Des nœuds dans mon fil

jeudi 29 janvier 2015

Promenade à Genève

Soit un fils à la maison pour ses vacances, une mère étudiant le latin, et un père disponible un certain mercredi. "Albert, dit le père, je te propose de passer la journée ensemble. Que souhaites-tu faire ?" Albert qui n'en savait rien, pianote sur Internet, ne trouve rien de réjouissant et oublie la question.
 
Heureusement, il reste Alphonsine, toujours pleine de sagacité. Un jour où elle s'est promenée à Genève, elle est entrée au Syndicat d'Initiative pour faire le plein de documentation. Elle a donc ouvert le tiroir réservé à tous ces prospectus de visites et de balades pour retrouver le papier qu'elle cherchait : "Résoudre une énigme en visitant Genève".
 
"Voilà pour vous" s'est-elle écriée en tendant le papier à son mari et à son fils. "Vous irez à Genève pour votre journée. En sortant de la gare, vous vous rendrez au Syndicat d'Initiative pour y acheter un livret à 21 Francs, ainsi que des billets supplémentaires pour 7 Francs. Vous vous laisserez porter à travers la ville".
 
C'est ce qu'ils ont fait. Ils se sont promenés, se sont trompés de lieux, sont entrés dans des musées inintéressants, et d'autres plus intéressants, ont cherché des dates sur des fontaines et dénombré des oranges sur des orangers. Ils ont beaucoup ri, ont eu froid, ont fait une pause repas et une pause café, se sont amusés, et finalement ont découvert l'énigme sans ouvrir l'enveloppe scellée placée en page 3 de couverture.
 
Si donc vous avez envie de vous balader à Genève, d'avoir une bonne raison d'arpenter la vieille ville, passez donc au Syndicat d'Initiative avant tout...
 



 

dimanche 25 janvier 2015

Moleskine (9) : ce sont des triplés !

Il faut que je fasse mon mea culpa. Depuis que j'écris ici, je me plains : de ce qu'Alphonsine ne s'occupe pas suffisamment de moi, de ce que je suis délaissé, coincé sur une étagère...
 
Allons, soyons honnête, j'ai aussi raconté des joies :
 
- Je vous ai expliqué comment j'ai rencontré un cousin, un cousin issu de germain, qui a également MOLESKINE pour patronyme. Que de fous-rire dans le sac à main d'Alphonsine. Nous avons bien connu notre aïeul, un personnage redoutable, qui nous terrorisait et nous fascinait à la fois. Il faudra que je vous en parle un jour.
 
- J'ai narré aussi ma joie d'avoir été repris par Alphonsine qui écrit tous les jours un petit texte sur la proposition de liste de Raymond Queneau. Pour l'instant elle s'y tient scrupuleusement, mais je la sens un peu déçue, parce que le fait de devoir prendre obligatoirement un évènement de la journée l'oblige à écrire de préférence le soir, et surtout, cela tient un peu du journal intime version bêtifiant... Elle a parlé de modifier la liste, ou de ne plus se limiter aux faits de la journée. Affaire à suivre, finalement, je lui ai soufflé qu'elle n'était pas obligée de s'imposer des contraintes, elle pouvait bien changer les règles pour retrouver la joie primesautière d'écrire.
 
Pour l'instant, Alphonsine a inscrit le mot du jour sur chaque page jusqu'à la fin du mois de janvier. Elle ne peut donc plus se servir de moi pour ses histoires, ses idées d'article de blog... Elle en a tiré la conclusion incontournable : il me faudrait des petits frères. Ce qui est bien avec Alphonsine, c'est qu'elle me demande mon avis. Vous comprenez, je suis l'aîné, il faut bien qu'elle me ménage si elle souhaite que je donne le bon exemple à toute la fratrie. Nous avons donc passé le seuil de la boutique, Alphonsine dans ses bottes, et moi dans son sac à main. Cousin Agenda nous accompagnait comme de bien entendu.
 
J'ai un peu frémis en entendant le grincement du tourniquet à Moleskine. Alphonsine a cherché un cahier ligné. Pour ma part, je suis tout blanc, lisse, mais elle voulait tester les lignes. Soit, il vaut toujours mieux qu'un frère ne nous ressemble pas en tout. Elle m'a présenté des Moleskine d'un beau bleu, mais je l'ai engagée à garder une unité de couleur : comment pourrions-nous avoir des références communes si nous ne nous ressemblons pas ? C'est donc le noir qui a eu son choix. Cette fois, elle a choisi des cahiers souples alors que je suis rigide, lignés alors que j'ai des pages blanches, et plus fins. C'est parfait ainsi.
 
Et c'est ainsi que des triplés sont venus agrandir la famille... Alphonsine pourra débuter trois histoires de front ! Ca va être la fête ce soir !

 
 
 
 
 
 

mercredi 21 janvier 2015

Comment vider efficacement une bouteille de shampooing !

Cette question, qui n'intéresse pas beaucoup les concepteurs de flacons de shampooing, est cruciale pour le quidam qui prend sa douche. Dans les premiers temps, le produit s'écoule sans difficulté, peut-être parfois avec trop de facilité. On regrette le gâchis, mais au moins on peut se laver les cheveux. Lorsque le niveau de shampooing descend en-dessous du tiers, pour peu que le liquide soit épais, l'impatience gagne l'individu désirant se laver.
 
Des études très savante, perspicaces et scientifiques ont démontré que les quidams se divisaient en deux catégories : celle des hommes et celle des femmes. Les hommes, tout en force, retournent le flacon tête en bas, et impriment des va et vient verticaux brutaux pour contraindre le produit de se diriger vers l'orifice.
 
Les femmes, tout en finesse, retournent le flacon tête en bas (jusque là, rien de différent d'avec la gente masculine, si ce n'est la gracieuseté du geste), et le posent à son emplacement habituel, de sorte que dès la douche suivante le liquide est déjà prêt à jaillir du flacon.
 
Dans la famille d'Alphonsine, il reste deux personnes de sexe féminin : Alphonsine et Antoinette. C'est pourquoi, lorsqu'en prenant sa douche, Alphonsine a vu la quantité de mousse qui se formait dans le bac, ainsi que le flacon, tête en bas, mais vide, elle immédiatement su que c'était Antoinette qui avait mal refermé le bouchon.
 


 
 
 

mardi 20 janvier 2015

Elle est arrivée cette nuit !

 
 
 
15 cm pour le moment... de quoi réjouir les enfants !
(PS : dans ce cas, je suis un enfant, j'aime la neige)
 
 

vendredi 16 janvier 2015

L'éthique envahit la société

Pour le défilé de l'école de couture, j'ai accompagné Amélie dans un magasin de tissu pour y faire l'acquisition de tissu (incroyable !) pour une robe "tea-time", un tailleur classique et une robe de rêve (pour laquelle il faut pas moins de 14 mètres de tissu !)
 
Habituellement, c'est un moment de plaisir de se rendre dans ce magasin. Mais manifestement, ce matin, à 10 heures, nous dérangions les vendeurs.
 
Amélie avait choisi son tissu pour la robe "tea-time". Elle se fait couper son métrage, puis demande 30 cm de tissu contrasté.
- Impossible, il faut prendre 50 cm minimum.
- 50 cm ? C'est beaucoup. Nous allons encore acheter plus de 14 mètres de tissu, nous ne nous cantonnerons pas à celui-ci, n'est-il pas possible de prendre 30 cm de celui-ci, ou êtes-vous contrôlés aux caisses ?
- C'est 50 cm minimum. C'est éthique.
Il m'a envoyé le "c'est éthique" en travers de la figure à tel point que j'ai cru un instant avoir été giflée. Je me suis sentie honteuse, j'allais m'excuser quand j'ai réalisé que je n'étais pas fautive. J'avais été polie, bien élevée, et j'avais posé une question pour laquelle j'attendais une réponse et non un jugement de morale.
 
 
Ethique, c'est ce qui concerne la morale et ses fondements. De nos jours on nous colle l'éthique pour tout et pour n'importe quoi, y compris pour le métrage minimum de tissu. Ce n'est pas contraire à l'éthique, il me semble, que de demander 30 cm de tissu. Il n'y a rien d'irrespectueux non plus. Ni même d'impoli.
 
Nous avons changé de vendeur pour la suite des achats, mais la vendeuse suivante n'était pas très loquace. Par contre, avec un peu d'effort nous sommes arrivées à la dérider et elle s'est montrée charmante et presque compétente.
 
Nous avons terminé nos achats dans un autre magasin qui lui n'était pas affilié à l'éthique !

 

jeudi 15 janvier 2015

J'ai reçu un doudou

Pendant les vacances de Noël, nous avons passé une formidable journée chez des gens qui nous sont très proches. Une journée comme je les aime : simple, chaleureuse, amicale, spontanée, gentille...
 
Le soir, au moment de se dire au-revoir, le petit garçon âgé de 4 ans me dit : "attends". Il s'en va dans sa chambre, et revient avec un doudou (pas son doudou, mais un doudou quand même). Il me le tend : "tiens".
 
Je l'ai remercié comme il se doit, puis, délicatement, lui ai demandé s'il ne lui manquerait pas. Mais il était catégorique. Je l'ai donc posé dans mon sac (la tête à l'extérieur pour qu'il puisse respirer), et je suis partie. Le petit garçon souriait, heureux de m'avoir fait si plaisir.
 
C'est alors que j'ai vu que son grand frère pleurait : "Non, je ne joue jamais avec ce doudou, mais ça me rend triste quand des choses partent de la maison..." Je n'ai pas su le consoler...

 

mardi 13 janvier 2015

Arrête de gérer ma vie !

Ambroise ne supporte pas lorsque je me mêle de sa vie. C'est vrai quoi à la fin, il est inadmissible qu'une mère impose ses vues ! J'ai vécu la première révolte lorsque je l'ai emmené avec moi pour faire connaissance avec une dame et son fils (de son âge et de son école). Insupportable qu'une mère emmène avec elle son fils de 14 ans pour faire connaissance avec des inconnus !
 
J'ai oublié les évènements suivants, et je passe directement à samedi dernier. Figurez-vous qu'une amie a téléphoné pour avoir une baby-sitter. Malheureusement, Amélie avait prévu d'aller danser avec Anatole, Antoinette a allégué un travail scolaire de folie pour avoir un bon motif pour refuser (en réalité, elle a vécu des baby-sittings tellement difficiles qu'elle n'a pas eu envie de renouveler des expériences tumultueuses). Il ne restait donc qu'Ambroise à disposition. A 15 ans, je l'estimais très compétent, et je savais que je ne me trompais pas.
 
Que n'ai-je entendu : "Je t'ai déjà dit que je ne voulais pas que tu organises ma vie. Je t'avais dit non, et tu as dit oui. C'est insupportable cette immixtion."
 
Finalement, il est parti le sac rempli de mon ordinateur portable, de films, de livres, et de courage. Il emportait aussi un peu d'anxiété. Antoinette lui avait donné de bons conseils, et je lui ai rappelé qu'il avait toutes les qualités nécessaires pour surveiller trois enfants qui dormiraient vraisemblablement.
 
Il est sorti de la voiture avec le sourire.
 
Il est revenu enchanté : "Tu pourras dire à la maman que je serai dorénavant toujours disponible. C'est super le baby-sitting !"
 
Ce n'est pas cette fois qu'il composera le 119 (numéro des enfants maltraités en France).
 
 

dimanche 11 janvier 2015

Moleskine (8) : Moleskine-agenda et moi

Ma vie est transformée depuis que j'ai rencontré mon cousin germain, l'agenda Moleskine. Nous nous retrouvons très souvent ensemble, et nous nous échangeons avec allégresse sur tout ce qui fait notre vie. Je lui ai raconté l'histoire de la pièce de "1". Il l'a trouvée attrayante et amusante, puis il m'a raconté sa vie :
 
Au mois de septembre, il était rangé sur le présentoir Moleskine dans une papeterie du centre ville. Il voit une femme s'approcher et contempler les agendas. Elle en saisit un pour voir le prix, puis elle se tourne vers les agendas Quo Vadis (ce sont nos ennemis : du fait de leur taille plus petite, ils trouvent plus facilement preneur. Même ceux qui ont notre taille sont plus facilement achetés. Pourtant leur papier n'est pas aussi joli que le nôtre...). Donc, Alphonsine se dirige vers le grand présentoir des agendas ordinaires, et compare les prix. Ô joie : à prix égal, elle préfère le Moleskine.
 
Elle fait tourner le présentoir pour examiner toutes les possibilités d'agenda. Elle hésite, voit qu'il existe les agendas qui contiennent les mois de septembre 2014 à décembre 2015, ceux qui ne contiennent que l'année 2015. Elle doit être un peu radine, parce qu'elle constate qu'ils sont vendus au même prix. Elle porte donc son choix sur l'agenda de 18 mois. Elle se penche ensuite sur la couleur : "Oserais-je le bleu, ou le rose, ou encore le jaune, ou resterai-je classique en prenant le noir ?" Elle prend, pose, reprend, repose, et finalement choisit le noir et va payer.
 
En rentrant, elle ouvre le cellophane, marque son nom sur la première page, et découvre qu'elle a acheté l'agenda de 12 mois ! Elle a dû ronger son frein 6 mois de plus avant de pouvoir se servir de son agenda. C'est la raison pour laquelle j'ai rencontré mon cousin aussi tard !

 

vendredi 9 janvier 2015

Le Moleskine (7) : j'ai eu un cadeau

Aujourd'hui, vous me voyez tout réjoui : j'ai eu un cadeau incroyable, mais attendez que je vous raconte...
 
Vous vous souvenez, je vous avais expliqué qu'Alphonsine avait trouvé un nouvel attrait pour moi, son Moleskine. Or depuis qu'elle a décidé de suivre assidument le thème de Raymond Queneau, elle met un point d'honneur à remplir quotidiennement une de mes pages sur le thème proposé (à ce sujet je lui ai demandé de publier l'un ou l'autre de ses textes, mais elle s'y oppose farouchement). Pour moi, c'est une très grande joie parce que j'ai la certitude qu'Alphonsine s'occupe de moi une fois par jour, mais de plus, elle m'emporte à nouveau avec elle dans son sac à main.
 
Ce matin, elle m'y a glissé, et j'ai découvert mon cadeau : un agenda Moleskine, noir comme moi, un peu moins épais que moi, et à a couverture souple alors que la mienne est rigide. Rencontrer quelqu'un de sa famille, un cousin, de façon si inattendue, c'est un choc. Nous sommes tombés dans les bras l'un de l'autre, nous avons remonté chacun l'arbre généalogique pour nous découvrir un ancêtre commun. Quelle allégresse dans le sac à main d'Alphonsine ! Je sens que nous allons avoir de belles discussions ensemble, Moleskine-agenda et moi !

 

La peine de mort existe en France

La peine de mort existe...
 
... elle existe et elle est appliquée...

... sans procès et sans jugement...
 
... à ceux qui ne pensent pas comme les autres et qui le disent...
 
Prions pour la France.

 

lundi 5 janvier 2015

Le Moleskine (6)

Le croyez-vous ? Alphonsine s'occupe à nouveau de moi. Je peux vous assurer que la vie était morne depuis l'été dernier. Elle m'avait sorti de son sac à main où je m'étais fait des amis, et m'avait installé entre un cours de latin et un manuel de théologie. Certes, nous avions des conversations agréables et instructives entre nous, mais je me contentais généralement d'écouter, ayant vite fait le tour de mon propre contenu.
 
Parfois, trop rarement, Alphonsine m'emmenait en balade, et écrivait un début d'article pour son blog. Quel extase : je profitais au maximum de ces moments trop rapides et trop vite terminés.
 
Et puis, enfin, est venu le temps de ses vacances. J'ai bien compris qu'à partir de demain, elle travaillera son latin d'arrache-pied. Elle a raison. Pourtant je n'en suis pas malheureux : depuis le premier janvier, Alphonsine m'ouvre chaque jour pour y inscrire un petit texte de moins de 100 mots. Cela correspond à une de mes pages. Elle a pris ce pli en lisant l'article de "La jument verte". Elle a été immédiatement séduite, parce que je crois bien qu'elle aussi se languissait de moi et souhaitait remplir mes pages blanches.
 
L'idée est simple : il faut commencer un texte de moins de 100 mots par "aujourd'hui", et poursuivre sur le thème proposé par Raymond Queneau. La liste se trouve ICI, elle se prend dans l'ordre chronologique.
 
Je récapitule :
1. Ecrire sur le vif
2. Pas plus de 100 mots
3. Eléments réels de la journée
4. Respecter la date
 
Nous sommes le 5 janvier, Alphonsine a bien respecté les consignes, je me régale de ses textes, et je me réjouis, parce que mes 360 pages à venir vont être remplies, et que je suis à nouveau important !
 
 
 

vendredi 2 janvier 2015

Mon dentiste s'est pris pour un grand Professeur

Aujourd'hui, nous avions un rendez-vous hautement important, pris de longue date, et convenu à l'avance. Nous devions être chez le dentiste à 14 heures tapante, tous les six. Ponctuels comme nous le sommes définitivement depuis que nous habitons en Suisse, j'ai déposé les enfants à 13 heures 55 devant la porte du cabinet, je suis allée garer la voiture, et j'ai sonné à 14 heures précises.
 
Nous nous sommes partagés les fauteuils club de la salle d'attente, nous avons tiré au sort l'ordre de passage et nous avons fait la seule chose qu'il était possible de faire dans un tel endroit : attendre.
 
Les uns après les autres, nous avons rejoint le fauteuil du dentiste. Les enfants m'avaient reléguée à la fin du cortège. Il me semblait alors qu'il m'appartenait de fêter dignement et royalement ce privilège.
 
Comme nous parlions légos et Mindstorms, j'ai proposé au dentiste de chercher Anatole, féru des briques, pour en discuter avec lui pendant qu'il me soignerait. Tout guilleret, il a convoqué Anatole, et l'a installé face à moi sur la seule chaise de la salle de torture. Tout allait bien : il discutait, me faisait un détartrage léger, quant il s'est arrêté pour constater que j'avais une carie, toute petite, mais à soigner !
 
A ces mots, le reste des enfants est accouru et chacun a pris place autour de moi pour voir comment on soignait une carie (il faudra que j'éclaircisse les choses, je croyais que mes enfants étaient sourds). Je déteste ces situations : on est coincé dans un fauteuil et le seul moyen de montrer sa désapprobation consiste à rouler des yeux furieux, ce qui provoque en général l'hilarité du dentiste !
 
Le dentiste : "Regardez bien les enfants, voilà ce que c'est qu'une carie. Je vais faire une anesthésie locale."
 
Ambroise : "Alors ça c'est bien, maman nous fait toujours la leçon pour qu'on se brosse les dents et c'est elle qui a une carie"
 
Amélie : "Tiens, c'est rigolo, maman ne peut plus parler"
 
Le dentiste : "Amélie, sors d'ici, je ne veux pas que tu me fasses un malaise vagal, je connais la famille, ce n'est pas pour toi".
 
Bref, ils ont paisiblement contemplé le dentiste à l'œuvre, ont posé les bonnes questions, ont admiré le geste professionnel.
 
Le dentiste de son côté jubilait, il devait s'imaginer être un grand professeur officiant devant un public nourrit d'étudiants passionnés.
 
La question reste ouverte : lequel de mes enfants s'est alors senti une vocation de dentiste ?