Des nœuds dans mon fil

lundi 28 mars 2016

Un tableau, une histoire (4)

Sur une proposition de Lakevio
 
 
- Patience, petit lapin, les œufs vont éclore d'un instant à l'autre.
- Rouge-gorge, tu es bien mignon, mais voilà 14 jours que j'attends ce moment. Vivement que tes petits sortent de leur coquille, je pourrai à nouveau gambader. Regarde toutes ces belles fleurs, ces pâquerettes, ces jonquilles ces crocus. Si tu savais quel bon goût ont toutes ces fleurs.
- Je te vois si triste, petit Lapin. Ne pleure pas, je vais te chercher des fleurs.
- Je ne veux pas être triste, pardonne-moi.
- Petit Lapin, je te dois tant : si tu n'avais pas été là au moment précis où la boîte aux lettres s'est détachée et est tombée, toute ma couvée serait morte... Regarde comme tu es beau avec toutes ces fleurs autour de la tête. Tu as une couronne de roi. Même les papillons viennent butiner et t'admirer.
- Chante-moi une chanson, Rouge-gorge, s'il te plait.
L'oiseau chante gracieusement.
 
- Entends-tu, Rouge-gorge, ce craquement, serait-ce que tes petits cassent leurs œufs ?
- Oui, c'est bien ça.
- Mais dis-moi Rouge-gorge, combien de temps leur faudra-t-il pour qu'ils puissent s'envoler ? Quelques minutes, une heure ?
- Petit Lapin, il leur faudra la même durée que la couvaison : 13 à 14 jours.
Le Petit Lapin soupira mais ne dit plus rien. Les sacrifices coûtent beaucoup. Mais la joie de voir virevolter les petits oisillons autour de lui 14 jours plus tard le consolèrent de tous ses tracas.
 
 


jeudi 24 mars 2016

Mieux vaut prévenir que guérir

Hier soir, en cours de milieu biblique, nous avons étudié l'arrivée d'Alexandre le Grand en Palestine, la division de son empire à son décès, la lignée des Ptolémées, des Séleucides, puis l'arrivée des Maccabés ou Hasmonéens au pouvoir, puis les batailles entre Hyrcane II, Antipater, Aristobule, Hérode, Artigonos qui coupe les oreilles d'Hyrcane, de Mariamme, femme tant aimée, et tuée, et regrettée, l'intervention des neveux et des fils, bref, j'ai fini par mélanger les liens de parenté. J'ai interrompu le cours pour poser une question. Le professeur, toujours complaisant, démêle les fils (pluriel de fil). Je le remercie et conclus : "Promettez-moi de ne pas m'interroger sur ce point à l'examen".
 
Il a ri mais n'a point promis...
 
 

lundi 21 mars 2016

Un tableau, une histoire (3)

Sur une proposition de Lakevio
 
 

La voilà... elle est toujours aussi belle. Elle va donner son concert, j'envie ces chanceux qui pourront l'écouter. Pour moi, il n'en est pas question. Le déménagement et l'installation dans cet appartement qui fait face à la salle de concert m'ont coûté trop cher, mon budget ne me permettra jamais plus d'aller l'entendre. Et dire que c'est grâce à elle que j'ai débuté la guitare. Elle est là, devant moi, cette guitare qui a transformé ma vie. Ce soir je suis à la fenêtre et je l'attends. Je l'attends pour la voir apparaître dans un coin d'un carreau, puis monter les marches et disparaître à mes yeux. Je vais attendre à nouveau, avec une tasse de café à la main, et ses chansons sur les lèvres, jusqu'à ce qu'elle ressorte. A ce moment-là, je la verrai de face, je la contemplerai, je la dévorerai... Et j'en ferai mon souvenir jusqu'au prochain concert... 

 

dimanche 20 mars 2016

Avertissement !

Une fois de plus, je me suis lancée dans la confection de la pâte à choux pour réaliser, cette fois, un saint Honoré (l'anniversaire d'Ambroise se doit d'être fêté dignement).
 
Hier soir, donc, je me suis lancée, tout à fait confiante dans une pâte à choux digne du plus grand pâtissier. Pendant qu'elle levait avec brio à 200°C, j'ai fait chauffer du lait pour préparer la crème pâtissière. Un coup d'œil sur Internet pour retrouver les proportions, je casse les œufs, j'ajoute le sucre, la Maïzena, etc. Tout va bien. Je verse la lait chaud, j'ai un doute sur la consistance : ça bulle. Je reverse dans la casserole pour faire chauffer. Le mélange "lève", épaissit très peu, prend une consistance curieuse. Je goûte, c'est un peu salé. (Non, je n'ai pas interverti le sel et le sucre). Je mets à refroidir, et remets au lendemain la suite des évènements.
 
Ce matin, j'examine ma crème qui a un aspect de crème tourné. OK.
 
Je choisis la facilité, j'opte pour les sachets de pudding : on chauffe le lait, on verse la poudre, on remue une minute et hop, c'est terminé. Sauf que.... le sachet indiquait bien pudding, mais c'était du flan. Bref, rien à voir avec la consistance souhaitée.
 
C'est alors que j'ai eu une lumière en regardant mon placard : la veille, j'avais confondu les paquets de poudre à lever et de Maïzena.

 

Lorsque les paquets sont positionnés de face, l'erreur devient scandaleuse !


 
Avertissement :
 
- Il est inutile d'entreprendre des choses sérieuses (de la pâtisserie) après avoir travaillé plus de 6 heures à la bibliothèque.
 
Et pour rassurer mon lectorat : le Saint Honoré était particulièrement réussi, la troisième tentative de crème pâtissière (sans sachet mais avec de la Maïzena) a été un succès. Je l'ai parfumée aux zestes d'orange, un délice. Le caramel a donné un tour brillant aux petits choux disposés sur le cercle. La pâte sablée était somptueuse, ni trop épaisse, ni trop fine.

Chaque chou est farci, ainsi que la couronne !
 
 
 
Bref, un succès inespéré !
 
 

vendredi 18 mars 2016

Monsieur Alphonse au musée

Cet après-midi, profitant d'un concours de circonstance, nous (mon mari, Albert et moi) avons décidé d'aller voir l'exposition "Abysses" au Museum d'histoire naturelle de Neuchâtel. Au moment d'entrer, Monsieur Alphonse clame : "Avec la chance qui me caractérise, le musée sera fermé pour inventaire, ou alors exceptionnellement clos, ou alors..." Nous entrons et nous dirigeons vers la caisse. La caissière arrive souriante.
- Nous aimerions trois entrées pour voir l'exposition "Abysses" ?
- Ce n'est pas possible, nous sommes en train de la démonter, c'est terminé.
 
Devant la tête de Monsieur Alphonse, nous avons éclaté de rire, la vendeuse avec nous.
- C'est une blague ?
- Oui.
 
Heureusement que nous avons pu voir ces étranges animaux des profondeurs. C'était inouï et tellement étonnant. L'exposition ferme le 14 août... profitez-en !
 
 

jeudi 17 mars 2016

Je veux le vieux

Ca matin, en salle d'opération, une dame demande à voir Monsieur Alphonse. "Ah, dit-elle soulagée, c'est vous que je voulais". Un infirmier goguenard lui demande si elle le connaissait. "Oh non, mais lors de la consultation j'ai vu les photos des anesthésistes et j'ai dit : Je veux celui-là, c'est le plus vieux qui n'a pas de lunettes".
 
 

mardi 15 mars 2016

Etonnant

Ce matin, je me suis rendue au bureau de tabac pour acheter une carte de Natel (téléphone portable). J'ai indiqué le montant que je souhaitais, ainsi que mon serveur. J'ai payé, remercié et je suis repartie. Dans l'après-midi, j'ai voulu charger le montant sur mon Natel, mais pas moyen. En fait, la gentille dame m'avait vendu un billet d'un autre serveur.
 
Un peu anxieuse (le ticket indiquait qu'il ne serait ni repris ni échangé), je suis retournée au bureau de tabac où j'ai exposé mon soucis. "Je suis désolée, je me suis trompée, venez, je vais vous l'échanger". En deux minutes j'avais un nouveau ticket.
 
Mais ce qui m'a émerveillée, c'est que cette vendeuse, non seulement s'est excusée pour l'erreur qu'elle avait commise, mais aussi parce que, par sa faute, j'avais dû revenir au magasin.
 
Je ne suis plus habituée à ce que les gens se reconnaissent responsables d'une erreur, et encore moins à ce qu'ils s'excusent avec autant d'à-propos.
 
 

lundi 14 mars 2016

Un tableau, une histoire (2)

Sur une proposition de Lakevio
 
 
- On y va ?
- Quoi ? Comment ?
- Léa, je croyais qu'on était venu pour faire quelque chose qui nous tenait à cœur !
- Pardon ?
- Léa, où es-tu ?
- Regarde comme Degas a bien saisi les danseuses.
- Léa, je sais comme tu aimes à venir contempler l'original plutôt que la copie, mais souviens-toi de ce que tu souhaites.
- Oh, Marie, pardon. Tu as bien tout pris ?
- Bien sûr. Nous avons vérifié dix fois le contenu de mon cabas. J'ai guetté, les gardiens sont loin, ils ne reviendront pas avant cinq minutes. Quant aux autres visiteurs, nous avons couru tellement vite pour venir dans cette salle qu'ils ne seront pas là avant une heure.
- Allez, changeons-nous.
Marie et Léa retirèrent leurs pantoufles, leur pantalon et leur haut, elles étaient en collant rose. Elles enfilèrent chacune un tutu, remontèrent leurs cheveux en un chignon rapide, et ajustèrent leurs chaussons de danse.
 
Marie mit son téléphone sur haut-parleur, il diffusa du Chopin. Les deux amies se mirent à danser au milieu des tableaux de Degas. Enfin, leur rêve s'accomplissait : elles posaient pour Degas, elles dansaient dans son atelier... 
 
 

vendredi 11 mars 2016

Pourriez-vous me rendre service ?

 
 
 
Courant septembre, ma si gentille voisine m'accoste, un peu (très) gênée de me demander un service : "J'ai acheté des biscuits, mais je ne savais pas que j'avais encore deux paquets chez moi. Je ne sais pas quoi faire de tous ces gâteaux. Pensez-vous que vos enfants seraient contents d'en avoir ?"
 
Personnellement, je n'ai pas compris sa gêne, mes enfants non plus, ils en ont été ravis et se sont régalés !
 
 
 

mercredi 9 mars 2016

Le demi-franc



 
 
- Un demi-franc..., c'est quoi cette pièce, interroge Ambroise.
- Un franc, c'est combien de centimes ?
- Donc cette pièce représente 50 centimes. C'est ridicule, cette pièce est plus petite que les pièces de 20 centimes... C'est une pièce bizarre... Une fraction sur une pièce de monnaie, c'est n'importe quoi.
 
On sent l'horreur des maths parcourir Ambroise dans tous les actes de la vie courante. Pauvre garçon.

 

mardi 8 mars 2016

Le sens clinique

Notre médecin de famille a un sens clinique exacerbé.
- Ne crois-tu pas que tu devrais examiner Machin (je n'ose indiquer son pseudonyme) : il court aux toilettes après chaque repas.
- Ne crois-tu pas qu'il faudrait supprimer un temps toute la lecture des toilettes ? Je l'examinerai ensuite...
 
 

lundi 7 mars 2016

Un tableau, une histoire (1)

"Un tableau, une histoire", proposé par Lakevio
 
 
 
"Petites annonces, petites annonces, j'y suis. Bon, voilà que le journal se délite... Qu'est-ce que c'est que ce gosse qui file sur sa trottinette ? Ce chemin est interdit aux cyclistes. Petites annonces immobilières. Non, ce n'est pas ça. Objets trouvés, j'y suis : trouvé un canif suisse, trouvé un portefeuille, trouvé un chat jaune, trouvé une chaussure noire pointure 38, trouvées des clefs de voiture VW. Toujours rien. Elle m'avait pourtant promis de m'écrire par la voie des petites annonces. Oh, mais si elle avait écrit dans la rubrique des objets perdus ? Perdue une écharpe en cachemire rose, perdu un portefeuille (si c'est celui qui a été trouvé, le propriétaire a de la chance), perdu un téléphone portable, perdu un bien-aimé. Quoi, comment, Hourra ! Et vivent les enfants qui dévalent le sentier en roller !"
Il lança son journal en l'air et couru vers son bonheur...
 
 
 
 


samedi 5 mars 2016

Calcul faussé, démonstration à revoir

Je lisais une fois de plus, un article sur la consommation excessive de sel. Nous avons besoin de 5 g de sel par jour, notre consommation est bien trop élevée. La preuve, les habitants ingurgitent près de 20 g par jour, ceci étant calculé avec le total de sel acheté et la division par le nombre d'habitants. Ne trouvez-vous pas que ce calcul est un peu primaire ?
 
Tout d'abord, dans ce calcul sont pris en compte TOUTES les sortes de sel, y compris le sel de déneigement ! Là, j'avoue rester pantoise devant le peu de sérieux des scientifiques.
 
Ensuite, on nous explique sans sourire que le boulanger verse 15 à 20 g de sel pour un kilo de pain, par conséquent on dépasse largement la quantité journalière juste avec le pain ! Rectifions : le boulanger compte 15 à 20 g de sel pour un kilo de farine. Si on rajoute l'eau, on obtient 15 à 20 g pour 1,750 g de pain. On diminue presque par deux la quantité ! Ensuite, j'aimerais bien savoir qui avale un kilo de pain en une seule journée. Même mes ados n'y arrivent pas.
 
Et le saucisson ? Même calcul, même erreur : après la salaison on jette l'eau salée, il ne reste pas l'intégralité du sel dans le saucisson. Le consommateur mange une tranche ou deux, mais pas un kilo de saucisson.
 
Et l'eau des pâtes ? Une faible quantité de sel entre dans les pâtes, le reste est jeté avec l'eau de cuisson.
 
Et, et, et... lorsque je mange chez des fanatiques anti-sel, j'emporte ma salière que je cache dans ma manche pour que la nourriture que j'ingurgite ait du goût ! 
 
Quand donc cessera-t-on de nous prendre pour des naïfs ?

C'était le "coup de gueule" d'Alphonsine ! A part ça, je vais bien, je suis détendue et heureuse de vivre !!!

vendredi 4 mars 2016

Travail de nuit

Depuis six mois, Monsieur Alphonse a investi dans une nouvelle imprimante-fax-scan-photocopieuse pour remplacer celle qui était devenue obsolète, et surtout défectueuse. Notre satisfaction est totale : elle imprime, elle ne faxe pas faute de fax à envoyer, elle scanne parfaitement et photocopie tout aussi bien. Si tout est bien dans le meilleur des mondes, qu'est-ce qui justifie l'objet de ce post ?
 
Cette machine a dû être programmée pour travailler de l'autre côté de la sphère terrestre, là où les hommes marchent sur la tête et vivent lorsque nous dormons. Même éteinte, elle se met brutalement en marche, toute seule, environ une fois par semaine, de sa propre initiative pour se réinitialiser. Par ailleurs, pour montrer qu'elle travaille dur, elle émet des bruits insupportables durant dix minutes. A 4 heures du matin ça ne pardonne pas. Ce matin il était 5 heures... se mettrait-elle déjà à l'heure d'été ?
 
Appel aux Australiens, Néo-zélandais et autres habitants du Pacifique : auriez-vous une machine qui travaille durant votre nuit à échanger avec la nôtre qui travaille durant votre jour ?