Des nœuds dans mon fil

mercredi 31 décembre 2014

2014 à l'endroit et à l'envers

2014

 
Faire une récapitulation d'une année n'est pas chose aisée. On peut opter pour la liste à la Prévert, ou au contraire donner du style à cet exercice. Je n'ai envie ni de l'un ni de l'autre. Rien ne vous empêche par contre de relire tous mes articles de l'année...

Je n'aime ni les récapitulation, ni les résolutions. Et surtout pas les dates impératives pour faire le point du temps écoulé, et du temps à venir. De par ma nature assez impulsive et absolument asociale (ou peut-être anti-conformiste), je prends les décisions lorsqu'elles me semblent opportunes, je récapitule au moment qui me parait le plus propice à cet exercice.

C'est pourquoi, je vais glisser de 2014 à 2015 sans à-coups, en douceur, et comme chaque jour de l'année.
 

Bonne année à tous !

Profitez de chaque moment qui vous est donné à vivre !

 
 
 


 

mercredi 24 décembre 2014

Des moutons et des examens

Je vois le bout du semestre, et la fin de l'année. Hier j'ai fermé mes cours, et je les rouvrirai la semaine prochaine.
 
Récapitulatif de mes examens :
 
- Lundi matin de la semaine dernière, en une heure 3/4, il nous a été demandé de retranscrire plus de la moitié du cours ! J'en ai eu la main molle à la fin de la séance, et pour grande satisfaction celle de savoir que le professeur devra me lire sur treize pages !
 
- Jeudi matin, l'écrit de soixante minutes demandait un travail de réflexion, ce qui était plus intéressant. Vu le temps prescrit il était impossible de s'attarder à réfléchir. Il fallait se lancer et s'élancer, ce que j'ai fait avec enthousiasme sur sept pages.
 
- Lundi matin, oral de philosophie. Je m'y suis rendue avec ma valise, mon train partant vingt minutes après la fin de mon entretien. J'aime cette matière, mais elle ne me rend pas cet amour, elle exige de moi un travail conséquent et approfondi, n'ayant aucune base préalable (autre que celle de Terminale... mais nous n'avions pas étudié les concepts philosophiques, uniquement certains thèmes). Je suis allée à mon examen avec la certitude de n'avoir pas pu mieux assimiler le cours, mais avec la peur au ventre. J'ai travaillé dans le but d'avoir une excellente note, mais en espérant frôler la moyenne.
 
Avant de quitter la salle, mon professeur m'a donné ma note. Ma première note depuis 25 ans ! Ma joie a été grande : 5/6, ce qui correspond à 16/20. C'est dans l'allégresse que je suis repartie chez moi !
 
Et qu'ai-je fait sitôt arrivée ? J'ai installé mes 100 moutons dans la crèche grandiose installée par Monsieur Alphonse.








 
 
"Mais où allons-nous nous installer ?" a demandé Ambroise un peu inquiet ?
 
 
 
Joyeux Noël !
 
 

mardi 23 décembre 2014

Le train et moi

J'aime le train, et je déteste le train.
 
Ce n'est pas contradictoire. Une contradiction, c'est être et ne pas être en même temps et sous le même rapport. Je précise donc : j'aime les trains suisses, et je déteste les trains français.
 
En Suisse, on achète un billet, et on prend le train comme on prend le bus : sans réservation. Le train arrive, on monte dedans, et on arrive à destination à l'heure prévue. Le numéro de quai est prévu un an à l'avance, c'est toujours le même pour un horaire déterminé. Les trains sont à l'heure. C'est parfait. Il suffit d'ouvrir son livre et de profiter du voyage.
 
Arrivée à Bâle, je me suis dirigée vers les voies réservées au trains en partance pour la France. Avant la lourde porte qui permet d'accéder aux quais, il me fallait prendre un billet au seul distributeur installé par la SNCF. J'avise la longueur de la queue, je regarde l'horaire, et je me dis que si telles personnes forment un groupe et prennent un billet commun, je pourrai avoir des chances pour prendre mon ticket avant de monter dans le train. Dix minutes pour huit billets. Je m'installe dans la foule et j'observe le distributeur tout en gardant un œil sur la montre.
 
Une dame est à l'œuvre. Mais pourquoi paye-t-elle avec de la monnaie ? Elle introduit une à une les pièces dans l'interstice, récupère son billet et s'en va. Une autre dame s'approche. Elle s'y prend à deux fois pour entrer toutes les données dans l'automate. Elle paye par carte. Il reste six minutes et six clients.
 
Le groupe de trois jeunes s'approche. Au bout de deux minutes, il est temps de payer. Eux aussi ont cassé leur tirelire et enfilent les pièces une à une. Enfin, ils introduisent le dernier sou, c'est alors que je me suis crue à Las Vegas : une pluie de pièces s'est écroulée dans le réceptacle à billets. Tout était à recommencer. La deuxième tentative pour donner les informations à la machine a été plus rapide. Les pièces aussi ont été remises dans la machine. Et une fois encore, les jeunes ont touché le Jackpot. Ils ont pris leur bien et se sont éloignés.
 
Le couple suivant a eu du mal à donner toutes les indications voulues. Il est vrai que lorsqu'on ne connaît pas le fonctionnement de ces machines, c'est un peu le casse-tête.
 
En masse, toutes les personnes qui attendaient leur tour ont préféré se rendre sur le quai pour prendre le train. Tout le monde a remonté le train pour trouver Madame la contrôleuse à hauteur de la première voiture. Tout le monde a expliqué que le distributeur avait été pris d'assaut, et à tout le monde Madame SNCF a assuré qu'elle viendrait encaisser les billets dans le train.
 
Elle a été assez rapide pour s'exécuter. Lorsqu'elle est arrivée chez moi, nous avions déjà passé une gare. Elle a bien voulu prendre ma réduction en compte. Elle a ensuite bien voulu prendre ma carte de payement. Mais sa machine récalcitrante n'a jamais voulu se mettre en marche. N'ayant pas d'Euros ni de chéquier, je n'ai pu payer.  Madame SCNF s'est alors chargée de me dresser un procès-verbal en précisant qu'il fallait appliquer ma réduction et qu'il n'y avait pas faute de ma part à voyager sans billet, puisque j'avais tout fait pour le prendre. Lorsque j'ai eu reçu mon ticket avec les explications "vous recevrez un courrier de la SNCF avec le montant de la somme à payer, suite à quoi vous enverrez votre payement, ce qui vous amènera à recevoir un reçu", nous avions parcouru quarante kilomètres et nous étions arrivés à une autre gare.
 
Compte tenu de la longueur du train, je doute que tout le monde a eu l'occasion de payer son billet ! La prochaine fois, je m'installerai tout au bout et j'attendrai le passage improbable du contrôleur.
 
 

jeudi 18 décembre 2014

J'ai fait du shopping

Habituellement, je fais des courses. Je ne fais d'ailleurs que ça. Je le fais d'ailleurs fort bien et fort souvent. Ce n'est de loin pas mon activité préférée. Mais depuis plus de 20 ans, je suis fidèle à la même chaîne dont le nom commence par L et se termine par L. Où que j'habite, j'ai toujours pu faire mes courses en une heure. Départ à heure H de chez moi, retour à H+1. A cette seule condition, je veux bien faire des courses. Bien entendu, parfois, il faut compléter dans un autre supermarché pour trouver des lacets ou d'autres détails. Mais c'est exceptionnel.
 
Cet après-midi, après une séance coiffeur réussie, j'avais programmé du shopping. Du vrai, où j'entre dans les magasins (habituellement, je me contente des vitrines. Je sais, je ne suis pas du tout dépensière). J'en ai programmé deux, et je m'y suis tenue. Je n'ai pas eu de mal à m'y tenir, j'étais saturée de shopping !
 
Je suis entrée dans le premier avec pour objectif de trouver un cadeau. Et je me suis dis que si je me trouvais une jolie robe en "action" (ici, les actions permettent de trouver des vêtements avec des rabais de 75 % !), et qu'elle me plaisait, Monsieur Alphonse me l'offrirait. Il est très gentil, Monsieur Alphonse, parce qu'il me dit toujours "tu as bien fait". J'ai donc arpenté les rayons, et je suis tombée sur une robe ravissante. Je l'ai passée, elle m'allait parfaitement. La jupe qui était juste à côté aussi d'ailleurs. J'ai trouvé le cadeau que je cherchais et je me suis dirigée vers la caisse.
 
La dame devant moi m'a fait rire, elle expliquait à la vendeuse : "Vous savez, je suis entrée ici pour chercher un cadeau et je m'achète des vêtements. Je n'ai toujours pas de cadeau !"
 
J'ai trouvé dans le deuxième tout ce qui me manquait. C'était une séance shopping parfaite : moins de deux heures, des achats réussis.
 
C'est fatigant, le shopping, il ne faut pas le renouveler trop souvent.

mercredi 17 décembre 2014

"Comment on dit ?"

- Dis, tu as des enfants ?
- Oui, j'en ai six.
- Et ils sont où ?
- Ici, tu vois, il y a Antoinette.
 
Le tout petit garçon ouvre d'immenses yeux, dévisage Antoinette et me demande :
- Mais tu as aussi des enfants qui sont des enfants ?
- Oui, mais ils ne sont pas à la maison pour le moment.
 
J'ai hésité à répondre, jusqu'à quel âge est-on un enfant pour un enfant de 4 ans ?
 
Plus tard il s'est adressé à Antoinette pour lui demander : "Comment on appelle un enfant qui est grand comme toi ?"
 
Voilà un petit garçon qui passait de perplexité en perplexité aujourd'hui : il venait d'atterrir en Suisse, et il m'a expliqué le plus sérieusement du monde : "Moi, je vais aller habiter en Suisse". Forcément, quand on attend un pays enneigé et des habitants en culotte tyrolienne, il y a de quoi devenir confus...
 
Mes enfants m'ont reproché de ne pas avoir investi dans des costumes traditionnels : "Ca lui aurait fait tellement plaisir !"
 

dimanche 14 décembre 2014

Les examens approchent

Dans l'absolu, il est relativement facile de s'inscrire à l'université. Il est même plaisant de s'y rendre pour suivre les cours. Il est hautement jouissant intellectuellement d'y entendre des cours de qualité. Mais voilà, il faut penser aux examens qui approchent.
 
J'ai eu toute une série de travaux écrits à rendre. Pour l'instant, je sais que deux d'entre eux ont été validés, même si je ne connais pas encore mes notes.
 
Le temps passé à préparer et à écrire ces travaux a été considérable. J'ai bien essayé de m'y prendre à l'avance, et me voilà à préparer mes examens écrits et oraux tout en finalisant mon dernier travail écrit.
 
Demain, ce sera le jour "J". Premier examen écrit depuis plus de 20 ans ! J'ai préparé mes feuilles, vérifié la cartouche de mon stylo à encre, emporté une règle. Je me sens prête. Je crois que je possède le cours et que je saurai le restituer sans grande difficulté.

Suite des festivités jeudi prochain, il me reste quelques jours de révision. Et enfin, cerise sur le gâteau : philosophie lundi le 22 décembre ! Je me refuse à penser à tout ce qu'il y a encore à acquérir...

Et ensuite, ce sera Noël, je n'ouvrirai pas mes cours avant le 27 décembre, parce que dès lundi 5 janvier, il y aura un oral à passer. Et enfin le latin début février. Le semestre suivant pourra alors commencer...

Mais chaque chose en son temps. Mon regard est fixé sur l'échéance de demain 10 heures. J'y serai...

vendredi 12 décembre 2014

Conduire en Suisse

Dans un précédent article, je vous montrai le bonheur à circuler comme piéton en Suisse. Qu'en est-il lorsque vous vous trouvez au volant de votre véhicule ?
 
Pour être tout à fait exact, je précise que ce cas de figure ne m'arrive pas souvent, une fois par semaine pour faire un gros plein, et le week-end lorsque nous sortons en famille. Autant dire que je ne passe pas mon temps en voiture.
 
Dès que vous êtes installé au volant, vous commencez par mettre vos lumières : c'est obligatoire depuis près d'un an pour circuler. Ce n'est pas le plus difficile, mais essayez d'y penser à chaque fois... pour ma part c'est presque peine perdue.
 
Les Suisses, comme de nombreux autres pays, cultivent le rond-point. Il y a très peu de feux rouges en Suisse. Là où ils sont les plus affreux, c'est à la sortie du rond-point justement. Venant de France, vous ne vous y attendez pas du tout, et pourtant, le feux passe au rouge, et vous.... ben, au mieux vous le voyez et vous pilez sec.
 
Un rond-point comporte deux voies d'accès minimum, et deux couloirs. Il faut choisir le bon pour prendre la bonne sortie, sinon vous vous trouvez un peu coincé, et condamné à refaire un tour ou à sortir trop tôt.
 
Pour corser un peu la conduite, vous ne trouvez pas que des ronds-points simples ou des ronds-points à feux à la sortie, vous trouvez également des "double rond-point". C'est assez impressionnant au début. Si vous hésitez, vous êtes perdu. Sur la photo c'est facile, parce qu'il n'y a pas de circulation. Il vaut mieux faire vos tentatives à ces horaires allégés. Parce que dès que le nombre de voitures s'élève, vous êtes pris dans des étaux. Interdiction de s'affoler, ce serait pire !
 

Et les passages piétons ? Lorsque vous êtes en voiture, c'est vraiment stressant de voir arriver les bandes jaunes qui traversent la chaussée. Il faut avoir un œil exercé et aiguisé pour déceler les piétons. Ceux qui attendent sur le bord du trottoir ne sont pas les plus dangereux. Par contre, il y a ceux qui marchent en ligne droite, et brutalement, sans crier gare, opèrent un quart de tour aussi brutal qu'imprévu pour traverser sans regarder ni à gauche ni à droite : le droit est avec eux ! On finit par déceler les intentions cachées des piétons après quelques mois d'exercice. Et puis, parfois, on s'arrête pour rien... On se console en se disant que c'est pire pour le cycliste qui a dû s'arrêter en montée et qui a perdu tout son élan...

 

dimanche 7 décembre 2014

Pauvre voisine

Saint Nicolas en visite à Fribourg, c'est une institution (CLIC), doublement, puisque je suis aussi alsacienne, et qu'il est hors de question de passer à côté du 6 décembre comme s'il s'agissait d'un jour ordinaire. J'ai donc invité des amis avec leurs trois enfants à passer la soirée chez nous après la fin du cortège. En réalité, c'était une occasion pour faire connaissance avec une famille dont je ne connaissais que la mère fort sympathique.
 
Nous nous sommes retrouvés autour d'une table abondante, avons essayé de rompre doucement la glace pour poursuivre avec des jeux et des chants organisés d'une main de maître par Amélie. "Dessiner, c'est gagner" en grand format (vivent les feuilles A1 que j'ai récupérées un jour), l'assemblée divisée en deux groupes, "les mimes", la "vache sans tâche", et autres joyeusetés nous ont fait hurler de rire et hurler tout court.
 
Ce matin, après une courte nuit de sommeil, j'ai choisi une joli carte pour présenter mes excuses à ma voisine qui a été dans l'obligation de supporter une joyeuse bande à l'heure de son sommeil.
 
La prochaine fois, je l'inviterai à fêter avec nous, nous pourrons nous ébattre la conscience tranquille !
 
 

vendredi 5 décembre 2014

Le caté continue

Après des débuts vraiment difficiles, j'ai enfin trouvé un rythme de croisière dans l'enseignement du catéchisme.
 
J'ai trois classes. Les plus jeunes ne sont que neuf. Ils sont attachants, attendrissants, attentifs. Les deux autres classes comportent quinze élèves chacune. Ils sont vivants, étonnants, bavards, insolents...
 
J'ai eu le tort d'être trop gentille au début, et il a fallu que je resserre les boulons. En conséquence les enfants ont fait susciter un vent de révolte. J'ai tenu bon.
 
Et puis, ils se sont adaptés, se sont assagis, se sont soumis, et sont devenus attentifs. Je ne leur ai pas attribué de place fixe, et j'ai été étonnée la semaine dernière que les filles qui présentaient un mutisme forcé au fond de la classe s'étaient approchées en occupant les places de devant, et ont commencé à participer et à intervenir.
 
Tout autre enseignant se réjouirait à ma place.
 
Aujourd'hui, j'ai annoncé deux excellentes nouvelles à la classe de l'après-midi :
 
1. Il n'y aura pas de cours de caté la semaine prochaine.
 
Stupeur de ma part : ils ont été déçus.
 
2. Il y aura un film toute l'après-midi du dernier vendredi avant les vacances.
 
Ils n'ont pu se réjouir, déçus de voir une séance de caté sauter !
 
 
Intérieurement, j'étais contente : "enfin, ils sont heureux de venir alors qu'au début ils faisaient la tête". C'est alors qu'une des filles a pris la parole au nom de la classe : "Vous savez, Madame, on n'est pas très content de ne pas avoir caté. On devra rester avec notre maîtresse, et on devra travailler et faire des matières difficiles comme la dictée et les maths. Nous, on préfère venir au caté, c'est plus libre, on peut dessiner, se reposer. C'est quand même mieux".
 
 
Bon, la prochaine fois, j'attendrai avant de me réjouir !!!
 
 

mardi 2 décembre 2014

J'ai eu un cadeau fantastique

Etre étudiante n'est pas de tout repos, surtout lorsqu'on est par ailleurs chargée de famille.
 
Côté famille, les enfants ont de quoi s'habiller, ils mangent à leur faim, les repas sont prêts, le ménage est assuré, les devoirs suivis, les courses effectuées. Tout va bien.
 
Côté études, je me sens frustrée de ne pouvoir lire tout ce que je veux, ni passer autant de temps que je le souhaiterais à me plonger dans mes cours et préparer mes travaux écrits. Jusqu'à présent je suis arrivée à rédiger mes travaux et à préparer mes interventions orales sans difficultés. Mais voilà que nous avons eu un travail à effectuer. Sa difficulté ne consiste pas dans sa longueur (cinq pages à écrire ne m'affolent pas), mais dans la nouveauté : je n'ai jamais réalisé un travail de ce style.
 
J'ai fait des prouesses, j'ai lu des textes en allemand et en anglais. L'allemand m'est assez aisé, mais c'était oublier un peu vite que l'allemand littéraire est ardu. L'anglais m'est totalement étranger, du moins je le croyais, jusqu'à ce que je sois obligée de lire des articles d'une dizaine de pages. Je me suis aperçue qu'avec beaucoup de temps, plus encore de courage, et un bon dictionnaire, j'arrivais à traduire et à comprendre le contenu du texte.
 
Enfin est venu le temps de rédiger mon travail. Mais comment faire comprendre aux enfants que la table de la salle à manger m'était réservée en totalité, que je voulais y étaler mes papiers, y installer mon ordinateur, et surtout qu'il me fallait un silence absolu pendant plusieurs heures ?
 
J'ai commencé par placarder cette affiche :
 
 

Pour votre santé, 

évitez de me déranger

quand je travaille !

 
 Le résultat a été immédiat : le premier jour, les enfants, respectueux de la mise en garde ne m'ont dérangée que pour les choses vitales : "à quelle heure on mange ? Tu n'aurais pas vu mon ballon de foot ? Où est mon polo vert ? Je peux prendre un carreau de chocolat ?" et au rythme d'une question par minute en moyenne.
Le deuxième jour, ils n'ont plus vu l'affiche, quant au troisième jour....
Las, j'ai alors demandé un cadeau à Monsieur Alphonse : "Puisque tu seras à la maison vendredi après-midi, je pourrais aller à la bibliothèque et rester jusqu'à la fermeture ?"
Et c'est ainsi que j'ai pu travailler sans être interrompue, de 15 heures à 19.45 heures... c'était un magnifique cadeau.
 
(Entre nous, je n'ai fait que la moitié du travail, il va falloir que je trouve un nouveau créneau !)