Des nœuds dans mon fil

lundi 30 mai 2016

Un tableau, une histoire (13)

Sur une idée de Lakievo
 
 
 
Oh non... cette porte ne tiendra donc jamais fermée. Et dire que j'allais prendre ma douche. Tant pis, je me lave juste les mains, et je vais terminer ma toilette à la piscine.

 

dimanche 29 mai 2016

Tag de la femme géniale qui est en vous

Ce matin en me réveillant, j'ai eu une idée de Tag à faire circuler... Habituellement, on se dénigre, on oublie de s'aimer, de s'admirer, de s'exalter. Pourtant, chacun de nous est une œuvre unique et sait exceller dans des prouesses formidables. A partir de maintenant et pas plus tard que tout de suite, nous allons, sans orgueil et sans fausse modestie, annoncer ce qu'il y a de plus génial en nous.
 
Pour jouer, c'est facile :
Je réfléchis à mes domaines de prédilection, ceux dans lesquels j'excelle. Je recherche  quels sont  mes atouts, l'art dans lequel j'excelle, le domaine ou je reçois le plus de compliment, et en toute modestie, je l'exprime avec joie et simplicité.

Je débute donc ce tag : L'art dans lequel je m'exprime le mieux est incontestablement l'art oratoire ! J'aime écrire, j'aime surtout parler, je le fais bien, fort et longuement. Je sais tenir une assemblée en haleine, et j'adore ça !

Celui dans lequel je sais le moins bien m'exprimer est l'art pictural. A moins d'envisager qu'un enfant de 5 ans dessine merveilleusement, personnellement, je n'ai pas évolué. Le jour où j'ai découvert qu'il était possible de sculpter sans savoir dessiner, j'ai modelé la tête du "David" de Michel Ange.




Je taggue cinq bloggeuses, à charge pour elle de répondre et de faire suivre :

- Sécotine -
Sécotine fait sa maligne
Bibiche
Au petit bonheur
Les2Koalas

Et bien entendu toutes les bloggeuses ayant envie de jouer !

 
 
 
 

vendredi 27 mai 2016

La ténacité

Il y a une époque, j'avais fait le panégyrique de certaines vertus : la persévérance, la compassion, la constance, la constance de mon banquier, ce dernier article étant plutôt un exemple pratique de la constance. Aujourd'hui, il faut que je vous parle de la ténacité. Cette vertu hautement recommandable et d'ailleurs recommandée, permet à celui qui sait l'exercer d'arriver à ses fins quelles que soient les circonstances.
 
Nous, par exemple, nous avons un agent immobilier particulièrement tenace (si vous souhaitez lire tous les épisodes, cliquez ICI). Après des séances vraiment pénibles, des visites aux cours desquelles je l'entendais effrontément mentir, des visites de personnes manifestement pas intéressées du tout par ce genre de bien, nous avons résilié le mandat au terme du délai. Trop c'est trop. Mais il y a des gens totalement imperméables à une gifle même purement virtuelle. Après quelques mois de silence, il nous a téléphoné presque au milieu de la nuit pour savoir où nous en étions de la vente (un 29 décembre à 22 heures !). Je l'ai renvoyé sur les roses en lui faisant comprendre que s'il trouvait commode de travailler jusqu'à 24 heures, il n'était pas convenable de faire mener le même rythme à des clients purement potentiels. Le fait est que ce genre de personne n'a aucun amour propre.
 
A Pâques, soit plus de trois ans après le dernier assaut, Monsieur Alphonse qui discutait avec un voisin l'a vu arriver au volant de son bolide. Il s'arrête à son niveau pour demander si la maison d'Alphonsine était toujours en vente ! Monsieur Alphonse l'a arrêté net. Un homme de cette ténacité est prêt à tout, je pense que ce n'est que sur son lit de mort qu'il acceptera de ne pas conclure cette vente...
 
 

jeudi 26 mai 2016

Examens, première partie

Sur mes 60 crédits à présenter ce semestre, j'en ai passé 30 hier. Un parcours marathon pour une étudiante détendue, avant, pendant et après. C'est fini, résultats mi-juin (ou fin juin). Lorsqu'on passe ses examens en France, il ne faut pas avoir la prétention de souhaiter bénéficier rapidement de ses résultats, n'oublions pas qu'il y a encore et toujours la fameuse réunion du jury qui décerne solennellement les notes, suite à quoi la secrétaire enregistre le bordereau, et écrit personnellement à chaque étudiant pour lui envoyer ses résultats. (Quand la secrétaire est une copine, il y a moyen d'être plus rapide que la poste !)
 
Donc, mardi soir, je suis arrivée à Strasbourg pour passer mes examens. (Note particulière aux copines strasbourgeoises qui me lisent : je sais, je ne vous ai pas fait signe, je n'ai pas voulu dormir chez vous, parce que j'ai beau me dire détendue, je subissais un stress intérieur indépendant de ma volonté, et je n'ai pas voulu vous l'imposer). J'ai pris une chambre d'hôte à un endroit où je savais que je pourrai me garer facilement et gratuitement. Naïvement, je pensais pouvoir être au calme, pas comme dans un hôtel, et de façon un peu moins impersonnelle. Ca n'était pas impersonnel du tout, et l'hôte, charmant au demeurant, vivant seul et ayant toute une vie à raconter, m'a prise à partie pour m'exposer la théorie de l'âme chez Aristote. Ca, c'était à l'heure du café. Grâce à Dieu, il avait des courses à faire, ce qui m'a permis de dîner (souper) tranquillement grâce au pique-nique que j'avais emporté. Il m'avait prévenu qu'il jouait de la clarinette et qu'il aurait à répéter. Il l'a fait une heure de temps au moins. Au moment où je me levais pour crier grâce (malgré le casque anti-bruit que j'avais emporté le son transperçait mes oreilles), il a rangé son instrument, j'ai donc pu continuer à réviser. En fait, je ne sais pas pourquoi je révise la veille : soit je connais mon cours et c'est inutile, soit je connais mon cours et c'est aussi inutile. Bref, je sais que je connais mon cours, mais ça me donne bonne conscience.
 
Au moment de me coucher, j'ai dû traverser le salon et j'ai alors appris tout ce que je ne savais pas encore sur lui. J'ai excellemment dormi sur le lit fait par un artisan des Vosges, et surtout, j'ai informé mon hôte que je me débrouillerai très bien pour le petit-déjeuner (fait de pain bio, de miel bio, de confiture bio, de beurre bio acheté sur le marché en motte, de café de commerce équitable, d'une viennoiserie bio), et que non, je n'avais pas besoin qu'il se lève, qu'en fait je préférais même être seule et réviser.
 
La matinée a démarré en vrai à 8 heures 06 (en fait à 8h05, mais la prof nous a donné une minute supplémentaire), et devait se terminer au plus tard à midi 06. Mon dernier écrit de 4 heures a dû être mon épreuve de mathématique en Terminale, pour le bac. Ca date un peu, mais finalement, les examens c'est comme la bicyclette, ça ne s'oublie pas. Il y a une voix qui vous répète : "Une heure pour faire le brouillon et rédiger le plan, deux heures pour rédiger, et une heure pour terminer de rédiger et relire". Avec ce principe bien ancré en moi, j'ai terminé avec 20 minutes d'avance.
 
Et là, moment de gloire de l'administration française : nous avons dû remplir les fameuses feuilles d'examen avec numéro d'étudiant, nom, etc... puis replier le cadre pour rendre la copie anonyme. Nous étions 11 à passer l'examen, il y avait deux sujets au choix. Le dernier surveillant était un des professeurs qui avait rédigé un sujet. J'ai été la première à rendre ma copie, son nom était inscrit sur le sujet choisi. Pendant que je sortais allègrement de la salle, il s'est plongé dans ma littérature. Quand vous vous souviendrez que j'écris à l'encre violette (CLIC), vous comprendrez que ma copie n'était plus anonyme du tout. Mais au moins les règles de procédures étaient sauves !
 
Ensuite, il a fallu s'inscrire sur une liste devant les salles des examinateurs. C'est très compliqué, je ne crois pas avoir encore tout compris, mais les 10 matières sont regroupées sous 4UE, et il faut s'inscrire chez un des professeurs de l'UE, mais il y a d'autres paramètres. Bref. Un jeune professeur nouvellement arrivé avec qui je m'entends très bien commence à discuter avec moi. Je lui demande s'il peut m'interroger en jurisprudence.
- Mais je n'y connais rien, me dit-il.
- Moi non plus, ça tombe bien.
- Alors qu'est-ce qu'on va faire ?
- On parlera d'autre chose.
- Bon d'accord, venez à 15 heures.
 
Vous pensez bien que ça ne s'est pas passé comme ça, et que je ne me suis fait examiner que sur la matière qu'il connaissait. Nous avons bien discuté, la conversation a pris un tour passionnant, mais le temps s'écoulant, il m'a proposé de poursuivre la discussion lors de la semaine de cours, en septembre, devant une bière !
 
Des examens qui se terminent dans l'alcool, je n'y vois que du bon !
 
 

mardi 24 mai 2016

Cher parapluie !

Ne vous êtes-vous jamais demandé, cher ami lecteur, pourquoi tout parapluie a deux places ? Vous avez beau l'ouvrir dans un sens ou dans l'autre, le tenir comme ceci ou le faire tourner comme cela, le tenir à droite avec la main droite, à gauche avec la main droite, à gauche avec la main gauche ou encore à droite avec la main gauche, rien n'y fait, il reste toujours une place vide. Vous pouvez aussi poser l'extrémité du manche sur votre tête, vous obtenez alors un parapluie à une place, mais vous êtes mouillé... ce n'est pas le but idéal !
 
Depuis que j'ai pris conscience de cet ordre des choses, je ne laisse plus jamais la deuxième place vide. Je rattrape un passant, ou me fait rattraper, pour proposer la place en attente. Après un moment de surprise, souvent un mouvement de recul, la personne accepte de prendre place à l'abri, somme toute reconnaissante. On fait un bout de chemin ensemble, on discute un peu, c'est comme l'auto-stop, le danger en moins.
 
Lorsqu'elle arrive à sa destination, ou que nos chemins se séparent, la personne remercie, sourit et poursuit sa route, heureuse de n'être pas trop mouillée. De mon côté, je cherche du regard qui sera le prochain à prendre la deuxième place !
 
Vu sous cet angle, la journée pluie devient une journée de rencontre passionnante !
 
A vos parapluies !

lundi 23 mai 2016

Un tableau, une histoire (12)


Sur une proposition de Lakievo
 

- Et maintenant, que fait-on ?
- Je ne sais pas, je n'ai plus d'idées. Mais jamais je n'oserai rentrer à la maison.
- Tu ne peux pas simplement dire la vérité ?
- Mais jamais on ne me croira, et puis si jamais on apprend que j'étais avec toi, je crois que je vais... qu'on va me... que...
- Bon, alors je t'accompagne
- Surtout pas, ce sera pire, les choses s'aggraveraient encore.
- Et si on draguait la rivière ?
- Avec quoi, et comment ? On est à peine secs d'avoir plongé et replongé, mais on ne peut rien trouver dans cette vase.
- Il faut bien que tu trouves une solution, et que tu te décides à rentrer à la maison.
- Jamais.
- Enfin, tu ne peux pas rester dehors, et traîner de village en village.
- Si, c'est une bonne idée, je vais me faire engager comme couturière à la ville. Et quand j'aurai assez d'argent, je m'achèterai une nouvelle gourmette et je rentrerai à la maison. Personne n'y verra rien.
- Parce que tu crois vraiment qu'ils ne se rendront pas compte de ton absence et qu'ils ne partiront pas à ta recherche ?
- Tu gâches tout.
- Dis, ce n'est pas le moment de rêver, il faut trouver une solution concrète. Ecoute, tu viens de me donner une idée. J'ai économisé pour pouvoir t'acheter une bague de fiançailles. Je vais te donner toute ma bourse pour que tu puisses remplacer la gourmette qui est au fond de l'eau. Ce sera mon cadeau de fiançailles. Qu'en dis-tu ?
- Oh, Georges, tu veux m'épouser ?
- Oui, je veux te rendre heureuse. Allez, souris, nous avons encore du temps : passons chez moi puis allons chez le bijoutier.
- Oh, Georges... oui, allons, vite...
 
 

jeudi 19 mai 2016

S'il savait...

J'ai un prof très sympathique, très érudit, très savant et très intéressant. Il donne son cours juste après le déjeuner, ce qui est déjà beaucoup moins sympathique. De plus, il a décidé que la mémoire auditive est meilleure lorsqu'on ne prend pas de notes, donc il ne faut pas prendre de notes de façon à mieux retenir son cours.
 
Pour Alphonsine et ses voisins, on obtient la chose suivante : J'écoute et c'est intéressant. Je baille en réponse à la fille devant qui ne peut s'empêcher de bâiller fort (ça m'énerve mais c'est comme ça), et de bâillement en bâillement, je sens mes yeux qui se ferment par en-dessous. Là, je me tourne vers V. qui a déjà les yeux fermés, je lui pousse le bras et lui susurre : "tu dors". "Non Alphonsine, je ne dors pas, je n'avais même pas les yeux fermés". "Et mon œil. Tiens, essaye de résoudre mon énigme, on fait un pendu". Au bout de deux ou trois tours, il me dit "C'est bon, merci, je suis réveillé".
 
Le problème avec cette technique, c'est qu'on a raté un bout du cours, en tout cas des petits bouts (ou des grands). Dans le fond, ce n'est pas si grave parce que l'examen nous est donné par la présence. Néanmoins, ce que je regrette, c'est que je n'ai pas entendu les choses intéressantes que le professeur nous a expliquées.
 
Il y a quelques semaines, j'ai décidé de mettre à exécution une idée, la seule qui me tienne éveillée : emporter mon tricot ou mon crochet. Le tricot c'est bien, je n'ai pas besoin de regarder mes aiguilles, mais je n'ai pas d'ouvrage en cours, et les rangs sont un peu serrés pour tenir les aiguilles. Le crochet c'est mieux, d'autant que j'ai un ouvrage en cours. J'ai donc emporté mon crochet. N. m'a regardée ahurie lorsque je me suis préparée à suivre le cours : "Tu ne vas pas crocheter pendant le cours ? Mais si. Mais non. Mais si puisque je te le dis". Et je l'ai fait.
 
J'étais au deuxième rang, un peu cachée par la personne assise devant moi. Comme je devais regarder mes mailles, j'avais la tête un peu baissée. Comme par hasard, le prof est venu se promener sur le côté de la rangée, mais j'avais bien camouflé mon matériel, V. qui ne dormait pas cachait ma pelote, et mon écharpe faisait le reste.
 
Depuis je suis le cours, ma mémoire auditive a considérablement augmenté (il est plus facile de retenir quelque chose lorsqu'on écoute. Je sais, Lapalisse l'aurait dit mieux que moi), et surtout, je suis systématiquement interpellée par le prof : "Qu'en pensez-vous Alphonsine ?" Heureusement, j'ai toujours réponse à tout et un point de vue sur chaque sujet. Je force donc son admiration par mes réponses pertinentes, et je le laisse pantois et dans l'interrogation : "Que peut donc faire Alphonsine sous son pupitre ?"
 
 

mardi 17 mai 2016

Avenir

En Suisse, comme partout ailleurs, il existe des programmes informatiques tout fait, prévus pour les élèves en fin d'école obligatoire, qui permettent de lui dire à coup sûr quelle sera la profession qui lui sera la plus adaptée.

En premier lieu, ledit élève répond aux questions, coche les cases, choisit ses préférences, puis il envoie son interrogatoire en cliquant sur la case adéquate et reçoit en retour le nom de LA profession qui l'exaltera jusqu'à l'âge de la retraite.
 
C'est ainsi qu'Ambroise nous a dit hier que la machine l'avait vivement engagé à entreprendre des études de... "gardien de zoo"...
 
 

lundi 16 mai 2016

Un tableau, une histoire (11)

Sur une proposition de Lakievo


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- Voilà, nous sommes arrivés. Coupe le moteur. La maison est si jolie vue de ce point de vue, avec le reflet dans l'eau de l'étang. De l'autre côté elle est bien un peu ingrate, mais je l'aime tant... Regarde, le bateau est toujours là, je vais pouvoir m'installer au milieu du plan d'eau, m'étendre au fond avec un livre... Les nénuphars ont déjà quelques feuilles, d'ici la fin des vacances ils auront fleuri. Oh, et puis les iris d'eau, attends-moi, je vais faire un bouquet...
- Natacha, j'aimerais aller ouvrir les volets, faire entrer le soleil et installer nos affaires. Cueille ton bouquet, je prépare le vase, mais en attendant donne-moi la clef.
- C'est toi qui l'a prise, elle doit être dans ta poche.
- Non, tu l'as toujours dans ton sac.
- Rappelle-toi, je l'ai posée sur le secrétaire comme tu me l'avais demandé, tu m'as dit que tu voulais y mettre un porte-clef.
- Tu as raison...
- Bon, je vais cueillir les fleurs et on verra ensuite... Nous sommes en vacances, rien ne presse...
 
 

dimanche 15 mai 2016

Tout s'explique !

Ca matin dans la pâtisserie bondée, j'ai fait un tout petit pas en arrière, je me suis arrêtée lorsque j'ai senti que je touchais une chaussure. Je me suis retournée pour m'excuser et je me suis trouvée contre un ventre. En levant la tête, j'ai vu une autre tête "Evidemment, avec votre taille, vos pieds doivent être en proportion, tout s'explique... c'est ce que je dis aussi à mon fils qui a de grands pieds". Le client de plus de deux mètres a éclaté de rire, je me suis poliment excusée. Il riait encore lorsque je suis sortie du magasin.
 
Ouf, j'aurais pu tomber sur un grincheux...
 
 

mercredi 11 mai 2016

Tag


J'ai été taggée par Les carnets de l'ébouriffée. Un tag sur les livres, ça ne se refuse pas, même en période intense de révisions. Je dois répondre à 5 questions, puis en poser 5 autres à 5 bloggueurs. Je serai égale à moi-même : je ne passe jamais le relai du tag, par paresse peut-être, par manque de temps certainement, par priorité donnée à mes examens surtout !
 
Passons aux questions... et aux réponses !

≠ Le livre qui a changé ta vie ?

Je pense que c'était "Fantômette" de Georges Chaulet. J'en ai lu un, puis un autre, puis un autre encore... Lorsque j'ai eu tout lu, mon amour pour la lecture a été définitif. Parfois, par nostalgie, je lis un Fantômette. Un jour je l'ai lu avec mon regard d'adulte, il m'a déçue. Depuis, je ne l'ouvre qu'avec mon âme d'enfant et je me régale...
 

≠ Le livre dans lequel tu aimerais vivre ?

Dans le livre de ma vie. Ce livre a tous les styles, mais globalement j'en tire des éléments plutôt amusants qui valent vraiment la peine d'être vécus ! Surtout, je ne retiens que les passages amusants !
 
≠ Le livre que tu adores offrir ?
 
Etonnant, mais je n'offre que très rarement des livres, et dans ce cas, je choisis un livre adapté au récipiendaire, je n'accable pas mon entourage de mes choix de lectures ! Imaginez qu'ils me disent ne pas avoir aimé alors que je l'ai dévoré, je serais déçue, et ça, je ne peux l'accepter.
 
≠ Attribue le prochain Nobel de littérature.
 
Victor Hugo ne l'a pas encore touché. C'est un scandale qu'on ne pense pas à lui lorsqu'on réfléchit à cette attribution. Si on me demandait mon avis, c'est donc sur Victor Hugo que tomberait mon choix !
 
≠ Le livre que tu conseilles à un adolescent ?
 
Tous les livres de Victor Hugo : tous mes enfants l'ont testé, certains avec un succès inouï, d'autres avec réserve, d'autres encore avec un air narquois et une affirmation sans appel : "papa a raison, Victor Hugo n'est pas intéressant.
Si l'adolescent n'est pas mon enfant, je lui conseille de tester des auteurs classiques dont le français chante aux oreilles, et sinon, tout livre qui lui fait plaisir et qui lui donnera le goût de la lecture.

 
 
PS : Si quelqu'un a envie de faire suivre ce tag en répondant aux mêmes questions, qu'il se jette sur son clavier !!!

lundi 9 mai 2016

Un tableau, une histoire (10)


"Fantastique, elle est fantastique ma mère. Complètement démodée, elle date du millénaire précédent. Plus aucune mère, de nos jours, n'envoie sa fille porter la chandelle. J'avais pourtant bien résisté, Marianne me soutenait silencieusement : elle non plus ne voulait pas avoir le fardeau de sa sœur à ses côtés pendant qu'elle rencontrait son fiancé. Elle avait beau avoir tout promis à maman, celle-ci n'en a rien voulu savoir. Il fallait que j'accompagne ma sœur et son promis. Elle, si pingre, m'a même donné de quoi m'acheter une boisson. Une seule....
 
J'ai choisi de porter mon Jean's troué, juste pour les énerver. Ah oui, ils ont été bien énervés. J'ai même mis mon béret, le jaune-pisse-d'âne, celui que tout le monde déteste, et moi la première, mais je ne vais pas l'avouer. Pour le coup, je souris aux réactions de maman qui s'est fâchée tout rouge comme prévu, mais je n'ai pas eu besoin de me changer, Marianne savait que j'y mettrai des heures, et elle avait envie de retrouver Maurice. Nous sommes parties toutes les deux, j'ai immédiatement rassuré ma sœur pour éviter qu'elle ne me fasse des myriades de recommandations qui m'auraient fâchée...
 
Maurice avait paru bien contrarié en me voyant, Marianne avait dû le rassurer sur mon compte. J'ai marché loin derrière eux, ils m'ont attendu pour entrer dans ce café, et je serais bien restée à l'extérieur, mais il s'était mis à pleuvoir...
 
Ils sont installés au fond, bien tranquillement, j'ai trouvé un profond fauteuil, je m'ennuie comme il n'est pas permis. J'ai bien essayé de capter leur conversation (alors que j'avais promis à Marianne que je n'en ferai rien), mais leurs voix étaient trop faibles. Tant pis, il va falloir que je me plonge dans mon cours d'histoire. Au moins, au bout de ces longues heures, je saurai tout sur Napoléon... à moins que je ne m'endorme avant..."
 
 

jeudi 5 mai 2016

Vous n'auriez pas des oeufs ?

Cet après-midi, Antoinette, pleine d'une énergie soudaine, décide de faire un gâteau au chocolat. Une fois lancée, elle s'arrête brutalement : "Maman, reste-t-il des œufs ?" Et bien non. "A quelle voisine peut-on demander ?"
 
"En fait, celle d'à-côté est partie, je l'ai vue monter en voiture. L'autre a les volets fermés, la troisième n'aime pas la fumée qui sort de notre conduit, il vaut donc mieux s'abstenir de lui demander un service... Je sais, va chez la maman de Mathieu et compagnie". Antoinette court d'un pas allègre vers un destin plus heureux, et revient avec les quatre seuls œufs qui restaient dans le frigo, donnés par le papa de Mathieu et compagnie.
 
Antoinette reprend sa tâche avec allégresse, et s'arrête tout aussi vite "Maman, le deuxième œuf est un œuf dur !" Finalement, seuls deux œufs sur les quatre étaient durs. Le gâteau a pris forme, les œufs manquant ont été remplacés par un peu de lait. Tout est bien qui finit bien.
 
Simplement, je me demande quelle tête fera ma voisine lorsque je lui ramènerai des œufs demain ! Je sens qu'on va bien rire !
 
 

mercredi 4 mai 2016

Travail pesant...

Il y a des injustices flagrantes dans la vie. Celle d'appartenir à une grande famille est une honte lorsqu'on aborde les cours de langue. La semaine dernière, Augustin devait rapporter une photo de famille, indiquer les prénoms de chacun, avec sa place (devant, derrière, à droite, à gauche, au milieu) sur la photo, son âge, son lien de parenté et ses loisirs.
 
C'est très mignon pour un enfant unique, voire un enfant d'une fratrie de deux enfants. Mais quand on appartient à une famille de huit personnes, l'exercice devient franchement rédhibitoire. J'ai suggéré à Augustin de réduire l'exercice et de résumer les données. Lorsqu'il a rendu son travail au professeur, il lui a expliqué qu'avec sa grande famille c'était beaucoup trop long à rédiger, le tout dans un grand, très grand soupir...
 
Le professeur a été compréhensif. Ouf...
 
 
 

lundi 2 mai 2016

Un tableau, une histoire (9)

 
Sur une proposition de Lakievo
 
 
Emerine sourit. Elle est assise à côté de son mari Eusèbe et contemple leurs petits-enfants sauter dans la piscine. Elle ferme les yeux et se revoie plus jeune, aux environs de leur dixième année de mariage. Un soir, son mari lui fait une remarque qu'elle a très mal prise. Elle en a été tellement blessée qu'elle ne lui a plus parlé. Elle ne savait plus comment se sortir de cette impasse. Le lendemain, elle a préparé un délicieux déjeuner, sachant que son mari aimait ce plat mais qu'il ne rentrerait pas à la maison. Elle savait être rosse, elle avait même fait un gâteau. Elle est partie très tôt chercher ses enfants à l'école pour pouvoir passer à l'église située tout à côté du centre scolaire. Elle s'est arrêtée devant le saint Sacrement pour raconter sa tristesse. Et comme l'endroit était sinistre, elle a couru chez le fleuriste du coin pour ramener une plante à Jésus. Elle lui a chuchoté : "Si Eusèbe rentrait avec des fleurs, je pense que tout s'arrangerait". Mais tout ceci ne pouvait être que théorique, Eusèbe ayant une grosse journée de travail devant lui, il ne rentrerait que tard le soir.
 
Ses enfants à la main, Emerine est rentrée chez elle. En arrivant devant son appartement, la porte s'est ouverte et elle s'est trouvée nez à nez avec un immense bouquet de fleurs. Eusèbe, un peu timide se tenait juste derrière. Ils se sont réconciliés d'un baiser et d'un pardon mutuel donné et reçu. Eusèbe lui a dit qu'un changement inexplicable de programme lui avait permis de rentrer pour déjeuner.
 
A table, un des enfants s'est écrié : "Mais qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ? Papa offre des fleurs à maman et on mange un repas de fête". Eusèbe et Emerine se sont souris à travers la table mais n'ont pas dit un mot.
 
Depuis ce jour, Emerine n'a plus jamais interprété les paroles d'Eusèbe, elle lui demandait gentiment des explications. C'était tellement plus facile ainsi. Comme elle l'aimait, comme elle avait de la chance d'avoir épousé un homme aussi gentil, aussi délicat, aussi attentionné. Cette histoire avait été la seule dispute de toute leur vie conjugale. Vraiment, on pouvait dire qu'ils étaient heureux !

Note : Toute ressemblance avec des personnages ayant existé est purement fortuite.