Des nœuds dans mon fil

vendredi 27 février 2015

Le pot à lait

 
Ambroise, toujours très dévoué, a bien voulu remplir le pot à lait le jour où j'ai eu la visite d'amis qui prennent du lait dans leur café. Heureusement que nos amis sont truffés d'humour.
 
Vue de profil du pot à lait

vue du dessus

 
 "Ben quoi... y'avait plus de lait..."
 
 

mercredi 25 février 2015

Politesse unilatérale

Vendredi matin, j'avais rendez-vous dans une université française pour organiser la suite de mes études, ma branche n'existant pas en Suisse. J'avais pris rendez-vous avec le Directeur de l'Institut il y a trois semaines : vendredi 20 février à 10.30 heures, à son bureau. Soit. Je calcule mes horaires, la petite course à faire préalablement, et finalement, je suis devant son bureau à peine passées 10 heures. J'en profite pour faire une petite visite au secrétariat, malheureusement la secrétaire était si efficace que je suis sortie trop vite de son bureau.
 
Comme il est d'usage dans les couloirs de l'université, je salue les gens que je rencontre... Vous imaginez sans peine que je n'obtiens aucune réponse des personnes croisées. Pourtant, je me trouvais dans le recoin de l'Institut. Soit.
 
J'avise la bibliothèque dont la porte était ouverte. J'entre en saluant la personne installée devant l'ordinateur. Pas de réponse. Je sors, et m'installe sur le radiateur du couloir. Il sort, je me présente et lui demande si je peux attendre dans la bibliothèque. Il marmonne des sons indistincts ce qui m'oblige à lui demander de bien vouloir répéter. "J'essaye d'appeler quelqu'un au téléphone, mais je n'arrive pas à le joindre." J'ai vraiment l'impression d'avoir débarqué sur une autre planète. "Puis attendre dans la bibliothèque ?" "Non, le cours va reprendre". Il attend qu'un collègue entre dans la salle pour lui dire à voix haute : "Je te confie la salle, surveille-là, je me sauve et je reviens". Je ris intérieurement, en me demandant ce qui a pu, dans mon attitude, lui faire imaginer que j'allais repartir avec des ordinateurs portables dans les poches.
 
Je reste au chaud sur mon radiateur, je regarde passer des gens, pas un ne s'arrête pour me proposer son aide. Soit. Le cours reprend, la porte de la salle se ferme. Je m'approche alors des panneaux d'affichage pour lire la liste des étudiants ayant passé leur examen avec succès, la liste des titres des mémoires en cours, bref toutes choses absolument passionnantes quand vous n'avez que ça à faire.
 
Un homme arrive, il est 10.27 heures. Il me demande si j'ai rendez-vous avec lui à 10.30, et sur l'affirmative, il me dit qu'il va s'installer dans son bureau, ouvre la porte, entre, et la referme. L'attente reprend. Enfin, à 10.37, la porte s'ouvre, il me fait entrer. Pendant les 5 premières minutes il me fait des compliments sur ma ponctualité, à tel point que j'en suis gênée pour lui : il a oublié de s'excuser pour ses 7 minutes de retard, et je ne peux m'empêcher de comparer la situation en Suisse où on s'excuse pour 30 secondes de retard... Soit.
 
Mis à part cet oubli, il est charmant, bien intentionné et me renseigne bien jusqu'à 10.48 heures, où nous sommes interrompus par un homme, puis quelques minutes plus tard par une femme. Il m'explique qu'à 11 heures une réunion fort importante va réunir plusieurs personnes au sujet de la préparation d'un colloque. Mais il ne sera pas dit que je ne poserai pas toutes les questions que j'ai préparées : je n'ai pas fait un tel trajet pour 15 minutes d'entretien et l'impossibilité d'obtenir des réponses. Tant pis, ils auront eu du retard pour l'organisation du colloque. Mais ça doit être l'usage...

 
 
 
 

samedi 21 février 2015

Voyage en train

Les voyages forment la jeunesse, j'en ai eu la preuve vivante lors de mon dernier voyage.
 
Figurez-vous que je suis montée dans une voiture presque vide. Je me suis installée dans un carré pour profiter de la table, pour pouvoir terminer mon travail de pro-séminaire sur Saint Thomas d'Aquin. J'ai accroché mon manteau en face de moi, posé la valise sur le siège à côté, mon sac à main proche de moi. Les écouteurs sur les oreilles pour ne plus entendre les bruits du train, et hop, j'ai sorti mes feuilles et je me suis plongée dans mon devoir.
 
Première déconvenue : une invasion d'anglais est montée dans la voiture. De jeunes anglais version 14 ans : bruyants, affamés, excités. Finalement comme n'importe quels jeunes du monde de cet âge, mais en version anglaise. Ils n'ont pas osé s'asseoir dans mon carré, je me suis concentrée sur saint Thomas, et j'ai poursuivi mon travail.
 
Deuxième déconvenue : je sens une présence curieuse toute proche. J'ai l'impression qu'on m'adresse la parole. Je lève la tête et je découvre un couple qui me demande s'il peut s'installer à la place de la valise. Je suis stupéfaite et déconcertée : je ne m'étais pas aperçue que le train s'était rempli et qu'il n'y avait plus de place disponible. En fait, ce qui manquait, c'était une place double. Ils l'avaient trouvée.
 
D'ailleurs, je n'ai pas bien compris pourquoi ils avaient besoin de deux places : manifestement une seule leur suffisait. Puis ils ont émis des bruits, vous savez, des bruits, enfin des bruits quoi. J'ai rangé Saint Thomas, estimant que cette compagnie n'était pas propice à un travail efficace. J'ai sorti le journal emporté de la maison, et je l'ai déplié pour créer un paravent entre le couple prenant une seule place et moi. C'est en tournant les pages que j'ai vu le regard curieux de l'homme, il semblait étonné de ce que je me cache derrière un journal. De ce fait, ils se sont contentés de parler. C'était tout aussi bruyant, mais bruyant autrement.
 
Et puis, j'ai compris que les voyages formaient la jeunesse : c'était un très jeune couple, non par l'âge respectif des partenaires, mais par l'âge de leur couple...

dimanche 15 février 2015

J'aime les examens

J'aime les examens, et particulièrement celui qu'Ambroise va passer demain. Je vous disais qu'il suivait des cours de cuisine dans sa scolarité. Demain, il aura un examen de cuisine pour clore le semestre. Le premier examen de cuisine consistait à refaire une bûche de Noël pour Noël, de la prendre en photo et de présenter celle-ci à son professeur de cuisine. J'avais été ravie, parce que je n'avais pas eu à réfléchir à un dessert pour le réveillon. En plus elle était délicieuse et joliment décorée.
 
Cette fois, il s'agira de choisir un menu, de partir faire les courses avec l'argent donné par la prof, de revenir et de préparer les plats pour deux personnes. Ambroise a longuement choisi ses recettes, et ce soir, il s'est enfermé dans la cuisine pour se chronométrer. Il a cuisiné des cakes aux lardons en moins de 30 minutes, ce qui est parfait pour l'horaire. Il a ensuite préparé des crèmes au chocolat. Il ne fera pas de galop d'essai avec la salade de carottes, elle ne devrait pas poser de problème.


 
Mais pourquoi donc s'est-il entêté à cuisiner pour deux, alors qu'il aurait pu doubler sa recette initiale et faire cuire un gros cake pour huit !




NB : Cet épisode date d'il y a 10 jours. Ambroise s'est bien débrouillé. Ce qui m'a le plus amusée, c'est sa réflexion : "Tu te rends compte, maman, qu'il y a 4 mois je ne mettais pas les pieds à la cuisine, et maintenant je sais déjà cuisiner !"
Je m'en rends compte, et je remercie le ciel !

vendredi 13 février 2015

C'est la fin...

Le semestre est terminé, les examens sont tous passés. Le dernier, le latin, est celui qui m'a demandé le plus de mal, le plus de travail, le plus d'assiduité, le plus de satisfaction aussi, puisque j'ai vraiment eu le sentiment de venir de très, très loin pour avoir un niveau acceptable. Pas brillant, acceptable. Je suis assez satisfaite de n'avoir qu'un niveau acceptable, d'abord parce que je pense pouvoir valider mon semestre, ensuite, parce que j'ai devant moi de beaux progrès à réaliser.
 
Et comment sait-on que le semestre a pris fin ? Inutile de consulter un calendrier, il suffit de voir que le pot d'encre a donné ses dernières gouttes au stylo à encre, juste de quoi rédiger le dernier travail...




 

dimanche 8 février 2015

Je craque...

 
 
 
J'ai été taguée par l'ébouriffée. J'aime beaucoup son blog, les lectures pour enfants qu'elle propose, les albums si joliment illustrés... Allez un peu vous promener chez elle, ne soyez pas timides, vous ne serez pas déçues.
 
Et puis revenez ici, si vous souhaitez connaître ma liste des cinq personnalités qui me font craquer, ma liste de Ross...
 
 
En fait, je ne crois pas craquer pour une personnalité, du moins pas d'acteur, pas d'homme politique, pas de personne en vue. La seule personne qui me fasse vraiment craquer, c'est Monsieur Alphonse. Oh, me direz-vous, ce n'est pas une personnalité. Et bien détrompez-vous, c'est une personnalité vraiment intéressante, attachante, et très appréciée. La seule chose qui lui manque pour devenir une personnalité, c'est une volonté de s'exposer aux phares de la vie publique.
 
Après réflexion, je me rends compte que je craque pour Don Camillo joué par Fernandel. Je regarde ces films avec toujours autant de plaisir, et ce qui me plait chez Don Camillo, c'est sa confiance inébranlable en Dieu doublée d'une énergie et d'une bonne volonté manifestes.
 
Puis-je ensuite citer "Marc Puech", mon professeur de droit privé qui m'a fait aimer le droit dès la première phrase du tout premier cours auquel j'ai assisté ? C'était une personnalité hors du commun et il menait son cours tambour battant avec un magnifique brio, un large équilibre entre les longues dictées et les exemples surprenants et amusants qui émaillaient son cours, nous permettaient de le comprendre et de le retenir.
 
Une autre personnalité qui m'a marqué, c'est une dame, très discrète, très chic, très gentille et très charitable qui m'a appris à travailler, à m'organiser, et à faire en sorte que je peux aujourd'hui mener deux vies sans que l'une pâtisse de l'autre. Ma reconnaissance à son égard est éternelle.
 
Et enfin, je citerais six inconnus (pour vous) en une seule fois : Amélie, Albert, Antoinette, Ambroise, Anatole et Augustin. Mes six enfants ont des personnalités ravissantes, agaçantes, étonnantes, merveilleuses. Elles ne me laissent jamais indifférente et me font toujours craquer (pas toujours dans le bon sens) !
 
Je taggue à mon tour Ginger, Albane, La Bécasse, Aliénor et Galets.
 
 
 

vendredi 6 février 2015

Le coiffeur et moi

On dit "il n'y a pas plus menteur qu'un arracheur de dents", mais l'adage se trompe, j'ai trouvé pire : le coiffeur.
 
Franchement, vous arrivez encore à vous émouvoir lorsque le coiffeur vous dit après avoir terminé de vous tripoter la tête : "Ca change". Heureusement que ça change, avec tout l'argent que je laisse sur le comptoir, c'est pour que je sorte avec une tête différente non ?
 
Ensuite, sous prétexte de vous vendre ses talents, il essaye de vous convaincre de changer de couleur. Fort curieusement, depuis que quelques cheveux gris sont venus éclaircir mes cheveux noirs, je n'entends plus ce genre de proposition, à moins que mon ouïe ne me permette plus de distinguer cette question susurrée à mon oreille...
 
Par contre, ce que j'ai bien distingué, c'était son insistance à vouloir à tout prix me vendre les lotions après shampooing, avant shampooing, pendant shampooing. J'ai été catégorique : "chez moi, il n'y a qu'un seul flacon dans la douche, sinon ça fait trop de désordre".
 
Mais le pire du pire est à venir : en prévision des fiançailles de ma nièce et filleule, j'ai eu l'idée saugrenue de faire rafraichir ma coupe de cheveux. Pour la première fois de ma vie (la deuxième fois en fait, mais il y a prescription du fait qu'elle date de plus de 10 ans), je suis restée muette devant le résultat : j'étais laide. Si, si, c'est possible. Mes jolis yeux et mon sourire radieux n'ont pas réussi à atténuer le résultat, peut-être justement parce que je ne souriais pas. Le coiffeur, de son côté était fier comme Artaban, de m'avoir allongé la tête en faisant en sorte que j'ai l'air d'avoir une postiche placée sur le sommet du crâne. J'en aurais ri si je n'avais pas été si atterrée. Bien sûr, il a voulu me convaincre que j'étais mieux ainsi, mais j'ai préféré qu'il tente de rattraper le désastre.
 
Ni ses talents, ni le nouveau brushing que je me suis fait à la maison n'ont apporté un aspect positif à ma tête. Samedi, il va falloir que je redouble de sourires radieux pour faire oublier ma coiffure...
 
 
 

mardi 3 février 2015

La montre suisse

J'ai toujours aimé les montres, j'ai toujours placé des horloges dans toutes les pièces, y compris dans les toilettes. J'ai aimé aussi avoir des horaires différents à chaque horloge, ces petites différences qui mettent de la vie dans une maison, cinq minutes de plus ou de moins. Pourtant je suis absolument ponctuelle, même plutôt en avance.
 
Augustin m'a fait un cadeau royal : il m'a offert une montre-horloge ou une horloge-montre. Un peu grande pour être mise au poignet, ce qui m'a donné l'idée de l'accrocher dans la cage d'escalier. J'ai fait d'une pierre deux coups, puisqu'on peut consulter l'heure tant depuis le rez-de-chaussée que du premier étage !
 
 

 
 
 
 
 

 
 
 
 
 

Travail du bois, couture, peinture, broderie, pyrogravure... il a fallu du temps et de la patience. Mais le résultat est à la hauteur des espérances.
 
Si vous aviez vu la mine réjouie et heureuse d'Augustin, la fierté qui l'habitait lorsqu'il m'a tendu le paquet, la joie de me voir déballer cette merveille, et le plaisir de la voir en place sur le mur !
 
 
 
 

dimanche 1 février 2015

Assis sur un tabouret, 3 mètres de haut

Il est né hier soir, issu d'un "nounours de neige" construit il y a huit jours. Il a pris de la hauteur, et mesure près de trois mètres. Il tient un ballon et une chope de bière. Son chapeau l'orne magnifiquement.
 
 
 
Il était une fois un jardin enneigé
 


 
Un nounours s'y installa


 
 
Il s'y trouva si bien qu'il y joua à la balle

 
Au cours d'une nuit, deux petits lutins s'affairèrent dans le jardin
 
 
 
Ils transformèrent le nounours en géant
 

L'assirent sur un tabouret, lui mirent une chope dans une main, un ballon dans l'autre, et un chapeau sur la tête