Des nœuds dans mon fil

vendredi 28 novembre 2014

Etre piéton

Etre piéton en Suisse est une expérience éblouissante.

Image tirée du "Nouvelliste"
 
 
Dès la deuxième heure passée dans une ville helvétique, on comprend vite que le passage piéton est un passage qui lui est réservé. Totalement, absolument, de façon efficace et permanente. Il suffit de s'approcher des lignes jaunes pour que les voitures pilent des deux côtés de la chaussée.
 
Pour une française qui arrive en Suisse, c'est déconcertant.

Et ce n'est que lorsque le piéton a mis le pied sur le trottoir opposé que les voitures démarrent des deux côtés.

Depuis que je suis une piétonne qui marche plus d'une heure par jour en ville, j'apprécie grandement que les automobilistes respectent les lignes jaunes. C'est d'ailleurs étonnant : il suffit d'avoir l'intention de traverser pour que déjà les conducteurs pillent pour laisser la place au bipède. Dans ces cas, et même si je n'avais pas l'intention de passer de l'autre côté de la chaussée, je m'efforce de traverser pour faire plaisir au conducteur qui a stoppé son automobile, quitte à revenir de l'autre côté au passage suivant !

 

dimanche 23 novembre 2014

Raciste, moi ?

Je me défends d'être raciste. Et certainement, je ne sombre pas dans ce défaut abject.
 
D'accord, je n'aime pas trop ceux qui me cassent les pieds, les imbéciles m'insupportent, et je me tiens éloignée des méchants. Mais ce n'est pas du racisme, que je sache, juste une notion élémentaire de survie.
 
Alors, lorsque j'ai entendu Anatole me traiter de raciste ce soir, j'ai été interloquée. Il a affirmé à Antoinette :
 
- Maman est raciste... elle n'aime pas les mauvaises notes !
 
Faut-il vraiment que je me soigne ?

dimanche 16 novembre 2014

Un livre, un lieu

J'aime beaucoup ce tag qui court de blog en blog actuellement : associer un livre et un lieu.
 
Plutôt que d'associer un livre et un lieu, je crois pouvoir associer un livre et une grossesse, ou plutôt, une naissance. Les premières semaines ayant des nuits écourtées, je m'endormais en nourrissant mes bébés. Du coup, je lisais pour me tenir éveillée. Heureusement, ça n'a jamais duré bien longtemps, puisqu'à trois semaines de la naissance, mes bébés faisaient leurs nuits.
 
Monsieur Alphonse à qui je racontais ce tag m'a fait observer que mes lectures avaient influencés nos enfants dans leur avenir. Jugez plutôt :
 
Après la naissance d'Amélie, j'ai lu l'intégrale de la Comtesse de Ségur dans la collection Bouquin. A présent, elle veut créer des costumes de théâtre.
 
Albert a été nourri sur le thème d'Arsène Lupin. Il a gardé de cette lecture un côté "je vis ma vie à mon rythme et comme je le veux".
 
Antoinette est passionnée de sciences forensiques. J'y vois un rapport direct avec mes lectures d'Agatha Christie.
 
Anatole n'a pas encore bien défini son avenir, et je me demande où la lecture "Les Aubarède" d'Yves Courrière va l'emporter. A priori, je ne vois pas le rapport entre la cuisine et les math dont il est féru.
 
Pour Ambroise, passionné d'histoire, il est indubitable que "les rois maudits" ont eu un rôle déterminant.
 
Quant à Augustin, je ne crois pas avoir lu d'œuvre complète, j'ai pris ce que j'avais sous la main. Il est, et reste un électron libre, difficile à surveiller et à suivre.
 
Futures mamans, surveillez vos lectures, l'avenir de vos enfants en dépend !
 
 

mercredi 12 novembre 2014

Dites-le avec des fleurs

Vous êtes charmants, les enfants, mais comment vais-je faire pour travailler ?

dimanche 9 novembre 2014

Inculturation (2)

Cet après-midi, Monsieur Alphonse a emmené Ambroise et Antoinette à une séance de "Découverte du Monde" sur le Pays Basque. Ils sont revenus enchantés par les images qu'ils ont vues, un peu moins du présentateur qui a présenté son ego en priorité.
 
Antoinette m'a beaucoup amusée : "Maman, au début, je n'ai rien compris, le présentateur parlait trop vite. Et puis, il avait prévu une pause de 5 minutes et n'a repris qu'au bout d'1/4 d'heure..."

Elle m'a fait penser à un professeur qui nous a avertis dès le premier jour (je précise que l'auditoire de ce cours est à 98 % composé de français fraichement arrivés de France) qu'il exigeait une inculturation rapide : "En France on dit que l'exactitude est la politesse des rois... ici, c'est la politesse de tout le monde. Celui qui sera en retard attendra l'inter-cours dans le couloir".
 
Parler trop vite, ne pas respecter les délais... c'est devenu insupportable pour nous !

 

vendredi 7 novembre 2014

Inculturation

Les dîners chez Alphonsine sont de grands moments. On s'y dispute ("c'est à toi de te lever pour chercher le pain"), on y rit (Ambroise joue avec les mots de la façon la plus délicieuse qui soit, et Monsieur Alphonse n'est pas de reste pour lui donner la réplique), on y refait le monde, on imagine ce qu'on ferait si on gagnait au loto (mais pour cela il faudrait y jouer !), et on discute à bâton rompu de tout et de rien.
 
C'est assez animé.
 
L'autre soir, en entendant les enfants deviser, je me suis tournée vers Monsieur Alphonse pour lui dire : "Ca y est, les enfants sont inculturés".
 
Jusque là, ils faisaient des propositions : je propose de partir en vacances au bord de la mer, je propose une balade au lac de la Gruyère, je propose ...
 
Depuis peu ils font des initiatives :
- Je fais une initiative pour que papa creuse un étang dans le jardin...
- Et moi je fais une contre-initiative pour que papa laisse le jardin en l'état.
 
Les enfants sont de vrais suisses. Ils en ont les bons réflexes électoraux !

 

mardi 4 novembre 2014

Vélo à croquer

 
Etrange, ce vélo...
 

Etrange, ce vélo...
 
... et que personne ne s'avise à me dire qu'il fait penser à du gruyère : le gruyère n'a pas de trou, c'est l'emmenthal qui en est rempli !