Des nœuds dans mon fil

mardi 20 décembre 2016

Si je dis "boîte", à quoi pensez-vous ?

Si je dis "boîte" à la maison, aussitôt fusent les mots : "repas, Bento, micro-ondes, sauce, débordement dans le sac, non hermétique..."
 
Vous l'aurez compris, parmi mes enfants, nombreux sont ceux qui emportent leur repas dans des boîtes. Nombreux sont ceux aussi (tous en fait) qui n'aiment pas que la sauce se mélange aux autres ingrédients. Pour tout dire, aucun n'aime quand la boîte laisse échapper du liquide, même si celui-ci est retenu par le sachet en plastique qui l'entoure. Bref, les expériences désagréables viennent étoffer les conversations de table.
 
J'ai arpenté les rayons de supermarchés, j'ai consulté les sites spécialisés, j'ai cherché et je n'ai pas trouvé. Qui de vous pourra m'aider ?
 
Il me faudrait une marque de boîte remplissant les conditions suivantes :
- minimum 1 litre de contenance.
- totalement hermétique.
- contenant des casiers eux-mêmes hermétiques.
- prenant un minimum de place, c'est-à-dire de préférence plate.
- visuellement agréable à regarder. C'est une option facultative.
 
Je vous saurais gré de me partager vos expériences, vos trucs et astuces, vos traits de génie pour que je puisse contenter mes enfants ! Je précise que la plupart d'entre eux disposent de micro-ondes, que ce soit à l'école ou sur le lieu du travail, que la version thermique n'est donc pas indispensable, mais qu'elle est envisageable !
 
Merci par avance !
 
 
 
 

lundi 19 décembre 2016

Interrogation...

En cette dernière semaine de l'avent, le mot interrogation peut laisser songeur : Alphonsine serait-elle encore à se demander comment remplir les chaussettes qui pendent sur le manteau de la cheminée ? Ou alors se questionne-t-elle sur le menu du réveillon ? Ou bien encore de l'endroit où elle a rangé les décorations de Noël ?
 
En fait rien de tout ça. Ce week-end, nous sommes allés chauffer notre maison. Pendant que Monsieur Alphonse décorait le sapin avec Augustin, Anatole s'était enfermé dans l'atelier pour y préparer des surprises, et Ambroise me secondait dans la cuisine pour préparer la bûche avant de la congeler. Les courses ont été bouclées, du moins ce qui pouvait être acheté une semaine à l'avance.
 
Nous avons récupéré, chez notre adorable voisine tous les colis que j'avais fait livrer. Il ne restait plus qu'à ouvrir les cartons, emballer les cadeaux, y mettre des noms et les déposer dans un coin de chambre.
 
Nous en avons profité aussi pour fêter les 20 ans d'Anatole. Trois invités surprise, un bon repas en perspective... et c'est à ce moment-là que l'organisation imparable d'Alphonsine s'est écroulée d'un bloc : elle avait oublié de sortir son plat du congélateur. Les invités étaient là, la viande aurait eu besoin de deux heures de cuisson. Les pâtes et la sauce tomate ont pallié à cet oubli ! Nous avons bien ri, la soirée n'a pas été un échec, Anatole gardera un bon souvenir de ses 20 ans (même fêtés une semaine à l'avance).
 
Mais voilà, de quelle interrogation s'agit-il alors ? De celles des enfants : ils ont encore une semaine de classe, des évaluations et des interrogations à n'en plus finir... Vivement vendredi soir : nous partirons pour tomber directement dans Noël. Ce qui est bien, c'est qu'il n'y a guère de temps pour s'exciter avant la fête. Ce qui est très bien, c'est que les enfants reprennent le 9 janvier. Nous aurons le temps de profiter des vacances après Noël !
 
 

samedi 10 décembre 2016

Ambroise n'en rate pas une (2)


Ambroise a un don tout particulier qui n'appartient qu'à lui de se mettre dans des situations un peu cocasses, voire gênantes, voire carrément surprenante. Lors de notre journée au musée suisse des transports, il s'est appliqué à nous faire vivre des épisodes mouvementés alors pourtant que le musée se suffisait à lui-même.
 
Pour prendre une boisson à la cafétéria, il faut sortir du musée. Avant de prendre cette décision ultime, je me suis renseignée. On m'a assurée qu'il était possible de revenir dans l'enceinte du musée en repassant par l'entrée et en représentant au scanner le billet d'entrée.
 
Une fois que nous avons eu repris nos sens (clic), nous avons fait nos poches pour préparer nos billets. J'avais celui d'Augustin, Anatole a montré le sien, Ambroise par contre a vidé ses poches, celles de son frère, m'a fait vider mon sac à main et retourner mes poches. Il avait bel et bien égaré son billet.
 
J'ai donc fait la queue à la caisse, me suis placée dans la file du caissier que nous avions eu quelques heures plus tôt, et, ticket de caisse à l'appui, je lui expose avec application nos déboires. "Qu'à cela ne tienne, je vous en fait un pour enfant, à zéro franc". C'est avec soulagement que nous avons pu retourner dans l'enceinte du musée pour terminer notre visite.
 
Vous admettrez avec moi que le personnel de ce musée est vraiment complaisant.
 
Dans la voiture, au retour, nous avons eu l'explication de ce billet égaré, et même nous avons su de façon définitive où il se trouvait : au premier étage du bâtiment consacré à l'aviation. Ambroise, metteur en scène en herbe, a proposé à Augustin de s'asseoir sur les sièges première classe, puis d'attendre son signal de détresse. A ce moment-là il devrait courir et prendre le toboggan de secours installé à proximité. Augustin, acteur digne de recevoir les meilleurs trophées, et pour faire plus vrai, a pris le billet d'entrée que lui tendait Ambroise et qui serait le temps du jeu la carte d'embarquement. Muni de ce billet/carte, il s'est installé dans les profonds fauteuils. Au signal, il a bondi, tout laissé sur place et foncé vers le toboggan qui devait lui permettre d'échapper au plus bel accident aérien jamais imaginé. Seulement, le billet est resté sur le siège. Même la sagacité d'Ambroise n'y a vu que du feu. La carte mémoire de l'appareil photo a tout mémorisé, nous sommes soulagés de savoir à quel endroit précisément le billet a été égaré !
 
 

vendredi 9 décembre 2016

Ambroise n'en rate pas une (1)

Hier, nous avons pris un café à la cafétéria du musée suisse des transports. "Puis-je avoir un café", me demande Ambroise alors que ses frères préfèrent opter pour la bouteille de coca-cola. J'acquiesce, et pendant que je prends une tasse pour la mettre sous le robinet du distributeur, Ambroise fait de même de son côté.
 
- Hé, mais, qu'est-ce qui se passe ici ? demande la voix rauque de la caissière. (Entre nous, je me demande comment elle a fait pour voir dans son dos ce que nous faisions). Je regarde dans sa direction pour voir Ambroise se décomposer devant le liquide qui n'arrête pas de couler et qui déborde allègrement de sa tasse. Forcément, vouloir faire entrer un cappuccino dans une tasse à expresso, c'est sacrément héroïque, et même un tout petit peu présomptueux.
 
Je tente de sauver mon fils décomposé. Ce n'est pas facile avec deux frères hilares derrière lui, de faire comprendre à la dame qu'il s'agit d'une erreur, et d'un manque certain d'habitude.
 
Elle hausse violemment les épaules, se saisit de la tasse, la vide pour partie, pose une tasse adéquate sous le robinet, demande son choix à Ambroise, et retourne à son poste de travail.
 
C'est un peu contrits que nous arrivons à la caisse... où trône celle qui semblait être une mégère. Parce qu'en fait elle cachait un cœur en or derrière une façade de marbre. Elle a simplement haussé les épaules lorsque je lui ai proposé de payer deux cappuccinos...
 
Finalement, je me suis demandée si elle ne m'a pas prise moi pour une mégère, et qu'elle s'est dit qu'en ne me faisant payer que les consommations que nous allions boire elle allait éviter à Ambroise la punition du siècle !
 
 

jeudi 8 décembre 2016

Journée sans faim

Aujourd'hui, 8 décembre, nous avions congé pour la fête de l'Immaculée Conception. J'ai proposé à mes trois garçons une sortie près de Luzern, à la Glaci à Hergiswill. Nous y avions été il y a une dizaine d'années, et nous avions gardé un excellent souvenir de la visite de l'entreprise de verre (soufflage et moulage de verre que nous pouvions admirer depuis une tribune), les jeux de verre qui faisaient suite, le labyrinthe en verre, je pensais en outre leur proposer de souffler leur propre boule de Noel en verre, le tout au bord du lac des quatre cantons au pieds de sommets splendides.
 
La journée s'annonçait prometteuse, puisque le soleil s'était invité à nos festivités. Premier petit couac : je n'arrivais plus à utiliser mon lave-vitre, et le pare-brise devenait de kilomètre en kilomètre un peu plus opaque. Nous avons fait une pause pour acheter du produit adéquat, mais après avoir rempli le réservoir, le jet ne fusait toujours pas. Nous avons nettoyé la vitre et sommes repartis plein d'allégresse. Nous avons fait plusieurs pauses nettoyage avant d'arriver à destination. A Hergiswill, j'ai garé la voiture en plein soleil, espérant faire fondre le méchant glaçon qui osait obturer l'ouverture.

La deuxième déconvenue est arrivée assez vite, dès notre arrivée en fait. Nous avons découvert que le canton de Fribourg n'était pas le seul à honorer l'Immaculée Conception. L'entreprise était donc fermée. Par contre, nous avons pu voir le magasin, j'en ai profité pour demander à la vendeuse par quelle activité je pourrais remplacer la visite prévue. Elle m'a conseillé le musée suisse des transports.

Dix-sept minutes plus tard, nous étions garés (au soleil), il était midi. Quel musée... j'ai déjà visité des centaines de musée, je crois bien que c'est le plus beau que j'ai jamais vu. Il est organisé pour permettre aux familles, quel que soit l'âge de ses membres, de profiter pleinement de la journée. Un bâtiment consacré aux trains (vieux, neufs, cabine de conduite du train qui va passer sous le Gothard, explication des travaux, trains à crémaillères...), une cour sur laquelle un plan d'eau permet de faire du pédalo, un bâtiment consacré aux voitures, un autre aux bateaux et le dernier à l'aviation. Partout des petits jeux pour petits en bois, des jeux pour plus grands et même pour très grands. Rien de virtuel, presque pas de films, uniquement des choses à voir, à toucher et à manipuler. Du bonheur.

Nous sommes repartis le cœur en joie peu avant la fermeture. J'ai découvert une voiture fonctionnelle, la glace avait fondu et j'ai pu actionner le lave-vitre à l'infini. C'est du bonheur. Si.

Bref une belle journée qui s'est terminée par une montagnes de crêpes, nous n'avions pas pris la peine de déjeuner, nous nous sommes rattrapés au dîner !

 

lundi 5 décembre 2016

Un tableau, une histoire (21)

Edward Hopper People in the Sun

Comment peut-on s'installer de cette façon pour contempler la moissonneuse batteuse, quand Caton nous donne tous les détails sur les normes et les règles d'élevage et de gestion des fermes au IIè siècle avant Jésus-Christ. Heureusement que je ne me déplace jamais sans "De Agri Cultura"...