Des nœuds dans mon fil

jeudi 25 juin 2015

J'ai une copine clown

Ca ne s'invente pas, ma copine est clown. Elle suit quelques cours avec nous à l'université. Ce qui tombe bien, c'est qu'elle suit les cours dans lesquels nous devons former des petits groupes (de 2 à 5) pour discuter d'un sujet avant de tout mettre en commun.
 
La première fois que nous avons été ensemble aurait pu être dramatique : nous avons ri à en pleurer. Le professeur nous regardait avec pitié. Il a même levé les yeux au ciel en s'écriant à mi-voix : "A leur âge il n'y a plus rien à faire !"
 
Je vous assure qu'il me faut une volonté incroyable pour m'asseoir à côté d'elle, parce que je sais qu'il ne faudra surtout pas rire, en tout cas pas trop, et ça c'est difficile. Je vous accorde que j'ai le rire facile, mais il est décuplé à son contact. Le reste de la journée se passe dans le bonheur.
 
Elle m'avait proposé de venir avant un cours avec Augustin pour lui faire une surprise. Il est reparti en trottinette, les bras chargés d'un coccinelle, d'une girafe et d'un serpent. Heureusement que j'avais un petit sac à lui donner pour y ranger ses sculptures de ballon !
 




 
 
Le soir, Ambroise demande à son frère d'où il tient sa jolie ménagerie.
- C'est Valérie qui me les a fait.
- Qui est Valérie ?
- (Moi) C'est un clown.
- Un quoi ?
- Un clown.
- N'importe quoi. Un clown avec un nez rouge ?
- Oui, avec un nez rouge, des grandes chaussures et un pantalon pour deux personnes. Mais je te rassure, elle ne vient pas en cours dans cette tenue. Elle est drôle comme tout. Tu ne peux t'empêcher de rigoler lorsque tu discutes avec elle.
- Et elle travaille ?
- Oui.
- (plein d'espoir) Et ça rapporte combien ?
- Rien ou presque rien.
- (Déçu) Ah.
 
Pauvre Ambroise qui pensait déjà pouvoir exploiter son humour à titre professionnel...
 
 Et pour ceux qui voudraient faire appel à elle : CLIQUER ICI

mardi 23 juin 2015

Chaussures...

J'ai un enfant qui mange ses chaussures. Si. Pourtant il m'affirme que "non maman, je ne mange pas mes chaussures", mais moi je vois bien que l'avant baille, que la semelle est percée et que tout ceci arrive à peine 1 mois après l'achat.
 
Et donc, une fois de plus, nous sommes allés acheter des chaussures. C'est bon pour la carte de fidélité. Nous avons ramené les chaussures à la maison, Augustin a ouvert le carton un matin, a enfilé la chaussure droite, mais n'a pas pu mettre la gauche : "Maman, j'ai deux chaussures identiques".
 
Je me suis précipitée pour constater les dégâts. Erreur : les chaussures n'étaient pas identiques : il y avait une chaussure droite de taille 41 et une chaussure droite de taille 42. Mais cela excluait malgré tout la possibilité de se promener avec ces chaussures.
 

 
Après un petit tour à la boutique où nous avons été accueillis avec soulagement, Augustin a pu enfiler, un beau matin d'école, une paire de chaussures adaptées à ses pieds. Je l'ai poursuivi des mes conseils :
- Fais attention à tes chaussures, pour qu'elles durent un peu plus longtemps que les précédentes.
- Ne t'inquiète pas maman, il ne reste que 2 semaines de classe...
 
 
 
 
 

mercredi 17 juin 2015

Je suis prête à affronter les confitures

Un jour, il y a une vingtaine d'années, j'ai demandé à un de mes oncles s'il pouvait me fabriquer une cuiller à confiture suffisamment longue pour que je cesse de me brûler les mains lorsque je tourne mes confitures. J'étais alors chez lui, et je discutais avec ma tante lorsqu'il nous a quittés pour vaquer à ses occupations. Une demi-heure plus tard, il est revenu avec une cuiller en bois de rêve. Non seulement mes mains ne chauffaient plus au-dessus du liquide bouillonnant, mais de plus lorsque j'ai acquis une bassine à confiture en cuivre, ma cuiller ne filait plus dans le fond de la casserole.
 
Seulement, mon oncle a déménagé, et j'ai acheté une deuxième bassine à confiture pour accélérer la production. Un menuisier rencontré lors d'un chantier a bien voulu compléter ma batterie, et peut-être pour se faire pardonner d'avoir mis deux ans à me combler, m'a offert DEUX cuillers à confiture.
 
Je suis prête, les fruits peuvent mûrir !
 
La cuiller modèle, les deux nouvelles cuillers à confiture, et une cuiller normale pour l'échelle !

 
 
PS : Les chocolats Villars sont délicieux. Et pour Galets : ils viennent de changer leurs emballages et de créer de nouveaux produits : des têtes choco et des tablettes...
 
 

 

lundi 15 juin 2015

Swap, mon premier swap...

Je n'ai jamais participé à un Swap, je n'en ai jamais eu l'idée non plus. Mais quand Pom de Pin a lancé l'idée d'un swap international avec LadySo, je me suis immédiatement inscrite sur la liste. Les deux organisatrices avaient fixé les grandes lignes du contenu du paquet : une surprise, une douceur et un objet aux couleurs du pays. Bien entendu, je n'ai reçu que le nom de la personne à qui je devais envoyer mon paquet avec la mention : "couleur préférée : orange, pas d'allergie, pas de collection". Soit. Par contre, aucune indication sur la personne qui devait m'expédier un paquet. Le suspens était entier.

Comme la période d'examen approchait, j'avais prévu des idées, et dès que j'ai eu l'adresse de ma swappeuse belge, j'ai posté mon colis. 

Et puis, j'ai attendu... mais finalement pas très longtemps. Par un bel après-midi, on sonne à la porte : c'est le facteur. Il me tend un colis rose. Chouette, je remercie, ferme la porte et m'installe pour découvrir ma surprise. Je vous laisse découvrir avec moi. Regardez comme tout est joli, bien emballé, annoté et délicatement choisi :
 












Et voilà le petit colis que j'ai envoyé :


 
 

dimanche 14 juin 2015

4 ans

4 ans déjà que j'ai ouvert un blog. Je l'avais fait pour pallier à mon manque de relations sociales, habitant dans un petit village, et faisant l'école à la maison. Et puis, je me suis fait des ami(e)s dans le village et à proximité, et j'ai déménagé.
 
Ce qui est bien lorsqu'on déménage, c'est qu'on emporte la blogosphère avec soi, pour peu que la connexion internet fonctionne normalement.
 
Aujourd'hui, avec la reprise de mes études, je ne suis plus en manque de relations sociales, mais pour autant, il ne me viendrait pas à l'idée de vous quitter. La preuve : lorsque j'ai dû prendre mes distances pour me consacrer à mes cours, vous m'avez bien manqué.
 
4 ans de blog, plus de 600 articles, près de 6000 commentaires ! Merci à vous, mes lecteurs pour ces 4 ans de fidélité !

mercredi 10 juin 2015

Vie pratique

Comment faire pour prendre de l'essence quand le bouchon du réservoir est à côté du chauffeur, et que les seuls postes disponibles sont situés de l'autre côté ?
 
Impossible de faire passer le tuyau devant ou derrière la voiture, encore moins au-dessus. Quant à passer par dessous, il ne faut pas y penser : le ressort est trop puissant.
 
Alphonsine, toujours pleine d'astuce, a proposé à Monsieur Alphonse de se garer de sorte que sa porte se trouve à côté de la pompe. Elle lui a fait passer le tuyau, puis l'a repris sans perdre de goutte en passant et l'a rangé sur son support.
 
C'est tout, il fallait y penser (et il faut avoir un mari prêt à réaliser toutes les incongruités qui passent par la tête de sa femme !)
 
En images pour bien comprendre :




 
 
 

samedi 6 juin 2015

Le rêve de la veille des examens

Mardi soir en me couchant, j'étais un peu anxieuse pour deux des trois matières du lendemain, l'une parce que je ne savais pas si j'avais appris ce qui convenait, l'autre parce que le prof est une terreur. J'avais donc prévu de me lever à 5h30 pour revoir paisiblement mes cours une dernière fois.
 
Las, je me suis levée à 5h15 après un cauchemar mémorable :
 
Une homme s'était réfugié dans un arbre, poursuivi par un lion. Il avait dressé un efficace plan en 4 parties pour se sauver, et ce plan était parfait. Malheureusement il avait oublié le point numéro 2 en exécutant son sauvetage, et il avait été bouffé par le lion. J'étais sur l'arbre lorsque je me suis réveillée...
 
Ce n'est pas le rêve le plus propice pour passer des examens. On se demande si on ne va pas oublier le point essentiel numéro 2.
 
Je vous rassure, je ne l'ai pas oublié, j'avais trop peur du lion !!!
 
 

vendredi 5 juin 2015

J'ai fait un 5 !

La première fois qu'un de mes enfants est rentré à la maison en me disant victorieux : "Maman, j'ai fait un 5 !" je ne suis pas arrivée à me réjouir avec lui, ne comprenant pas le sens de ses mots. Pris individuellement, chacun des mots me semblait pourtant appartenir à la langue française. Associés comme ils l'étaient, ils me semblaient un peu obscurs. Et ils l'étaient vraiment.

J'ai vite pris l'habitude d'exécuter mentalement l'opération de conversion suivante :
(note - 1) x 4 pour avoir une note française. A partir de là, la phrase : "maman j'ai fait un 5" voulait dire "maman, j'ai eu un 16".

A ce stade, les choses étaient plus faciles. Néanmoins, la moyenne étant de 4 (12), un petit 5 me paraissait encore petit... jusqu'au jour où j'ai moi-même "fait un 5". J'ai dansé de joie devant cette excellente note et j'ai su me réjouir avec mes enfants pour leurs excellents 5 !

Tout est question de proportion... Et à ce jour, je situe parfaitement le 4,75 ou le 5,25 ! Je connais les nuances !

 

mercredi 3 juin 2015

Tout est accompli...

Ils l'ont bien méritée, non ?


 
Ce soir, je les ai emmenés manger une glace pour les remercier de leur patience. Il leur en fallu parfois, une mère étudiante, ce n'est pas de tout repos. Néanmoins, Antoinette m'a dit son étonnement parce que les repas ont continué à être assurés tout le long de l'année, y compris à midi. Augustin a pesté parce qu'il n'avait plus de pull propre, mais s'il avait placé dans la corbeille les pulls qui jonchaient son sol, il aurait été assuré d'en retrouver dans son placard. Anatole s'est inquiété de mes notes puisque c'est l'inquiétude que j'ai à leur encontre, ce n'était que justice qu'il examine avec soin les miennes. Ambroise est content de voir la fin et espère ne plus avoir à s'asseoir à côté de moi pour travailler, ce qui lui laisserait une plus grande latitude de jeu si j'oublie de l'appeler pour faire ses devoirs. Quant à Amélie et Albert, leurs SMS de soutien m'ont montré tout leur attachement.
 
Mais celui qui a fait montre de la plus grande des patiences c'est Monsieur Alphonse qui, résigné, m'a entendue exposer avec constance mes craintes quant à la réussite de mes épreuves. "Ma chérie, mets la barre un peu moins haut, tu réussiras, tu n'es pas obligée de cartonner". Il me dit ça, mais qui se ressemble s'assemble...

Bref, j'ai TER - MI - Né. C'est fini pour cette année, et je suis officiellement en vacances.

Officiellement. Parce que j'entends l'aspirateur qui hurle dans le placard : "Alphonsine, donne-moi à manger, je suis affamé, ça fait 15 jours que j'attends des poussières, des miettes, des bouts de papier, des moutons et des saletés". Lui fait écho le fer à repasser : "Alphonsine, tu as eu bien de la chance d'avoir durant ces 10 derniers jours, un temps d'hiver qui succédait à un temps estival, tes enfants ont eu des vêtements repassés dans leurs placards. Mais à présent je t'attends de pied ferme pour vider les 6 corbeilles qui t'attendent".

Voilà donc mon premier projet : remettre ma maison à flot.

Et puis viendra ensuite la liste de mes projets : terminer la table de nuit en carton d'Augustin, faire de la philosophie pour tenter de combler mes lacunes, prendre de l'avance sur l'année universitaire à venir pour être plus sereine quant à mes chances de réussite....

N'empêche, ma plus grande fierté c'est le latin : je ne connaissais que la première déclinaison en arrivant à l'université, et je sais reconnaître un ablatif absolu et un subjonctif plus que parfait. Promis, je vais continuer à entretenir ce savoir chèrement acquis !