Des nœuds dans mon fil

dimanche 21 mai 2017

L'agenda ironique musical de mai, applaudimètre ouvert

Le mois de mai va bientôt s'achever, et avec lui notre magnifique concert. Marianne et moi avons réuni 16 textes sur le thème de la musique.

Notre concert se termine ici. S'il a été particulièrement réussi, c'est que vous, le public, avez su lui faire bon accueil. Comme pour tout spectacle de qualité, on applaudit, on bisse, on bise, on envoie des fleurs et des chocolats, puis on scande de ses mains les meilleurs musiciens.

Il vous reste donc à voter pour les trois textes qui ont été les plus, les mieux, les moins, les... enfin, ceux pour qui vous avez envie de voter. Voici la liste :



2. "Rengaine Audonienne" de Marianne Slavan des "Heures dilettantes". 


4. "Quelques notes d'antan" de La Licorne de Filigrane.


8. "Dernière ligne droite" de Marianne Slavan des "Heures dilettantes". Et puis, pour la traduction "Cliquer ICI".



Après avoir fait ce choix douloureux, parce que dans tout choix il y a un renoncement, nous pourrons, en date du dimanche 28 mai, proclamer le vainqueur de l'agenda ironique musical de Mai. Nous l'applaudirons une dernière fois avant qu'il ne disparaisse dans les coulisses.







Une deuxième vote va désigner le prochain chef d'orchestre, celui du mois de juin. Nous avons perdu "Narines de crayons" et "Frog" début mai. Quatre dirigeants pour une seule partition était bien compliqué à gérer. Si elles veulent, l'une ou l'autre, l'une et l'autre, l'une sans l'autre reprendre la baguette de sourcier pour le mois de juin, nous serions assurés de pouvoir nous abreuver avant de nous lancer vers le nouveau défi.

En tout état de cause, nous restons dans une démocratie, donc nous votons. Ensuite Marianne et moi déciderons de ce que nous ferons, puisque nous sommes encore et toujours cheffes jusqu'à ce que mois s'en suive !







lundi 15 mai 2017

Agenda ironique, le 20 mai approche

Chers concurrents réels ou potentiels, 
Chers amis qui voudraient concourir mais qui n'osent pas franchir le pas,
Chers lecteurs qui ignorent pouvoir devenir un concurrent de valeur,

Il vous reste très exactement une semaine ou même seulement 6 jours pour participer à l'agenda ironique de mai, cet agenda ironique musical qui vous entraînera dans une danse endiablée grâce à la musique qui émane des textes proposés. 

Pour les nouveaux, les règles sont simples. Pour les anciens, les règles sont les mêmes. Il s'agit d'écrire un texte quelconque en faisant semblant de suivre les consignes données ICI. Puis de le publier sur votre blog et d'insérer le lien LA ou LA. Au choix. Ou encore au bas de cet article. 

L'enjeu est énorme, puisque vous risquez d'avoir des exclamations de louange dans votre commentaire. Ensuite, votre texte sera proposé dans un tableau de vote. Tout un chacun pourra voter pour le texte qui lui aura apporté le plus de bonheur ou de sentiments partagés, ou encore selon un critère qu'il sera seul à définir. Un deuxième tableau de vote permettra de choisir le prochain gentil organisateur de l'agenda ironique de Juin, mais le vote ne servira à rien puisque ce sera "Narines de crayons" qui sera de service. Mais c'est la loi de la démocratie : "Votez, nous n'en ferons qu'à notre tête". 

Donc, rien de bouleversant, rien d'effrayant non plus. Ecrivez, affirmez que vous avez pu vous laisser porter par les sons émis par Carla Bruni dans "Quelqu'un m'a dit" et participez.

Vous avez jusqu'à samedi minuit pour devenir des bloggeurs courageux. Et pour les lecteurs qui souhaitent rester anonymes ou qui n'ont pas de blog, il est toujours possible de me transmettre votre texte que je publierai sous votre anonymat.

A vos claviers !


samedi 13 mai 2017

Où es-tu Chantal ?

Où te caches-tu donc Chantal ? Pourquoi ne réponds-tu pas ? Ose dire "oui", ne crains pas de dire "non", dis "oui" ou "non", mais dis quelque chose. Ton silence est absolument insupportable. Comment peut-on vivre encore sans avoir ta réponse ?

Imagine un seul instant ce que celui qui t'aime a déployé comme preuve d'amour : il a commencé par économiser centime par centime, puis a emporté dans sa poche sa grosse tirelire remplie de piécettes. A la suite de quoi il a enfourché son vélomoteur pour se rendre à ses risques et périls au rayon bricolage d'un grand magasin pour y faire l'acquisition d'un énorme pot de peinture rose (peinture indélébile pour béton) et d'un gros, gros pinceau (le plus gros du magasin). 

Sans penser un seul instant à lui, notre téméraire aventurier dans un acte irréfléchi, s'est remis en selle, tenant le pot de peinture d'une main, le pinceau de l'autre. Puis, aussi courageux qu'intrépide, dans un équilibre instable, il a roulé jusqu'au pont, menaçant à tout moment de verser dans le fossé. Il a garé son destrier dans le fourré attenant, s'y est installé pour y attendre la nuit, penser à toi, et regretter de n'avoir pas eu la présence d'esprit d'emporter son goûter.

La nuit étant suffisamment avancée, il a traîné son pot de peinture et son pinceau jusqu'au milieu du pont. Là, il s'est souvenu qu'il avait oublié d'acheter un tournevis pour ouvrir son pot. Sans faillir un seul instant, il a arraché le garde-boue de sa pétrolette, l'a introduit entre le couvercle et le pot pour que celui-ci laisse enfin apparaître son contenu.

A l'aide du gros pinceau, il a remué la peinture pour la rendre lisse et belle, puis il s'est dangereusement penché sur le parapet pour y écrire à l'envers avec des grosses lettres parfaitement lisibles de l'autoroute cette question qu'il n'ose te poser directement et pour laquelle il attend une réponse depuis dix jours déjà :



"Chantal, veux-tu m'épouser ?"


Je t'en prie, Chantal, réponds-lui, ne tarde plus...


jeudi 11 mai 2017

Oratorio capillorum sectorum* (pour l'agenda ironique de mai)



Ce magnifique oratorio a été composé pour trois femmes, Béatrix (soprano coloratur), Adriana (mezzo), les clientes et Fabiola (alto), la coiffeuse.

1. Allegro

Béatrix entre chez le coiffeur. Elle demande une jolie coupe de cheveux afin qu’elle soit prête pour un rendez-vous galant. Fabiola la félicite et entonne un aria « Il était une fois nous deux ». Béatrix se joint à elle, c’est un duo très gai, plein de grâce, de légèreté et de vivacité.

2. Andantino

Adriana, cliente qui attend son tour, murmure en sourdine « Il était une fois nous deux », elle dit son regret parce que personne ne l’attend. Dans un immense lamentato qui se déploie en un crescendo très lent, elle dit sa souffrance parce que son mari est mort en voulant rendre service, qu’à présent elle est seule, qu’elle ne compte plus pour personne et qu’elle a dû dire adieu aux belles promenades qu’ils faisaient ensemble dans « Le jardin du Luxembourg ».

Fabiola intervient dans ce triste chant pour raconter que son mari s’est pris la vie la veille de Noël, que depuis rien n’est comme avant et qu’elle vit mal sa nouvelle condition de veuve. Elle chante d’une voix presque rauque dans un doux crescendo. La mezzo vient la soutenir de toute sa souffrance, elle laisse passer une émotion indescriptible. La voix de soprano flotte ensuite sur les autres. D’une voix pure et souvent dissonante, elle fait ressortir la tristesse éperdue de la situation. Dans ce trio larmoyant, les trois femmes pleurent les souffrances des deux veuves.

3. Allegro

Ce mouvement débute doucement par la voix de soprano : Béatrix propose de donner son numéro de téléphone à Adriana et à Fabiola en leur enjoignant de l’appeler, le jour ou la nuit, au moment où leur chagrin se sera fait trop présent. Elle les assure qu’elle sera toujours disponible pour les écouter. « Ca va pas changer le monde », mais ça va vous faire du bien.

Fabiola remercie et propose à son tour à Adriana de l’accompagner dans ses promenades et d’aller « siffler sur la colline ». Adriana ne se sent plus de joie et se joint à l’action de grâce qui s’élève. Cette fantaisie se chante avec fougue et brio. Les trois voix sont brillantes et se terminent en une finale, une apothéose où triomphe l’amitié.


*Oratorio des cheveux coupés.


Texte écrit pour l'agenda ironique de mai. Il convenait d'écrire un texte musical avec, en toile de fond, "Quelqu'un m'a dit" de Carla Bruni. Cette chansonnette étant typique de celles qui passent dans les salons de coiffure, c'est tout naturellement dans un tel lieu que j'ai composé mon texte !
Merci à Joe Dassin pour ses titres de chansons.

L'agenda ironique musical partagé du mois de mai

La musique fuse en ce printemps qui lutte à bras raccourcis pour prendre la place de l'hiver. Voilà déjà les premières contributions musicales qui apparaissent au gré des commentaires, soit chez Marianne, soit chez moi. C'est toute l'ironie de l'agenda partagé !


2. "Rengaine Audonienne" de Marianne Slavan des "Heures dilettantes". 

4. "Quelques notes d'antan" de La Licorne de Filigrane.


8. "Dernière ligne droite" de Marianne Slavan des "Heures dilettantes". Et puis, pour la traduction "Cliquer ICI".




lundi 8 mai 2017

Voter à l'étranger

Si au premier tour j'ai voté en France, au second tour j'ai choisi, par commodité, de voter en Suisse. On ne m'y reprendra plus. Lorsque j'allais en prison pour y rencontrer mes clients, je ne subissais pas autant de désagréments et d'embarras.

A l’entrée, ouverture des manteaux, fouille agressive des sacs par une jeune femme pleine de morgue, de suffisance et de supériorité.
Puis, examen scrupuleux de la pièce d’identité par une femme qui a oublié qu'un sourire pouvait être agréable.
Puis, nouvel examen attentif de la pièce d’identité avec désignation brutale du bureau de vote par un homme hautain et présomptueux.
Des bureaux où le président présidait avec arrogance et insolence, le code électoral placé sur la fente de l'urne de peur qu'un électeur n'ose forcer le battant. De part et d'autres, des femmes charmantes qui osaient discrètement le sourire de peur d'être rappelées à l'ordre.
Le tout sur un ton détestable, brutal et à peine poli : lorsqu’on est tellement engoncé dans son rôle, il ne reste plus de place pour le sourire et la gentillesse.
 

Quand je pense que dans mon village de France on m’offre le café !


jeudi 4 mai 2017

Cours contre cours

Un cours de cuisine albanaise donné en français. Un cours de français sur fond de cuisine albanaise. Mon élève m'a gâtée de son plat, elle a appris à dire "oignon, épinard, farine de maïs, crème épaisse,  saupoudrer, mouiller, huile, feu fort, mélanger, potager, four, couche, une fine couche..."

Je suis repartie avec le déjeuner et un plat dont je ne connais pas le nom... Voilà ce qui arrive lorsqu'on s'applique à ne parler que le français (enfin, j'aurais du mal à parler albanais !)

Pour la recette, c'est facile : elle me montrait les contenants pour que je puisse savoir de quel ingrédient il s'agissait. Elle me montrait les poids mais en précisant qu'elle ne "mettait pas tout". "Pi mal Daum" comme disent les allemands, "au pif" comme on dit en français. Tout était au pif, ce qui explique que ce plat n'avait pas le même goût que la fois précédente où elle me l'a fait goûter !

Ma joie a été à son comble lorsqu'elle m'a raconté (je la comprends de mieux en mieux, mais aussi elle parle de mieux en mieux) qu'elle voulait progresser en français, et qu'elle allait ensuite chercher du travail. Aujourd'hui j'ai constaté qu'elle prenait son cours vraiment à coeur. Ce matin, son mari lui chuchote : "Suzan, tu dors ? Alors si tu es réveillée, va chercher ton livre et apprends ton vocabulaire !"

A partir de dorénavant et pas plus tard que maintenant elle qui était déjà fantastique va devenir extraordinaire !




lundi 1 mai 2017

L'agenda ironique partagé de mai

L'agenda ironique arrive en fanfare chez les "Heures dilettantes" et chez moi pour dignement célébrer ce joli mois de mai qui nous autorise à faire ce qu'il nous plait. Nous espérons que vous n'allez pas vous en priver !

Sonnez trompettes, sifflez flûtes, martelez tambourins, fredonnez des mélodies petits serins ! De toutes parts, nous entendons les concerts qui se préparent, la musique qui fuse, le festival des oiseaux, le récital des sauterelles, le chant du vent traversant de verdoyantes branchées.

Nous vous proposons de poursuivre en musique, écrire sur la musique, écrire en musique, écrire avec de la musique, écrire de la musique. Ce mois de mai, il vous sera demandé d'écrire un concerto composé de vos mots. Pianotez sur votre clavier, ne fuguez pas, laissez libre cours à votre virtuosité, laissez courir librement votre ritournelle.

Tout est permis, sons cristallins ou écho grave et effrayé. Un seul impératif, vous laisser inspirer par "Quelqu'un m'a dit" de Carla Bruni. Oui, vous avez bien lu, nous avons osé, sûres que par votre brio, votre talent, votre bravoure, vous survivrez et surpasserez de vos accords cette chanson ! Et puis, vous insérerez, par-ci, par-là, sans trop triller, cinq titres de chansons ou de musique qui rythmeront votre partition. 

Vous avez jusqu'au 20 mai minuit pour déposer vos partitions, en commentaire ICI. Nous listerons les musiciens de notre orchestre de mai, et vous pourrez voter à partir du 21 mai. Le 28 mai, nous proclamerons les résultats de nos voix de diva (soprano pour "Heures dilettantes", alto pour moi), et nous mettrons un terme à notre duo en désignant le chef d'orchestre du mois de juin. Il aura ainsi 3 jours pour réfléchir à la façon dont il nous mènera à la baguette !