre de bien jolis adjectifs qui pourraient me qualifier... en fait je n'en sais rien, mais je le mets, il me plait !

- Agacée : oui, par le désordre. Je ne peux vivre dans le désordre.

- Agaçante : il semblerait qu'Albert ait été un tant soit peu agacé par mon obstination à vouloir écouter à la radio le match de foot France-Allemagne, alors que nous étions dans la voiture.

Acariâtre : A mes heures perdues, oui.

- Agée : ça oui, je viens de me rendre compte que mes diplômes universitaires sont préhistoriques, ils datent d'avant les accords de Bologne (cf ci-dessus) ! C'est à se demander s'ils sont encore valables !

- Avide : d'apprendre. Il y a tant de choses qui m'intéressent et que je souhaite approfondir. 

Comme d'habitude, je ne taggue personne nommément, tout le monde peut y participer...




lundi 7 juillet 2014

Le calendrier

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Hier j’ai fait le ménage de mon bureau. J’ai posé le calendrier en carton qui me tient lieu de sous-main sur la chaise, et j’ai passé le chiffon à poussière. Le calendrier a glissé à terre, le téléphone à sonné, j’ai décroché, papoté, oublié le calendrier. En raccrochant, j’ai fait deux pas en arrière, et j’ai marché sur le calendrier.
J’ai glissé, glissé, jusqu’à disparaître dans le calendrier. Je me suis retrouvée assise, le souffle coupé. J’étais dans une petite salle de cinéma. J’ai regardé autour de moi, il n’y avait qu’une vingtaine de sièges, et devant moi, une télécommande. J’ai appuyé au hasard, et je me suis retrouvée le 9 avril. Moment de bonheur, j’ai soufflé mes bougies, ouvert mes cadeaux, profité de ce doux moment de famille. Et puis, suite à un brusque geste, mon doigt a appuyé une touche : 17 janvier. J’ai revu toute cette journée. Je l’avais oubliée. Elle ressemblait tellement à tant d’autres jours semblables.  
J’ai eu froid d’un coup. Le tremblement que j’ai éprouvé m’a fait bondir et voila le 14 juin qui s’est affiché à l’écran. Le saut de 30 degrés a été un peu brutal. J’ai retiré mon tricot, et sous le soleil, j’ai examiné la télécommande avec attention.
La première rangée comportait les touches 1 à 31. La deuxième les 12 mois de l’année. Pour rire, j’ai tapé « 31 juin ». Un texte amusant est apparu à l’écran :
Le 31 juin, 
Je serai gentille avec tout le monde,
je finirai mon travail en retard,
Je ne dirai plus de gros mots,
Je ferai un régime sérieux.
Le 31 juin,
Je bouderai mes filles,
Je changerai de mari,
J’oublierai mes amis.
Le 31 juin,
De l’année prochaine…
Il était signé « Madame de K »
J’ai alors tenté d’autres expériences : le 14 juillet. Mais l’écran est resté noir. Quelle déception, je ne saurai donc pas si je pourrai participer au défilé du 14 juillet dans mon village ?
Et que dirait la télécommande si je cliquais sur un mois ? « Avril ». Une porte s’ouvrit sur le côté, et je vis apparaître un homme, drapé dans une toge, la tête couronnée de lilas. Vite, « Juillet ». Un autre homme le suivi, plus grand, la tête couronnée de roses. Vite, je cliquais sur tous les mois, les uns après les autres, chacun couronné selon sa saison. Mais qu’était-ce que ce boiteux qui claudiquait derrière les autres ? Il était gris, grincheux, petit, et grognait : « Vous pourriez m’attendre, j’étais avant vous. Et ce n’est pas parce que je suis le plus petit et que je boîte parce que j’ai une jambe de 28 et une autre de 29 que vous devez vous moquer de moi ».
Le mois de février, car c’était bien lui, râlait, pestait, grognait, grondait. Il se tourna vers moi, et me regarda d’un air féroce. J’empoignais la télécommande, et je cliquais sur « OFF ».
J’étais assise sur mon calendrier, ma tête avait cogné le coin de la table basse. Mais tout allait bien, j’allais pouvoir terminer mon ménage…

samedi 5 juillet 2014

Les bras m'en tombent.

C'est toute réjouie que je me suis installée au volant à Anvers : je vais avaler 250 km, et m'arrêter sur l'aire de Berchem au Luxembourg, pour boire un (délicieux) café non sucré. Et me voilà partie, pleine d'allégresse et de reconnaissance pour le gérant qui a changé ses machines à café rien que pour moi (CLIC).

Mais les voyages forment la jeunesse, et me voilà d'un coup rajeunie. J'ai compris, d'un regard, que le gérant de l'aire de Berchem située sur la voie France-Belgique n'est pas le même que le gérant de l'aire de Berchem située sur la voie Belgique-France. Lui aussi lit mon blog puisqu'il a changé ses machines à café. C'est pourquoi je me permets de lui écrire une lettre ouverte :

"Monsieur le Gérant, je vous remercie pour votre visite sur mon blog, je vous l'ai rendue hier vers 15 heures. Mais pourquoi n'avez-vous pas choisi les mêmes machines que votre collègue d'en face, la largeur de l'autoroute empêche-t-elle tout échange ?

Vos machines sont certes flambantes neuves, forcément puisqu'elles ne datent que de 15 jours, mais trois d'entre elles étaient déjà hors service lorsque nous sommes arrivés. La quatrième connaissait une affluence désagréable pour la patience des clients.

J'ai pris mon tour. C'était long, très long... pas tant la préparation de la boisson que du choix à effectuer. Sérieusement, je vous propose de délaisser un court instant la machine Nespresso qui orne votre bureau, et de faire une tentative devant la machine neuve que vous avez fait installer. Vous reconnaîtrez alors que votre choix était malheureux.

Vous devez le savoir, la façade de la machine tient lieu d'écran tactile. En fonction de l'éclairage et de la position du client, on ne voit rien du tout. On finit par taper au hasard. Ouf, l'écran s'allume. On cherche sa position pour lire les instructions, et on finit par comprendre qu'en touchant le dessin surmonté de la mention "choix de café", on se retrouve devant 15 possibilités qui tiennent compte de la taille du café, du choix du café en grain ou en grain (expliquez-moi la différence), de la présence de lait... A la suite de quoi il faut demander de supprimer le sucre, ce qui oblige à tapoter le "-" pas moins de 7 fois. Enfin, on peut connaître le prix, on glisse les pièces, on se rend compte que la machine rend la monnaie (c'est un pari risqué, parce que ce n'est écrit nulle part), et là, tout est à recommencer. C'est donc après 20 tapotements sur l'écran que j'ai eu un café qui correspondait heureusement à mes attentes.

Personnellement je ne m'étonne plus de la panne de vos machines : au lieu d'enfoncer une seule touche comme c'était le cas en des temps hélas préhistoriques, il faut tapoter 20 fois sur l'écran. La machine ne résiste pas à ce genre de traitement.

Et si encore j'étais la seule dans ce cas, mais les personnes qui m'ont précédée, ainsi que celles qui m'ont suivie se sont heurtées à autant d'entêtement de la part du distributeur. Et c'était devenu si grotesque qu'un trio de rires s'est élevé devant la machine : Albert (mon fils), le réparateur de machines et moi. Le client s'est retourné, vexé et outré, et vous avez évité une rixe de justesse, puisque j'ai eu la présence d'esprit de lui expliquer que je me moquais du choix de la machine et donc de vous qui l'avez choisie. Le réparateur (qui semble devoir intervenir bien souvent) m'a confirmé que personne n'arrivait à s'en servir, et que tout le monde devait tâtonner...

Je vous propose donc, Monsieur le Gérant, de vous rendre à l'aire du Haut-Koenigsbourg, située en Alsace, à proximité de Sélestat. L'administrateur a choisi un appareil tellement facile d'utilisation qu'il me semble qu'aucun ingénieur n'est venu y mettre de subtilité incompréhensible. Elle comporte un écran tactile qui ne s'éteint pas. Trois colonnes : la liste des boissons avec leur taille, et deux colonnes de bouton, celle pour obtenir une boisson sucrée, l'autre pour les boissons non sucrées. 

Et hop, il fallait y penser ! Si vous aviez vu la mine réjouie des gens qui buvaient leur café, vous en auriez été jaloux. Mais il ne tient qu'à vous de changer vos distributeurs... 

Sans rancune !





vendredi 4 juillet 2014

Vous y croyez, vous ?

Hier, comme prévu, j'ai avalé près de 800 km en passant par le Luxembourg. Comme prévu, je me suis arrêtée boire un café sur l'aire d'autoroute. J'ai bien pensé, un court moment, emporter une thermos d'eau et du café soluble (l'une de vous m'a d'ailleurs rappelé ce concept facile), mais je crois qu'il fallait que je me mesure à la machine à café (CLIC).
 
Je me suis approchée du mur de distributeurs de boissons. Et là, en voyant les machines alignées les unes à côté des autres, j'ai compris que le gérant de l'aire de Berchem lisait mon blog. Je le remercie à un double titre : en premier lieu parce que son passage ici me fait chaud au cœur. En deuxième lieu, parce qu'en 15 jours, il a pris le temps de changer les machines à café, et d'y installer des machines faciles d'utilisation.
 
MERCI, Monsieur le Gérant !
 
J'ai pu boire un café non sucré !
 
Il était tellement bon... au retour, tout à l'heure, je repasserai par l'aire de repos de Berchem.
 
Je sens chez mon lectorat, un doute subsister, je sens que vous ne croyez pas que le Gérant a pu lire mon blog. Et bien si.
 


Un nouveau jour se lève

Ma participation aux Plumes 31 du Blog d'Asphodèle. Il fallait écrire un texte comportant les mots suivants : Séparation, revoir, froid, embrasser, larmes, famille, fête, ripaille, allégresse, bilan, amour, quai, adieu, joie, ami, inquiétude, irréparable, intensément.


Un nouveau jour se lève. Moi aussi je me lève péniblement. Je m’habille machinalement, je bois mon café lentement. Je sors de chez moi en refermant la porte derrière moi, et je marche instinctivement. Je ne pense à rien, ou plutôt, je pense à lui. Lui qui est parti trop tôt, trop vite. Cette séparation sans adieu, sans la certitude de se revoir me brise. Depuis ce jour, j’erre. Je marche, et sans m’en apercevoir, je me dirige vers la gare. Comme tous les jours. Il est tôt, les passants marchent vite, vers le quai, vers le train, vers l’avenir. Eux ont un avenir. Moi pas. Je les suis de mon pas lent, et m’installe sur mon banc, face aux voies. J’ai bien un peu froid, mais je ne m’en soucie pas. Les trains vont et viennent, à une cadence régulière.

Une voyageuse vient s’asseoir à côté de moi, son téléphone à la main. Je tends l’oreille. « Tu dis que tu as rangé ton salon ? Alors explique-moi, ma fille, ces bouteilles, les verres sales ? … Une fête ? Et pour quelle occasion ? ... Pourquoi éprouves-tu le besoin de faire la fête avec des amis, la famille ne te suffit donc pas ? … Comment je suis entrée ? Mais avec la clef que m’a prêtée la propriétaire. Heureusement qu’elle m’a laissée entrer, j’ai pu voir que tu avais fait ripailles, et me voici dans une grande inquiétude… Mais ma chérie, il faut bien que je veille sur toi puisque tu fais des sottises… Oui, même à trente-deux ans… Je viendrai te voir ce soir ».

Je ne supporte pas ces mères poules, ces créatrices de célibataires. Elles me donnent envie de hurler, de leur crier de laisser vivre leur progéniture, qu’elles doivent apprendre à devenir des mères, et abandonner leur rôle de maman. Sans réfléchir, je me jette sur elle pour lui arracher son portable : « Mademoiselle, n’écoutez pas votre mère, elle vous étouffe. Changez votre serrure, faites un bilan des rapports malsains qu’elle tisse avec vous… »

La mère essaye désespérément de récupérer son bien, mais je me lève et marche rapidement le long du quai. « Je ne vous connais pas, mais la vie doit être faite de bonheur, de joie, d’allégresse et d’amour. Cela vous appartient, si vous ne vivez pas aujourd’hui intensément, votre avenir sera irréparable. Embrassez votre vie à pleine main, et surtout…
- Bon, ça suffit, me dit la dame les yeux pleins de larmes, elle m’arrache son portable et s’engouffre dans le train qui vient d’arriver.

Je reste là, les bras ballants, me souvenant de ce que je viens de faire et de dire. Et je repars soudain, la tête haute. Le brouillard s’est levé, mon avenir est devant moi. J’y cours…





mercredi 2 juillet 2014

Rouges, je les veux en rouge, du plus beau des rouges !

J'en profite pour vous montrer les meubles d'Antoinette. Elle voulait du très simple. Une table de nuit avec lampe incorporée, et des étagères sur-mesure pour ses livres. En rouge vif pour les assortir à son lit (tu le reconnais, Sissi ?)







Bon, y'a plus qu'à faire les tables de nuit des garçons, un meuble pour la salle de bain, un commode et une étagère pour la salle à manger et des bricoles...